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		<title>Un matin bouquin</title>
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		<copyright>Un matin bouquin</copyright>
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		<itunes:author>Un matin bouquin</itunes:author>
		<itunes:subtitle><![CDATA[Journal de lecture, chronique de l'actualité des livres, conseils lecture ]]></itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte.</p><p>Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur. </p><p>Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants.</p><p>Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte.</p><p>Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur. </p><p>Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants.</p><p>Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
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			<title>Format court, suite et fin ! </title>
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			<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 08:00:43 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Tigre, Janis Jonevs / Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><u>Tigre, Janis Jonevs, éditions de l'Argonaute</u></p><p>J'ai été attirée par la magnifique couverture du livre, mettant en image un magnifique chat noir au-dessus du titre, Tigre. C'était assez intrigant pour que j''y aille, en plus de la quatrième de couverture :</p><p>Des bureaux de Riga à la jungle brésilienne, en passant par le milieu de l’océan, les protagonistes de ce roman en douze nouvelles font face à un monde saugrenu où tout est possible, où rien n’est jamais acquis. Compositeurs, enquêteurs, voyageurs et rêveurs y suivent leur intuition, manquent toutes les opportunités et échappent – avec un peu de chance – à un désastre planétaire.</p><p>Imprégnées du comique absurdiste d’un Boulgakov et de quelques alcools forts, ces histoires aux mille rebondissements, venant d’une Lettonie prise par la fièvre de la liberté, évoquent les vacillations de l’âme balte. Surtout, elles nous parlent du désir très universel d’être tigre quand on n’est, en réalité, que chat domestique.</p><p>Cela se confirme, le comique absurde n'est pas fait pour moi, j'ai par exemple relu deux fois la première nouvelle, et je ne l'ai toujours pas comprise ! Je suis quand même allée au bout intriguée, et ayant beaucoup apprécié certaines nouvelles que pour le coup j'ai comprises.</p><p>J'imagine que l'auteur doit considérer que le monde marche sur la tête, et qu'il a écrit les nouvelles en conséquence. Il place ses personnages dans un monde qu'ils ne comprennent pas, et cela génère de l'angoisse, et on est en totale empathie avec eux, pour le coup, moi-même ne maîtrisant rien en tant que lectrice ! Mais c'est la cocasserie qui l'emporte, dans cette quête existentielle farfelue.</p><p>Qu'en disent les critiques ? "Le monde créé dans les histoires de Janis Jonevs est un théâtre de l'absurde aux couleurs vives et d'une ironie poignante."</p><br><p><u>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda, Ed. du sous-sol</u></p><p>C'est un recueil de 6 nouvelles, que l'on peut choisir de voir comme un roman choral, puisque certains personnages réapparaissent au fil des nouvelles. Mais c'est Médée la figure tutélaire de ce roman. </p><p>L'autrice se réapproprie ce mythe de façon formidable : à l'origine, elle est la mère matricide, celle qui tue ses propres enfant pour se venger d'un homme. Ici elle est trentenaire, porte des rastas, est tatouée de serpents, et débarque dans une voiture de sport verte, pour accompagner des femmes dans des moments charnières, en lien avec la maternité : elle les aide à avorter, accoucher, faire leur deuil, et sa seule présence change tout. </p><p>Il y a bien sûr un humour noir à choisir Médée comme figure de proue de ce roman, dans ce Mexique hyper-machiste dans lequel tout le monde est perdant, surtout les femmes, mais y compris les hommes, chez qui on encourage une virilité débridée, et qui n'ont d'autres choix que soit de devenir des narcotrafiquants, soit d'embrasser une carrière dans l'armée.</p><p>C'est un roman traversé par une énergie remarquable, qui parle de violence, mais pas que ! Elle la dépasse avec brio, dans une langue crue, épatante de vitalité, nous sommes face à des monologues de personnes qui tentent de s'en sortir, c'est traversé de mythologie, de références pop, de musique, tout du long. Un recueil que je recommande. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Tigre, Janis Jonevs, éditions de l'Argonaute</u></p><p>J'ai été attirée par la magnifique couverture du livre, mettant en image un magnifique chat noir au-dessus du titre, Tigre. C'était assez intrigant pour que j''y aille, en plus de la quatrième de couverture :</p><p>Des bureaux de Riga à la jungle brésilienne, en passant par le milieu de l’océan, les protagonistes de ce roman en douze nouvelles font face à un monde saugrenu où tout est possible, où rien n’est jamais acquis. Compositeurs, enquêteurs, voyageurs et rêveurs y suivent leur intuition, manquent toutes les opportunités et échappent – avec un peu de chance – à un désastre planétaire.</p><p>Imprégnées du comique absurdiste d’un Boulgakov et de quelques alcools forts, ces histoires aux mille rebondissements, venant d’une Lettonie prise par la fièvre de la liberté, évoquent les vacillations de l’âme balte. Surtout, elles nous parlent du désir très universel d’être tigre quand on n’est, en réalité, que chat domestique.</p><p>Cela se confirme, le comique absurde n'est pas fait pour moi, j'ai par exemple relu deux fois la première nouvelle, et je ne l'ai toujours pas comprise ! Je suis quand même allée au bout intriguée, et ayant beaucoup apprécié certaines nouvelles que pour le coup j'ai comprises.</p><p>J'imagine que l'auteur doit considérer que le monde marche sur la tête, et qu'il a écrit les nouvelles en conséquence. Il place ses personnages dans un monde qu'ils ne comprennent pas, et cela génère de l'angoisse, et on est en totale empathie avec eux, pour le coup, moi-même ne maîtrisant rien en tant que lectrice ! Mais c'est la cocasserie qui l'emporte, dans cette quête existentielle farfelue.</p><p>Qu'en disent les critiques ? "Le monde créé dans les histoires de Janis Jonevs est un théâtre de l'absurde aux couleurs vives et d'une ironie poignante."</p><br><p><u>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda, Ed. du sous-sol</u></p><p>C'est un recueil de 6 nouvelles, que l'on peut choisir de voir comme un roman choral, puisque certains personnages réapparaissent au fil des nouvelles. Mais c'est Médée la figure tutélaire de ce roman. </p><p>L'autrice se réapproprie ce mythe de façon formidable : à l'origine, elle est la mère matricide, celle qui tue ses propres enfant pour se venger d'un homme. Ici elle est trentenaire, porte des rastas, est tatouée de serpents, et débarque dans une voiture de sport verte, pour accompagner des femmes dans des moments charnières, en lien avec la maternité : elle les aide à avorter, accoucher, faire leur deuil, et sa seule présence change tout. </p><p>Il y a bien sûr un humour noir à choisir Médée comme figure de proue de ce roman, dans ce Mexique hyper-machiste dans lequel tout le monde est perdant, surtout les femmes, mais y compris les hommes, chez qui on encourage une virilité débridée, et qui n'ont d'autres choix que soit de devenir des narcotrafiquants, soit d'embrasser une carrière dans l'armée.</p><p>C'est un roman traversé par une énergie remarquable, qui parle de violence, mais pas que ! Elle la dépasse avec brio, dans une langue crue, épatante de vitalité, nous sommes face à des monologues de personnes qui tentent de s'en sortir, c'est traversé de mythologie, de références pop, de musique, tout du long. Un recueil que je recommande. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'automne 3]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'automne 3]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p><u>Point sur la rentrée littéraire</u> (à l'issue de l'écoute de la dernière émission littéraire de Frédéric Beibeder le dimanche soir sur RTL à 20H)</p><p>Beigbeder dénonce la surproduction de romans à l'oeuvre pendant la rentrée littéraire, qu'il nomme jeu de massacre : 461 livres publiés quasi le même jour, alors que les critiques (au maximum de leur capacité), ne peuvent en lire qu'une quarantaine ! Ne surnagent que plusieurs dizaines de titres, toujours les mêmes, qui eux profitent à fond de cette dynamique, et c'est sans doute le seul point positif (en plus du folklore assez sympathique et spécifiquement français, nous permettant de nous rengorger d'être une grand nation littéraire : de fait le livre s'installe dans l'actualité).  </p><p>Sinon, restent près de 400 auteurs laissés sur le carreau, promis au pilon. </p><p>Beigbeber et ses chroniqueurs soulignent aussi la difficulté dans laquelle se trouvent le marché du livre, préoccupante : il est en baisse de 10%, il y a désormais plus de librairies qui ferment que de librairies qui ouvrent (depuis cette année), la lecture baisse chez les moins de 25 ans et les plus de 55 ans. Un livre sur 5 finit au pilon, et la durée d'un livre en librairie est de 40 jours. </p><p>Cette surproduction de livres à cette période obéit à une logique économique : les éditeurs font de la trésorerie, car les libraires sont obligés d'acheter tous les titres de la rentrés littéraire (ils peuvent bien entendu retourner ensuite les invendus mais ce retour a un coût). En gros, publier autant de titres permet de payer l'attaché de presse, ou le standardiste. C'est un système économique pervers. </p><br><p>Titres de poésie intégrés à ma Pile à lire d'automne : </p><ul><li>Fureur et mystère, René Char</li><li>Poèmes saturniens, Paul Verlaine</li><li>Poèmes, Emily Dickinson</li><li>Les pleurs, Marceline Desbordes-Valmore</li></ul><p><br></p><p>Livres lus (donc sortis de ma PAL) mais pas encore présentés </p><ul><li>Sirtir de la maison hantée, Pauline Chanu </li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Hamish Mcbeth tome 1 : Qui prend la mouche, M.C. Beaton</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Point sur la rentrée littéraire</u> (à l'issue de l'écoute de la dernière émission littéraire de Frédéric Beibeder le dimanche soir sur RTL à 20H)</p><p>Beigbeder dénonce la surproduction de romans à l'oeuvre pendant la rentrée littéraire, qu'il nomme jeu de massacre : 461 livres publiés quasi le même jour, alors que les critiques (au maximum de leur capacité), ne peuvent en lire qu'une quarantaine ! Ne surnagent que plusieurs dizaines de titres, toujours les mêmes, qui eux profitent à fond de cette dynamique, et c'est sans doute le seul point positif (en plus du folklore assez sympathique et spécifiquement français, nous permettant de nous rengorger d'être une grand nation littéraire : de fait le livre s'installe dans l'actualité).  </p><p>Sinon, restent près de 400 auteurs laissés sur le carreau, promis au pilon. </p><p>Beigbeber et ses chroniqueurs soulignent aussi la difficulté dans laquelle se trouvent le marché du livre, préoccupante : il est en baisse de 10%, il y a désormais plus de librairies qui ferment que de librairies qui ouvrent (depuis cette année), la lecture baisse chez les moins de 25 ans et les plus de 55 ans. Un livre sur 5 finit au pilon, et la durée d'un livre en librairie est de 40 jours. </p><p>Cette surproduction de livres à cette période obéit à une logique économique : les éditeurs font de la trésorerie, car les libraires sont obligés d'acheter tous les titres de la rentrés littéraire (ils peuvent bien entendu retourner ensuite les invendus mais ce retour a un coût). En gros, publier autant de titres permet de payer l'attaché de presse, ou le standardiste. C'est un système économique pervers. </p><br><p>Titres de poésie intégrés à ma Pile à lire d'automne : </p><ul><li>Fureur et mystère, René Char</li><li>Poèmes saturniens, Paul Verlaine</li><li>Poèmes, Emily Dickinson</li><li>Les pleurs, Marceline Desbordes-Valmore</li></ul><p><br></p><p>Livres lus (donc sortis de ma PAL) mais pas encore présentés </p><ul><li>Sirtir de la maison hantée, Pauline Chanu </li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Hamish Mcbeth tome 1 : Qui prend la mouche, M.C. Beaton</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'automne 2]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'automne 2]]></itunes:title>
			<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p><u>Titre français déjà présenté / dans ma pile à lire : </u></p><ul><li>Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</li></ul><p><br></p><p><u>Nouveaux entrants littérature française / Pile à lire d'automne : </u></p><ul><li>L'odyssée de l'Odyssée : tout ce que vous avez voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère, Christophe Ono-di-Biot</li><li>Le mystère Sherlock, Jean-Marc Errre</li><li>Heureux comme jamais, Guillaume Chamanadjian</li><li>Pas dormir, Marie Darrieussecq</li><li>Dans la jungle, Ademine Dieudonné</li><li>Transylvania, Nicolas Beuglet</li><li>Raconter la nuit, François Emmanuel</li><li>Un roi sans divertissement, Jean Giono</li></ul><p><br></p><p><u>Titres étrangers restant de ma pile à lire d'été : </u></p><p><br></p><ul><li>Imaginer la pluie, SantiagoPajares</li><li>La guerre et la paix, Léon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lukas Barfuss</li><li>Le fusil de chasse, Yasushi Inoué</li><li>E.E., Olga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li></ul><p><u>Pas de titres rajoutés</u></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Titre français déjà présenté / dans ma pile à lire : </u></p><ul><li>Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</li></ul><p><br></p><p><u>Nouveaux entrants littérature française / Pile à lire d'automne : </u></p><ul><li>L'odyssée de l'Odyssée : tout ce que vous avez voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère, Christophe Ono-di-Biot</li><li>Le mystère Sherlock, Jean-Marc Errre</li><li>Heureux comme jamais, Guillaume Chamanadjian</li><li>Pas dormir, Marie Darrieussecq</li><li>Dans la jungle, Ademine Dieudonné</li><li>Transylvania, Nicolas Beuglet</li><li>Raconter la nuit, François Emmanuel</li><li>Un roi sans divertissement, Jean Giono</li></ul><p><br></p><p><u>Titres étrangers restant de ma pile à lire d'été : </u></p><p><br></p><ul><li>Imaginer la pluie, SantiagoPajares</li><li>La guerre et la paix, Léon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lukas Barfuss</li><li>Le fusil de chasse, Yasushi Inoué</li><li>E.E., Olga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li></ul><p><u>Pas de titres rajoutés</u></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'automne 1]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'automne 1]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Titres déjà présentés lors de la pile à lire d'été :</p><p>Vie pratique :</p><ul><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Boostez vote mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Les 4 saisons de la bonne humeur, Michel Lejoyeux</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li></ul><p>Essais :</p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle : Marguerite Duras parle à Jérôme Beaujour</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p>Romans anglosaxons :</p><ul><li>Hamish Macbeth, tome 1 : qui prend la mouche, M.C. Beaton*</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>Retenir les bêtes, Magnus Mill</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Pirate de lumière, Lily Brooks-Dalton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><p>Nouveaux titres entrant dans ma pile à lire :</p><ul><li>Si Beale Street pouvait parler, James Baldwin</li><li>Le chat a tout vu, Dolores Hitchens</li><li>L'invitée, Emma Cline</li><li>La brillante destinée d 'Elisabeth Zott, Bonnie Garnus</li><li>Le bleu est la couleur la plus rare, Sarah Schmidt</li><li>L'hôtel Nantucket, Elin Hilderbrand</li><li>Trente ans et des poussières, Jay McInerney</li><li>Les frères Holt, Marcia Davenport</li><li>Terremer, Ursula Le Guin</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Titres déjà présentés lors de la pile à lire d'été :</p><p>Vie pratique :</p><ul><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Boostez vote mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Les 4 saisons de la bonne humeur, Michel Lejoyeux</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li></ul><p>Essais :</p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle : Marguerite Duras parle à Jérôme Beaujour</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p>Romans anglosaxons :</p><ul><li>Hamish Macbeth, tome 1 : qui prend la mouche, M.C. Beaton*</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>Retenir les bêtes, Magnus Mill</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Pirate de lumière, Lily Brooks-Dalton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><p>Nouveaux titres entrant dans ma pile à lire :</p><ul><li>Si Beale Street pouvait parler, James Baldwin</li><li>Le chat a tout vu, Dolores Hitchens</li><li>L'invitée, Emma Cline</li><li>La brillante destinée d 'Elisabeth Zott, Bonnie Garnus</li><li>Le bleu est la couleur la plus rare, Sarah Schmidt</li><li>L'hôtel Nantucket, Elin Hilderbrand</li><li>Trente ans et des poussières, Jay McInerney</li><li>Les frères Holt, Marcia Davenport</li><li>Terremer, Ursula Le Guin</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Bilan de mes lectures 3</title>
			<itunes:title>Bilan de mes lectures 3</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Je termine le bilan de mes lectures par mes coups de coeur.</p><p><u>Notés 18/20 </u></p><ul><li>Bonjour Jeeves, P. G. Wodehouse : Wodehouse continue de mes charmer avec les aventures de Bertram Wooster, cette fois-ci missionné par sa tante qui lui demande de récupérer coûte que coûte un pot à crème qu'elle a repéré, sans quoi elle cessera de l'inviter à sa table, ce qui est un drame pour Bertie qui adore son cuisinier. De mauvais gré, il accepte la mission, pour notre plus grand bonheur !</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen : malgré la thématique difficile, c'est un livre qui fait du bien et dont on ressort apaisé. Bo a 89 ans et va bientôt mourir, on entre de plain-pied dans sa fin de vie, avec ses proches, l'équipe de soignants autour de lui, qui parfois l'infantilisent, même s'ils sont pétris de bonnes intentions. Le cahier des transmissions est une jolie trouvaille, qui apporte un point de vue différent de celui de Bo. Un roman simple, émouvant, qui a remporté un beau succès mérité en Suède et ailleurs.</li></ul><p><u>Notés 19/20</u></p><ul><li>Le calamity club, Kathryn Stockett : On est en compagnie de deux héroïnes solaires et attachantes, dont on suit les pas avec bonheur. L'arrière-plan historique aussi est intéressant, l'Amérique de la Grande Dépression. Enfin, l'autrice sait très bien parler de sororité, mise en scène de façon réjouissante. </li><li>Patria, Fernando Aramburu : l'auteur nous fait comprendre ce que l'ETA a fait aux familles, aux villages, à la société toute entière. Il fait parler alternativement tous les membres de deux familles, autrefois proches, et que l'ETA a divisées. Un beau roman très intelligent et empathique. </li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Je termine le bilan de mes lectures par mes coups de coeur.</p><p><u>Notés 18/20 </u></p><ul><li>Bonjour Jeeves, P. G. Wodehouse : Wodehouse continue de mes charmer avec les aventures de Bertram Wooster, cette fois-ci missionné par sa tante qui lui demande de récupérer coûte que coûte un pot à crème qu'elle a repéré, sans quoi elle cessera de l'inviter à sa table, ce qui est un drame pour Bertie qui adore son cuisinier. De mauvais gré, il accepte la mission, pour notre plus grand bonheur !</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen : malgré la thématique difficile, c'est un livre qui fait du bien et dont on ressort apaisé. Bo a 89 ans et va bientôt mourir, on entre de plain-pied dans sa fin de vie, avec ses proches, l'équipe de soignants autour de lui, qui parfois l'infantilisent, même s'ils sont pétris de bonnes intentions. Le cahier des transmissions est une jolie trouvaille, qui apporte un point de vue différent de celui de Bo. Un roman simple, émouvant, qui a remporté un beau succès mérité en Suède et ailleurs.</li></ul><p><u>Notés 19/20</u></p><ul><li>Le calamity club, Kathryn Stockett : On est en compagnie de deux héroïnes solaires et attachantes, dont on suit les pas avec bonheur. L'arrière-plan historique aussi est intéressant, l'Amérique de la Grande Dépression. Enfin, l'autrice sait très bien parler de sororité, mise en scène de façon réjouissante. </li><li>Patria, Fernando Aramburu : l'auteur nous fait comprendre ce que l'ETA a fait aux familles, aux villages, à la société toute entière. Il fait parler alternativement tous les membres de deux familles, autrefois proches, et que l'ETA a divisées. Un beau roman très intelligent et empathique. </li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Bilan de mes lectures 2</title>
			<itunes:title>Bilan de mes lectures 2</itunes:title>
