<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/global/feed/rss.xslt" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:podaccess="https://access.acast.com/schema/1.0/" xmlns:acast="https://schema.acast.com/1.0/">
    <channel>
		<ttl>60</ttl>
		<generator>acast.com</generator>
		<title><![CDATA[Celles qui portent l'Afrique]]></title>
		<link>https://feeds.acast.com/public/shows/podcast-celles-qui-portent-lafrique</link>
		<atom:link href="https://feeds.acast.com/public/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232" rel="self" type="application/rss+xml"/>
		<language>fr</language>
		<copyright><![CDATA[Fondation de l'innovation pour la démocratie]]></copyright>
		<itunes:keywords>afrique,societe,8mars,democratie,femme</itunes:keywords>
		<itunes:author><![CDATA[Fondation de l'innovation pour la démocratie]]></itunes:author>
		<itunes:subtitle>Un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[<p>Celles qui portent l’Afrique</p><br><p>À l’occasion du 8 mars, la Fondation de l’innovation pour la démocratie lance les podcasts : "Celles qui portent l’Afrique", une série de podcasts consacrée à des femmes qui transforment leurs expériences en engagement, et leurs engagements en transformations concrètes.</p><br><p>Elles sont juristes, chercheuses, activistes, artistes, responsables communautaires. Elles viennent du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de la République démocratique du Congo et d’ailleurs. Leurs trajectoires sont différentes, mais un fil les relie : la conviction que la dignité, la justice et l’égalité ne sont pas des principes abstraits, mais des combats quotidiens.</p><br><p>À travers leurs récits, il est question de sécurité humaine, d’accès à la terre, de participation politique, d’éducation, de violences invisibilisées, de mémoire, de transmission et de responsabilité. Il est aussi question de stratégie, de patience, de créativité face aux contraintes, et de cette capacité à inventer des espaces d’action là où les portes semblent closes.</p><br><p>Cette série ne cherche ni à héroïser ni à simplifier. Elle donne à entendre des parcours ancrés dans des réalités locales, traversés par des tensions politiques, sociales et culturelles, et portés par une exigence commune : faire exister des voix trop souvent marginalisées dans les espaces de décision.</p><br><p>Celles qui portent l’Afrique, ce sont des femmes qui refusent l’effacement et qui rappellent, chacune à leur manière, que la démocratie se construit aussi depuis les marges, dans les communautés, dans les institutions, dans les luttes patientes et collectives.</p><br><p>Une invitation à écouter autrement celles qui, partout sur le continent, façonnent déjà les transformations de demain.</p><br><p>Lancement à l’occasion du 8 mars.</p><p>Disponible sur les plateformes de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		<description><![CDATA[<p>Celles qui portent l’Afrique</p><br><p>À l’occasion du 8 mars, la Fondation de l’innovation pour la démocratie lance les podcasts : "Celles qui portent l’Afrique", une série de podcasts consacrée à des femmes qui transforment leurs expériences en engagement, et leurs engagements en transformations concrètes.</p><br><p>Elles sont juristes, chercheuses, activistes, artistes, responsables communautaires. Elles viennent du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de la République démocratique du Congo et d’ailleurs. Leurs trajectoires sont différentes, mais un fil les relie : la conviction que la dignité, la justice et l’égalité ne sont pas des principes abstraits, mais des combats quotidiens.</p><br><p>À travers leurs récits, il est question de sécurité humaine, d’accès à la terre, de participation politique, d’éducation, de violences invisibilisées, de mémoire, de transmission et de responsabilité. Il est aussi question de stratégie, de patience, de créativité face aux contraintes, et de cette capacité à inventer des espaces d’action là où les portes semblent closes.</p><br><p>Cette série ne cherche ni à héroïser ni à simplifier. Elle donne à entendre des parcours ancrés dans des réalités locales, traversés par des tensions politiques, sociales et culturelles, et portés par une exigence commune : faire exister des voix trop souvent marginalisées dans les espaces de décision.</p><br><p>Celles qui portent l’Afrique, ce sont des femmes qui refusent l’effacement et qui rappellent, chacune à leur manière, que la démocratie se construit aussi depuis les marges, dans les communautés, dans les institutions, dans les luttes patientes et collectives.</p><br><p>Une invitation à écouter autrement celles qui, partout sur le continent, façonnent déjà les transformations de demain.</p><br><p>Lancement à l’occasion du 8 mars.</p><p>Disponible sur les plateformes de la Fondation de l’innovation pour la démocratie.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
		<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
		<itunes:owner>
			<itunes:name><![CDATA[Fondation de l'innovation pour la démocratie]]></itunes:name>
			<itunes:email>info+69a76e30ddf4d3439a54b232@mg-eu.acast.com</itunes:email>
		</itunes:owner>
		<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
		<acast:showUrl>podcast-celles-qui-portent-lafrique</acast:showUrl>
		<acast:signature key="EXAMPLE" algorithm="aes-256-cbc"><![CDATA[wbG1Z7+6h9QOi+CR1Dv0uQ==]]></acast:signature>
		<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmTHg2/BXqPr07kkpFZ5JfhvEZqggcpunI6E1w81XpUaBscFc3skEQ0jWG4GCmQYJ66w6pH6P/aGd3DnpJN6h/CD4icd8kZVl4HZn12KicA2k]]></acast:settings>
        <acast:network id="69a61fb53df6e19cf76a9224" slug="baye-mama-fall-69a61fb53df6e19cf76a9224"><![CDATA[Baye Mama Fall]]></acast:network>
		<itunes:type>episodic</itunes:type>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1773062117952-f19079e8-3622-4b28-8d37-a2148007a97c.jpeg"/>
			<image>
				<url>https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1773062117952-f19079e8-3622-4b28-8d37-a2148007a97c.jpeg</url>
				<link>https://feeds.acast.com/public/shows/podcast-celles-qui-portent-lafrique</link>
				<title><![CDATA[Celles qui portent l'Afrique]]></title>
			</image>
		<item>
			<title>« Il faut donner des responsabilités et du pouvoir aux femmes dans les chefferies traditionnelles » </title>
			<itunes:title>« Il faut donner des responsabilités et du pouvoir aux femmes dans les chefferies traditionnelles » </itunes:title>
			<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>29:32</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abfa407036d739024135a2/media.mp3" length="28352375" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abfa407036d739024135a2</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abfa407036d739024135a2</link>
			<acast:episodeId>69abfa407036d739024135a2</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fzFjFvCVxlQx1hJQie1B8LVsgUP8uvMIYVMZ9B2geS/LiEJ/Zw+fde1HUcYjcaxcgbG6paU3TSFRet1l/vlv5T2]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>BABA MBALA Françoise</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>10</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1776172664426-9090a76c-7386-4204-8ea1-f5e6feddcd94.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Traditions, chefferies et pouvoir d’agir :</p><br><p>Françoise Baba Mbala raconte un engagement pertinent, patiemment construit au cœur de la gouvernance traditionnelle dans les chefferies séculaires des régions septentrionales du Cameroun.</p><p>Camerounaise, mère de famille et présidente de l’ONG AFFADA depuis vingt- ans, elle retrace un parcours marqué par une implication constante en faveur de l’intégration des femmes dans les sphères décisionnelles communautaires.</p><p>Dans cet épisode, elle explique pourquoi la promotion et l’expression effective des droits des femmes, ainsi que leur épanouissement au niveau local, passent inexorablement par leur intégration dans les circuits de prise de décisions communautaires. Plutôt que l’affrontement, elle a fait le choix du dialogue et de la persuasion : convaincre les chefs et les notables — traditionnellement masculins — d’intégrer des femmes dans leurs cours, de leur attribuer un titre, une fonction, des attributs officiels, une voix, une légitimité et une reconnaissance formelle.</p><p>Cette reconnaissance s’est traduite par l’intronisation publique et solennelle de femmes notables, en considération des services rendus à leurs communautés.</p><p>Résultat : 300 femmes notables siègent aujourd’hui dans les cours de 19 chefferies traditionnelles des régions septentrionales du Cameroun.</p><p>Françoise revient également sur son parcours personnel, indissociable de son engagement : une histoire familiale marquée par les mariages precoces et arrangés, les violences subies par sa mère et le poids des traditions, mais aussi par une conviction forgée avec le temps — le changement passe par l’éducation, le plaidoyer, la médiation et des alliances construites de l’intérieur.</p><p>Un épisode précieux qui met en lumière une féminité et un féminisme africains positifs, pragmatiques stratégiques et profondément enracinés dans les réalités locales, en résonance avec le vécu quotidien, les us et coutumes de ces communautés.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Traditions, chefferies et pouvoir d’agir :</p><br><p>Françoise Baba Mbala raconte un engagement pertinent, patiemment construit au cœur de la gouvernance traditionnelle dans les chefferies séculaires des régions septentrionales du Cameroun.</p><p>Camerounaise, mère de famille et présidente de l’ONG AFFADA depuis vingt- ans, elle retrace un parcours marqué par une implication constante en faveur de l’intégration des femmes dans les sphères décisionnelles communautaires.</p><p>Dans cet épisode, elle explique pourquoi la promotion et l’expression effective des droits des femmes, ainsi que leur épanouissement au niveau local, passent inexorablement par leur intégration dans les circuits de prise de décisions communautaires. Plutôt que l’affrontement, elle a fait le choix du dialogue et de la persuasion : convaincre les chefs et les notables — traditionnellement masculins — d’intégrer des femmes dans leurs cours, de leur attribuer un titre, une fonction, des attributs officiels, une voix, une légitimité et une reconnaissance formelle.</p><p>Cette reconnaissance s’est traduite par l’intronisation publique et solennelle de femmes notables, en considération des services rendus à leurs communautés.</p><p>Résultat : 300 femmes notables siègent aujourd’hui dans les cours de 19 chefferies traditionnelles des régions septentrionales du Cameroun.</p><p>Françoise revient également sur son parcours personnel, indissociable de son engagement : une histoire familiale marquée par les mariages precoces et arrangés, les violences subies par sa mère et le poids des traditions, mais aussi par une conviction forgée avec le temps — le changement passe par l’éducation, le plaidoyer, la médiation et des alliances construites de l’intérieur.</p><p>Un épisode précieux qui met en lumière une féminité et un féminisme africains positifs, pragmatiques stratégiques et profondément enracinés dans les réalités locales, en résonance avec le vécu quotidien, les us et coutumes de ces communautés.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA["Toute guerre se fait contre les enfants"]]></title>
			<itunes:title><![CDATA["Toute guerre se fait contre les enfants"]]></itunes:title>
			<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>22:52</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69ac0136e2ffe1fef679233a/media.mp3" length="16465376" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69ac0136e2ffe1fef679233a</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69ac0136e2ffe1fef679233a</link>
			<acast:episodeId>69ac0136e2ffe1fef679233a</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fzhjcmN41BUM4PGhUmtXknWGmMdf11bCnja4I5Llo+bCpg15Nxy8DAKQSSfutkHHm7QnaoVmo8hHkm93AEUKHUK]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>BYAOMBE KILANDJI Vanessa</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>11</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1776172588496-c1d11bfe-3fea-4838-bf99-97a5fc0e8fe9.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Enfance, guerre et résilience », Vanessa Byaombe Kilandji raconte un engagement forgé dans une enfance marquée par la guerre, les déplacements forcés et la perte de protection.</p><p>Directrice d’un centre culturel près de Goma, dans le Nord-Kivu, Vanessa Byaombe Kilandji est aussi militante pour les droits des enfants et membre du Parlement d’enfants. Son engagement prend racine dans une enfance marquée par les déplacements forcés, les camps de réfugiés et une guerre qui, dit-elle, ne l’a jamais quittée.</p><p>Dans cet épisode, elle raconte l’impact profond des conflits à l’est de la RDC sur les femmes et surtout sur les enfants : faim, malnutrition, déscolarisation, séparation des familles, survie à tout prix. Des enfants qui basculent dans l’errance et perdent toute protection. Pour Vanessa, la guerre est d’abord et avant tout une violence faite à l’enfance.</p><p>Elle partage aussi un combat plus intime , celui de la timidité et du manque de confiance en soi , et la manière dont l’engagement collectif lui a permis de prendre la parole, d’agir et de croire à nouveau en l’avenir. Du bénévolat au Parlement d’enfants jusqu’à des responsabilités de représentation, elle raconte une reconstruction progressive, personnelle et politique.</p><p>Portée par l’héritage de Patrice Lumumba, elle défend un espoir tenace : si l’Afrique veut guérir, cela commence par la garantie des droits des enfants, y compris et surtout en temps de guerre.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Enfance, guerre et résilience », Vanessa Byaombe Kilandji raconte un engagement forgé dans une enfance marquée par la guerre, les déplacements forcés et la perte de protection.</p><p>Directrice d’un centre culturel près de Goma, dans le Nord-Kivu, Vanessa Byaombe Kilandji est aussi militante pour les droits des enfants et membre du Parlement d’enfants. Son engagement prend racine dans une enfance marquée par les déplacements forcés, les camps de réfugiés et une guerre qui, dit-elle, ne l’a jamais quittée.</p><p>Dans cet épisode, elle raconte l’impact profond des conflits à l’est de la RDC sur les femmes et surtout sur les enfants : faim, malnutrition, déscolarisation, séparation des familles, survie à tout prix. Des enfants qui basculent dans l’errance et perdent toute protection. Pour Vanessa, la guerre est d’abord et avant tout une violence faite à l’enfance.</p><p>Elle partage aussi un combat plus intime , celui de la timidité et du manque de confiance en soi , et la manière dont l’engagement collectif lui a permis de prendre la parole, d’agir et de croire à nouveau en l’avenir. Du bénévolat au Parlement d’enfants jusqu’à des responsabilités de représentation, elle raconte une reconstruction progressive, personnelle et politique.</p><p>Portée par l’héritage de Patrice Lumumba, elle défend un espoir tenace : si l’Afrique veut guérir, cela commence par la garantie des droits des enfants, y compris et surtout en temps de guerre.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title>“Ma mère me disait  de rêver grand ”</title>