			<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p><br></p><p>Je continue dans cet épisode le bilan des lectures présentées dans le cadre de ce podcast.</p><p><u>Notés 16/20</u></p><p><br></p><ul><li><u>La saga des Florio, de Stefania Auci</u> : une bonne saga, je retrouvais les personnages et leur univers avec plaisir (Sicile du 19ème siècle, les pages se tournaient avec fluidité, de la belle ouvrage</li><li><u>L'idiot, Fedor Dstoievski </u>: une littérature un peu trop torrentielle à mon goût, des mots, des situations, des noms se sont déversés sur moi, me donnant l'impression d'arriver à saturation. Mais je me suis attachée au prince Mychkine, le meilleur d'entre tous, tellement gentil qu'il en devenait suspect aux yeux des autres, c'est très triste.</li><li><u>Départ(s), Julian Barnes </u>: il m'a manqué une trame romanesque pour apprécier, ici il y avait trop de considérations diverses et variées, sans véritable colonne vertébrale. Cependant, quand il fait ses adieux, c'est beau et émouvant.</li><li><u>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</u> : il a indéniablement une belle écriture, et l'ouverture de son roman est brillante, mais j'ai été gênée aux entournures avec parfois l'impression qu'il se sert de son roman pour faire passer des messages, de façon totalement transparente bien sûr, à part pour lui et la personne concernée, mais quoi qu'il en soit je n'apprécie pas, sauf à l'écrire.</li><li><u>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck</u> : ce nouvelliste a un grand talent, ses descriptions ont fait naître en moi des tableaux, mais que j'ai lu/regardé de l'extérieur, un peu à distance.</li><li><u>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</u> : c'est un auteur que j'aime beaucoup, mais ici il a écrit un peu en réaction à l'actualité suite à l'accession de Trump au pouvoir, aussi le roman est moins étoffé que précédemment. Vera est le point fort de ce roman, on voit le monde au travers de son regard et c'est rafraichissant.</li><li><u>D'autres printemps, Virginie Grimaldi :</u> un roman de détente agréable, avec des pointes d'humour bienvenue. Cependant les ficelles sont parfois un peu grosses.</li><li>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi : un cosy mystery plaisant, avec comme pour le Virginie Grimaldi des ficelles un peu grosses, mais c'est inhérent au genre.</li></ul><p><u>Notés 17/20</u></p><p><br></p><ul><li><u>Correction automatique, Etkar Keret </u>: des nouvelles désespérées mais surtout pas désespérantes, c'est parfois tellement noir que l'on arrive à en rire : il met ses personnages dans le situations les plus intenables possibles, pour notre plus grand bonheur, car telle est la nature humaine !</li><li><u>Et la vague les emporta, Molly Keane</u> : j'avais adoré Chasse au trésor, qui met en scène une gentry irlandaise désargentée du début du 20ème siècle. Ici c'est une guerre entre une belle-mère et sa belle-fille qui est racontée, et c'est réjouissant.</li><li><u>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley et Olav Schewe</u> : bon livre pratique qui donne de bons conseils, et explique avec pédagogie quelques grands principes du fonctionnement du cerveau.</li><li><u>Les orphelins, Eric Vuillard</u> : un écrivain d'exception, tant par sa démarche que par la qualité de se plume. Il y a dans ses pages une belle colère, de celle qui fait du bien, et changer les points de vue. Dans chacun de ses livres, il nous explique brillamment ce que le capitalisme fait à l'Histoire.</li><li><u>Silo, Hugh Howey</u> : un très bon thriller post-apocalyptique qui se lit très bien, et on s'attache aux pas de l'héroïne avec plaisir.</li><li><u>La bagarre, Lauren Groff :</u> la plume est efficace et nuancée, au service d'intrigues qui marquent l'esprit. Pour l'une d'entre elles, je suis sortie les larmes aux yeux. </li><li><u>Les enténébrés, Sarah Chiche</u> : Petite décception par rapport à Aimer, qui vait une narration plus classique. Cependant, la qualité reste là, elle questionne les générations, elle questionne l'histoire, elle questionne la société, toujours de brillante façon. </li><li>Sicario bébé, Fanny Taillandier : elle fait parler de façon soutenue deux jeunes de la cité, Djen, enceinte et Blaise, qui s'aiment d'amour tendre. Blaise va-t-il devenir un tueur à gages pour subvenir aux besoins de sa future famille ? C'est tendu et rythmé comme un polar.</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><br></p><p>Je continue dans cet épisode le bilan des lectures présentées dans le cadre de ce podcast.</p><p><u>Notés 16/20</u></p><p><br></p><ul><li><u>La saga des Florio, de Stefania Auci</u> : une bonne saga, je retrouvais les personnages et leur univers avec plaisir (Sicile du 19ème siècle, les pages se tournaient avec fluidité, de la belle ouvrage</li><li><u>L'idiot, Fedor Dstoievski </u>: une littérature un peu trop torrentielle à mon goût, des mots, des situations, des noms se sont déversés sur moi, me donnant l'impression d'arriver à saturation. Mais je me suis attachée au prince Mychkine, le meilleur d'entre tous, tellement gentil qu'il en devenait suspect aux yeux des autres, c'est très triste.</li><li><u>Départ(s), Julian Barnes </u>: il m'a manqué une trame romanesque pour apprécier, ici il y avait trop de considérations diverses et variées, sans véritable colonne vertébrale. Cependant, quand il fait ses adieux, c'est beau et émouvant.</li><li><u>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</u> : il a indéniablement une belle écriture, et l'ouverture de son roman est brillante, mais j'ai été gênée aux entournures avec parfois l'impression qu'il se sert de son roman pour faire passer des messages, de façon totalement transparente bien sûr, à part pour lui et la personne concernée, mais quoi qu'il en soit je n'apprécie pas, sauf à l'écrire.</li><li><u>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck</u> : ce nouvelliste a un grand talent, ses descriptions ont fait naître en moi des tableaux, mais que j'ai lu/regardé de l'extérieur, un peu à distance.</li><li><u>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</u> : c'est un auteur que j'aime beaucoup, mais ici il a écrit un peu en réaction à l'actualité suite à l'accession de Trump au pouvoir, aussi le roman est moins étoffé que précédemment. Vera est le point fort de ce roman, on voit le monde au travers de son regard et c'est rafraichissant.</li><li><u>D'autres printemps, Virginie Grimaldi :</u> un roman de détente agréable, avec des pointes d'humour bienvenue. Cependant les ficelles sont parfois un peu grosses.</li><li>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi : un cosy mystery plaisant, avec comme pour le Virginie Grimaldi des ficelles un peu grosses, mais c'est inhérent au genre.</li></ul><p><u>Notés 17/20</u></p><p><br></p><ul><li><u>Correction automatique, Etkar Keret </u>: des nouvelles désespérées mais surtout pas désespérantes, c'est parfois tellement noir que l'on arrive à en rire : il met ses personnages dans le situations les plus intenables possibles, pour notre plus grand bonheur, car telle est la nature humaine !</li><li><u>Et la vague les emporta, Molly Keane</u> : j'avais adoré Chasse au trésor, qui met en scène une gentry irlandaise désargentée du début du 20ème siècle. Ici c'est une guerre entre une belle-mère et sa belle-fille qui est racontée, et c'est réjouissant.</li><li><u>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley et Olav Schewe</u> : bon livre pratique qui donne de bons conseils, et explique avec pédagogie quelques grands principes du fonctionnement du cerveau.</li><li><u>Les orphelins, Eric Vuillard</u> : un écrivain d'exception, tant par sa démarche que par la qualité de se plume. Il y a dans ses pages une belle colère, de celle qui fait du bien, et changer les points de vue. Dans chacun de ses livres, il nous explique brillamment ce que le capitalisme fait à l'Histoire.</li><li><u>Silo, Hugh Howey</u> : un très bon thriller post-apocalyptique qui se lit très bien, et on s'attache aux pas de l'héroïne avec plaisir.</li><li><u>La bagarre, Lauren Groff :</u> la plume est efficace et nuancée, au service d'intrigues qui marquent l'esprit. Pour l'une d'entre elles, je suis sortie les larmes aux yeux. </li><li><u>Les enténébrés, Sarah Chiche</u> : Petite décception par rapport à Aimer, qui vait une narration plus classique. Cependant, la qualité reste là, elle questionne les générations, elle questionne l'histoire, elle questionne la société, toujours de brillante façon. </li><li>Sicario bébé, Fanny Taillandier : elle fait parler de façon soutenue deux jeunes de la cité, Djen, enceinte et Blaise, qui s'aiment d'amour tendre. Blaise va-t-il devenir un tueur à gages pour subvenir aux besoins de sa future famille ? C'est tendu et rythmé comme un polar.</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Bilan de mes lectures 1</title>
			<itunes:title>Bilan de mes lectures 1</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Je fais le bilan de mes lectures, en leur attribuant une note (sauf pour les livres abandonnés). Je vais crescendo, de la plus mauvaise à la meilleure note.</p><p>Abandons :</p><ul><li>La Sicile, baroque et rebelle (collection L'âme des peuples), Richard Heuzé : trop de lieux, de bâtiments, de personnages inconnus, il faut déjà être très familier de la Sicile pour apprécier la lecture</li><li>Le guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa : j'ai voulu prolonger mon incursion dans la Sicile du 19ème siècle via ce classique, à la sortie de la sage des Florio, de Stefania Auci, cela ne l'a pas fait, tant pis !</li><li>Lettres de Madame de Sévigné : là encore, il me manquait le contexte historique pour suivre au mieux cette correspondance.</li><li>Le secret des secrets : mon premier Dan Brown, avec à mon sens un peu trop de défauts pour continuer dans la lecture, à savoir trop de rebondissements, et des personnages stéréotypés.</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio : j'ai persévéré, comme on me l'avait conseillé, et je commençais à apprécier les relations entre les personnages (ce qui fait le sel de l'histoire pour moi), par contre je ne comprenais toujours absolument rien aux stratégies mises en place pour avancer face au vent, ce qui constitue le gros de l'histoire, donc l'ai arrêté avant de trop m'énerver sur mon manque de sens pratique. C'est un roman que j'ai été très malheureuse d'abandonner, tant j'avais aimé Les furtifs.</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero : même remarque que pour les furtifs, c'est une autrice que j'adore, sa science fiction est généralement très psychologique, mais ici il m'a semblé que l'intrigue a pris le pas sur le reste (Bruna Husky qui interagit avec son entourage).</li></ul><p>Note 12/20</p><ul><li>Lait et miel, Rupi Kaur : elle est d'origine indienne, et écrit depuis le Canada : sa poésie est trop simpliste à mon sens, mais je tempère mon avis du fait que j'ai lu la version française, me disant qu'il y a peut-être eu des nuances compliquées à traduire en français.</li></ul><p>Note 14/20</p><ul><li>Voltiges, Valérie Tong Cuong : j'ai apprécié les deux tiers du roman, retrouvant avec plaisir sa plume sensible qui sait si bien faire parler ses personnages, j'ai par contre été très déçue par les rebondissements finaux que je n'ai pas trouvé plausibles du tout.</li><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot : j'ai compris et validé sa démarche personnelle, qui a besoin d'analyser pour prendre du recul par rapport à l'homme qui l'a quittée. Mais à mon avis son texte n'atteint pas de dimension universelle, aussi je n'ai personnellement pas perçu l'intérêt qu'il y avait à le publier. Toutefois le texte garde un caractère émouvant, Marcelle Sauvageot est morte de tuberculose un an après la publication de ce texte. </li></ul><p>Note 15/20 : </p><ul><li>Une unique lueur, Fred Vargas : j'ai apprécié de retrouver Adamsberg et sa façon très ésotérique de régler ses enquêtes, mais cette fois-ci son équipe charmante et atypique n'a pas assez été mise en valeur. Plus généralement, je n'ai pas retrouvé la magie des premiers tomes. </li><li>Première amoure, Emmanuelle Richard : j'avais remarqué sa plume dans Désintégration, ici elle continue d'écrire de belle façon mais ici elle parle d'amour de façon un peu trop désincarnée à mon goût. </li></ul><p>Je m'arrête là, le meilleur de mes lectures à venir !</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Je fais le bilan de mes lectures, en leur attribuant une note (sauf pour les livres abandonnés). Je vais crescendo, de la plus mauvaise à la meilleure note.</p><p>Abandons :</p><ul><li>La Sicile, baroque et rebelle (collection L'âme des peuples), Richard Heuzé : trop de lieux, de bâtiments, de personnages inconnus, il faut déjà être très familier de la Sicile pour apprécier la lecture</li><li>Le guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa : j'ai voulu prolonger mon incursion dans la Sicile du 19ème siècle via ce classique, à la sortie de la sage des Florio, de Stefania Auci, cela ne l'a pas fait, tant pis !</li><li>Lettres de Madame de Sévigné : là encore, il me manquait le contexte historique pour suivre au mieux cette correspondance.</li><li>Le secret des secrets : mon premier Dan Brown, avec à mon sens un peu trop de défauts pour continuer dans la lecture, à savoir trop de rebondissements, et des personnages stéréotypés.</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio : j'ai persévéré, comme on me l'avait conseillé, et je commençais à apprécier les relations entre les personnages (ce qui fait le sel de l'histoire pour moi), par contre je ne comprenais toujours absolument rien aux stratégies mises en place pour avancer face au vent, ce qui constitue le gros de l'histoire, donc l'ai arrêté avant de trop m'énerver sur mon manque de sens pratique. C'est un roman que j'ai été très malheureuse d'abandonner, tant j'avais aimé Les furtifs.</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero : même remarque que pour les furtifs, c'est une autrice que j'adore, sa science fiction est généralement très psychologique, mais ici il m'a semblé que l'intrigue a pris le pas sur le reste (Bruna Husky qui interagit avec son entourage).</li></ul><p>Note 12/20</p><ul><li>Lait et miel, Rupi Kaur : elle est d'origine indienne, et écrit depuis le Canada : sa poésie est trop simpliste à mon sens, mais je tempère mon avis du fait que j'ai lu la version française, me disant qu'il y a peut-être eu des nuances compliquées à traduire en français.</li></ul><p>Note 14/20</p><ul><li>Voltiges, Valérie Tong Cuong : j'ai apprécié les deux tiers du roman, retrouvant avec plaisir sa plume sensible qui sait si bien faire parler ses personnages, j'ai par contre été très déçue par les rebondissements finaux que je n'ai pas trouvé plausibles du tout.</li><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot : j'ai compris et validé sa démarche personnelle, qui a besoin d'analyser pour prendre du recul par rapport à l'homme qui l'a quittée. Mais à mon avis son texte n'atteint pas de dimension universelle, aussi je n'ai personnellement pas perçu l'intérêt qu'il y avait à le publier. Toutefois le texte garde un caractère émouvant, Marcelle Sauvageot est morte de tuberculose un an après la publication de ce texte. </li></ul><p>Note 15/20 : </p><ul><li>Une unique lueur, Fred Vargas : j'ai apprécié de retrouver Adamsberg et sa façon très ésotérique de régler ses enquêtes, mais cette fois-ci son équipe charmante et atypique n'a pas assez été mise en valeur. Plus généralement, je n'ai pas retrouvé la magie des premiers tomes. </li><li>Première amoure, Emmanuelle Richard : j'avais remarqué sa plume dans Désintégration, ici elle continue d'écrire de belle façon mais ici elle parle d'amour de façon un peu trop désincarnée à mon goût. </li></ul><p>Je m'arrête là, le meilleur de mes lectures à venir !</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Où il est question de criminalité (mais ce ne sont pas des romans noirs ou policiers !)</title>
			<itunes:title>Où il est question de criminalité (mais ce ne sont pas des romans noirs ou policiers !)</itunes:title>
			<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Patria, Fernando Aramburu / Sicario bébé, Fanny Taillandier</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><u>Patria, Fernando Aramburu</u></p><p>J'ai eu un coup de coeur pour ce pavé de plus de 600 pages (624 exactement) qui se lit très vite et très bien. Il ne faut pas le laisser intimider par le nombre de pages, la lecture est toujours rythmée, cadencée par des chapitres courts et addictifs (il y en a plus de 125). A aucun moment on n'éprouve de coup de mou, comme cela peut être le cas avec de très long romans.</p><p>On a dit de lui que c'était le guerre et paix basque (je n'ai pas encore lu le Guerre et paix de Tolstoï, mais je vais y venir rapidement car il est dans ma pile à lire, je pourrai ainsi comparer). Ici nous sommes dans un petit village pas loin de San Sebastien, et Fernando Aramburu montre brillamment comment la guerre entre l'ETA et le pouvoir espagnol a fini par contaminer la société dans son ensemble (y compris l'intimité des familles). Ne vous attendez pas à un roman politique, tout va nous être raconté au travers de deux familles que nous allons suivre tout du long, façon roman choral, on passe d'un membre de la famille à un autre, aucun n'est oublié, et ils nous relatent chacun à sa façon une réalité complexe.</p><p>Au tout début du roman, c'est Bittori qui débarque dans son village natal, qu'elle avait dû quitter, tandis que L'ETA annonce la fin définitive de la lutte armée (nous sommes dans les années 2010). Que cherche-elle ? On n'en dira pas plus, au lecteur de découvrir l'intrigue grâce aux nombreux flashbacks et personnages. Ca n'est jamais manichéen, il n'y a pas de bien ou de mal, tout le monde d'une façon ou d'une autre a été une victime. Les critiques eux aussi mettent en avant la dimension humaine : Fernando Ararburu ne se contente pas de raconter le conflit politique, il montre comment il détruit les amitiés, les familles, et les individus.</p><p>Nous sommes en compagnie de taiseux et taiseuses pour la plupart, aussi quand l'émotion affleure, elle touche en plein coeur. Deuil, culpabilité, haine, silence, possibilité du pardon, tout cela est exprimé avec une économie de moyens très émouvante.</p><p>Ce roman a été un phénomène de librairie à sa sortie en 2016 en Espagne, vendu à 700 000 exemplaires, et a fait l'objet d'une adaptation par HBO.</p><br><p><u>Sicario bébé, Fany Taillandier</u></p><p>Il est ici aussi question de criminalité, mais plutôt celle des jeunes des cités.</p><p>En exergue de son premier chapitre, Fanny Taillandier retranscrit un extrait de l'Office central de lutte contre le crime organisé (datant de 2023) : "Ces deux dernières ont vu l'emploi croissant de très jeunes tueurs, inexpérimentés, et quasi inconnus auparavant des autorités. Pour la première fois aussi, toute la France est concernée, y compris les villes moyennes - voire petites - et les zones rurales, pas seulement les régions touchées traditionnellement par le trafic."</p><p>Djen et Blaise s'aiment d'amour tendre, ils se connaissent depuis le collège et sont toujours amoureux fous. Djen tombe enceinte, Blaise se rêve en daron responsable, et refuse absolument que Djen se déclare mère isolée, ce qui lui permettrait de toucher une petite pension, et d'être accueillie dans un foyer. Il essaie d'abord de trouver une solution, un emploi, mais la précarité insiste. Jusqu'à ce qu'un ami lui propose un contrat : Blaise sera le conducteur, et lui l'exécuteur, 50 000 euros donc, contre la mort d'un homme...</p><p>Il y a une véritable efficacité narrative, le récit est tendu, rythmé, et on veut absolument savoir s'ils vont aller au bout de leur plan foireux. Les deux sont attachants, on leur veut du bien, le récit est narré soit par elle, soit par lui. Il a été reproché à l'autrice d'utiliser une langue trop soutenue, qui ne reflète pas la réalité des quartiers. Pour ma part, cela ne m'a aucunement gênée, bien au contraire.</p><p>Pour terminer, je rejoins les critiques disant que Fanny Taillandier conjugue la mécanique du thriller à la finesse d'une sociologue. Je souscris, c'est un très bon roman, socialement engagé, décrivant combien l'absence d'horizon peut pousser des adolescents vers la violence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Patria, Fernando Aramburu</u></p><p>J'ai eu un coup de coeur pour ce pavé de plus de 600 pages (624 exactement) qui se lit très vite et très bien. Il ne faut pas le laisser intimider par le nombre de pages, la lecture est toujours rythmée, cadencée par des chapitres courts et addictifs (il y en a plus de 125). A aucun moment on n'éprouve de coup de mou, comme cela peut être le cas avec de très long romans.</p><p>On a dit de lui que c'était le guerre et paix basque (je n'ai pas encore lu le Guerre et paix de Tolstoï, mais je vais y venir rapidement car il est dans ma pile à lire, je pourrai ainsi comparer). Ici nous sommes dans un petit village pas loin de San Sebastien, et Fernando Aramburu montre brillamment comment la guerre entre l'ETA et le pouvoir espagnol a fini par contaminer la société dans son ensemble (y compris l'intimité des familles). Ne vous attendez pas à un roman politique, tout va nous être raconté au travers de deux familles que nous allons suivre tout du long, façon roman choral, on passe d'un membre de la famille à un autre, aucun n'est oublié, et ils nous relatent chacun à sa façon une réalité complexe.</p><p>Au tout début du roman, c'est Bittori qui débarque dans son village natal, qu'elle avait dû quitter, tandis que L'ETA annonce la fin définitive de la lutte armée (nous sommes dans les années 2010). Que cherche-elle ? On n'en dira pas plus, au lecteur de découvrir l'intrigue grâce aux nombreux flashbacks et personnages. Ca n'est jamais manichéen, il n'y a pas de bien ou de mal, tout le monde d'une façon ou d'une autre a été une victime. Les critiques eux aussi mettent en avant la dimension humaine : Fernando Ararburu ne se contente pas de raconter le conflit politique, il montre comment il détruit les amitiés, les familles, et les individus.</p><p>Nous sommes en compagnie de taiseux et taiseuses pour la plupart, aussi quand l'émotion affleure, elle touche en plein coeur. Deuil, culpabilité, haine, silence, possibilité du pardon, tout cela est exprimé avec une économie de moyens très émouvante.</p><p>Ce roman a été un phénomène de librairie à sa sortie en 2016 en Espagne, vendu à 700 000 exemplaires, et a fait l'objet d'une adaptation par HBO.</p><br><p><u>Sicario bébé, Fany Taillandier</u></p><p>Il est ici aussi question de criminalité, mais plutôt celle des jeunes des cités.</p><p>En exergue de son premier chapitre, Fanny Taillandier retranscrit un extrait de l'Office central de lutte contre le crime organisé (datant de 2023) : "Ces deux dernières ont vu l'emploi croissant de très jeunes tueurs, inexpérimentés, et quasi inconnus auparavant des autorités. Pour la première fois aussi, toute la France est concernée, y compris les villes moyennes - voire petites - et les zones rurales, pas seulement les régions touchées traditionnellement par le trafic."</p><p>Djen et Blaise s'aiment d'amour tendre, ils se connaissent depuis le collège et sont toujours amoureux fous. Djen tombe enceinte, Blaise se rêve en daron responsable, et refuse absolument que Djen se déclare mère isolée, ce qui lui permettrait de toucher une petite pension, et d'être accueillie dans un foyer. Il essaie d'abord de trouver une solution, un emploi, mais la précarité insiste. Jusqu'à ce qu'un ami lui propose un contrat : Blaise sera le conducteur, et lui l'exécuteur, 50 000 euros donc, contre la mort d'un homme...</p><p>Il y a une véritable efficacité narrative, le récit est tendu, rythmé, et on veut absolument savoir s'ils vont aller au bout de leur plan foireux. Les deux sont attachants, on leur veut du bien, le récit est narré soit par elle, soit par lui. Il a été reproché à l'autrice d'utiliser une langue trop soutenue, qui ne reflète pas la réalité des quartiers. Pour ma part, cela ne m'a aucunement gênée, bien au contraire.