			<itunes:title>“Ma mère me disait  de rêver grand ”</itunes:title>
			<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>19:45</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abfbbaf6d1583bb80c1142/media.mp3" length="14223296" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abfbbaf6d1583bb80c1142</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abfbbaf6d1583bb80c1142</link>
			<acast:episodeId>69abfbbaf6d1583bb80c1142</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fy/cMRcnft/uiDUk8nylYuViWytOp1zhrbcHrNWAx7AExuJ03B/fLD65Wy2M9xCAqugEQRM5bR23g+XxlpO/S+Z]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>LAPE HIAG Marguerite Chantal</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>8</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1776172501992-3618280a-c32c-45ff-af7b-ac0d65151be8.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Hériter d’une lutte, refuser la limite — Chantal Lape Hiag</p><br><p>Chantal Lape Hiag est Camerounaise, originaire de la région du Centre. Elle insiste sur cette origine parce que tout commence là. Son engagement est intimement lié à l’histoire de sa mère.</p><br><p>Mariée de force à 14 ans, privée d’éducation, battue, abandonnée, sa mère a grandi dans la discrimination. Elle travaillait pour payer les études de ses frères. Elle n’a jamais eu droit à l’école comme eux. Pourtant, chaque soir, après son petit commerce, elle répétait à ses filles qu’elles devaient aller loin. Faire des études. Ne pas reproduire sa trajectoire. Ne pas subir les mêmes violences.</p><br><p>Chantal en a fait un serment. Aller “aussi loin que possible” pour elle.</p><br><p>Choisir la science politique au Cameroun n’était pas neutre. Discipline perçue comme masculine, territoire réservé. Les discriminations apparaissent souvent après le master. On vous tolère, puis on vous rappelle votre “place”. On doute de votre compétence. On vous renvoie à votre genre. Elle a dû faire plus. Toujours plus.</p><br><p>Son défi le plus marquant reste celui de sa soutenance. Elle accouche la veille de défendre sa thèse. On lui suggère de reporter. Elle refuse. Le lendemain matin, sortie de l’hôpital, elle soutient. Puis elle retourne chercher son bébé. Pour elle, il était hors de question que la maternité soit interprétée comme une faiblesse. Cet acte a marqué les esprits. Au moment du recrutement, on a reconnu que les femmes pouvaient aussi apporter une contribution pleine et entière aux sciences politiques.</p><br><p>Elle évoque aussi la disparition de sa mère, six mois après son inscription en thèse. Un vide immense. Mais aussi une responsabilité : faire vivre son rêve à travers son propre parcours.</p><br><p>Aujourd’hui, elle dirige une unité à l’Institut des relations internationales et accompagne de jeunes étudiantes, notamment venues du Tchad ou d’autres pays de la sous-région. Beaucoup lui confient leurs peurs. Le mariage attendu. L’horloge biologique. L’idée que poursuivre des études serait “perdre du temps”. Elle leur répond par son propre exemple. Mère de trois enfants, dont un gravement malade, elle enseigne, encadre, écrit, milite. Elle leur répète que tout est question d’organisation et de volonté. Rien n’est “naturellement” réservé aux hommes.</p><br><p>Elle travaille aussi sur la diplomatie camerounaise et les inégalités de genre dans les postes de souveraineté. Les chiffres parlent. Les femmes sont minoritaires, et encore plus absentes des postes stratégiques. Elle pousse ses étudiants à penser une diplomatie sensible au genre, à documenter les écarts, à produire des données, à faire parler les faits.</p><br><p>Deux figures l’ont profondément marquée. Sa mère, d’abord. Source première de sa force. Et son directeur, le professeur Alain Fogué, défenseur des libertés, emprisonné pour ses positions politiques et ses marches pacifiques. Il lui a appris que rien n’est acquis, que la lutte doit être ferme mais pacifique, que poser ses idées clairement est déjà un acte de résistance.</p><br><p>Son rêve est simple et immense. Un monde où les femmes ne sont plus limitées par des constructions sociales. Un espace académique et politique où leur compétence n’est plus mise en doute. Un avenir où rêver grand ne sera plus un acte de défi, mais une évidence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Hériter d’une lutte, refuser la limite — Chantal Lape Hiag</p><br><p>Chantal Lape Hiag est Camerounaise, originaire de la région du Centre. Elle insiste sur cette origine parce que tout commence là. Son engagement est intimement lié à l’histoire de sa mère.</p><br><p>Mariée de force à 14 ans, privée d’éducation, battue, abandonnée, sa mère a grandi dans la discrimination. Elle travaillait pour payer les études de ses frères. Elle n’a jamais eu droit à l’école comme eux. Pourtant, chaque soir, après son petit commerce, elle répétait à ses filles qu’elles devaient aller loin. Faire des études. Ne pas reproduire sa trajectoire. Ne pas subir les mêmes violences.</p><br><p>Chantal en a fait un serment. Aller “aussi loin que possible” pour elle.</p><br><p>Choisir la science politique au Cameroun n’était pas neutre. Discipline perçue comme masculine, territoire réservé. Les discriminations apparaissent souvent après le master. On vous tolère, puis on vous rappelle votre “place”. On doute de votre compétence. On vous renvoie à votre genre. Elle a dû faire plus. Toujours plus.</p><br><p>Son défi le plus marquant reste celui de sa soutenance. Elle accouche la veille de défendre sa thèse. On lui suggère de reporter. Elle refuse. Le lendemain matin, sortie de l’hôpital, elle soutient. Puis elle retourne chercher son bébé. Pour elle, il était hors de question que la maternité soit interprétée comme une faiblesse. Cet acte a marqué les esprits. Au moment du recrutement, on a reconnu que les femmes pouvaient aussi apporter une contribution pleine et entière aux sciences politiques.</p><br><p>Elle évoque aussi la disparition de sa mère, six mois après son inscription en thèse. Un vide immense. Mais aussi une responsabilité : faire vivre son rêve à travers son propre parcours.