</p><p>Pour terminer, je rejoins les critiques disant que Fanny Taillandier conjugue la mécanique du thriller à la finesse d'une sociologue. Je souscris, c'est un très bon roman, socialement engagé, décrivant combien l'absence d'horizon peut pousser des adolescents vers la violence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[2 autrices françaises repérées : l'une confirme, l'autre déçoit]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[2 autrices françaises repérées : l'une confirme, l'autre déçoit]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 08:00:34 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Voltiges, Valérie Tong Cuong / Les enténébrés, Sarah Chiche</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<blockquote><u>Voltiges, Valérie Tong Cuong</u></blockquote><p>C'est une autrice dont j'avais lu Un tesson d'éternité, dont j'avais trouvé la plume sensible et l'intrigue efficace. Même si elle n'est pas étiquetée comme telle, elle peut tout à fait plaire aux amatrices/eurs de thrillers psychologiques et domestiques. Dans ce roman-ci, j'ai été très déçue par la fin, et les retournements de situation en général, que je n'ai pas du tout trouvés plausibles. J'ai cependant lu avec plaisir les deux tiers du roman, retrouvant avec bonheur les thématiques qui lui sont chères : analyse des relations familiales, tension psychologique qui va croissant. Mais elle m'a complètement perdue sur la fin, j'ai trouvé ses rebondissements très artificiels. je suis allée au bout cependant, car sa plume reste fluide et agréable/</p><br><p><u>Les enténébrés, Sarah Chiche</u></p><p>C'est aussi une autrice que j'avais découverte précédemment avec Aimer, son tout dernier roman publié il y a peu. Comme dans celui-ci, elle excelle à mêler passion amoureuse, histoire familiale, guerres et violences sociales : comment aimer dans un monde qui semble aller vers la catastrophe ? Elle fait cela très bien, de façon plus classique dans Aimer, où la narration est plus classique et plus fluide (même si elle explose avec brio tous les codes de la romance). Dans Les enténébrés (c'est à mon sens un très beau titre), elle entrelace plein de genres : enquête historique, journal de bord, correspondance, parfois sans ponctuation avec des mots qui déferlent et que l'on arrive pas à attribuer sans relecture. Elle mêle aussi les époques, de la fin du 19ème siècle à de nos jours. Mais au final tout est parfaitement maîtrisé. </p><p>Voici le point du départ du roman : Sarah, une quarantaine d'année, est psychologue et journaliste, vit à Paris avec Paul, un intellectuel, et sa fille. Elle se rend à Vienne pour un reportage sur les camps de réfugiés et y rencontre Richard, un violoncelliste renommé qui va devenir son amant. </p><p>Les critiques parlent d'un roman puissant et salvateur (je suis d'accord, écrivant, elle soigne, et nous soigne, car elle atteint l'universel) traversé de musique et de lumière. Effectivement les thématiques peuvent sont très sombres : catastrophes thématiques, folie, violences familiales, transmission du maheure d'une génération à l'autre, exterminations, migrations, guerres, mais émergent de cette noirceur quelques beaux moments. Certains parlent d'une cavalcade hallucinée où la structure en puzzle finit par rayonner </p><p>Il faut préciser qu'il y a des scènes et des moments très crus, qui ne m'ont personnellement pas gênée, mais qui peuvent être malaisants pour certains lecteurs. </p><p>Un roman que je recommande, avec un tout petit bémol concernant la difficulté que j'ai eue à lire son roman de façon fluide. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<blockquote><u>Voltiges, Valérie Tong Cuong</u></blockquote><p>C'est une autrice dont j'avais lu Un tesson d'éternité, dont j'avais trouvé la plume sensible et l'intrigue efficace. Même si elle n'est pas étiquetée comme telle, elle peut tout à fait plaire aux amatrices/eurs de thrillers psychologiques et domestiques. Dans ce roman-ci, j'ai été très déçue par la fin, et les retournements de situation en général, que je n'ai pas du tout trouvés plausibles. J'ai cependant lu avec plaisir les deux tiers du roman, retrouvant avec bonheur les thématiques qui lui sont chères : analyse des relations familiales, tension psychologique qui va croissant. Mais elle m'a complètement perdue sur la fin, j'ai trouvé ses rebondissements très artificiels. je suis allée au bout cependant, car sa plume reste fluide et agréable/</p><br><p><u>Les enténébrés, Sarah Chiche</u></p><p>C'est aussi une autrice que j'avais découverte précédemment avec Aimer, son tout dernier roman publié il y a peu. Comme dans celui-ci, elle excelle à mêler passion amoureuse, histoire familiale, guerres et violences sociales : comment aimer dans un monde qui semble aller vers la catastrophe ? Elle fait cela très bien, de façon plus classique dans Aimer, où la narration est plus classique et plus fluide (même si elle explose avec brio tous les codes de la romance). Dans Les enténébrés (c'est à mon sens un très beau titre), elle entrelace plein de genres : enquête historique, journal de bord, correspondance, parfois sans ponctuation avec des mots qui déferlent et que l'on arrive pas à attribuer sans relecture. Elle mêle aussi les époques, de la fin du 19ème siècle à de nos jours. Mais au final tout est parfaitement maîtrisé. </p><p>Voici le point du départ du roman : Sarah, une quarantaine d'année, est psychologue et journaliste, vit à Paris avec Paul, un intellectuel, et sa fille. Elle se rend à Vienne pour un reportage sur les camps de réfugiés et y rencontre Richard, un violoncelliste renommé qui va devenir son amant. </p><p>Les critiques parlent d'un roman puissant et salvateur (je suis d'accord, écrivant, elle soigne, et nous soigne, car elle atteint l'universel) traversé de musique et de lumière. Effectivement les thématiques peuvent sont très sombres : catastrophes thématiques, folie, violences familiales, transmission du maheure d'une génération à l'autre, exterminations, migrations, guerres, mais émergent de cette noirceur quelques beaux moments. Certains parlent d'une cavalcade hallucinée où la structure en puzzle finit par rayonner </p><p>Il faut préciser qu'il y a des scènes et des moments très crus, qui ne m'ont personnellement pas gênée, mais qui peuvent être malaisants pour certains lecteurs. </p><p>Un roman que je recommande, avec un tout petit bémol concernant la difficulté que j'ai eue à lire son roman de façon fluide. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Format court 2</title>
			<itunes:title>Format court 2</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Lait et miel, Rupi Kaur / La bagarre, Lauren Groff</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><u>Lait et miel, Rupi Kaur</u></p><p>Rupi Kaur est un véritable phénomène culturel : publié en 2014, plus de 10 ans après le recueil a dépassé 11 millions d'exemplaires vendus et a été traduit en, 43 langues. Elle est devenue la figure emblamatique de ce que l'on appelle l'instapoésie, car elle s'est d'abord faite connaître en publiant sur les réseaux sociaux. Et elle a transformé la manière dont une génération rencontre la poésie. Son style est très reconnaissable : </p><ul><li>vers extrêmement courts</li><li>absence presque totale de ponctuation</li><li>beaucoup d'espaces blancs</li><li>petits dessins au trait</li><li>vocabulaire très simple</li><li>thèmes universels et très généraux qui permettent à chacun de s'identifier</li><li>phrases conçues pour être isolées, photographiées, partagées et immédiatement comprises</li></ul><p>Là où la poésie traditionnelle demande au lecteur de s'arrêter et d'interpréter (le lecteur se demande que signifie le poème), les poèmes de Rupi Kaur sont immédiatement compréhensibles (le lecteur se dit immédiatement que c'est exactement ce qu'il ressent).</p><p>En résumé, les poèmes de Rupi Kaur sont : lus en quelques secondes, compris immédiatement, associés à sa propre expérience, partagés avec quelqu'un sur les réseaux. Il provoquent un reconnaissance émotionnelle instantanée.</p><p>J'ai personnellement trouvé ces poèmes trop simplistes, et l'autrice a de nombreux détracteurs, qui disent que beaucoup de ses textes ressemblent davantage à des phrases inspirantes, ou des pensées de développement personnel mises à la ligne qu'a de véritables poèmes. Les retours à la ligne donnent artificiellement une apparence poétique à des textes qui pourraient être écrits en prose.</p><p>Mais les amateurs apprécient sa poésie très accessible, directe et immédiatement émotionnelle. Toujours est-il qu'elle a réussi à faire passer la poésie du livre vers le fil d'actualité, du recueil vers l'écran de téléphone. Et ce recueil est très vite lu, vous pouvez ainsi sans trop de difficulté le lire et vous faire votre avis !</p><br><p><u>La bagarre, Lauren Groff</u></p><p>Lauren Groff arrive en quelques pages à installer un personnage, une histoire, une atmosphère, et ce de façon magistrale. C'est très intense, parfois émotionnellement éprouvant, car elle met plutôt en scène des hommes et des femmes malmenés par l'existence, qui tentent en tous les cas de relever la tête, mais il y a souvent en eux une tension entre leur aspirations individuelles, et les contraintes sociales ou familiales. Comme moi, et c'est sans doute pour cela que je l'apprécie autant, elle s'intéresse à la frontière poreuse entre le bien et le mal. Elle écrit de différentes époques, de divers coins des Etat-Unis, de toutes les classes sociales, avec un vrai sens de la scène, du travelling et du cadrage, et souvent ses histoires nous prennent à la gorge. </p><p>Il faut toutefois savoir qu'elle aime laisser ses personnages en suspens, sans apporter de résolution définitive, et cela peut frustrer si on n'aime pas les fins ouvertes Moi j'aime beaucoup les fins ouvertes quand cela est bien mené, j'ai  même trouvé que cela apportait un plus au récit, même sila lecture est éprouvate parfois. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Lait et miel, Rupi Kaur</u></p><p>Rupi Kaur est un véritable phénomène culturel : publié en 2014, plus de 10 ans après le recueil a dépassé 11 millions d'exemplaires vendus et a été traduit en, 43 langues. Elle est devenue la figure emblamatique de ce que l'on appelle l'instapoésie, car elle s'est d'abord faite connaître en publiant sur les réseaux sociaux. Et elle a transformé la manière dont une génération rencontre la poésie. Son style est très reconnaissable : </p><ul><li>vers extrêmement courts</li><li>absence presque totale de ponctuation</li><li>beaucoup d'espaces blancs</li><li>petits dessins au trait</li><li>vocabulaire très simple</li><li>thèmes universels et très généraux qui permettent à chacun de s'identifier</li><li>phrases conçues pour être isolées, photographiées, partagées et immédiatement comprises</li></ul><p>Là où la poésie traditionnelle demande au lecteur de s'arrêter et d'interpréter (le lecteur se demande que signifie le poème), les poèmes de Rupi Kaur sont immédiatement compréhensibles (le lecteur se dit immédiatement que c'est exactement ce qu'il ressent).</p><p>En résumé, les poèmes de Rupi Kaur sont : lus en quelques secondes, compris immédiatement, associés à sa propre expérience, partagés avec quelqu'un sur les réseaux. Il provoquent un reconnaissance émotionnelle instantanée.</p><p>J'ai personnellement trouvé ces poèmes trop simplistes, et l'autrice a de nombreux détracteurs, qui disent que beaucoup de ses textes ressemblent davantage à des phrases inspirantes, ou des pensées de développement personnel mises à la ligne qu'a de véritables poèmes. Les retours à la ligne donnent artificiellement une apparence poétique à des textes qui pourraient être écrits en prose.</p><p>Mais les amateurs apprécient sa poésie très accessible, directe et immédiatement émotionnelle. Toujours est-il qu'elle a réussi à faire passer la poésie du livre vers le fil d'actualité, du recueil vers l'écran de téléphone. Et ce recueil est très vite lu, vous pouvez ainsi sans trop de difficulté le lire et vous faire votre avis !</p><br><p><u>La bagarre, Lauren Groff</u></p><p>Lauren Groff arrive en quelques pages à installer un personnage, une histoire, une atmosphère, et ce de façon magistrale. C'est très intense, parfois émotionnellement éprouvant, car elle met plutôt en scène des hommes et des femmes malmenés par l'existence, qui tentent en tous les cas de relever la tête, mais il y a souvent en eux une tension entre leur aspirations individuelles, et les contraintes sociales ou familiales. Comme moi, et c'est sans doute pour cela que je l'apprécie autant, elle s'intéresse à la frontière poreuse entre le bien et le mal. Elle écrit de différentes époques, de divers coins des Etat-Unis, de toutes les classes sociales, avec un vrai sens de la scène, du travelling et du cadrage, et souvent ses histoires nous prennent à la gorge. </p><p>Il faut toutefois savoir qu'elle aime laisser ses personnages en suspens, sans apporter de résolution définitive, et cela peut frustrer si on n'aime pas les fins ouvertes Moi j'aime beaucoup les fins ouvertes quand cela est bien mené, j'ai  même trouvé que cela apportait un plus au récit, même sila lecture est éprouvate parfois. </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Format court 1</title>
			<itunes:title>Format court 1</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot / Les guérisons miraculeuses du docteur Aira / Les lettres de Madame de Sévigné</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><br></p><br><p><u>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</u></p><p>Un très court texte hybride, qui fait moins de 100 pages (98 pages exactement) : c'est une lettre à l'homme qui l'a abandonnée, dont on ne sait pas si elle lui est adressée véritablement, ou si cela relève plutôt du journal intime, pour dépasser ce grand malheur. Elle y parvient, s'auto-analysant de façon constructive et intelligente, d'ailleurs le texte se termine par Laissez-moi, qui refuse sa proposition d'amitié. Une fois ceci dit, si je comprends sa démarche intime, je ne comprends pas l'intérêt qu'il y a à l'éditer, ni l'accueil que son texte a reçu.</p><p>Publié une première fois en 1933, salué par Claudel, Chardonne, Clara Malraux, encensé de toutes parts, il a ensuite été oublié de longues décennies avant d'être réédité en 2004 par Phébus : ils saluent cette lettre qui est un cri de douleur et de souffrance, en même temps qu'elle clame son amour de la vie. Ils saluent la force d'âme d'une femme qui cherche à comprendre ce qui lui arrive, et ce faisant, s'émancipe.</p><p>Marcelle Sauvageot est née en 1900 et morte en 1934, la jeune femme du récit entre dans un sanatorium, c'est dans sa dimension largement autobiographique est émouvant à mon sensithyrambiques</p><br><p><u>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</u></p><p>Cesar Aira est considéré comme le meilleur auteur argentin vivant. C'est ici une sélection de 7 courts romans, 7 pour fêter ses 77 ans (il en a écrit plus d'une centaine !)</p><p>J'ai pour ma part abandonné à la troisième novelita, Ce que j'ai ri, ayant l'impression d'abord d'être face à un exercice de style plus qu'une histoire, mais cela n'engage que moi. C'est à l'issue d'une émission que France Culture (Les midis de Culture), dans laquelle étaient dithyrambiques que j'ai eu envie de le découvrir, chaque novelita déployant tout un monde, et je suis d'accord. Il y a un plaisir de conter, une énergie à écrire, que j'ai vue/lue, mais qui n'a pas été communicative de mon côté.</p><br><p><u>Lettres choisies de Madame de Sévigné</u></p><p>Je les ai abandonnées elle aussi (décidément le format court ne me réussit pas!), non pas parce qu'elles étaient mauvaises, mais tout simplement parce que je n'étais pas assez calée en histoire, et qu'il me manquait le contexte pour vraiment les apprécier. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><br></p><br><p><u>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</u></p><p>Un très court texte hybride, qui fait moins de 100 pages (98 pages exactement) : c'est une lettre à l'homme qui l'a abandonnée, dont on ne sait pas si elle lui est adressée véritablement, ou si cela relève plutôt du journal intime, pour dépasser ce grand malheur. Elle y parvient, s'auto-analysant de façon constructive et intelligente, d'ailleurs le texte se termine par Laissez-moi, qui refuse sa proposition d'amitié. Une fois ceci dit, si je comprends sa démarche intime, je ne comprends pas l'intérêt qu'il y a à l'éditer, ni l'accueil que son texte a reçu.</p><p>Publié une première fois en 1933, salué par Claudel, Chardonne, Clara Malraux, encensé de toutes parts, il a ensuite été oublié de longues décennies avant d'être réédité en 2004 par Phébus : ils saluent cette lettre qui est un cri de douleur et de souffrance, en même temps qu'elle clame son amour de la vie. Ils saluent la force d'âme d'une femme qui cherche à comprendre ce qui lui arrive, et ce faisant, s'émancipe.</p><p>Marcelle Sauvageot est née en 1900 et morte en 1934, la jeune femme du récit entre dans un sanatorium, c'est dans sa dimension largement autobiographique est émouvant à mon sensithyrambiques</p><br><p><u>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</u></p><p>Cesar Aira est considéré comme le meilleur auteur argentin vivant. C'est ici une sélection de 7 courts romans, 7 pour fêter ses 77 ans (il en a écrit plus d'une centaine !)</p><p>J'ai pour ma part abandonné à la troisième novelita, Ce que j'ai ri, ayant l'impression d'abord d'être face à un exercice de style plus qu'une histoire, mais cela n'engage que moi. C'est à l'issue d'une émission que France Culture (Les midis de Culture), dans laquelle étaient dithyrambiques que j'ai eu envie de le découvrir, chaque novelita déployant tout un monde, et je suis d'accord. Il y a un plaisir de conter, une énergie à écrire, que j'ai vue/lue, mais qui n'a pas été communicative de mon côté.</p><br><p><u>Lettres choisies de Madame de Sévigné</u></p><p>Je les ai abandonnées elle aussi (décidément le format court ne me réussit pas!), non pas parce qu'elles étaient mauvaises, mais tout simplement parce que je n'étais pas assez calée en histoire, et qu'il me manquait le contexte pour vraiment les apprécier. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Deux romans  écrits pour émouvoir</title>
			<itunes:title>Deux romans  écrits pour émouvoir</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[D'autres printemps, Virginie Grimaldi / Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><u>D'autres printemps, Virginie Grimaldi </u></p><p>Virginie Grimaldi est née en 1977 à Bordeaux. Depuis toute petite elle a l'écriture chevillée au corps, accompagnée par les carnets de poèmes de sa grand-mère. En 2009, elle lance un blog qu'elle baptiser Femme sweet femme où elle raconte son quotidien avec humour sous le pseudonyme de Djinn. N'ayant fait aucune école d'écriture, et n'ayan aucune relation dans l'édition, c'est là qu'elle façonne sa plume, et se crée un début de public fidèle. En 2014 elle obtient une récompense pour une de ses nouvelles, et en 2015 elle publie son premier roman : Le premier jour du reste de ma vie qui s'impose comme un best-seller.</p><p>Et ça n'est que le début de l'histoire. Année après année, publication après publication, elle devient l'autrice française la plus vendue, jusqu'à atteindre plus d'un million d'exemplaires vendus en 2005.</p><p>J'ai lu D'autres printemps, publié en 2026, j'ai trouvé sa lecture agréable mais sans plus. On sent qu'elle cherche à nous émouvoir, et parfois les ficelles sont un peu grosses. Mais elle a effectivement le talent de savoir mêler humour et émotion au sein d'une même page. Ce sont les relations familiales qui l'inspirent, et ici nous sommes en compagnie de Flora, qui se rend en urgence au chevet de sa grand-mère victime d'un AVC, contre l'avis de son employeur. Arrivée là-bas, celle-ci la supplie de l'emmener en Toscane. Flora hésite, puis cède, et les deux fuguent, sans rien en dire au reste de la famille, qui de toute façon n'aurait pas approuvé, direction l'Italie. Leur escapade italienne est mignonne, et va réveiller les fantômes du passé.</p><p>Si vous voulez passer un agréable moment, ce roman est parfait et rédigé pour cela. </p><br><p><u>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</u>, Ed. La peuplade</p><p>Ce roman est un immense succès en Suède, les ventes s'expriment en centaines de milliers d'exemplaires, ce qui pour la Suède, bien moins peuplée que la France, est un exploit. Les ventes sont l'équivalent de 3 "gros" Goncourt français. Et il a reçu aussi un bel accueil à l'international, dans les meilleures ventes au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark et même aux Etats-Unis, où, chose rare pour un roman étranger, il a dépassé les 100000 exemplaires. </p><p>De mon côté, c'est un coup de coeur, effectivement l'émotion affleure à chaque coin de page, sans jamais trop en faire. Il y est là aussi question d'une personne âgée : Bo est un très vieux monsieur de 89 ans, qui habite seul avec son chien Sixten, et il reçoit toutes sortes de visites : Hans, son fils, parfois sa petite-fille, et les aide-soignantes qui viennent le visiter plusieurs fois par jour. </p><p>C'est très bien conté, du point de vue de Bo qui parle à la première personne, il parle aussi beaucoup à sa femme, "partie" (je n'en dirai pas plus !), en lui disant tu, et comme c'est un vieux monsieur qui dort et rêve beaucoup (il affectionne particulièrement ses rêves, qui le transportent dans le passé, et sont le seul endroit où il garde un peu d'autonomie), il mélange dans sa narration rêves et réalité. C'est très joli et émouvant. </p><p>Par ailleurs, Lisa Ridzen est doctorante en sociologie</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>D'autres printemps, Virginie Grimaldi </u></p><p>Virginie Grimaldi est née en 1977 à Bordeaux. Depuis toute petite elle a l'écriture chevillée au corps, accompagnée par les carnets de poèmes de sa grand-mère. En 2009, elle lance un blog qu'elle baptiser Femme sweet femme où elle raconte son quotidien avec humour sous le pseudonyme de Djinn. N'ayant fait aucune école d'écriture, et n'ayan aucune relation dans l'édition, c'est là qu'elle façonne sa plume, et se crée un début de public fidèle. En 2014 elle obtient une récompense pour une de ses nouvelles, et en 2015 elle publie son premier roman : Le premier jour du reste de ma vie qui s'impose comme un best-seller.</p><p>Et ça n'est que le début de l'histoire. Année après année, publication après publication, elle devient l'autrice française la plus vendue, jusqu'à atteindre plus d'un million d'exemplaires vendus en 2005.</p><p>J'ai lu D'autres printemps, publié en 2026, j'ai trouvé sa lecture agréable mais sans plus. On sent qu'elle cherche à nous émouvoir, et parfois les ficelles sont un peu grosses. Mais elle a effectivement le talent de savoir mêler humour et émotion au sein d'une même page. Ce sont les relations familiales qui l'inspirent, et ici nous sommes en compagnie de Flora, qui se rend en urgence au chevet de sa grand-mère victime d'un AVC, contre l'avis de son employeur. Arrivée là-bas, celle-ci la supplie de l'emmener en Toscane. Flora hésite, puis cède, et les deux fuguent, sans rien en dire au reste de la famille, qui de toute façon n'aurait pas approuvé, direction l'Italie. Leur escapade italienne est mignonne, et va réveiller les fantômes du passé.</p><p>Si vous voulez passer un agréable moment, ce roman est parfait et rédigé pour cela. </p><br><p><u>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</u>, Ed. La peuplade</p><p>Ce roman est un immense succès en Suède, les ventes s'expriment en centaines de milliers d'exemplaires, ce qui pour la Suède, bien moins peuplée que la France, est un exploit. Les ventes sont l'équivalent de 3 "gros" Goncourt français. Et il a reçu aussi un bel accueil à l'international, dans les meilleures ventes au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark et même aux Etats-Unis, où, chose rare pour un roman étranger, il a dépassé les 100000 exemplaires. </p><p>De mon côté, c'est un coup de coeur, effectivement l'émotion affleure à chaque coin de page, sans jamais trop en faire. Il y est là aussi question d'une personne âgée : Bo est un très vieux monsieur de 89 ans, qui habite seul avec son chien Sixten, et il reçoit toutes sortes de visites : Hans, son fils, parfois sa petite-fille, et les aide-soignantes qui viennent le visiter plusieurs fois par jour. </p><p>C'est très bien conté, du point de vue de Bo qui parle à la première personne, il parle aussi beaucoup à sa femme, "partie" (je n'en dirai pas plus !), en lui disant tu, et comme c'est un vieux monsieur qui dort et rêve beaucoup (il affectionne particulièrement ses rêves, qui le transportent dans le passé, et sont le seul endroit où il garde un peu d'autonomie), il mélange dans sa narration rêves et réalité. C'est très joli et émouvant. </p><p>Par ailleurs, Lisa Ridzen est doctorante en sociologie</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title>Notes de lecture 3 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve</title>