</p><br><p>Aujourd’hui, elle dirige une unité à l’Institut des relations internationales et accompagne de jeunes étudiantes, notamment venues du Tchad ou d’autres pays de la sous-région. Beaucoup lui confient leurs peurs. Le mariage attendu. L’horloge biologique. L’idée que poursuivre des études serait “perdre du temps”. Elle leur répond par son propre exemple. Mère de trois enfants, dont un gravement malade, elle enseigne, encadre, écrit, milite. Elle leur répète que tout est question d’organisation et de volonté. Rien n’est “naturellement” réservé aux hommes.</p><br><p>Elle travaille aussi sur la diplomatie camerounaise et les inégalités de genre dans les postes de souveraineté. Les chiffres parlent. Les femmes sont minoritaires, et encore plus absentes des postes stratégiques. Elle pousse ses étudiants à penser une diplomatie sensible au genre, à documenter les écarts, à produire des données, à faire parler les faits.</p><br><p>Deux figures l’ont profondément marquée. Sa mère, d’abord. Source première de sa force. Et son directeur, le professeur Alain Fogué, défenseur des libertés, emprisonné pour ses positions politiques et ses marches pacifiques. Il lui a appris que rien n’est acquis, que la lutte doit être ferme mais pacifique, que poser ses idées clairement est déjà un acte de résistance.</p><br><p>Son rêve est simple et immense. Un monde où les femmes ne sont plus limitées par des constructions sociales. Un espace académique et politique où leur compétence n’est plus mise en doute. Un avenir où rêver grand ne sera plus un acte de défi, mais une évidence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title> « Ce ne sont pas les résultats qui racontent les luttes, mais les processus qui les rendent possibles. » </title>
			<itunes:title> « Ce ne sont pas les résultats qui racontent les luttes, mais les processus qui les rendent possibles. » </itunes:title>
			<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 11:05:33 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>21:43</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abec5dc2eb2fc3ab6ddff4/media.mp3" length="20849711" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abec5dc2eb2fc3ab6ddff4</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abec5dc2eb2fc3ab6ddff4</link>
			<acast:episodeId>69abec5dc2eb2fc3ab6ddff4</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fw2sbmgbt47CzoDjQ9/q+YcP1xMwdWPu9886KKLkPVvSGJzuHvPcqn2ynNWFJ2m9MrEvOmWTDov9THoV68QKFrk]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>JMAD Oumaïma</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>7</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1775646401179-b03a03d7-9b7e-4171-980d-d08b1cafd10c.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Raconter les luttes invisibles : avec Oumaïma Jmad</p><br><p>Oumaima Jmad est docteure en sociologie, diplômée de la faculté des lettres et des sciences humaines Aïn Chock à Casablanca. Sa thèse porte sur les modes de vie et les trajectoires après la fermeture des mines au Maroc. Elle s’intéresse notamment à la place des femmes restées dans les villages miniers : juridiquement exclues du travail minier, mais pourtant actives dans des formes d’économie informelle invisibilisées par les statistiques et les récits dominants de l’économie.</p><br><p>Son engagement féministe se situe à la croisée de l’expérience personnelle et du travail de terrain. Élevée par sa mère et sa grand-mère, elle grandit dans un univers où la présence des femmes dans l’espace public comme dans l’espace domestique constitue une évidence. Ce vécu nourrit une sensibilité précoce aux rapports de domination, qui se transforme progressivement en conscience politique.</p><br><p>Le mouvement du 20 février en 2011 marque également sa génération. Le courage et la mobilisation des jeunes de l’époque nourrissent sa réflexion politique et l’encouragent à s’orienter vers les études de genre. Elle mène notamment une immersion en tant qu’hôtesse de l’air afin de documenter les discriminations vécues par le personnel navigant commercial féminin, un travail qui inspirera par la suite la réalisation de l’ouvrage collectif Travailleuses invisibles, les métiers de la discrimination au Maroc.</p><br><p>Ses recherches croisent les questions de genre, de classe, de territoire et de pouvoir. Elle a notamment étudié les effets sociaux du complexe solaire Noor-Ouarzazate à partir d’une perspective écoféministe. Dans un autre registre, elle a également travaillé sur la traite de femmes ivoiriennes au Maroc. Pour documenter ce phénomène et les violences institutionnelles, sexuelles et raciales qui l’accompagnent, elle choisit une forme originale : la bande dessinée, à la frontière entre recherche, action et création.</p><br><p>Oumaima Jmad revendique une approche intersectionnelle attentive aux rapports de domination qui structurent les sociétés. En tant que femme d’origine amazighe, elle interroge également les hiérarchies internes aux espaces militants, ainsi que les tensions autour de la langue, de l’identité et des agendas institutionnels.</p><br><p>Face aux contraintes politiques, une forme d’autocensure s’installe, mais elle ouvre aussi la voie à des stratégies créatives d’adaptation. Elle coordonne notamment le Parlement parallèle des étudiants pour l’égalité, porté par l’AMDF, et mobilise différentes approches pour sensibiliser sans exposer.</p><br><p>Malgré les lenteurs, les tensions et les doutes, elle continue, convaincue que si l’espoir a changé de forme, il demeure une force capable d’animer les luttes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Raconter les luttes invisibles : avec Oumaïma Jmad</p><br><p>Oumaima Jmad est docteure en sociologie, diplômée de la faculté des lettres et des sciences humaines Aïn Chock à Casablanca. Sa thèse porte sur les modes de vie et les trajectoires après la fermeture des mines au Maroc. Elle s’intéresse notamment à la place des femmes restées dans les villages miniers : juridiquement exclues du travail minier, mais pourtant actives dans des formes d’économie informelle invisibilisées par les statistiques et les récits dominants de l’économie.</p><br><p>Son engagement féministe se situe à la croisée de l’expérience personnelle et du travail de terrain. Élevée par sa mère et sa grand-mère, elle grandit dans un univers où la présence des femmes dans l’espace public comme dans l’espace domestique constitue une évidence. Ce vécu nourrit une sensibilité précoce aux rapports de domination, qui se transforme progressivement en conscience politique.</p><br><p>Le mouvement du 20 février en 2011 marque également sa génération. Le courage et la mobilisation des jeunes de l’époque nourrissent sa réflexion politique et l’encouragent à s’orienter vers les études de genre. Elle mène notamment une immersion en tant qu’hôtesse de l’air afin de documenter les discriminations vécues par le personnel navigant commercial féminin, un travail qui inspirera par la suite la réalisation de l’ouvrage collectif Travailleuses invisibles, les métiers de la discrimination au Maroc.</p><br><p>Ses recherches croisent les questions de genre, de classe, de territoire et de pouvoir. Elle a notamment étudié les effets sociaux du complexe solaire Noor-Ouarzazate à partir d’une perspective écoféministe. Dans un autre registre, elle a également travaillé sur la traite de femmes ivoiriennes au Maroc. Pour documenter ce phénomène et les violences institutionnelles, sexuelles et raciales qui l’accompagnent, elle choisit une forme originale : la bande dessinée, à la frontière entre recherche, action et création.</p><br><p>Oumaima Jmad revendique une approche intersectionnelle attentive aux rapports de domination qui structurent les sociétés. En tant que femme d’origine amazighe, elle interroge également les hiérarchies internes aux espaces militants, ainsi que les tensions autour de la langue, de l’identité et des agendas institutionnels.</p><br><p>Face aux contraintes politiques, une forme d’autocensure s’installe, mais elle ouvre aussi la voie à des stratégies créatives d’adaptation. Elle coordonne notamment le Parlement parallèle des étudiants pour l’égalité, porté par l’AMDF, et mobilise différentes approches pour sensibiliser sans exposer.</p><br><p>Malgré les lenteurs, les tensions et les doutes, elle continue, convaincue que si l’espoir a changé de forme, il demeure une force capable d’animer les luttes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title>“ Avant, se faire battre, c’était normal. Aujourd’hui, les choses ont changé” </title>
			<itunes:title>“ Avant, se faire battre, c’était normal. Aujourd’hui, les choses ont changé” </itunes:title>
			<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>19:08</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abf3456ffdcd8188cb70a0/media.mp3" length="18371897" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abf3456ffdcd8188cb70a0</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abf3456ffdcd8188cb70a0</link>
			<acast:episodeId>69abf3456ffdcd8188cb70a0</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fxoNrMcb1ZzILxYIbgio39+PmrHLzKMHtERx0ljLKDUosaCFIFebG3N+NC/Rsh3cOPUtsp2+nLJVKo/kYyueMdM]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>TOBA MOIDJRA Yvonne</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>6</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1775169455539-cbeeab36-e79b-4218-983e-2e374ffae51f.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Terre, dignité et héritage — avec Toba Moidjra Yvonne</p><br><p>Militante des droits humains et coordinatrice du mouvement citoyen Nouveaux Codes d’Ivoire, Yvonne Toba ancre son combat dans une histoire intime. Enfant élevée par une mère seule, humiliée dans son village pour l’absence de père, elle grandit avec une révolte profonde. Dans sa communauté, les femmes n’ont pas droit à la terre. Cette injustice devient son moteur.</p><br><p>Dans cet épisode, elle raconte comment elle s’est battue pour faire reconnaître le droit foncier des femmes. Si la loi ivoirienne existe, son application reste fragile face aux résistances culturelles et coutumières. Yvonne choisit alors le plaidoyer, la négociation et la formation. Convaincre les chefs traditionnels, travailler avec les communautés, démontrer l’impact économique de l’accès des femmes à la terre.</p><br><p>Elle évoque aussi les expropriations massives, l’accaparement des terres par des multinationales ou des intérêts politiques, et ces villages déplacés sans consultation. Pour elle, défendre la terre, c’est défendre la dignité et la survie des communautés.</p><br><p>Son combat a déjà porté des fruits. Des projets pilotes ont permis à des femmes d’obtenir des parcelles, de développer des activités agricoles et de devenir économiquement autonomes. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes osent revendiquer leurs droits.</p><br><p>Yvonne élève seule son fils et revendique cette fierté. Elle porte en elle l’héritage d’une mère courageuse qui, malgré les humiliations, a choisi d’investir dans l’éducation de ses filles pour briser le cycle.</p><br><p>Son rêve est clair : un monde où femmes et hommes auront les mêmes droits, les mêmes opportunités, la même reconnaissance. Et où les femmes seront pleinement actrices du changement, en Côte d’Ivoire et au-delà.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Terre, dignité et héritage — avec Toba Moidjra Yvonne</p><br><p>Militante des droits humains et coordinatrice du mouvement citoyen Nouveaux Codes d’Ivoire, Yvonne Toba ancre son combat dans une histoire intime. Enfant élevée par une mère seule, humiliée dans son village pour l’absence de père, elle grandit avec une révolte profonde. Dans sa communauté, les femmes n’ont pas droit à la terre. Cette injustice devient son moteur.</p><br><p>Dans cet épisode, elle raconte comment elle s’est battue pour faire reconnaître le droit foncier des femmes. Si la loi ivoirienne existe, son application reste fragile face aux résistances culturelles et coutumières. Yvonne choisit alors le plaidoyer, la négociation et la formation. Convaincre les chefs traditionnels, travailler avec les communautés, démontrer l’impact économique de l’accès des femmes à la terre.</p><br><p>Elle évoque aussi les expropriations massives, l’accaparement des terres par des multinationales ou des intérêts politiques, et ces villages déplacés sans consultation. Pour elle, défendre la terre, c’est défendre la dignité et la survie des communautés.</p><br><p>Son combat a déjà porté des fruits. Des projets pilotes ont permis à des femmes d’obtenir des parcelles, de développer des activités agricoles et de devenir économiquement autonomes. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes osent revendiquer leurs droits.</p><br><p>Yvonne élève seule son fils et revendique cette fierté. Elle porte en elle l’héritage d’une mère courageuse qui, malgré les humiliations, a choisi d’investir dans l’éducation de ses filles pour briser le cycle.</p><br><p>Son rêve est clair : un monde où femmes et hommes auront les mêmes droits, les mêmes opportunités, la même reconnaissance. Et où les femmes seront pleinement actrices du changement, en Côte d’Ivoire et au-delà.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA["Je me bats pour une meilleure représentativité des femmes dans la gouvernance sécuritaire"]]></title>
			<itunes:title><![CDATA["Je me bats pour une meilleure représentativité des femmes dans la gouvernance sécuritaire"]]></itunes:title>
			<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>30:20</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abf6fe6ffdcd8188cc2913/media.mp3" length="29058773" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abf6fe6ffdcd8188cc2913</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abf6fe6ffdcd8188cc2913</link>