			<itunes:title>Notes de lecture 3 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Les auteurs nous livrent divers outils mnémotechniques ;</p><p><br></p><ul><li>les acronymes : pour retenir les 3 principaux philosophes grecs, Socrate, Platon, Aristote, on forme l'acronyme SPA, issu des premières lettres de leur nom</li><li>les phrases, sur le même principe, on forme une phrase pour retenir les planètes du système solaire : Mon vieux toutou Médor joue sur un nuage, pour Mercure, vénus, Terre, Mars, etc.</li><li>Il ne faut pas non plus oublier que le cerveau a une excellente mémoire visuelle, la moitié du cortex humain est impliquée dans le processus visuel, tandis que moins de 10 pcent est auditif. Donc même celles et ceux qui ne pensent pas être des visuels le sont. Il s'agit donc de créer un image qui représente le concept que l'on essaie de retenir, et plus l'image est loufoque, plus elle restera gravée dans la mémoire. Ils évoquent alors le palais de mémoire, que j'évoquerai plus tard, à partir de notes d'un autre livre de vie pratique qui le détaille de façon plus complète, et qui explique aussi plus avant comment convoquer une image à partir d'un concept, qui paraît assez contre-intuitif.</li><li>Métaphores : j'ai utilisé plusieurs métaphores, par exemple le drone pour le mode diffus, car elles sont un excellent moyen de simplifier et de saisir l'essence du sujet.</li></ul><p><br></p><p>Comment développer son intuition et la réflexion rapide ?</p><p>En puisant dans le mystérieux et puissant système d'apprentissage procédural (vs déclaratif)</p><p>Le mode déclaratif est très en lien avec la mémoire de travail (on peut déclarer ce que l'on apprend par a + b), la plupart des méthodes de mémorisation déjà évoquées font appel à la mémoire déclarative.</p><p>Le système procédural lui est une sorte de boîte noire, on ne peut voir ce qu'il s'y passe à l'intérieur, il est impliqué quand par exemple un tout jeune enfant apprend sa langue maternelle, lors d'un service au tennis (on a intériorisé comment faire sans plus réfléchir).</p><p>Ces deux modes travaillent de concert dans la plupart des apprentissages.</p><p>Pour développer son intuition, il faut donc décomposer les étapes du problème ou de l'apprentissage, jusqu'à les maîtriser et développer une certaine intuition pour résoudre le problème.</p><br><p>Comment acquérir plus d'autodiscipline ?</p><ul><li>faciliter les choix difficiles par exemple préparer son sac pour la séance de piscine, préparer son bureau pour le lendemain (laisser l'espace pour le lendemain, le livre ouvert à la bonne page, avec le stylo et tout ce dont on a besoin)</li><li>éliminer les tentations et les distractions</li><li>changer ses habitudes : c'est dans ce mode pilote automatique que se trouve toute la puissance de l'habitude, il s'agit d'ancrer les actions dans une routine qui ne demande pas d'efforts (personne ne râle quand il s'agit de se brosser les dents). Ancrer une habitude prend environ 2 mois.</li><li>savoir où et quand se réalisent les tâches, à planifier dans son agenda</li><li>ne pas oublier de se ressources, les pauses sont primordiales</li><li>intégrer d'autres personnes, qui doivent être au courant des deadlines qu'on s'est fixées : mettre d'autres personnes dans la boucle peut être motivant</li></ul><p>Et surtout ne pas oublier que l'auto-discipline n'est pas une émanation de notre tempérament, mais une ressource limitée, très dependante de la motivation</p><br><p>Comment renforcer sa motivation ?</p><p>Elle peut être créée, renforcée, maintenue par des techniques intelligentes :</p><ul><li>l'intérêt : trouver ce que l'on peut en tirer, dresser une liste de tous les avantages auxquels on peut penser, ou tout simplement se récompenser quand on a réalisé une partie de la tâche</li><li>la maîtrise : on prend du plaisir à ressentir ses progrès, si la tâche est trop ardue, elle frustre, si elle est trop facile, elle ennuie. il faut trouver le juste dosage de difficulté.</li></ul><p>Il est important de se fixer des objectifs :</p><ul><li>à long terme : doit provoquer de l'enthousiasme et un sentiment agréable quand on y pense. Garder une photo ou un objet physique le représentant. Ce symbole sert de rappel pour inciter à persévérer</li><li>jalons : ils représentent une étape sur le chemin</li><li>de processus </li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Les auteurs nous livrent divers outils mnémotechniques ;</p><p><br></p><ul><li>les acronymes : pour retenir les 3 principaux philosophes grecs, Socrate, Platon, Aristote, on forme l'acronyme SPA, issu des premières lettres de leur nom</li><li>les phrases, sur le même principe, on forme une phrase pour retenir les planètes du système solaire : Mon vieux toutou Médor joue sur un nuage, pour Mercure, vénus, Terre, Mars, etc.</li><li>Il ne faut pas non plus oublier que le cerveau a une excellente mémoire visuelle, la moitié du cortex humain est impliquée dans le processus visuel, tandis que moins de 10 pcent est auditif. Donc même celles et ceux qui ne pensent pas être des visuels le sont. Il s'agit donc de créer un image qui représente le concept que l'on essaie de retenir, et plus l'image est loufoque, plus elle restera gravée dans la mémoire. Ils évoquent alors le palais de mémoire, que j'évoquerai plus tard, à partir de notes d'un autre livre de vie pratique qui le détaille de façon plus complète, et qui explique aussi plus avant comment convoquer une image à partir d'un concept, qui paraît assez contre-intuitif.</li><li>Métaphores : j'ai utilisé plusieurs métaphores, par exemple le drone pour le mode diffus, car elles sont un excellent moyen de simplifier et de saisir l'essence du sujet.</li></ul><p><br></p><p>Comment développer son intuition et la réflexion rapide ?</p><p>En puisant dans le mystérieux et puissant système d'apprentissage procédural (vs déclaratif)</p><p>Le mode déclaratif est très en lien avec la mémoire de travail (on peut déclarer ce que l'on apprend par a + b), la plupart des méthodes de mémorisation déjà évoquées font appel à la mémoire déclarative.</p><p>Le système procédural lui est une sorte de boîte noire, on ne peut voir ce qu'il s'y passe à l'intérieur, il est impliqué quand par exemple un tout jeune enfant apprend sa langue maternelle, lors d'un service au tennis (on a intériorisé comment faire sans plus réfléchir).</p><p>Ces deux modes travaillent de concert dans la plupart des apprentissages.</p><p>Pour développer son intuition, il faut donc décomposer les étapes du problème ou de l'apprentissage, jusqu'à les maîtriser et développer une certaine intuition pour résoudre le problème.</p><br><p>Comment acquérir plus d'autodiscipline ?</p><ul><li>faciliter les choix difficiles par exemple préparer son sac pour la séance de piscine, préparer son bureau pour le lendemain (laisser l'espace pour le lendemain, le livre ouvert à la bonne page, avec le stylo et tout ce dont on a besoin)</li><li>éliminer les tentations et les distractions</li><li>changer ses habitudes : c'est dans ce mode pilote automatique que se trouve toute la puissance de l'habitude, il s'agit d'ancrer les actions dans une routine qui ne demande pas d'efforts (personne ne râle quand il s'agit de se brosser les dents). Ancrer une habitude prend environ 2 mois.</li><li>savoir où et quand se réalisent les tâches, à planifier dans son agenda</li><li>ne pas oublier de se ressources, les pauses sont primordiales</li><li>intégrer d'autres personnes, qui doivent être au courant des deadlines qu'on s'est fixées : mettre d'autres personnes dans la boucle peut être motivant</li></ul><p>Et surtout ne pas oublier que l'auto-discipline n'est pas une émanation de notre tempérament, mais une ressource limitée, très dependante de la motivation</p><br><p>Comment renforcer sa motivation ?</p><p>Elle peut être créée, renforcée, maintenue par des techniques intelligentes :</p><ul><li>l'intérêt : trouver ce que l'on peut en tirer, dresser une liste de tous les avantages auxquels on peut penser, ou tout simplement se récompenser quand on a réalisé une partie de la tâche</li><li>la maîtrise : on prend du plaisir à ressentir ses progrès, si la tâche est trop ardue, elle frustre, si elle est trop facile, elle ennuie. il faut trouver le juste dosage de difficulté.</li></ul><p>Il est important de se fixer des objectifs :</p><ul><li>à long terme : doit provoquer de l'enthousiasme et un sentiment agréable quand on y pense. Garder une photo ou un objet physique le représentant. Ce symbole sert de rappel pour inciter à persévérer</li><li>jalons : ils représentent une étape sur le chemin</li><li>de processus </li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Notes de lecture 2 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve</title>
			<itunes:title>Notes de lecture 2 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Scheve</itunes:title>
			<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 08:00:27 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Suite des mes notes Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Shewe</p><br><p>Pour mieux apprendre et mieux retenir, il est important d'étudier activement, pas passivement, et pour ce faire, il faut mettre la récupération au coeur de l'apprentissage : il s'agit de s'éloigner du texte à apprendre, et face à une page blanche, ou à l'oral, de voir si on parvient à extraire les informations de sa propre mémoire. C'est assez contre-intuitif car on nous a appris à faire des fiches, à les stabiloter, à la lire et relire jusqu'à les connaître. Lors de ces relectures, le cerveau croit qu'il sait, alors qu'il ne sait pas. </p><p>Alors que curieusement, la meilleure façon de stocker une information est d'essayer de l'extraire de sa mémoire, au lieu de simplement regarder la réponse. Cela nous permet d'avoir un feedback qui indique ce que l'on connait bien, et ce que l'on doit retravailler. </p><br><p>Il faut aussi savoir qu'assimiler de nouvelles connaissances consolide ce que l'on a déjà appris, autrement dit, quand on crée de nouvelles connexions, on sollicite aussi les anciennes. Les ensembles neuronaux de liens doivent se connecter à autant d'autres ensembles que possible afin de construire une solide architecture neuronale. </p><br><p>Les auteurs nous livrent ensuite quelques conseils basiques : </p><ul><li>faire du sport permet de sécréter une protéine qui favorise l'apparition d'épines sur les neurones, favorisnat le connexion entre neurones</li><li>ils mettent aussi en avant l'importance du sommeil : pendant la journée, le cerveau qui travaille dur produit des toxines et c'est pendant le sommeil que le nettoyage a lieu. La sieste également semble favoriser l'apprentissage, à conseiller à celles et ceux qui peuvent en faire. </li></ul><p>Pour favoriser le sommeil, il peut être aussi intéressant de prendre quelques minutes pour faire une to-do list afin de se vider la tête et aborder la nuit plus sereinement. Et bien sûr éviter la lumière des téléphones portables, ordinateurs ou écrans de télévision. </p><ul><li>espacer les séances d'apprentissage : réviser 10h en une seule journée est bien moins efficace que 10h d'apprentissage répartis sur 10 jours. </li></ul><p><br></p><p>Ils nous expliquent ensuite ce que sont la mémoire de travail, et la mémoire à long terme. </p><p>Les auteurs de prouesse mentale possèdent généralement une mémoire de travail très efficiente : c'est l'espace mental temporaire où l'on peut déposer et manipuler les informations, c'est elle que l'in utilise pour résoudre les problèmes, comprendre le sens de ce que l'on lit par exemple. </p><p>Il faut imaginer la mémoire de travail comme une pieuvre, qui n'a qu'un nombre limité de bras, tandis que la mémoire à long terme est quasi illimitée. Et les ensembles de liens dans la mémoire à long terme renforcent la mémoire de travail, puisque chacun des bras de la pieuvre peut attraper un ensemble de liens déjà assimilés.</p><p>Ainsi, afin que la pieuvre ne souffre pas de surcharge cognitive à recevoir trop d'informations, il convient de décomposer l'information , pour la recomposer, et la faire assimilier par la mémoire de travail. Il suffit ensuite à la mémoire de travail de convoquer cette notion assimilée depuis la mémoire à long terme, pour tout dérouler. </p><p>Il y a d'autres façons de libérer la mémoire de travail, comme la to-do list dont nous avons déjà parlé. </p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Suite des mes notes Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Shewe</p><br><p>Pour mieux apprendre et mieux retenir, il est important d'étudier activement, pas passivement, et pour ce faire, il faut mettre la récupération au coeur de l'apprentissage : il s'agit de s'éloigner du texte à apprendre, et face à une page blanche, ou à l'oral, de voir si on parvient à extraire les informations de sa propre mémoire. C'est assez contre-intuitif car on nous a appris à faire des fiches, à les stabiloter, à la lire et relire jusqu'à les connaître. Lors de ces relectures, le cerveau croit qu'il sait, alors qu'il ne sait pas. </p><p>Alors que curieusement, la meilleure façon de stocker une information est d'essayer de l'extraire de sa mémoire, au lieu de simplement regarder la réponse. Cela nous permet d'avoir un feedback qui indique ce que l'on connait bien, et ce que l'on doit retravailler. </p><br><p>Il faut aussi savoir qu'assimiler de nouvelles connaissances consolide ce que l'on a déjà appris, autrement dit, quand on crée de nouvelles connexions, on sollicite aussi les anciennes. Les ensembles neuronaux de liens doivent se connecter à autant d'autres ensembles que possible afin de construire une solide architecture neuronale. </p><br><p>Les auteurs nous livrent ensuite quelques conseils basiques : </p><ul><li>faire du sport permet de sécréter une protéine qui favorise l'apparition d'épines sur les neurones, favorisnat le connexion entre neurones</li><li>ils mettent aussi en avant l'importance du sommeil : pendant la journée, le cerveau qui travaille dur produit des toxines et c'est pendant le sommeil que le nettoyage a lieu. La sieste également semble favoriser l'apprentissage, à conseiller à celles et ceux qui peuvent en faire. </li></ul><p>Pour favoriser le sommeil, il peut être aussi intéressant de prendre quelques minutes pour faire une to-do list afin de se vider la tête et aborder la nuit plus sereinement. Et bien sûr éviter la lumière des téléphones portables, ordinateurs ou écrans de télévision. </p><ul><li>espacer les séances d'apprentissage : réviser 10h en une seule journée est bien moins efficace que 10h d'apprentissage répartis sur 10 jours. </li></ul><p><br></p><p>Ils nous expliquent ensuite ce que sont la mémoire de travail, et la mémoire à long terme. </p><p>Les auteurs de prouesse mentale possèdent généralement une mémoire de travail très efficiente : c'est l'espace mental temporaire où l'on peut déposer et manipuler les informations, c'est elle que l'in utilise pour résoudre les problèmes, comprendre le sens de ce que l'on lit par exemple. </p><p>Il faut imaginer la mémoire de travail comme une pieuvre, qui n'a qu'un nombre limité de bras, tandis que la mémoire à long terme est quasi illimitée. Et les ensembles de liens dans la mémoire à long terme renforcent la mémoire de travail, puisque chacun des bras de la pieuvre peut attraper un ensemble de liens déjà assimilés.</p><p>Ainsi, afin que la pieuvre ne souffre pas de surcharge cognitive à recevoir trop d'informations, il convient de décomposer l'information , pour la recomposer, et la faire assimilier par la mémoire de travail. Il suffit ensuite à la mémoire de travail de convoquer cette notion assimilée depuis la mémoire à long terme, pour tout dérouler. </p><p>Il y a d'autres façons de libérer la mémoire de travail, comme la to-do list dont nous avons déjà parlé. </p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Notes de lecture 1 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Schewe</title>
			<itunes:title>Notes de lecture 1 : Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olav Schewe</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Le livre pratique nous livre des techniques pour apprendre plus efficacement.</p><br><p>Ils nous parlent d'abord de la technique Pomodoro, que j'ai déjà expérimentée, et que je valide. Elle m'a aidé à lutter contre la procrastination. Elle est très simple, et ce sont en général les méthodes les plus simples qui sont plus les plus efficaces.</p><p>Il suffit de :</p><ul><li>s'isoler</li><li>régler un minuteur sur 25 minutes(il existe aussi des applications sur smartphone qui font minuteur)</li><li>étudier aussi intensément que possible pendant ce temps</li><li>faire une pause de 5 minutes en se récompensant (en se faisant une boisson chaude, en bougeant son corps par exemple)</li></ul><p>Cette méthode est adaptable quant à la durée des sessions de travail et de pause, mais il ne faut pas aller en deça de 25 minutes (il faut savoir que le fait de penser à quelque chose que l'on n'a pas envie de faire conduit à une douleur au cerveau. Cette douleur diminue après 20 minutes de concentration sur une activité.</p><p>En quoi cette méthode est-elle intéressante ?</p><ul><li>les périodes intenses et brèves de concentration profonde entraînent le cerveau à se concentrer</li><li>il est plus facile de s'engager à plusieurs reprises dans de brèves périodes d'étude (cela est transposable à toute tâche de la vie quotidienne)</li><li>on se concentre sur le processus plutôt que sur l'objectif ou le résultat, et à long terme, avois mis en place un solide processus est bien plus important que n'importe quelle séance</li></ul><p>Effectivement de mon côté j'ai adapté la technique Pomodoro et elle a intégré mon quotidien : dès que je me retrouve confrontée à une tâche que je n'ai pas envie de faire, j'envoie le signal à mon cerveau qu'il est autorisé à s'arrêter au bout de 25 minutes. De ce fait je me mets au travail plus facilement, et généralement je poursuis la tâche jusqu'à la finir.</p><br><p>Les auteurs mettent aussi en garde contre le multitasking, on se croit plus productif à mener plusieurs tâches à la fois, et c'est exactement le contraire qui se passe. Dès que l'on s'attelle à une tâche, on active des informations stockées dans notre cerveau liées à cette tâche. Quand on porte son attention sur une nouvelle tâche, on active un ensemble d'informations différent. Mais il reste ce qu'on appelle un résidu d'attention, c'est à dire un reste d'attention lié à la première tâche, et l'attention n'est pas totalement portée sur la nouvelle tâche. Et la performance cognitive chute.</p><p>Pour être efficace, il faut que la tâche soit terminée dans notre tête.</p><br><p>Il y a une exception à cette règle : quand nous sommes confrontés à un problème qui nous semble insoluble, ou quand nous souhaitons faire preuve de créativité. </p><p>Dans ce cas, il peut être intéressant de faire travailler son cerveau en mode diffus plutôt qu'en mode concentré. Le cerveau va continuer de travailler en sous-main, sans que l'on s'en rende compte. Les deux auteurs utilisent deux métaphores assez parlantes pour nous expliquer ces deux modes :</p><ul><li>pour le mode concentré, quand on réfléchit intensément à un problème : il faut voir le cerveau comme un labyrinthe dans lequel des concepts assimilés ont formé des chemins, et les pensées se déplacent le long de ces chemins préalablement établis</li><li>pour le mode diffus, il faut l'imaginer comme un drone qui survole rapidement les différentes zone du cerveau, permettant de créer des liens entre des zones qui ne sont habituellement pas connectées entre elles. Ce drone permet de percer de nouveaux chemins de capacité et de compréhension. </li></ul><p>Et une fois que le mode diffus a fait ce travail, le mode concentré vient à la rescousse pour consolider et renforcer ces nouvelles idées. </p><p>La technique Hard start utilise cette méthode, alternant les deux modes pour le meilleur. Elle conseille de commencer par le problème le plus difficile, puis de passer à un autre problème plus facile dès que l'on est coincé, puis retourner au problème le plus difficile. </p><br><p>Les auteurs font ensuite un point sur le fonctionnement du cerveau, qui abrite 86 milliards de neurones, de quoi assurer suffisamment d'espace pour apprendre</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Le livre pratique nous livre des techniques pour apprendre plus efficacement.</p><br><p>Ils nous parlent d'abord de la technique Pomodoro, que j'ai déjà expérimentée, et que je valide. Elle m'a aidé à lutter contre la procrastination. Elle est très simple, et ce sont en général les méthodes les plus simples qui sont plus les plus efficaces.