			<acast:episodeId>69abf6fe6ffdcd8188cc2913</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fw3CM3/Rt1tT54PpGaLFy1nuTuFvH44MOhLOY/nbAcxpHKjIvYnsHaCCiy68gRoaCBkxpd1+z9xH4aiD/0b13N5]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>ALASSANE TOURE Nana</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>5</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1774540048843-895cbfcb-da3d-4794-ae6b-93513588ccc2.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p>« Je me bats pour une meilleure représentativité des femmes dans la gouvernance sécuritaire »</p><p>Nana Alassane Touré est originaire du Mali, à la croisée du centre et du nord. Issue de la société civile, elle préside l’ONG SAGOPS, engagée pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité. Son engagement n’est pas né d’un événement précis, mais plutôt du quotidien. Dans un contexte où les violations des droits des femmes et des filles sont si fréquentes qu’elles finissent par sembler normales, s’engager devient presque une évidence.</p><p>Elle parle aussi depuis une expérience personnelle. Celle d’une femme qui a eu la « chance » d’aller à l’école jusqu’à l’université, quand tant d’autres filles autour d’elle ont dû arrêter leurs études pour un mariage précoce, pour soutenir leur famille ou à cause de la fermeture des écoles liée aux crises. Elle décrit une réalité simple et brutale : moins d’école, c’est moins d’options, moins d’autonomie, et très vite une vie qui se rétrécit.</p><p>Dans son travail, Nana insiste sur un point essentiel : la sécurité ne peut pas rester un domaine exclusivement masculin, limité aux frontières et aux équipements militaires. Elle défend une vision plus large, celle de la sécurité humaine. Une sécurité qui touche à la dignité : l’accès à l’éducation, à la santé, à un logement décent, la liberté de se déplacer sans danger, l’accès aux droits sexuels et reproductifs, et la protection contre les violences, y compris le viol en période de conflit. Autant d’aspects qui restent encore trop souvent absents des discussions officielles sur la sécurité, faute d’être portés par des femmes dans les espaces de décision.</p><p>C’est là que se situe son combat central : faire entrer davantage de femmes dans la gouvernance sécuritaire. Dans les mécanismes liés aux processus de paix, dans les commissions nationales sur la réforme du secteur de la sécurité, le désarmement ou la justice transitionnelle, leur présence demeure marginale. Pourtant, quand les femmes ne sont pas là, leurs besoins spécifiques disparaissent des priorités. On parle de sécurité, mais on oublie ce qu’elle signifie pour celles qui n’ont pas accès à la contraception, pour celles qui ne peuvent pas poursuivre leurs études, ou pour celles qui vivent avec la peur constante des violences.</p><p>Avec d’autres acteurs engagés, Nana a franchi un cap : passer de la recherche à l’action. La création de SAGOPS (sahélienne pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité) s’inscrit dans cette dynamique, avec des actions concrètes de sensibilisation, de plaidoyer, de communication et d’enquête. Dans cette dynamique, l’organisation met actuellement en œuvre un projet structurant intitulé « Initiative d’amélioration de la gouvernance locale sous le leadership des femmes et des jeunes pour la paix et la sécurité au Sahel ». À travers cette initiative, SAGOPS accompagne concrètement des femmes et des jeunes pour qu’ils prennent leur place dans les espaces locaux de décision, notamment sur les questions de prévention des conflits, de cohésion sociale et de sécurité communautaire.</p><p>L’idée est simple mais essentielle : celles et ceux qui vivent l’insécurité au quotidien doivent pouvoir participer à la construction des réponses et influencer les politiques locales. L’organisation porte également des projets de suivi des violences sexuelles liées aux conflits dans la zone des trois frontières, ainsi que des monitorings périodiques des besoins sécuritaires des femmes et des jeunes dans les zones affectées par l’insécurité.</p><p>Elle le dit sans détour : écrire ne suffit pas, surtout dans un contexte où beaucoup de femmes n’ont pas eu accès à l’école. Il faut des formats qui circulent, qui parlent directement aux communautés. C’est dans cette logique qu’elle a fait le choix d’utiliser TikTok. Parce qu’on peut y parler sans écrire, et parce que les échanges y sont plus directs, plus ancrés dans le vécu. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>« Je me bats pour une meilleure représentativité des femmes dans la gouvernance sécuritaire »</p><p>Nana Alassane Touré est originaire du Mali, à la croisée du centre et du nord. Issue de la société civile, elle préside l’ONG SAGOPS, engagée pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité. Son engagement n’est pas né d’un événement précis, mais plutôt du quotidien. Dans un contexte où les violations des droits des femmes et des filles sont si fréquentes qu’elles finissent par sembler normales, s’engager devient presque une évidence.</p><p>Elle parle aussi depuis une expérience personnelle. Celle d’une femme qui a eu la « chance » d’aller à l’école jusqu’à l’université, quand tant d’autres filles autour d’elle ont dû arrêter leurs études pour un mariage précoce, pour soutenir leur famille ou à cause de la fermeture des écoles liée aux crises. Elle décrit une réalité simple et brutale : moins d’école, c’est moins d’options, moins d’autonomie, et très vite une vie qui se rétrécit.</p><p>Dans son travail, Nana insiste sur un point essentiel : la sécurité ne peut pas rester un domaine exclusivement masculin, limité aux frontières et aux équipements militaires. Elle défend une vision plus large, celle de la sécurité humaine. Une sécurité qui touche à la dignité : l’accès à l’éducation, à la santé, à un logement décent, la liberté de se déplacer sans danger, l’accès aux droits sexuels et reproductifs, et la protection contre les violences, y compris le viol en période de conflit. Autant d’aspects qui restent encore trop souvent absents des discussions officielles sur la sécurité, faute d’être portés par des femmes dans les espaces de décision.</p><p>C’est là que se situe son combat central : faire entrer davantage de femmes dans la gouvernance sécuritaire. Dans les mécanismes liés aux processus de paix, dans les commissions nationales sur la réforme du secteur de la sécurité, le désarmement ou la justice transitionnelle, leur présence demeure marginale. Pourtant, quand les femmes ne sont pas là, leurs besoins spécifiques disparaissent des priorités. On parle de sécurité, mais on oublie ce qu’elle signifie pour celles qui n’ont pas accès à la contraception, pour celles qui ne peuvent pas poursuivre leurs études, ou pour celles qui vivent avec la peur constante des violences.</p><p>Avec d’autres acteurs engagés, Nana a franchi un cap : passer de la recherche à l’action. La création de SAGOPS (sahélienne pour la justice, la gouvernance, la paix et la sécurité) s’inscrit dans cette dynamique, avec des actions concrètes de sensibilisation, de plaidoyer, de communication et d’enquête. Dans cette dynamique, l’organisation met actuellement en œuvre un projet structurant intitulé « Initiative d’amélioration de la gouvernance locale sous le leadership des femmes et des jeunes pour la paix et la sécurité au Sahel ». À travers cette initiative, SAGOPS accompagne concrètement des femmes et des jeunes pour qu’ils prennent leur place dans les espaces locaux de décision, notamment sur les questions de prévention des conflits, de cohésion sociale et de sécurité communautaire.</p><p>L’idée est simple mais essentielle : celles et ceux qui vivent l’insécurité au quotidien doivent pouvoir participer à la construction des réponses et influencer les politiques locales. L’organisation porte également des projets de suivi des violences sexuelles liées aux conflits dans la zone des trois frontières, ainsi que des monitorings périodiques des besoins sécuritaires des femmes et des jeunes dans les zones affectées par l’insécurité.</p><p>Elle le dit sans détour : écrire ne suffit pas, surtout dans un contexte où beaucoup de femmes n’ont pas eu accès à l’école. Il faut des formats qui circulent, qui parlent directement aux communautés. C’est dans cette logique qu’elle a fait le choix d’utiliser TikTok. Parce qu’on peut y parler sans écrire, et parce que les échanges y sont plus directs, plus ancrés dans le vécu. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title>“Le système étouffe  la voix des femmes”</title>
			<itunes:title>“Le système étouffe  la voix des femmes”</itunes:title>
			<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>21:50</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abee40c2eb2fc3ab6e304d/media.mp3" length="20916014" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abee40c2eb2fc3ab6e304d</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abee40c2eb2fc3ab6e304d</link>
			<acast:episodeId>69abee40c2eb2fc3ab6e304d</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fytlqR2ynxi5AK3ixxCffvljb//AmI3B8KAvI8mJLwRn7kNnlsIHREx6VLWojdrU/7KznpzCq1ikt7XT6rS3Hzd]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>ENAM ASSAM Marie-Micheline</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>4</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1774283789489-32ef873f-3fad-450a-b467-b18dfd943d2e.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Résilience, engagement et égalité — Marie-Micheline Enam Assam</p><br><p>Marie-Micheline Enam Assam est enseignante à l’université au Cameroun, maman de trois garçons. Sportive accomplie, ceinture noire, triple championne d’Afrique, elle incarne une discipline et une force qui ne sont pas que physiques.</p><br><p>Son engagement ne naît pas d’un slogan, mais d’une épreuve intime. Mariée très jeune alors qu’elle était encore étudiante, elle traverse un mariage difficile. Là où beaucoup s’effondrent, elle puise une énergie inattendue. C’est dans cette période qu’elle rédige sa thèse, soutient son doctorat et consolide sa carrière. Elle parle d’une bravoure née de l’épreuve, d’une capacité à transformer les combats intérieurs en moteur d’élévation.</p><br><p>Elle évoque aussi le silence de sa génération. Les violences psychologiques ou physiques étaient souvent tues, minimisées, intériorisées. On culpabilisait. On espérait que “ça irait mieux”. Aujourd’hui, elle observe que la parole se libère davantage chez les jeunes, que les sujets autrefois tabous peuvent être nommés. Et elle insiste sur un message clair aux jeunes filles : la violence n’est pas un accident qui disparaîtra par magie.</p><br><p>Son indignation ne s’arrête pas à la sphère privée. Un moment la marque particulièrement. Invitée au Parlement pour la Journée de la démocratie, elle découvre une assemblée presque exclusivement masculine. Ce choc l’amène à interroger les disparités dans la représentation politique et à en faire un objet de réflexion académique. Elle a vu, à travers sa propre mère engagée en politique, comment des femmes compétentes sont mises à l’écart ou marginalisées dans des espaces dominés par les hommes.</p><br><p>Pour elle, la question n’est pas seulement le nombre de femmes dans les institutions, mais leur capacité réelle d’agir sans être instrumentalisées. Une présence symbolique ne suffit pas. Si les femmes sont libres d’exercer leurs compétences, leur impact peut être déterminant, notamment dans les domaines de gestion et de gouvernance.</p><br><p>Son engagement passe par la formation. Elle croit profondément que le changement durable commence par l’éducation. À l’université, elle déconstruit avec ses étudiants les stéréotypes et les normes construites. Elle encourage les jeunes filles à se projeter dans le leadership et les jeunes garçons à repenser leurs privilèges. Elle insiste sur l’importance d’une culture politique inclusive, où chacun et chacune comprend ses droits et ses responsabilités.</p><br><p>Elle agit aussi concrètement. Chaque année, elle fête son anniversaire dans un orphelinat. Elle partage le repas, organise une célébration, offre un moment de joie. Pour elle, la solidarité n’est pas un discours, c’est un geste répété.</p><br><p>Son rêve est clair. Une société véritablement égalitaire, sans discriminations, où les femmes ne sont ni tolérées ni instrumentalisées, mais reconnues à hauteur de leurs compétences. Une société où les clivages s’effacent et où l’équité devient une réalité.</p><br><p>Elle cite enfin une figure qui l’inspire profondément, sa directrice de thèse, le professeur Nadine Machikou, une femme qu’elle décrit comme “la force tranquille”. Une présence calme, percutante, bienveillante. Un modèle d’autorité sereine.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Résilience, engagement et égalité — Marie-Micheline Enam Assam</p><br><p>Marie-Micheline Enam Assam est enseignante à l’université au Cameroun, maman de trois garçons. Sportive accomplie, ceinture noire, triple championne d’Afrique, elle incarne une discipline et une force qui ne sont pas que physiques.</p><br><p>Son engagement ne naît pas d’un slogan, mais d’une épreuve intime. Mariée très jeune alors qu’elle était encore étudiante, elle traverse un mariage difficile. Là où beaucoup s’effondrent, elle puise une énergie inattendue. C’est dans cette période qu’elle rédige sa thèse, soutient son doctorat et consolide sa carrière. Elle parle d’une bravoure née de l’épreuve, d’une capacité à transformer les combats intérieurs en moteur d’élévation.</p><br><p>Elle évoque aussi le silence de sa génération. Les violences psychologiques ou physiques étaient souvent tues, minimisées, intériorisées. On culpabilisait. On espérait que “ça irait mieux”. Aujourd’hui, elle observe que la parole se libère davantage chez les jeunes, que les sujets autrefois tabous peuvent être nommés. Et elle insiste sur un message clair aux jeunes filles : la violence n’est pas un accident qui disparaîtra par magie.</p><br><p>Son indignation ne s’arrête pas à la sphère privée. Un moment la marque particulièrement. Invitée au Parlement pour la Journée de la démocratie, elle découvre une assemblée presque exclusivement masculine. Ce choc l’amène à interroger les disparités dans la représentation politique et à en faire un objet de réflexion académique. Elle a vu, à travers sa propre mère engagée en politique, comment des femmes compétentes sont mises à l’écart ou marginalisées dans des espaces dominés par les hommes.</p><br><p>Pour elle, la question n’est pas seulement le nombre de femmes dans les institutions, mais leur capacité réelle d’agir sans être instrumentalisées. Une présence symbolique ne suffit pas. Si les femmes sont libres d’exercer leurs compétences, leur impact peut être déterminant, notamment dans les domaines de gestion et de gouvernance.