</p><p>Il suffit de :</p><ul><li>s'isoler</li><li>régler un minuteur sur 25 minutes(il existe aussi des applications sur smartphone qui font minuteur)</li><li>étudier aussi intensément que possible pendant ce temps</li><li>faire une pause de 5 minutes en se récompensant (en se faisant une boisson chaude, en bougeant son corps par exemple)</li></ul><p>Cette méthode est adaptable quant à la durée des sessions de travail et de pause, mais il ne faut pas aller en deça de 25 minutes (il faut savoir que le fait de penser à quelque chose que l'on n'a pas envie de faire conduit à une douleur au cerveau. Cette douleur diminue après 20 minutes de concentration sur une activité.</p><p>En quoi cette méthode est-elle intéressante ?</p><ul><li>les périodes intenses et brèves de concentration profonde entraînent le cerveau à se concentrer</li><li>il est plus facile de s'engager à plusieurs reprises dans de brèves périodes d'étude (cela est transposable à toute tâche de la vie quotidienne)</li><li>on se concentre sur le processus plutôt que sur l'objectif ou le résultat, et à long terme, avois mis en place un solide processus est bien plus important que n'importe quelle séance</li></ul><p>Effectivement de mon côté j'ai adapté la technique Pomodoro et elle a intégré mon quotidien : dès que je me retrouve confrontée à une tâche que je n'ai pas envie de faire, j'envoie le signal à mon cerveau qu'il est autorisé à s'arrêter au bout de 25 minutes. De ce fait je me mets au travail plus facilement, et généralement je poursuis la tâche jusqu'à la finir.</p><br><p>Les auteurs mettent aussi en garde contre le multitasking, on se croit plus productif à mener plusieurs tâches à la fois, et c'est exactement le contraire qui se passe. Dès que l'on s'attelle à une tâche, on active des informations stockées dans notre cerveau liées à cette tâche. Quand on porte son attention sur une nouvelle tâche, on active un ensemble d'informations différent. Mais il reste ce qu'on appelle un résidu d'attention, c'est à dire un reste d'attention lié à la première tâche, et l'attention n'est pas totalement portée sur la nouvelle tâche. Et la performance cognitive chute.</p><p>Pour être efficace, il faut que la tâche soit terminée dans notre tête.</p><br><p>Il y a une exception à cette règle : quand nous sommes confrontés à un problème qui nous semble insoluble, ou quand nous souhaitons faire preuve de créativité. </p><p>Dans ce cas, il peut être intéressant de faire travailler son cerveau en mode diffus plutôt qu'en mode concentré. Le cerveau va continuer de travailler en sous-main, sans que l'on s'en rende compte. Les deux auteurs utilisent deux métaphores assez parlantes pour nous expliquer ces deux modes :</p><ul><li>pour le mode concentré, quand on réfléchit intensément à un problème : il faut voir le cerveau comme un labyrinthe dans lequel des concepts assimilés ont formé des chemins, et les pensées se déplacent le long de ces chemins préalablement établis</li><li>pour le mode diffus, il faut l'imaginer comme un drone qui survole rapidement les différentes zone du cerveau, permettant de créer des liens entre des zones qui ne sont habituellement pas connectées entre elles. Ce drone permet de percer de nouveaux chemins de capacité et de compréhension. </li></ul><p>Et une fois que le mode diffus a fait ce travail, le mode concentré vient à la rescousse pour consolider et renforcer ces nouvelles idées. </p><p>La technique Hard start utilise cette méthode, alternant les deux modes pour le meilleur. Elle conseille de commencer par le problème le plus difficile, puis de passer à un autre problème plus facile dès que l'on est coincé, puis retourner au problème le plus difficile. </p><br><p>Les auteurs font ensuite un point sur le fonctionnement du cerveau, qui abrite 86 milliards de neurones, de quoi assurer suffisamment d'espace pour apprendre</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Place à la science-fiction</title>
			<itunes:title>Place à la science-fiction</itunes:title>
			<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Silo, Hugh Howey / Vera dans son monde, Gary Shteyngart / Des animaux difficiles, Rosa Montero</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p><u>Silo, Hugh Howey</u></p><p>J'ai découvert cette trilogie grâce à mon compagnon, qui est en train de regarder sur Apple TV son adaptation en série. Elle a paru au début des années 2010, et revient grâce à elle au goût du jour. C'est un pur thriller apocalyptique, c'est à dire que le suspense est entretenu de main de maître : secrets, interdits, rebondissements nous font tourner les pages, et on veut savoir !</p><p>Voici l'univers dans lequel on évolue, sans divulgâcher (l'auteur nous y fait entrer de façon très immersive et efficace) : nous sommes dans un silo souterrain de 144 étages pour se protéger des conditions de vie mortelles à la surface de la terre.</p><p>Une hiérarchie très rigide a été mise en place, ceux tout en bas, physiquement, sont aussi tout en bas de l'échelle sociale. On trouve tout en haut les dirigeants, sheriff, maire, qui depuis la cafeteria ont une vue sur la terre et les collines dévastées au dehors.</p><p>En plus du suspense, il y a une réflexion politique (très légère, n'y allez pas pour cela, c'est le récit qui induit ça) : pour maintenir le système, on contrôle l'information, on joue sur les peurs collectives, on installe une hiérarchie sociale, et on voit bien comment une population arrive à accepter un système oppressif pour peu que le voisin fasse de même. Et ce qui semblait réconfortant (le bunker qui protège) devient peu à peu oppressant (claustrophobes s'abstenir !). Les personnages principaux vont peu à peu douter de ce système, le questionner, à leurs dépens, ou pas ! Juliette est la figure de proue de cette révolte, et est très agréable à suivre : son côté technicienne, pragmatique, obstiné sont attachants, elle cherche à comprendre. Mais c'est de la technique facile, surtout pas de la hard science fiction, mais un très bon thriller post-apocalyptique, et vrai page-turner. Je recommande !</p><br><p><u>Vera dans son monde, Gary Shteyngart </u></p><p>Ici, pas d'univers futuriste ou apocalyptique spectaculaire, juste un monde légèrement dystopique, pas loin de notre réalité actuelle. C'est un roman écrit en réaction au retour au pouvoir de Trump, donc certains critiques l'ont trouvé un peu léger, et je suis d'accord avec eux. Il s'articule sur deux scènes seulement, familiales, mais dans les yeux de Vera (le roman est à la première personne), une loi à venir qui favorise les Américains de souche prend bien moins de place que les disputes de ses parents. </p><p>Une famille se désagrège, tandis que la démocratie se fragilise, tout est au même niveau, et l'anxiété de Vera est touchante, on retrouve à travers elle l'ironie et la tendresse coutumières à Gary Shteyngart.</p><p>Vera est le point fort du roman : elle nous parle de Kaspie, l'échiquier électronique avec lequel elle joue ; Stella, la voiture autonome  (nous en sommes à un point où les objets du quotidien sont boostés à l'IA, et surtout des relations dysfonctionnelles dans  sa famille, qu'elle subit. </p><p>Toutefois, si vous souhaitez découvrir la plume de Gary Shteyngart, je vous conseille Lake success, bien meilleur à mon sens. </p><br><p><u>Des animaux difficiles, Rosa Montero</u></p><p>Autre autrice que j'affectionne particulièrement, et que j'ai abandonnée en cours de route, faute de retrouver ce que j'aime habituellement chez elle : ici, l'enquête a pris le pas sur la dimension psychologique des personnages. </p><p>On y retrouve Bruna Husky, réplicante et détective, pour un quatrième tome. </p><p>Je ne suis pas sûre de continuer, ayant fait l'impasse sur cet opus. Toutefois, je souligne la grande qualité narrative de Rosa Montero, les trois premiers tomes sont à mettre entre toutes les mains et pas seulement celles des amateurs de SF. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><u>Silo, Hugh Howey</u></p><p>J'ai découvert cette trilogie grâce à mon compagnon, qui est en train de regarder sur Apple TV son adaptation en série. Elle a paru au début des années 2010, et revient grâce à elle au goût du jour. C'est un pur thriller apocalyptique, c'est à dire que le suspense est entretenu de main de maître : secrets, interdits, rebondissements nous font tourner les pages, et on veut savoir !</p><p>Voici l'univers dans lequel on évolue, sans divulgâcher (l'auteur nous y fait entrer de façon très immersive et efficace) : nous sommes dans un silo souterrain de 144 étages pour se protéger des conditions de vie mortelles à la surface de la terre.</p><p>Une hiérarchie très rigide a été mise en place, ceux tout en bas, physiquement, sont aussi tout en bas de l'échelle sociale. On trouve tout en haut les dirigeants, sheriff, maire, qui depuis la cafeteria ont une vue sur la terre et les collines dévastées au dehors.</p><p>En plus du suspense, il y a une réflexion politique (très légère, n'y allez pas pour cela, c'est le récit qui induit ça) : pour maintenir le système, on contrôle l'information, on joue sur les peurs collectives, on installe une hiérarchie sociale, et on voit bien comment une population arrive à accepter un système oppressif pour peu que le voisin fasse de même. Et ce qui semblait réconfortant (le bunker qui protège) devient peu à peu oppressant (claustrophobes s'abstenir !). Les personnages principaux vont peu à peu douter de ce système, le questionner, à leurs dépens, ou pas ! Juliette est la figure de proue de cette révolte, et est très agréable à suivre : son côté technicienne, pragmatique, obstiné sont attachants, elle cherche à comprendre. Mais c'est de la technique facile, surtout pas de la hard science fiction, mais un très bon thriller post-apocalyptique, et vrai page-turner. Je recommande !</p><br><p><u>Vera dans son monde, Gary Shteyngart </u></p><p>Ici, pas d'univers futuriste ou apocalyptique spectaculaire, juste un monde légèrement dystopique, pas loin de notre réalité actuelle. C'est un roman écrit en réaction au retour au pouvoir de Trump, donc certains critiques l'ont trouvé un peu léger, et je suis d'accord avec eux. Il s'articule sur deux scènes seulement, familiales, mais dans les yeux de Vera (le roman est à la première personne), une loi à venir qui favorise les Américains de souche prend bien moins de place que les disputes de ses parents. </p><p>Une famille se désagrège, tandis que la démocratie se fragilise, tout est au même niveau, et l'anxiété de Vera est touchante, on retrouve à travers elle l'ironie et la tendresse coutumières à Gary Shteyngart.</p><p>Vera est le point fort du roman : elle nous parle de Kaspie, l'échiquier électronique avec lequel elle joue ; Stella, la voiture autonome  (nous en sommes à un point où les objets du quotidien sont boostés à l'IA, et surtout des relations dysfonctionnelles dans  sa famille, qu'elle subit. </p><p>Toutefois, si vous souhaitez découvrir la plume de Gary Shteyngart, je vous conseille Lake success, bien meilleur à mon sens. </p><br><p><u>Des animaux difficiles, Rosa Montero</u></p><p>Autre autrice que j'affectionne particulièrement, et que j'ai abandonnée en cours de route, faute de retrouver ce que j'aime habituellement chez elle : ici, l'enquête a pris le pas sur la dimension psychologique des personnages. </p><p>On y retrouve Bruna Husky, réplicante et détective, pour un quatrième tome. </p><p>Je ne suis pas sûre de continuer, ayant fait l'impasse sur cet opus. Toutefois, je souligne la grande qualité narrative de Rosa Montero, les trois premiers tomes sont à mettre entre toutes les mains et pas seulement celles des amateurs de SF. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Ces autrices méritent-elles leur succès ? </title>
			<itunes:title>Ces autrices méritent-elles leur succès ? </itunes:title>
			<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le calamity club, Kathryn Stockett / Une unique lueur, Fred Vargas </itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux autrices dont le roman paru récemment est un succès :</p><br><p><u>Le Calamity club, Kathryn Stockett</u></p><p>C'est un gros coup de coeur, je découvrais la plume de l'autrice, qui n'avait rien publié depuis plus de 15 ans, sans doute paralysée par le succès de La couleur des sentiments, vendu à des millions d'exemplaires en 2009 partout dans le monde, une véritable success story éditoriale. Elle avait été retoquée par tous les éditeurs avant de finalement parvenir à faire paraître son livre, qui va devenir un best-seller mondial.</p><p>Elle revient ici avec une histoire de sororité très réussie. Ici les femmes sont fortes, libres et courageuses, et prennent leur destin en main, d'une façon qui est pour le moins originale. Meg et Birdie parlent, en une alternance de chapitres, à la première personne, ce sont elles les narratrices, et impriment leur forte personnalité à chaque page.</p><p>Au tout début du roman (nous sommes comme dans La couleur des sentiments dans l'état du Mississipi, en 1933, la Grande Dépression est passée par là) Birdie est dépêchée par sa mère pour aller demander de l'aide à sa soeur qui a fait un beau mariage. Meg, elle, devient orpheline (sa mère est partie un matin et n'est jamais revenue) et est envoyée dans un pensionnat avec une directrice sadique.</p><p>Nous découvrons l'intrigue au fur et à mesure, avec elles, à espérer que leur situation s'améliore.</p><p>Rien ne les relie au début, mais leur trajectoire va finalement se rejoindre au cours du récit. Ce sont deux héroïnes très attachantes, qui ont un regard tout à la fois acéré et empathique. Il y a beaucoup d'humour aussi, ce qui n'empêche pas l'émotion et de la mélancolie. Un bonheur de lecture, un excellent roman détente !</p><br><p><u>Une unique lueur, Fred Vargas</u></p><p>Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans de Fred Vargas, les derniers en date (Quand sort la recluse, Sur la dalle) n'avaient pas reçu un bon accueil critique, qui parlaient d'ennui et de confusion, ce qui m'avait un peu découragée. Cet opus, 13ème aventure du commissaire Adamsberg, marquait, parait-il, un regain de vitalité.</p><p>Je ne suis malheureusement pas d'accord, je n'ai pas trouvé qu'il était du niveau des premiers Vargas, comme Pars vite et reviens tard, qui avaient fait sa réputation d'autrice.</p><p>Ce que j'ai eu plaisir à retrouver, c'est la façon toujours aussi unique et ésotérique qu'a Adamsberg de résoudre ses enquêtes. Ici, des jeunes femmes incroyablement belles sont retrouvées mortes, dans une mise en scène travaillée. Et pour démasquer le tueur, il faudra cette fois réviser ses classiques, de Nerval le poète maudit aux vieux films hollywoodiens. Son enquête tordue et érudite, comme habituellement, m'a poussé à tourner les pages et à aller au bout du livre.</p><p>Ce qui m'a déçu est tout ce qui n'est pas Adamsberg. Il est entouré d'une équipe aux petits oignons, qui cette fois-ci n'a pas été mise en valeur. J'avais aussi le souvenir dans les premiers romans de dialogues amusants entre eux, que je n'ai pas retrouvés ici.</p><p>Bref, un roman policier que j'ai quand même trouvé relativement agréable, sans plus.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux autrices dont le roman paru récemment est un succès :</p><br><p><u>Le Calamity club, Kathryn Stockett</u></p><p>C'est un gros coup de coeur, je découvrais la plume de l'autrice, qui n'avait rien publié depuis plus de 15 ans, sans doute paralysée par le succès de La couleur des sentiments, vendu à des millions d'exemplaires en 2009 partout dans le monde, une véritable success story éditoriale. Elle avait été retoquée par tous les éditeurs avant de finalement parvenir à faire paraître son livre, qui va devenir un best-seller mondial.</p><p>Elle revient ici avec une histoire de sororité très réussie. Ici les femmes sont fortes, libres et courageuses, et prennent leur destin en main, d'une façon qui est pour le moins originale. Meg et Birdie parlent, en une alternance de chapitres, à la première personne, ce sont elles les narratrices, et impriment leur forte personnalité à chaque page.</p><p>Au tout début du roman (nous sommes comme dans La couleur des sentiments dans l'état du Mississipi, en 1933, la Grande Dépression est passée par là) Birdie est dépêchée par sa mère pour aller demander de l'aide à sa soeur qui a fait un beau mariage. Meg, elle, devient orpheline (sa mère est partie un matin et n'est jamais revenue) et est envoyée dans un pensionnat avec une directrice sadique.</p><p>Nous découvrons l'intrigue au fur et à mesure, avec elles, à espérer que leur situation s'améliore.</p><p>Rien ne les relie au début, mais leur trajectoire va finalement se rejoindre au cours du récit. Ce sont deux héroïnes très attachantes, qui ont un regard tout à la fois acéré et empathique. Il y a beaucoup d'humour aussi, ce qui n'empêche pas l'émotion et de la mélancolie. Un bonheur de lecture, un excellent roman détente !</p><br><p><u>Une unique lueur, Fred Vargas</u></p><p>Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans de Fred Vargas, les derniers en date (Quand sort la recluse, Sur la dalle) n'avaient pas reçu un bon accueil critique, qui parlaient d'ennui et de confusion, ce qui m'avait un peu découragée. Cet opus, 13ème aventure du commissaire Adamsberg, marquait, parait-il, un regain de vitalité.</p><p>Je ne suis malheureusement pas d'accord, je n'ai pas trouvé qu'il était du niveau des premiers Vargas, comme Pars vite et reviens tard, qui avaient fait sa réputation d'autrice.</p><p>Ce que j'ai eu plaisir à retrouver, c'est la façon toujours aussi unique et ésotérique qu'a Adamsberg de résoudre ses enquêtes. Ici, des jeunes femmes incroyablement belles sont retrouvées mortes, dans une mise en scène travaillée. Et pour démasquer le tueur, il faudra cette fois réviser ses classiques, de Nerval le poète maudit aux vieux films hollywoodiens. Son enquête tordue et érudite, comme habituellement, m'a poussé à tourner les pages et à aller au bout du livre.</p><p>Ce qui m'a déçu est tout ce qui n'est pas Adamsberg. Il est entouré d'une équipe aux petits oignons, qui cette fois-ci n'a pas été mise en valeur. J'avais aussi le souvenir dans les premiers romans de dialogues amusants entre eux, que je n'ai pas retrouvés ici.</p><p>Bref, un roman policier que j'ai quand même trouvé relativement agréable, sans plus.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Deux romans français parus ce début d'année]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Deux romans français parus ce début d'année]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 09:25:29 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari / Première amoure, Emmanuelle Richard]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux romans qui ont fait l'actualité de la rentrée littéraire d'hiver 2026 : </p><br><p>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p>C'est un roman qui met en perspective la vie d'immigrés et d'expatriés, et leurs difficultés rencontrées sur place. Il est librement inspiré des années d'enseignement de l'auteur dans le lycée français d'Abu Dhabi.</p><p>Le narrateur vit donc à Abu Dhabi, avec sa femme et sa fille, pour laquelle il engage une nounou srilankaise. La situation entre eux est de fait inégalitaire, malgré leur bonne volonté à tous, générant de la culpabilité chez lui pour qui l'expatriation est un choix, et leur nounou, qui elle subit son immigration, laissant derrière elle sa famille .</p><p>On retrouve la qualité d'écriture habituelle de Jérôme Ferrari, parfois ironique, parfois moraliste, toujours incisive.</p><p>Le talent est évident, repéré depuis des dizaines d'années en France, il est même considéré par un des critiques du Masque et la plume comme un de nos auteurs potentiellement nobélisable, c'est dire ! (même si cela ne risque pas d'arriver, avec Le Clezio, Modiano et Ernaux déjà consacrés). Il a un style assez unique effectivement, qui est à la fois lyrique, et très précis. Et c'est un ancien professeur de philosophie, et cela se ressent aussidans son écriture. </p><p>Le début est très réussi, avec cet homme (lui), perdu au milieu des buildings, par une chaleur accablante. </p><p>Par contre, j'ai eu une sensation désagréable plusieurs fois à la lecture du roman, comme s'il avait écrit ce roman pour faire passer des messages à quelqu'un, ou se dédouaner, d'habitude je n'ai aucun souci quand un auteur mélange vraie vie et fiction, je trouve même cela plutôt ludique, mais ici cela n'a pas été le cas. </p><br><p>Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>Tout d'abord, le titre féminise le mot amour, sans que que je trouve pourquoi : j'ai supposé que l'autrice appelant de se voeux un amour décpnstruit, elle a décidé d'exploser les genres, au moins dans le titre de son roman</p><p>Il ne faut pas aller vers ce roman si on cherche une histoire d'amour classique, ici nous sommes dans l'analyse du sentiment amoureux, son récit est à moitié une autofiction, à moitié un essai, très ancré dans l'époque (elle aussi intègre les messages numériques), c'est très cérébral, y compris quand elle parle de désir. Elle interroge aussi les attentes, les rapports de pouvoir, la possibilité d'un amour égalitaire. </p><p>C'est très cérébral, et pour ma part, j'ai lu le roman "de loin", je n'ai pas réussi à y entrer pleinement, malgré (ou à cause de?) l'analyste intellectuelle aiguisée. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux romans qui ont fait l'actualité de la rentrée littéraire d'hiver 2026 : </p><br><p>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p>C'est un roman qui met en perspective la vie d'immigrés et d'expatriés, et leurs difficultés rencontrées sur place. Il est librement inspiré des années d'enseignement de l'auteur dans le lycée français d'Abu Dhabi.</p><p>Le narrateur vit donc à Abu Dhabi, avec sa femme et sa fille, pour laquelle il engage une nounou srilankaise. La situation entre eux est de fait inégalitaire, malgré leur bonne volonté à tous, générant de la culpabilité chez lui pour qui l'expatriation est un choix, et leur nounou, qui elle subit son immigration, laissant derrière elle sa famille .</p><p>On retrouve la qualité d'écriture habituelle de Jérôme Ferrari, parfois ironique, parfois moraliste, toujours incisive.</p><p>Le talent est évident, repéré depuis des dizaines d'années en France, il est même considéré par un des critiques du Masque et la plume comme un de nos auteurs potentiellement nobélisable, c'est dire ! (même si cela ne risque pas d'arriver, avec Le Clezio, Modiano et Ernaux déjà consacrés). Il a un style assez unique effectivement, qui est à la fois lyrique, et très précis. Et c'est un ancien professeur de philosophie, et cela se ressent aussidans son écriture. </p><p>Le début est très réussi, avec cet homme (lui), perdu au milieu des buildings, par une chaleur accablante. </p><p>Par contre, j'ai eu une sensation désagréable plusieurs fois à la lecture du roman, comme s'il avait écrit ce roman pour faire passer des messages à quelqu'un, ou se dédouaner, d'habitude je n'ai aucun souci quand un auteur mélange vraie vie et fiction, je trouve même cela plutôt ludique, mais ici cela n'a pas été le cas. </p><br><p>Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>Tout d'abord, le titre féminise le mot amour, sans que que je trouve pourquoi : j'ai supposé que l'autrice appelant de se voeux un amour décpnstruit, elle a décidé d'exploser les genres, au moins dans le titre de son roman</p><p>Il ne faut pas aller vers ce roman si on cherche une histoire d'amour classique, ici nous sommes dans l'analyse du sentiment amoureux, son récit est à moitié une autofiction, à moitié un essai, très ancré dans l'époque (elle aussi intègre les messages numériques), c'est très cérébral, y compris quand elle parle de désir. Elle interroge aussi les attentes, les rapports de pouvoir, la possibilité d'un amour égalitaire. </p><p>C'est très cérébral, et pour ma part, j'ai lu le roman "de loin", je n'ai pas réussi à y entrer pleinement, malgré (ou à cause de?) l'analyste intellectuelle aiguisée. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Deux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Deux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain]]></itunes:title>
			<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 22:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>L'idiot, Fedor Dostoïevski</p><p>C'est malheureusement une lecture mitigée, alors que j'y allais persuadée d adorer (comme cela avait été le cas dans mes jeunes années pour Les frères Karamazov). Tant pis ! J'ai ressenti ma lecture comme un torrent de mots, de personnages, de situations, de noms russes à rallonge (j'y ai remédié en donnant à chacun un surnom), qui parfois ont pu me faire suffoquer, avec des personnages que j'ai jugé outrés. J'ai eu l'impression de me retrouver face à une pièce de théâtre grand-guignolesque. La fin est à l'image de tout le roman : on avance  vers une tragédie grecque, les passions s'intensifient, les choix deviennent impossibles, et on s'achemine intranquillement vers le pire. </p><p>Dostoïevski décrit en détail le physique des personnages, leurs attitudes, tout cela en lien avec leur caractère, leur conscience, qu'il met à nu. </p><p>Par contre le prince Mychkine, l'"idiot" du roman, m'a émue : au début du roman, il revient en Russie après des années passées dans un sanatorium en Suisse, il est pauvre, fragile, sans défense, et surtout d'une innocence radicale, avec une capacité à voir la beauté et la souffrance là où les autres ne voient que le calcul et la honte.</p><p>Psychologiquement, il est un paradoxe : il est à la fois très naïf et en même temps d'une lucidité bouleversante. Et surtout d'une franchise désarmante, qui ne juge jamais, même si les autres la trouvent suspecte. Deux autres personnages sont très présents : Rogojine, qui estun epu comme le frère sombre du prince Mychkine, et Nastasia Filippovna, qui est le centre de gravité du roman. Mychkine essaie de sauver tout le monde, mais sa bonté est dangereuse, dans ce monde corrompu, et la fin tragique. </p><p>Bizarrement, ce qui est souvent reproché à ce roman, ce sont les digressions philosophiques, et personnellement c'est ce que j'ai le plus goûté, m'offrant une respiration bienvenue face à l'intrigue torrentielle, à laquelle, sinon, on n'échappe pas. </p><br><p>La horde du contrevent (2004), Alain Damasio</p><p>Une autre lecture de classique (ou en passe de le devenir, grâce à la secte des "adorateurs" de Damasio, qui ne cesse de grandir chaque année), cette fois-ci de science-fiction, et au-delà ! Il le mérite, ses qualités sont évidentes, le fait que j'aie abandonné passées les 150 pages s'explique plus par mes limites personnelles que par la très grande qualité du roman, bien réelle. </p><p>La forme de narration est très originale, polyphonique : paragraphe après paragraphe, l'histoire est racontée tour à tour par tous les membres de la horde, et chacun des paragraphes commence par un signe typographique qui indique immédiatement qui parle. Chacun possède son propre vocabulaire, son rythme, sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde, et c'est un véritable tour de force littéraire. Le lecteur n'a jamais une vision objective de la réalité (si tant est que cela soit possible), il doit reconstituer la réalité du récit à partir des témoignages parfois complémentaires, parfois contradictoires. </p><p>L'histoire aussi est assez démente : c'est un monde dans lequel le vent, permanent, souffle à une puissance extraordinaire. Depuis des siècles, des expéditions appelées des hordes sont entraînées pour accomplir une mission impossible : remonter le vent à la source, l'Extrême-Amont, afin de découvrir l'origine de ce phénomène. Nous en sommes à la 34ème expédition, les autres ayant toutes échoué. </p><p>Ma difficulté personnelle face à cette lecture a été mon manque de sens pratique, je ne comprenais absolument rien des stratégies et formations mises en place par la horde pour lutter et avancer contre le vent, et cela m'a fatiguée, et fait me sentir bête, aussi j'ai abandonné aux alentours de la 150ème page, considérant que la littérature, c'est avant tout du plaisir ! Mais rien à voir avec la grande qualité intrinsèque du roman, évidente. </p><p>Je compte bien continuer avec La zone du dehors, ayant déjà lu Les furtifs, paru à la fin de années 2000 et que j'avais a-do-ré ! </p><br><p><br></p><br><p><br></p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>L'idiot, Fedor Dostoïevski</p><p>C'est malheureusement une lecture mitigée, alors que j'y allais persuadée d adorer (comme cela avait été le cas dans mes jeunes années pour Les frères Karamazov). Tant pis ! J'ai ressenti ma lecture comme un torrent de mots, de personnages, de situations, de noms russes à rallonge (j'y ai remédié en donnant à chacun un surnom), qui parfois ont pu me faire suffoquer, avec des personnages que j'ai jugé outrés. J'ai eu l'impression de me retrouver face à une pièce de théâtre grand-guignolesque. La fin est à l'image de tout le roman : on avance  vers une tragédie grecque, les passions s'intensifient, les choix deviennent impossibles, et on s'achemine intranquillement vers le pire. </p><p>Dostoïevski décrit en détail le physique des personnages, leurs attitudes, tout cela en lien avec leur caractère, leur conscience, qu'il met à nu. </p><p>Par contre le prince Mychkine, l'"idiot" du roman, m'a émue : au début du roman, il revient en Russie après des années passées dans un sanatorium en Suisse, il est pauvre, fragile, sans défense, et surtout d'une innocence radicale, avec une capacité à voir la beauté et la souffrance là où les autres ne voient que le calcul et la honte.</p><p>Psychologiquement, il est un paradoxe : il est à la fois très naïf et en même temps d'une lucidité bouleversante. Et surtout d'une franchise désarmante, qui ne juge jamais, même si les autres la trouvent suspecte. Deux autres personnages sont très présents : Rogojine, qui estun epu comme le frère sombre du prince Mychkine, et Nastasia Filippovna, qui est le centre de gravité du roman. Mychkine essaie de sauver tout le monde, mais sa bonté est dangereuse, dans ce monde corrompu, et la fin tragique. </p><p>Bizarrement, ce qui est souvent reproché à ce roman, ce sont les digressions philosophiques, et personnellement c'est ce que j'ai le plus goûté, m'offrant une respiration bienvenue face à l'intrigue torrentielle, à laquelle, sinon, on n'échappe pas. </p><br><p>La horde du contrevent (2004), Alain Damasio</p><p>Une autre lecture de classique (ou en passe de le devenir, grâce à la secte des "adorateurs" de Damasio, qui ne cesse de grandir chaque année), cette fois-ci de science-fiction, et au-delà ! Il le mérite, ses qualités sont évidentes, le fait que j'aie abandonné passées les 150 pages s'explique plus par mes limites personnelles que par la très grande qualité du roman, bien réelle. </p><p>La forme de narration est très originale, polyphonique : paragraphe après paragraphe, l'histoire est racontée tour à tour par tous les membres de la horde, et chacun des paragraphes commence par un signe typographique qui indique immédiatement qui parle. Chacun possède son propre vocabulaire, son rythme, sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde, et c'est un véritable tour de force littéraire. Le lecteur n'a jamais une vision objective de la réalité (si tant est que cela soit possible), il doit reconstituer la réalité du récit à partir des témoignages parfois complémentaires, parfois contradictoires. </p><p>L'histoire aussi est assez démente : c'est un monde dans lequel le vent, permanent, souffle à une puissance extraordinaire. Depuis des siècles, des expéditions appelées des hordes sont entraînées pour accomplir une mission impossible : remonter le vent à la source, l'Extrême-Amont, afin de découvrir l'origine de ce phénomène. Nous en sommes à la 34ème expédition, les autres ayant toutes échoué. </p><p>Ma difficulté personnelle face à cette lecture a été mon manque de sens pratique, je ne comprenais absolument rien des stratégies et formations mises en place par la horde pour lutter et avancer contre le vent, et cela m'a fatiguée, et fait me sentir bête, aussi j'ai abandonné aux alentours de la 150ème page, considérant que la littérature, c'est avant tout du plaisir ! Mais rien à voir avec la grande qualité intrinsèque du roman, évidente. </p><p>Je compte bien continuer avec La zone du dehors, ayant déjà lu Les furtifs, paru à la fin de années 2000 et que j'avais a-do-ré ! </p><br><p><br></p><br><p><br></p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>La vie de Dostoïevski, une succession d’épreuves en tous genres 2</title>
			<itunes:title>La vie de Dostoïevski, une succession d’épreuves en tous genres 2</itunes:title>
			<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Nous avons laissé Dostoïevski en plus que fâcheuse position, mis en joue, prêt à être exécuté. Alors arrive en urgence un coursier, délivrant un message : la peine est commuée en années de bagne. C'est en fait un simulacre d'exécution imaginé par le tsar, destiné à dissuader à l'avenir les apprentis révolutionnaires de recommencer. </p><p>On peut imaginer à ce moment là qu'il va éprouver une pulsion de vie incroyable, et qu'il a dû encore plus plonger dans la spiritualité.</p><p>Il va ensuite passer 4 ans au bagne, en Sibérie, il y sera un tout petit peu préservé par rapport aux autres condamnés, en tant qu'écrivain reconnu. Il va y fréquenter des criminels, et va pouvoir y parfaire sa déjà excellente connaissance de l'âme humaine. </p><p>En 1854 enfin, sa situation s'adoucit, il est affecté à une caserne, et il a le droit de vivre en ville. </p><p>Et enfin, à l'issue de ces années éprouvantes, il retrouve ses privilèges liés à sa noblesse, et le droit de publier librement. Il peut aussi commencer à envisager une vie de famille. Il tombe amoureux de Maria Dimitrievna, mais elle va beaucoup hésiter avant de dire oui à sa demande en mariage, ayant beaucoup de prétendants. Ils se marient finalement en 1857. </p><p>Il va une dernière fois passer quelques jours en prison en 1859, en tant que rédacteur en chef d'un journal, suite à un article publié mentionnant une anecdote diplomatique sans l'aval du tsar. Mais ce sera sans commune mesure avec les emprisonnements passés, il a le choix de la période, et la prison est proche de son domicile. </p><p>C'est dans ces années-là (1862) qu'il entreprend un voyage en Europe, et qu'il va contracter le démon du jeu. A partir de ce moment, il va constamment vivre criblé de dettes. </p><p>Même s'ils s'aiment, la relation entre Fedor et Maria est conflictuelle, elle découvre notamment la violence des crises épileptiques de son mari.</p><p>Pour ce qui est de leur situation financière, il brade ses écrits car il est acculé financièrement, et les publie plutôt en feuilletons dans des journaux, plutôt que d'un seul tenant, car cela lui assure un revenu régulier. </p><p>En 1866, il en est à un stade où il est menacé de prison pour dettes, il joue alors son va-tout, et s'engage auprès de ses éditeurs à produire un roman en un mois, sans quoi il perdra tous les droits d'auteur de ses précédents romans. Sur les conseils d'un ami, il va embaucher une sténographe de 20 ans, Anna Snitkina, et à deux deux, ils vont respecter les délais : Le joueur est livré à temps. </p><p>Maria étant morte, et les deux amoureux, ils vont se marier en 1967, et elle sera toute sa vie un soutien pour son génie de mari. Cela n'empêche pas les épreuves, terribles, ils vont avoir 4 enfants, et ils vont perdre Sofia, décédée quelques mois après sa naissance, et Alexeï, suite à une crise d'épilepsie de 13h. </p><p>Les soucis financiers perdurent, du fait de sa toujours très problématique addition au jeu. Cela continuera jusqu'au jour où il se voit miser y compris l'argent du train que Anna lui avait envoyé pour rentrer. A compter de ce jour, il sera calmé. </p><p>Anna de son côté gère drastiquement l'argent du ménage, les sauve de la faillite de nombreuses fois, et elle lui suggère de s'auto-publier, plutôt que de se contenter des sommes ridicules consenties par les éditeurs. C'est elle qui va acheter le papier, contacter les éditeurs, s'occuper de reliure, etc. C'est un pari risqué, qu'ils réussissent là encore. </p><p>Dostoïevski va connaître alors (et enfin!) une vie plus douce, il est un écrivain désormais plus que connu, participe pleinement à la vie intellectuelle de son pays, compte de nombreux admirateurs. </p><p>Il meurt à 59 ans le 9 février 1881, un deuil national est décrété. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Nous avons laissé Dostoïevski en plus que fâcheuse position, mis en joue, prêt à être exécuté. Alors arrive en urgence un coursier, délivrant un message : la peine est commuée en années de bagne. C'est en fait un simulacre d'exécution imaginé par le tsar, destiné à dissuader à l'avenir les apprentis révolutionnaires de recommencer. </p><p>On peut imaginer à ce moment là qu'il va éprouver une pulsion de vie incroyable, et qu'il a dû encore plus plonger dans la spiritualité.</p><p>Il va ensuite passer 4 ans au bagne, en Sibérie, il y sera un tout petit peu préservé par rapport aux autres condamnés, en tant qu'écrivain reconnu. Il va y fréquenter des criminels, et va pouvoir y parfaire sa déjà excellente connaissance de l'âme humaine. </p><p>En 1854 enfin, sa situation s'adoucit, il est affecté à une caserne, et il a le droit de vivre en ville. </p><p>Et enfin, à l'issue de ces années éprouvantes, il retrouve ses privilèges liés à sa noblesse, et le droit de publier librement. Il peut aussi commencer à envisager une vie de famille. Il tombe amoureux de Maria Dimitrievna, mais elle va beaucoup hésiter avant de dire oui à sa demande en mariage, ayant beaucoup de prétendants. Ils se marient finalement en 1857. </p><p>Il va une dernière fois passer quelques jours en prison en 1859, en tant que rédacteur en chef d'un journal, suite à un article publié mentionnant une anecdote diplomatique sans l'aval du tsar. Mais ce sera sans commune mesure avec les emprisonnements passés, il a le choix de la période, et la prison est proche de son domicile. </p><p>C'est dans ces années-là (1862) qu'il entreprend un voyage en Europe, et qu'il va contracter le démon du jeu. A partir de ce moment, il va constamment vivre criblé de dettes. </p><p>Même s'ils s'aiment, la relation entre Fedor et Maria est conflictuelle, elle découvre notamment la violence des crises épileptiques de son mari.</p><p>Pour ce qui est de leur situation financière, il brade ses écrits car il est acculé financièrement, et les publie plutôt en feuilletons dans des journaux, plutôt que d'un seul tenant, car cela lui assure un revenu régulier. </p><p>En 1866, il en est à un stade où il est menacé de prison pour dettes, il joue alors son va-tout, et s'engage auprès de ses éditeurs à produire un roman en un mois, sans quoi il perdra tous les droits d'auteur de ses précédents romans. Sur les conseils d'un ami, il va embaucher une sténographe de 20 ans, Anna Snitkina, et à deux deux, ils vont respecter les délais : Le joueur est livré à temps. </p><p>Maria étant morte, et les deux amoureux, ils vont se marier en 1967, et elle sera toute sa vie un soutien pour son génie de mari. Cela n'empêche pas les épreuves, terribles, ils vont avoir 4 enfants, et ils vont perdre Sofia, décédée quelques mois après sa naissance, et Alexeï, suite à une crise d'épilepsie de 13h. </p><p>Les soucis financiers perdurent, du fait de sa toujours très problématique addition au jeu. Cela continuera jusqu'au jour où il se voit miser y compris l'argent du train que Anna lui avait envoyé pour rentrer. A compter de ce jour, il sera calmé. </p><p>Anna de son côté gère drastiquement l'argent du ménage, les sauve de la faillite de nombreuses fois, et elle lui suggère de s'auto-publier, plutôt que de se contenter des sommes ridicules consenties par les éditeurs. C'est elle qui va acheter le papier, contacter les éditeurs, s'occuper de reliure, etc. C'est un pari risqué, qu'ils réussissent là encore. </p><p>Dostoïevski va connaître alors (et enfin!) une vie plus douce, il est un écrivain désormais plus que connu, participe pleinement à la vie intellectuelle de son pays, compte de nombreux admirateurs. </p><p>Il meurt à 59 ans le 9 février 1881, un deuil national est décrété. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>La vie de DostoÏevski, une succession d’épreuves en tous genres 1</title>
			<itunes:title>La vie de DostoÏevski, une succession d’épreuves en tous genres 1</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:23:38 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Dostoïevski est né le 11 novembre 1821 à Moscou, dans une famille de la petite noblesse russe.&nbsp;</p><p>Son père est un médecin militaire, dur et intransigeant, alcoolique, mais très investi dans l’éducation de ses enfants, qu’il envoie dans les meilleures écoles de gémie militaire à Saint-Pétersbourg.</p><p>Sa mère est douce et aimante, très dévote (ce sont des orthodoxes chrétiens), ce qui contrebalance le caractère difficile du père.&nbsp;</p><p>Elle meurt malheureusement à ses 16 ans, et c’est une épreuve très douloureuse pour Dostoïevski qui était dans un lien fort et intime avec elle, ses conversations en attestent.&nbsp;</p><p>C’est ensuite&nbsp; au tour du père de décéder 2 ans plus tard, dans des circonstances très troubles : il se dit que ce serait ses propres moujiks qui l’auraient assassiné, mécontents du traitement qu’il leur réservait. L’Etat n’aurait pas voulu condamner et emprisonner ces paysans, qui n’auraient plus pu entretenir et faire fructifier ces terres dont il est aussi le propriétaire.&nbsp;</p><br><p>&nbsp;Dostoïevski va continuer ses études, mais ses résultats sont assez moyens, sauf pour ce qui concerne les études littéraires. Idéaliste, il peine à s’intégrer, rejetant le matérialisme et le carriérisme&nbsp; de ses camarades.&nbsp;</p><p>Il commence alors à écrire, et son génie est repéré très tôt, quand il écrit son premier roman Les pauvres gens, qui lui ouvre les portes des milieux mondains de la bourgeoisie russe. Il les intègre avec beaucoup de maladresse, et est très vité moqué pour son manque de tenue et son air constamment abattu. A-t-il voulu jouer maladroitement&nbsp; les écrivains maudits ? Toujours est-il que ses prochains romans ne trouvent plus trop de lecteurs.&nbsp;</p><p>Dostoïevski est très susceptible et a été blessé par ce rejet, et la greffe n’ayant pas pris avec le milieu littéraire de l’époque, il se rapproche de cercles intellectuels et révolutionnaires qui vont mettre en question l’autoritarisme du régime tsariste.&nbsp;</p><p>Le tsar va y mettre fin de terrible façon : considérant ces activités comme subversives, il va les emprisonner et condamner Dostoïevski à mort, avec quelques autres membres du cercle.&nbsp;</p><p>Et c'est ainsi que par un petit matin de décembre, dans un froid glacial, sous la neige, ils sont menés sur une place de Saint-Peterbourg pour y être fusillés, devant quelques milliers de curieux. Il sont séparés par groupe de trois, Dostoïevski est dans le premier, on les met devant un poteau, et ils sont mis en joue…</p><br><p>La suite au prochain épisode !</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Dostoïevski est né le 11 novembre 1821 à Moscou, dans une famille de la petite noblesse russe.&nbsp;</p><p>Son père est un médecin militaire, dur et intransigeant, alcoolique, mais très investi dans l’éducation de ses enfants, qu’il envoie dans les meilleures écoles de gémie militaire à Saint-Pétersbourg.</p><p>Sa mère est douce et aimante, très dévote (ce sont des orthodoxes chrétiens), ce qui contrebalance le caractère difficile du père.&nbsp;</p><p>Elle meurt malheureusement à ses 16 ans, et c’est une épreuve très douloureuse pour Dostoïevski qui était dans un lien fort et intime avec elle, ses conversations en attestent.&nbsp;</p><p>C’est ensuite&nbsp; au tour du père de décéder 2 ans plus tard, dans des circonstances très troubles : il se dit que ce serait ses propres moujiks qui l’auraient assassiné, mécontents du traitement qu’il leur réservait. L’Etat n’aurait pas voulu condamner et emprisonner ces paysans, qui n’auraient plus pu entretenir et faire fructifier ces terres dont il est aussi le propriétaire.&nbsp;</p><br><p>&nbsp;Dostoïevski va continuer ses études, mais ses résultats sont assez moyens, sauf pour ce qui concerne les études littéraires. Idéaliste, il peine à s’intégrer, rejetant le matérialisme et le carriérisme&nbsp; de ses camarades.&nbsp;</p><p>Il commence alors à écrire, et son génie est repéré très tôt, quand il écrit son premier roman Les pauvres gens, qui lui ouvre les portes des milieux mondains de la bourgeoisie russe. Il les intègre avec beaucoup de maladresse, et est très vité moqué pour son manque de tenue et son air constamment abattu. A-t-il voulu jouer maladroitement&nbsp; les écrivains maudits ? Toujours est-il que ses prochains romans ne trouvent plus trop de lecteurs.&nbsp;</p><p>Dostoïevski est très susceptible et a été blessé par ce rejet, et la greffe n’ayant pas pris avec le milieu littéraire de l’époque, il se rapproche de cercles intellectuels et révolutionnaires qui vont mettre en question l’autoritarisme du régime tsariste.&nbsp;</p><p>Le tsar va y mettre fin de terrible façon : considérant ces activités comme subversives, il va les emprisonner et condamner Dostoïevski à mort, avec quelques autres membres du cercle.&nbsp;</p><p>Et c'est ainsi que par un petit matin de décembre, dans un froid glacial, sous la neige, ils sont menés sur une place de Saint-Peterbourg pour y être fusillés, devant quelques milliers de curieux. Il sont séparés par groupe de trois, Dostoïevski est dans le premier, on les met devant un poteau, et ils sont mis en joue…</p><br><p>La suite au prochain épisode !</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[L'un arrive, l'autre s'en va : littérature anglosaxonne, deux recueils maîtrisés]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[L'un arrive, l'autre s'en va : littérature anglosaxonne, deux recueils maîtrisés]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 14:17:38 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Départ(s), Julian Barnes / La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux auteurs, l'un anglais, l'autre américain, dans des dynamiques différentes (l'un arrive, l'autre quitte la scène littéraire), mais avec deux points communs : le talent, même si personnellement je suis restée en dehors (tout en admirant le savoir-faire ) et la mélancolie, et là je souscris !</p><br><p>Départ(s), Julian Barnes (Stock, La cosmopolite)</p><p>Julian Barnes vient de fêter ses 80 ans, il est malade (une leucémie gérable mais incurable, c'est à dire qu'il ne mourra pas de son cancer du sang, mais avec), et il veut clore son oeuvre en beauté, et en pleine possession de ses moyens. Départ(s) sera son dernier opus (annoncé du moins), sa 15ème et ultime oeuvre de fiction. </p><p>C'est ma première entrée dans son oeuvre, alléchée par les critiques du Masque et la plume, qui étaient quasi unanimement d'accord pour dire que le récit était intelligent, et émouvant, et l'unanimité au Masque est suffisamment rare pour que cela me mette la puce à l'oreille. </p><p>J'y suis allée, et je me suis trouvée face à un texte pudique et stoïque, sans trop de trame romanesque, hormis celle de son couple d'amis pour lesquels il a joué les entremetteurs. Le texte est avant tout composé de digressions autobiographiques, philosophiques, à l'image du tout début du roman : au petit-déjeuner avec son journal ,il tombe sur un article scientifique : suite à une hémorragie cérébrale, un homme découvre que le goût d'une tarte aux pommes déclenche le(s) souvenir(s) de toutes les tartes aux pommes qu'il a mangées. Ils lui reviennent en tête de façon chronologique et en succession rapide, comme en cascade. A partir de là Julian Barnes fait des digressions autour de la mémoire, de la madeleine de Proust, etc. etc. Et le reste est à l'avenant. </p><p>C'est très stoïque, lui qui a passé toute sa vie à penser à la mort avoue qu'il n'est absolument pas prêt à l'affronter au quasi terme de sa vie, et l'humour british qu'il met en oeuvre n'est qu'une façon d'essayer de l'apprivoiser. La dimension testamentaire est là, dans la fin surtout, très belle et émouvante. </p><p>Les critiques parlent de révérence littéraire magistrale, mêlant gravité, profondeur philosophique et élégance spirituelle. Je souscris de loin, n'ayant pas encore eu le plaisir de lire ses autres romans. </p><br><p>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck (Albin Michel, Terres d'Amérique)</p><p>Nous sommes dans un recueil de 12 nouvelles à la construction très maîtrisée, reliées entre elles selon le principe du hook-and-chain, une forme poétique et musicale où chaque récit fait écho au précédent par un objet, un personnage, un lien ou un souvenir. </p><p>J'ai personnellement capté quelques-unes de ces correspondances, sans doute pas toutes, et ça n'est pas grave. Il est justement beaucoup question de mémoire, de perte, de transmission, d'objets que l'on laisse derrière soi, d'amour bien sûr, des thèmes universels qui nous traversent tous. Il faut une certaine disponibilité intellectuelle pour appréhender au mieux tout cela. </p><p>Il y a une unité de lieu, à savoir la Nouvelle-Angleterre (avec des états comme le Maine, le New-Hampshire, l'île de Nantucket, dans le Massachussets), mais on visite par contre plusieurs époques. Personnellement j'ai parfois, quand possible, appréhendé le livre comme un tableau qui se compose au fil et à mesure, la forme s'y prêtait, mais n'étant pas une grand visuelle, ça ne l'a pas trop fait pour moi. Mais cela ne concerne que moi </p><br><p> C'est surtout la mélancolie surtout qui relie ces deux recueils, et pour le coup j'en ai perçu la beauté ! A conseiller aux amateurs/trices d'une écriture "classique" et pudique.</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux auteurs, l'un anglais, l'autre américain, dans des dynamiques différentes (l'un arrive, l'autre quitte la scène littéraire), mais avec deux points communs : le talent, même si personnellement je suis restée en dehors (tout en admirant le savoir-faire ) et la mélancolie, et là je souscris !</p><br><p>Départ(s), Julian Barnes (Stock, La cosmopolite)</p><p>Julian Barnes vient de fêter ses 80 ans, il est malade (une leucémie gérable mais incurable, c'est à dire qu'il ne mourra pas de son cancer du sang, mais avec), et il veut clore son oeuvre en beauté, et en pleine possession de ses moyens. Départ(s) sera son dernier opus (annoncé du moins), sa 15ème et ultime oeuvre de fiction. </p><p>C'est ma première entrée dans son oeuvre, alléchée par les critiques du Masque et la plume, qui étaient quasi unanimement d'accord pour dire que le récit était intelligent, et émouvant, et l'unanimité au Masque est suffisamment rare pour que cela me mette la puce à l'oreille. </p><p>J'y suis allée, et je me suis trouvée face à un texte pudique et stoïque, sans trop de trame romanesque, hormis celle de son couple d'amis pour lesquels il a joué les entremetteurs. Le texte est avant tout composé de digressions autobiographiques, philosophiques, à l'image du tout début du roman : au petit-déjeuner avec son journal ,il tombe sur un article scientifique : suite à une hémorragie cérébrale, un homme découvre que le goût d'une tarte aux pommes déclenche le(s) souvenir(s) de toutes les tartes aux pommes qu'il a mangées. Ils lui reviennent en tête de façon chronologique et en succession rapide, comme en cascade. A partir de là Julian Barnes fait des digressions autour de la mémoire, de la madeleine de Proust, etc. etc. Et le reste est à l'avenant. </p><p>C'est très stoïque, lui qui a passé toute sa vie à penser à la mort avoue qu'il n'est absolument pas prêt à l'affronter au quasi terme de sa vie, et l'humour british qu'il met en oeuvre n'est qu'une façon d'essayer de l'apprivoiser. La dimension testamentaire est là, dans la fin surtout, très belle et émouvante. </p><p>Les critiques parlent de révérence littéraire magistrale, mêlant gravité, profondeur philosophique et élégance spirituelle. Je souscris de loin, n'ayant pas encore eu le plaisir de lire ses autres romans. </p><br><p>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck (Albin Michel, Terres d'Amérique)</p><p>Nous sommes dans un recueil de 12 nouvelles à la construction très maîtrisée, reliées entre elles selon le principe du hook-and-chain, une forme poétique et musicale où chaque récit fait écho au précédent par un objet, un personnage, un lien ou un souvenir. </p><p>J'ai personnellement capté quelques-unes de ces correspondances, sans doute pas toutes, et ça n'est pas grave. Il est justement beaucoup question de mémoire, de perte, de transmission, d'objets que l'on laisse derrière soi, d'amour bien sûr, des thèmes universels qui nous traversent tous. Il faut une certaine disponibilité intellectuelle pour appréhender au mieux tout cela. </p><p>Il y a une unité de lieu, à savoir la Nouvelle-Angleterre (avec des états comme le Maine, le New-Hampshire, l'île de Nantucket, dans le Massachussets), mais on visite par contre plusieurs époques. Personnellement j'ai parfois, quand possible, appréhendé le livre comme un tableau qui se compose au fil et à mesure, la forme s'y prêtait, mais n'étant pas une grand visuelle, ça ne l'a pas trop fait pour moi. Mais cela ne concerne que moi </p><br><p> C'est surtout la mélancolie surtout qui relie ces deux recueils, et pour le coup j'en ai perçu la beauté ! A conseiller aux amateurs/trices d'une écriture "classique" et pudique.</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Pour les amateurs de cosy mystery</title>
			<itunes:title>Pour les amateurs de cosy mystery</itunes:title>
			<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:29:39 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>La librairie des chats noirs, Piergiogio Pulixi / Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi (Gallmeister Toteem, Octobre 2025)</p><p>Piergiorgio Pulixi est une figure récente du roman noir italien, notamment avec Le chant des innocents, considéré comme son chef-d'oeuvre. Mais il s'essaie aussi avec succès au polar un peu plus soft avec cette série dont c'est le premier tome. </p><p>Nous sommes à Cagliari, en Sardaigne, en compagnie de Marzio Montecristo, librairie qui n'aime pas ses clients, mais qui est heureusement épaulé dans la tenue de sa boutique par Patricia, plus avenante que lui. Cette librairie accueille aussi un club de lecture, qui va devenir un vivier d'enquêteurs pour retrouver un tueur sadique qui sévit dans les parages, selon un rituel particulièrement malsain : il réunit trois membres d'une même famille, et l'un deux doit prendre une terrible décision, en une minute, qui survivra, et qui mourra des deux autres. </p><p>C'est donc un récit hybride, en cela qu'il y a un tueur en série, et de la violence, cependant c'est quand même l'esprit "cosy" qui l'emporte : Marzio par exemple a un crush pour la charmante policière qui va lui confier l'enquête, les protagonistes sont sympathiques, il y a des références littéraires (et policières comme de bien entendu) bienvenues, et deux chats, Poirot et Miss Marple, se sont invités dans la librairie et sont les deux stars de la jolie couverture. </p><p>Convenu (comme il se doit dans un cosy mystery), mais malin et nerveux, il m' a donné envie de lire la suite. </p><br><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse (10/18, 2002)</p><p>Wodehouse est un de mes auteurs anglais préférés, qui ne me déçoit jamais ! </p><p>Son humour est raffiné et intemporel, ses dialogues pleins d'esprit. Chez lui, l'intrigue est anecdotique, avec quand même de réjouissants malentendus et quiproquos, les enjeux restent légers et le dénouement toujours heureux. Et c'est cette formule narrative constamment répétée qui fait tout le charme de la série. </p><p>Bertram Wooster est un jeune gentleman anglais absolument sympathique et qui a une capacité à se fourrer dans des imbroglios impossibles, heureusement systématiquement récupéré par son valet Jeeves, brillant et toujours imperturbable. Dans cet opus, le suspense tourne autour du vol (ou pas!) d'un pot à crème ancien, chez des hôtes bien sous tous rapports. C'est tordant, et mine de rien, même si la satire est bienveillante et réconfortante, il critique gentiment l'oisiveté de la haute société anglaise des années 30. De même, Wodehouse est discrètement féministe, les personnages féminins étant chez lui particulièrement décidés, avec beaucoup de caractère. </p><p>Bref, c'est un petit bonheur de lecture, une comédie de moeurs délicieuse à la prose millimétrée, et qui fait toujours mouche ! </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi (Gallmeister Toteem, Octobre 2025)</p><p>Piergiorgio Pulixi est une figure récente du roman noir italien, notamment avec Le chant des innocents, considéré comme son chef-d'oeuvre. Mais il s'essaie aussi avec succès au polar un peu plus soft avec cette série dont c'est le premier tome. </p><p>Nous sommes à Cagliari, en Sardaigne, en compagnie de Marzio Montecristo, librairie qui n'aime pas ses clients, mais qui est heureusement épaulé dans la tenue de sa boutique par Patricia, plus avenante que lui. Cette librairie accueille aussi un club de lecture, qui va devenir un vivier d'enquêteurs pour retrouver un tueur sadique qui sévit dans les parages, selon un rituel particulièrement malsain : il réunit trois membres d'une même famille, et l'un deux doit prendre une terrible décision, en une minute, qui survivra, et qui mourra des deux autres. </p><p>C'est donc un récit hybride, en cela qu'il y a un tueur en série, et de la violence, cependant c'est quand même l'esprit "cosy" qui l'emporte : Marzio par exemple a un crush pour la charmante policière qui va lui confier l'enquête, les protagonistes sont sympathiques, il y a des références littéraires (et policières comme de bien entendu) bienvenues, et deux chats, Poirot et Miss Marple, se sont invités dans la librairie et sont les deux stars de la jolie couverture. </p><p>Convenu (comme il se doit dans un cosy mystery), mais malin et nerveux, il m' a donné envie de lire la suite. </p><br><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse (10/18, 2002)</p><p>Wodehouse est un de mes auteurs anglais préférés, qui ne me déçoit jamais ! </p><p>Son humour est raffiné et intemporel, ses dialogues pleins d'esprit. Chez lui, l'intrigue est anecdotique, avec quand même de réjouissants malentendus et quiproquos, les enjeux restent légers et le dénouement toujours heureux. Et c'est cette formule narrative constamment répétée qui fait tout le charme de la série. </p><p>Bertram Wooster est un jeune gentleman anglais absolument sympathique et qui a une capacité à se fourrer dans des imbroglios impossibles, heureusement systématiquement récupéré par son valet Jeeves, brillant et toujours imperturbable. Dans cet opus, le suspense tourne autour du vol (ou pas!) d'un pot à crème ancien, chez des hôtes bien sous tous rapports. C'est tordant, et mine de rien, même si la satire est bienveillante et réconfortante, il critique gentiment l'oisiveté de la haute société anglaise des années 30. De même, Wodehouse est discrètement féministe, les personnages féminins étant chez lui particulièrement décidés, avec beaucoup de caractère. </p><p>Bref, c'est un petit bonheur de lecture, une comédie de moeurs délicieuse à la prose millimétrée, et qui fait toujours mouche ! </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 6 (fin)]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 6 (fin)]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:41:14 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Présentation des livres de développement perso / pratique, lectures à venir : </p><ul><li>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olaj Schewe</li><li>Boostez votre mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Les quatre saisons de la bonne humeur; Michel Lejoyeux</li></ul><p>Essais : </p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle, Marguerite Duras</li><li>Sortir de la maison hantée, Pauline Chanu</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Présentation des livres de développement perso / pratique, lectures à venir : </p><ul><li>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olaj Schewe</li><li>Boostez votre mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Les quatre saisons de la bonne humeur; Michel Lejoyeux</li></ul><p>Essais : </p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle, Marguerite Duras</li><li>Sortir de la maison hantée, Pauline Chanu</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 5]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 5]]></itunes:title>
			<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:46:20 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures littérature étrangère (hors anglo-saxonnes)</p><ul><li>Patria, Fernando Aramburu</li><li>Le fusil de chasse, Yasishi Inoué</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero</li><li>E.E., OLga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li></ul><p>Nouvelles et courts récits : </p><ul><li>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Lettres, Madame de Sévigné</li><li>La bagarre, Lauren Groff</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures littérature étrangère (hors anglo-saxonnes)</p><ul><li>Patria, Fernando Aramburu</li><li>Le fusil de chasse, Yasishi Inoué</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero</li><li>E.E., OLga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li></ul><p>Nouvelles et courts récits : </p><ul><li>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Lettres, Madame de Sévigné</li><li>La bagarre, Lauren Groff</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 4]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 4]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:37:37 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures anglo-saxonnes, fin :</p><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</p><p>Lectures étrangères :</p><ul><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</li><li>La guerre et la paix, Leon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lucas Barfuss</li><li>Imaginer la pluie, Santiago Pajares</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures anglo-saxonnes, fin :</p><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</p><p>Lectures étrangères :</p><ul><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</li><li>La guerre et la paix, Leon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lucas Barfuss</li><li>Imaginer la pluie, Santiago Pajares</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 3]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 3]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 12:05:37 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Les romans anglo-saxons de ma PAL : </p><ul><li>Retenir les bêtes, Manus Mills</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Silo, 5 tomes, Hugh Howey</li><li>Le calamity club, Kathryn Stockett</li><li>Pirate de lumière, Lily Brook-Dalton</li><li>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</li><li>Hamish Macbeth tome 1 : Qui prend la mouche, MCBeaton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Les romans anglo-saxons de ma PAL : </p><ul><li>Retenir les bêtes, Manus Mills</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Silo, 5 tomes, Hugh Howey</li><li>Le calamity club, Kathryn Stockett</li><li>Pirate de lumière, Lily Brook-Dalton</li><li>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</li><li>Hamish Macbeth tome 1 : Qui prend la mouche, MCBeaton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 2]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 2]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:08:16 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Je continue la présentation de ma PAL avec les titres français suivants : </p><p>-Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>-D'autres printemps, Virginie Grimaldi</p><p>-Voltiges, Valérie Tong Cuong</p><p>-Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</p><p>-Un unique lueur, Fred Vargas</p><p>-Sicario bébé, Fanny Taillandier</p><p>-Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Je continue la présentation de ma PAL avec les titres français suivants : </p><p>-Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>-D'autres printemps, Virginie Grimaldi</p><p>-Voltiges, Valérie Tong Cuong</p><p>-Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</p><p>-Un unique lueur, Fred Vargas</p><p>-Sicario bébé, Fanny Taillandier</p><p>-Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 1]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 1]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:55:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Présentation des grands principes qui régissent (actuellement!) ma pile à lire, et j'y dévoile quelques titres français que je suis heureuse de découvrir cet été : </p><ul><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio</li><li>Les enténébrés, Sarah Chiche</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Présentation des grands principes qui régissent (actuellement!) ma pile à lire, et j'y dévoile quelques titres français que je suis heureuse de découvrir cet été : </p><ul><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio</li><li>Les enténébrés, Sarah Chiche</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Eric Vuillard, un romancier à part</title>
			<itunes:title>Eric Vuillard, un romancier à part</itunes:title>
			<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 12:37:47 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Les orphelins, une histoire de Billy the Kid</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Découvert avec L'ordre du jour, qui avait eu le Goncourt en 2017. Met à l'ordre du jour la compromission des grands industriels allemands avec le nazisme, qui avaient financé Hitler plutôt qu'avoir la crainte de voir les communistes à leur porte. Le style de Vuillard est assez unique, arrivant à réveiller un nous une colère comme celle qui bruisse de ses pages, avec en même temps une belle empathie pour tous les perdants du système.&nbsp;Le style de Vuillard convoque en nous des émotions très fortes, de la belle colère, une colère empathique, qu'on partage avec lui, tout en étant dans beaucoup de méticulosité dans le choix des mots, dans un registre de vocabulaire assez soutenu, mais qui ne gêne jamais en rien la lecture. Il arrive aussi à nous faire partager les peines des dominés, il est sans conteste du côté des perdants de l'histoire. </p><p>L'arrière-plan politique chez lui est extrêmement cohérent chez lui, certains critiques disent de lui qu'il écrit tout le temps le même roman, sous une forme constamment renouvelée. Il est vrai que le fonds reste souvent le même : il arrive toujours à mettre à jour les mécanismes de domination, il accole tout le temps les idéologies et les intérêts économiques, qui vont de pair, et qui écrivent l'histoire. Son grand ennemi est le Capitalisme avec un grand C. Pour vous dire son parti-pris, son premier roman s'appelle Le chasseur, et était narré du point de vue du gibier. </p><br><p>Ici il parle de Billy the Kid, et c'est une photo qui a réveillé son envie de roman, ce qui donne une idée de sa méthode. Les thématiques sont récurrentes (guerre, prises de territoire, conquêtes, batailles), mais son point de départ ce sont des photos, des faits historiques qui l'intriguent, et sont des impulsions à l'écriture.  Par exemple, il ne cherche jamais à terminer un roman, il brode à partir de ce qui l'a interpelé, il en compose une variation très personnelle, en fouillant les recoins de l'histoire si besoin. Il a donc plein de romans en cours, qu''il ne cherche pas à terminer. </p><p>Pour Les orphelins, il s'est retrouvé un peu embêté, puisqu'il est parti d'une photo (la couverture qui représente un de ses comparses, Jesse Evans - publication Actes Sud), dont l'insolence dans le regard l'a apostrophé, avec cette jeune femme derrière lui qui tient un revolver, ce qui est assez inhabituel. En creusant autour de cette photographie est apparu le mythe de Billy the Kid, mais au final, il s'est rendu compte qu'on ne sait rien de lui, hormis ce qu'en a raconté Pat Garrett, qui est son assassin. Son nom, ses date et lieu de naissance, rien n'est sûr. Eric Vuillard dit qu'il a essayé de débarrasser la fiction de son narrateur encombrant, reprenant les jolis mots de Kafka : "Il faut écrire hors du sang des assassins.", ce qui est très approprié pour parler de sa veine littéraire à lui.</p><p>Mais ce faisant, en voulant alléger les épaules de Billy de cette légende, il a eu l'impression que le livre lui échappait. I l'a laissé reposer un temps, en y revenant parfois, et au fur et à mesure, il s'est rendu compte que c'était ce vide qui le rendait attachant, touchant, en en faisant un jeune homme comme les autres.  Et au final au lieur d'essayer de fictionner, d'en rajouter, pour épaissir la narration, il a finalement énormément élagué, et finalement en a fait un garçon vacher qui était à la solde de patrons bine plus forts que lui. </p><p>Qui étaient les patrons de Billy the Kid ? Des grands propriétaires terriens qui ont participé à la formation  d'immenses territoires monopolisés dans cet Ouest sauvage, à la toute fin de la conquête de l'Ouest, et finalement, c'est aussi là-dessus que s'est fondée la démocratie américaine, qui s'est faite au détriment des Indiens, des Mexicains, donnant presque l'impression que les Etats-Unis avaient délégué la dernière phase de la conquête de l'Ouest à des desperados comme Billy the Kid, qui arrivaient, faisaient le vide, qui permettait aux propriétaires d'asseoir leur domination. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Découvert avec L'ordre du jour, qui avait eu le Goncourt en 2017. Met à l'ordre du jour la compromission des grands industriels allemands avec le nazisme, qui avaient financé Hitler plutôt qu'avoir la crainte de voir les communistes à leur porte. Le style de Vuillard est assez unique, arrivant à réveiller un nous une colère comme celle qui bruisse de ses pages, avec en même temps une belle empathie pour tous les perdants du système.&nbsp;Le style de Vuillard convoque en nous des émotions très fortes, de la belle colère, une colère empathique, qu'on partage avec lui, tout en étant dans beaucoup de méticulosité dans le choix des mots, dans un registre de vocabulaire assez soutenu, mais qui ne gêne jamais en rien la lecture. Il arrive aussi à nous faire partager les peines des dominés, il est sans conteste du côté des perdants de l'histoire. </p><p>L'arrière-plan politique chez lui est extrêmement cohérent chez lui, certains critiques disent de lui qu'il écrit tout le temps le même roman, sous une forme constamment renouvelée. Il est vrai que le fonds reste souvent le même : il arrive toujours à mettre à jour les mécanismes de domination, il accole tout le temps les idéologies et les intérêts économiques, qui vont de pair, et qui écrivent l'histoire. Son grand ennemi est le Capitalisme avec un grand C. Pour vous dire son parti-pris, son premier roman s'appelle Le chasseur, et était narré du point de vue du gibier. </p><br><p>Ici il parle de Billy the Kid, et c'est une photo qui a réveillé son envie de roman, ce qui donne une idée de sa méthode. Les thématiques sont récurrentes (guerre, prises de territoire, conquêtes, batailles), mais son point de départ ce sont des photos, des faits historiques qui l'intriguent, et sont des impulsions à l'écriture.  Par exemple, il ne cherche jamais à terminer un roman, il brode à partir de ce qui l'a interpelé, il en compose une variation très personnelle, en fouillant les recoins de l'histoire si besoin. Il a donc plein de romans en cours, qu''il ne cherche pas à terminer. </p><p>Pour Les orphelins, il s'est retrouvé un peu embêté, puisqu'il est parti d'une photo (la couverture qui représente un de ses comparses, Jesse Evans - publication Actes Sud), dont l'insolence dans le regard l'a apostrophé, avec cette jeune femme derrière lui qui tient un revolver, ce qui est assez inhabituel. En creusant autour de cette photographie est apparu le mythe de Billy the Kid, mais au final, il s'est rendu compte qu'on ne sait rien de lui, hormis ce qu'en a raconté Pat Garrett, qui est son assassin. Son nom, ses date et lieu de naissance, rien n'est sûr. Eric Vuillard dit qu'il a essayé de débarrasser la fiction de son narrateur encombrant, reprenant les jolis mots de Kafka : "Il faut écrire hors du sang des assassins.", ce qui est très approprié pour parler de sa veine littéraire à lui.</p><p>Mais ce faisant, en voulant alléger les épaules de Billy de cette légende, il a eu l'impression que le livre lui échappait. I l'a laissé reposer un temps, en y revenant parfois, et au fur et à mesure, il s'est rendu compte que c'était ce vide qui le rendait attachant, touchant, en en faisant un jeune homme comme les autres.  Et au final au lieur d'essayer de fictionner, d'en rajouter, pour épaissir la narration, il a finalement énormément élagué, et finalement en a fait un garçon vacher qui était à la solde de patrons bine plus forts que lui. </p><p>Qui étaient les patrons de Billy the Kid ? Des grands propriétaires terriens qui ont participé à la formation  d'immenses territoires monopolisés dans cet Ouest sauvage, à la toute fin de la conquête de l'Ouest, et finalement, c'est aussi là-dessus que s'est fondée la démocratie américaine, qui s'est faite au détriment des Indiens, des Mexicains, donnant presque l'impression que les Etats-Unis avaient délégué la dernière phase de la conquête de l'Ouest à des desperados comme Billy the Kid, qui arrivaient, faisaient le vide, qui permettait aux propriétaires d'asseoir leur domination. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>De parfaits romans de plage, par trois autrices talentueuses</title>
			<itunes:title>De parfaits romans de plage, par trois autrices talentueuses</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 10:06:10 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le festin, Margaret Kennedy / La chasse aux trésors, Molly Keane</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Ces 3 autrices se distinguent par leur ironie, et la finesse de leurs observations psychologiques. Les éditions de la Table Ronde font un merveilleux travail de redécouverte, alors qu'elles ont été jusque là injustement oubliées.</p><br><p>ELIZABETH JANE HOWARD (1923-2014)</p><p>Titres parus</p><p>Une saison à Hydra 2019</p><p>La saga des Cazalet</p><ol><li>Etés anglais 2020</li><li>A rude épreuve 2020</li><li>Confusion 2021</li><li>Nouveau départ 2021</li><li>La fin d'une ère 2022</li></ol><p>La longue vue 2024</p><p>A petit feu 2025</p><p>J'ai lu les deux premiers tomes de la saga des Cazalet et j'ai beaucoup aimé ces chroniques familiales qui nous parlent mariages, deuils, naissances. La vie quotidienne (et les enfants!) sont particulièrement bien croqués. On s'immerge avec bonheur dans cette Angleterre profonde, au charme désuet, rendue avec humour et délicatesse. Cela a été un des succès de l'été 2020, puisque le tirage, prévu initialement à 5000 exemplaires, a finalement dépassé les 160 000 unités vendues, pour le grand format !</p><br><p>MOLLY KEANE (1904-1996)</p><p>Titres parus :</p><p>Un beau mariage 1997</p><p>Et la vague les emporta 1999</p><p>L'amour sans larmes 2013</p><p>Fragiles serments 2013</p><p>La chasse aux trésors 2014</p><p>Les Saint-Charles 2014</p><p>La revenante 2017</p><p>J'ai découvert Molly Keane grâce à La chasse aux trésors, que j'avais trouvé drôle et irrévérencieux au possible. Nous sommes en compagnie de la gentry anglo-irlandaise désargentée du début du 20ème siècle, qui possède de magnifiques domaines mais peine à les entretenir. Il faut dire que Molly Keane est née dans ce milieu, elle a été éduquée principalement par des gouvernantes, et connait intimement ce monde des grandes propriétés rurales, des chasses à courre, des codes sociaux et des hiérarchies de classe, qui sont la matière première de son oeuvre.</p><p>Cette famille qui tire le diable par la queue avec panache développe en son sein une réjouissante guerre des générations, les jeunes soucieux de l'avenir et désireux de renflouer les caisses, et les vieux qui ne veulent rien abdiquer de leur ancien train de vie, façon "après moi le déluge". Elle a aussi la dent dure contre ces nouveaux riches snobs qui jouent aux fermiers le temps de leurs vacances. Cela donne un roman loufoque, une satire sociale aussi tendre que cruelle pour cette vieille noblesse irlandaise sur le déclin.</p><p>J'ai terminé ces derniers jours Et la vague les emporta, dont voici le début de la 4ème de couverture : Lady Charlotte règne en despote sur le domaine de Garonlea. Son mari, ses 4 filles et son fils lui obéissent au doigt et à l'oeil. Quand ce dernier décide de prendre pour épouse la merveilleuse Cynthia, belle, drôle et redoutablement intelligente, Lady Charlotte sent le vent tourner. A juste titre. Ici c'est donc une guerre entre belle-mère et belle-fille, qui parle aussi des ravages du temps (d'où le titre). On y retrouve son mélange unique d'humour noir, de satire sociale, d'observation psychologique, et de mélancolie liée à la disparition d'un monde. La nostalgie est particulièrement prégnante dans cet opus.</p><br><p>MARGARET KENNEDY (1896-1967)</p><p>Le festin 2022</p><p>Divorce à l'anglaise 2023</p><p>Pièce montée 2026</p><p>Je l'ai découverte grâce au Festin, qui est une véritable pépite, j'ai fermé le livre complètement bluffée. Dès le début, on sait qu'un drame va arriver : une falaise s'est écroulée, qui a enseveli un hôtel et ses occupants, et on sait que certains ont pu échapper au désastre. C'est un manoir reconverti en pension de famille, et le roman est un compte à rebours avant l'effondrement 7 jours pour autant de chapitres. On y découvre les personnages, leurs relations, leur passé, leurs rivalités et leurs faiblesses. A l'origine de ce roman il y a un défi amical, selon lequel elle devait écrire une nouvelle où chacun des protagonistes incarnerait un des 7 péchés capitaux, et elle va le façonner, en un roman composé de 7 chapitres, jours, péchés, personnages. En filigrane, tout au long de la lecture, on se demande qui va mourir, et cela fonctionne à plein. Une merveille de lecture que cette comédie de moeurs extrêmement bien construite !</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Ces 3 autrices se distinguent par leur ironie, et la finesse de leurs observations psychologiques. Les éditions de la Table Ronde font un merveilleux travail de redécouverte, alors qu'elles ont été jusque là injustement oubliées.</p><br><p>ELIZABETH JANE HOWARD (1923-2014)</p><p>Titres parus</p><p>Une saison à Hydra 2019</p><p>La saga des Cazalet</p><ol><li>Etés anglais 2020</li><li>A rude épreuve 2020</li><li>Confusion 2021</li><li>Nouveau départ 2021</li><li>La fin d'une ère 2022</li></ol><p>La longue vue 2024</p><p>A petit feu 2025</p><p>J'ai lu les deux premiers tomes de la saga des Cazalet et j'ai beaucoup aimé ces chroniques familiales qui nous parlent mariages, deuils, naissances. La vie quotidienne (et les enfants!) sont particulièrement bien croqués. On s'immerge avec bonheur dans cette Angleterre profonde, au charme désuet, rendue avec humour et délicatesse. Cela a été un des succès de l'été 2020, puisque le tirage, prévu initialement à 5000 exemplaires, a finalement dépassé les 160 000 unités vendues, pour le grand format !</p><br><p>MOLLY KEANE (1904-1996)</p><p>Titres parus :</p><p>Un beau mariage 1997</p><p>Et la vague les emporta 1999</p><p>L'amour sans larmes 2013</p><p>Fragiles serments 2013</p><p>La chasse aux trésors 2014</p><p>Les Saint-Charles 2014</p><p>La revenante 2017</p><p>J'ai découvert Molly Keane grâce à La chasse aux trésors, que j'avais trouvé drôle et irrévérencieux au possible. Nous sommes en compagnie de la gentry anglo-irlandaise désargentée du début du 20ème siècle, qui possède de magnifiques domaines mais peine à les entretenir. Il faut dire que Molly Keane est née dans ce milieu, elle a été éduquée principalement par des gouvernantes, et connait intimement ce monde des grandes propriétés rurales, des chasses à courre, des codes sociaux et des hiérarchies de classe, qui sont la matière première de son oeuvre.</p><p>Cette famille qui tire le diable par la queue avec panache développe en son sein une réjouissante guerre des générations, les jeunes soucieux de l'avenir et désireux de renflouer les caisses, et les vieux qui ne veulent rien abdiquer de leur ancien train de vie, façon "après moi le déluge". Elle a aussi la dent dure contre ces nouveaux riches snobs qui jouent aux fermiers le temps de leurs vacances. Cela donne un roman loufoque, une satire sociale aussi tendre que cruelle pour cette vieille noblesse irlandaise sur le déclin.</p><p>J'ai terminé ces derniers jours Et la vague les emporta, dont voici le début de la 4ème de couverture : Lady Charlotte règne en despote sur le domaine de Garonlea. Son mari, ses 4 filles et son fils lui obéissent au doigt et à l'oeil. Quand ce dernier décide de prendre pour épouse la merveilleuse Cynthia, belle, drôle et redoutablement intelligente, Lady Charlotte sent le vent tourner. A juste titre. Ici c'est donc une guerre entre belle-mère et belle-fille, qui parle aussi des ravages du temps (d'où le titre). On y retrouve son mélange unique d'humour noir, de satire sociale, d'observation psychologique, et de mélancolie liée à la disparition d'un monde. La nostalgie est particulièrement prégnante dans cet opus.</p><br><p>MARGARET KENNEDY (1896-1967)</p><p>Le festin 2022</p><p>Divorce à l'anglaise 2023</p><p>Pièce montée 2026</p><p>Je l'ai découverte grâce au Festin, qui est une véritable pépite, j'ai fermé le livre complètement bluffée. Dès le début, on sait qu'un drame va arriver : une falaise s'est écroulée, qui a enseveli un hôtel et ses occupants, et on sait que certains ont pu échapper au désastre. C'est un manoir reconverti en pension de famille, et le roman est un compte à rebours avant l'effondrement 7 jours pour autant de chapitres. On y découvre les personnages, leurs relations, leur passé, leurs rivalités et leurs faiblesses. A l'origine de ce roman il y a un défi amical, selon lequel elle devait écrire une nouvelle où chacun des protagonistes incarnerait un des 7 péchés capitaux, et elle va le façonner, en un roman composé de 7 chapitres, jours, péchés, personnages. En filigrane, tout au long de la lecture, on se demande qui va mourir, et cela fonctionne à plein. Une merveille de lecture que cette comédie de moeurs extrêmement bien construite !</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Des nouvelles tordantes, cocasses... et absolument désespérées</title>
			<itunes:title>Des nouvelles tordantes, cocasses... et absolument désespérées</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 06:37:55 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Correction automatique, Etgar Keret - Avril 2025, éditions de l'Olivier (208 p.)</p><p>33 nouvelles parfois courtes (3,4 pages), parfois plus longues mais toujours une histoire est contée, un univers créé, une réflexion lancée. C'est très réussi, caustique et emballant !</p><p>Il dit qu'il écrit pour ne pas devenir fou, et en représailles, il produit des histoires folles.</p><p>Son terreau, ce sont nos préoccupations quotidiennes, nos fantasmes quant aux évolutions technologiques. Il jour de tout cela, le secoue, et le transforme en des situations complètement extravagantes, qui pourraient s'apparenter à de la science-fiction, mais n'est sont, ici la science fiction est un vecteur de l'humour, qui prime.</p><p>On se retrouve donc plongé dans des scenarii parfois futuristes et toujours complètement loufoques, fantaisistes, dont on ne sait pas bien si on doit en rire ou en pleurer.</p><p>Ce qu'il cherche à illustrer, c'est l'ultralibéralisation qui pénètre toutes les fibres de notre être, jusqu'à notre inconscient.</p><p>Voici ce qu'il dit dans une interview au magazine Elle :</p><p>"C'est comme si je prenais la nature humaine, et que je la faisais bouillir, que je l'écrasais, que je lui tapais sur la tête avec un marteau, non pas que quelque chose de meilleur peut en sortir, mais que l'humanité peut subsister."</p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Correction automatique, Etgar Keret - Avril 2025, éditions de l'Olivier (208 p.)</p><p>33 nouvelles parfois courtes (3,4 pages), parfois plus longues mais toujours une histoire est contée, un univers créé, une réflexion lancée. C'est très réussi, caustique et emballant !</p><p>Il dit qu'il écrit pour ne pas devenir fou, et en représailles, il produit des histoires folles.</p><p>Son terreau, ce sont nos préoccupations quotidiennes, nos fantasmes quant aux évolutions technologiques. Il jour de tout cela, le secoue, et le transforme en des situations complètement extravagantes, qui pourraient s'apparenter à de la science-fiction, mais n'est sont, ici la science fiction est un vecteur de l'humour, qui prime.</p><p>On se retrouve donc plongé dans des scenarii parfois futuristes et toujours complètement loufoques, fantaisistes, dont on ne sait pas bien si on doit en rire ou en pleurer.</p><p>Ce qu'il cherche à illustrer, c'est l'ultralibéralisation qui pénètre toutes les fibres de notre être, jusqu'à notre inconscient.</p><p>Voici ce qu'il dit dans une interview au magazine Elle :</p><p>"C'est comme si je prenais la nature humaine, et que je la faisais bouillir, que je l'écrasais, que je lui tapais sur la tête avec un marteau, non pas que quelque chose de meilleur peut en sortir, mais que l'humanité peut subsister."</p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Une très agréable saga historique, en compagnie d'une famille sicilienne légendaire]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Une très agréable saga historique, en compagnie d'une famille sicilienne légendaire]]></itunes:title>
			<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 13:12:15 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Les Florio, Stefania Auci</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>La saga des Florio, de Stefania Auci - Albin Michel</p><p>Tome 1 : Les lions de Sicile - Avril 2021 (560 p.)</p><p>Tome 2 : Le triomphe des lions - Avril 2022 (432 p.)</p><p>Tome 3 : Les lions en hiver - Novembre 2022 (480 p.)</p><p>En 1799, Paolo et Ignazio quittent leur Calabre natale pour s’installer à Palerme à la suite d’un violent tremblement de terre. Issus d’un milieu très modeste, ces deux frères ambitieux n’ont qu’un seul objectif : gravir l’échelle sociale afin d’échapper au mépris réservé aux étrangers pauvres.</p><p>À leur arrivée, les Palermitains les accueillent avec méfiance et condescendance. Considérés comme des intrus dont « le sang pue la sueur », les Florio doivent lutter contre les préjugés et l’exclusion. Grâce à leur détermination, leur sens des affaires et une capacité constante à se réinventer, ils bâtissent progressivement une véritable fortune. D’abord lancés dans le commerce des épices, ils diversifient leurs activités jusqu’à édifier un empire économique qui fera d’eux l’une des familles les plus puissantes de Sicile.</p><p>Toute la force du roman réside cependant dans ce qui se joue derrière cette réussite éclatante. Stefania Auci nous entraîne dans les coulisses de cette ascension sociale et met en lumière le rôle des femmes de la famille. Reléguées à l’arrière-plan, elles sont contraintes de se conformer aux attentes de leur époque. Qu’elles l’acceptent ou non, elles doivent remplir avec exemplarité leurs fonctions d’épouses et de mères.</p><p>À mesure que les Florio accèdent aux plus hautes sphères de la société sicilienne, en plus de veiller à la bonne marche du foyer, elles doivent maîtriser l’art de recevoir. Les réceptions deviennent alors un instrument de pouvoir : elles permettent d’afficher son rang, son influence et l’étendue de sa richesse.</p><p>C'est la chronique familiale, qui les inclue, avec ses ambitions, ses sacrifices, ses drames intimes, qui fait tout le sel de l'histoire. </p><p>Qualifié de « triomphe mérité » par <em>Le Point</em>, ce roman déploie, selon Vanity Fair, « une famille légendaire, une passionnante mosaïque d’histoires publiques, privées et d’époque ».</p><p>Cette vaste fresque historique, inspirée de faits réels et de personnages ayant véritablement existé, couvre plus d’un siècle et demi d’histoire, de 1799 à 1950. </p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>La saga des Florio, de Stefania Auci - Albin Michel</p><p>Tome 1 : Les lions de Sicile - Avril 2021 (560 p.)</p><p>Tome 2 : Le triomphe des lions - Avril 2022 (432 p.)</p><p>Tome 3 : Les lions en hiver - Novembre 2022 (480 p.)</p><p>En 1799, Paolo et Ignazio quittent leur Calabre natale pour s’installer à Palerme à la suite d’un violent tremblement de terre. Issus d’un milieu très modeste, ces deux frères ambitieux n’ont qu’un seul objectif : gravir l’échelle sociale afin d’échapper au mépris réservé aux étrangers pauvres.</p><p>À leur arrivée, les Palermitains les accueillent avec méfiance et condescendance. Considérés comme des intrus dont « le sang pue la sueur », les Florio doivent lutter contre les préjugés et l’exclusion. Grâce à leur détermination, leur sens des affaires et une capacité constante à se réinventer, ils bâtissent progressivement une véritable fortune. D’abord lancés dans le commerce des épices, ils diversifient leurs activités jusqu’à édifier un empire économique qui fera d’eux l’une des familles les plus puissantes de Sicile.</p><p>Toute la force du roman réside cependant dans ce qui se joue derrière cette réussite éclatante. Stefania Auci nous entraîne dans les coulisses de cette ascension sociale et met en lumière le rôle des femmes de la famille. Reléguées à l’arrière-plan, elles sont contraintes de se conformer aux attentes de leur époque. Qu’elles l’acceptent ou non, elles doivent remplir avec exemplarité leurs fonctions d’épouses et de mères.</p><p>À mesure que les Florio accèdent aux plus hautes sphères de la société sicilienne, en plus de veiller à la bonne marche du foyer, elles doivent maîtriser l’art de recevoir. Les réceptions deviennent alors un instrument de pouvoir : elles permettent d’afficher son rang, son influence et l’étendue de sa richesse.</p><p>C'est la chronique familiale, qui les inclue, avec ses ambitions, ses sacrifices, ses drames intimes, qui fait tout le sel de l'histoire. </p><p>Qualifié de « triomphe mérité » par <em>Le Point</em>, ce roman déploie, selon Vanity Fair, « une famille légendaire, une passionnante mosaïque d’histoires publiques, privées et d’époque ».</p><p>Cette vaste fresque historique, inspirée de faits réels et de personnages ayant véritablement existé, couvre plus d’un siècle et demi d’histoire, de 1799 à 1950. </p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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