</p><br><p>Son engagement passe par la formation. Elle croit profondément que le changement durable commence par l’éducation. À l’université, elle déconstruit avec ses étudiants les stéréotypes et les normes construites. Elle encourage les jeunes filles à se projeter dans le leadership et les jeunes garçons à repenser leurs privilèges. Elle insiste sur l’importance d’une culture politique inclusive, où chacun et chacune comprend ses droits et ses responsabilités.</p><br><p>Elle agit aussi concrètement. Chaque année, elle fête son anniversaire dans un orphelinat. Elle partage le repas, organise une célébration, offre un moment de joie. Pour elle, la solidarité n’est pas un discours, c’est un geste répété.</p><br><p>Son rêve est clair. Une société véritablement égalitaire, sans discriminations, où les femmes ne sont ni tolérées ni instrumentalisées, mais reconnues à hauteur de leurs compétences. Une société où les clivages s’effacent et où l’équité devient une réalité.</p><br><p>Elle cite enfin une figure qui l’inspire profondément, sa directrice de thèse, le professeur Nadine Machikou, une femme qu’elle décrit comme “la force tranquille”. Une présence calme, percutante, bienveillante. Un modèle d’autorité sereine.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA["My feminism is decolonial and intersectional"]]></title>
			<itunes:title><![CDATA["My feminism is decolonial and intersectional"]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>32:53</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abe9f6b49eecc0b7e7fbbb/media.mp3" length="23687552" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abe9f6b49eecc0b7e7fbbb</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abe9f6b49eecc0b7e7fbbb</link>
			<acast:episodeId>69abe9f6b49eecc0b7e7fbbb</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fytMYckMtzbPTTp1lo4wtpKpniOuv1JCglSLoIvh7hQOZ87Oa+g6BztRGA8MElq3TOZEhB4r/Cu3AHnpn09fkuX]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>Sanae</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>3</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1773782956584-dc63c3bb-0564-4f0a-a749-7bb311b0192f.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Penser depuis les marges, agir avec les autres — avec Sanae</p><br><p>Sanae a 25 ans. Elle est chercheuse, activiste, féministe décoloniale. Elle se définit d’abord comme africaine. Son engagement naît d’une colère intime, face aux injustices du quotidien : à l’école publique d’un quartier populaire, dans la famille, dans la rue. Très tôt, elle observe les inégalités d’accès à l’éducation, les humiliations linguistiques, le manque de ressources, les messages implicites qui disent à certaines qu’elles n’ont pas droit au monde.</p><br><p>En 2011, le mouvement des Printemps arabes au Maroc marque un tournant. Sa première manifestation ouvre un horizon collectif : la politique n’est plus abstraite, elle est vécue, partagée. Son féminisme se construit ensuite dans la lutte contre les violences sexuelles. Un blog, une lettre ouverte aux survivantes, puis un afflux de témoignages inattendu. De ces récits naît un cercle de parole, d’abord anonyme, puis incarné, qui devient un espace communautaire autonome. Une leçon fondatrice : on n’agit jamais seule, et chaque action engage une responsabilité envers le bien-être des autres.</p><br><p>Sa recherche prolonge ce fil rouge. Elle travaille sur les récits, les histoires orales, les mémoires marginalisées. Qui raconte l’histoire ? Quelles voix sont absentes ? Comment réécrire le passé pour transformer le présent ? Pour elle, le changement social ne peut être uniquement macro ou institutionnel. Il est émotionnel, subjectif, ancré dans l’interdépendance.</p><br><p>Vivre en France comme femme marocaine, immigrée et racisée reconfigure encore son féminisme. Il devient situé, mouvant, attentif aux tensions postcoloniales, aux luttes antiracistes, aux droits des migrant·es et des personnes queer. Son féminisme est intersectionnel, stratégique, collectif. Il ne cherche pas le consensus, mais l’écoute des marges et la construction de solidarités transnationales, notamment entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne.</p><br><p>Pour Sanae, désespoir et impuissance sont des outils politiques puissants — et dangereux. On ne peut pas se permettre le luxe de l’abandon. La réponse, dit-elle, se trouve dans la communauté, dans l’éthique du care, dans la capacité à rêver ensemble.</p><br><p>Son rêve est radical : un monde sans injustice, où chacun·e mène une vie digne. Un projet peut-être infini, mais qui commence par une question simple et exigeante : qui n’est pas encore entendu, et comment recentrer les marges ?</p><br><p>Elle cite souvent Angela Davis comme ancrage politique et intellectuel : une pensée enracinée dans la communauté, capable de transformer la colère en action durable.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Penser depuis les marges, agir avec les autres — avec Sanae</p><br><p>Sanae a 25 ans. Elle est chercheuse, activiste, féministe décoloniale. Elle se définit d’abord comme africaine. Son engagement naît d’une colère intime, face aux injustices du quotidien : à l’école publique d’un quartier populaire, dans la famille, dans la rue. Très tôt, elle observe les inégalités d’accès à l’éducation, les humiliations linguistiques, le manque de ressources, les messages implicites qui disent à certaines qu’elles n’ont pas droit au monde.</p><br><p>En 2011, le mouvement des Printemps arabes au Maroc marque un tournant. Sa première manifestation ouvre un horizon collectif : la politique n’est plus abstraite, elle est vécue, partagée. Son féminisme se construit ensuite dans la lutte contre les violences sexuelles. Un blog, une lettre ouverte aux survivantes, puis un afflux de témoignages inattendu. De ces récits naît un cercle de parole, d’abord anonyme, puis incarné, qui devient un espace communautaire autonome. Une leçon fondatrice : on n’agit jamais seule, et chaque action engage une responsabilité envers le bien-être des autres.</p><br><p>Sa recherche prolonge ce fil rouge. Elle travaille sur les récits, les histoires orales, les mémoires marginalisées. Qui raconte l’histoire ? Quelles voix sont absentes ? Comment réécrire le passé pour transformer le présent ? Pour elle, le changement social ne peut être uniquement macro ou institutionnel. Il est émotionnel, subjectif, ancré dans l’interdépendance.</p><br><p>Vivre en France comme femme marocaine, immigrée et racisée reconfigure encore son féminisme. Il devient situé, mouvant, attentif aux tensions postcoloniales, aux luttes antiracistes, aux droits des migrant·es et des personnes queer. Son féminisme est intersectionnel, stratégique, collectif. Il ne cherche pas le consensus, mais l’écoute des marges et la construction de solidarités transnationales, notamment entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne.</p><br><p>Pour Sanae, désespoir et impuissance sont des outils politiques puissants — et dangereux. On ne peut pas se permettre le luxe de l’abandon. La réponse, dit-elle, se trouve dans la communauté, dans l’éthique du care, dans la capacité à rêver ensemble.</p><br><p>Son rêve est radical : un monde sans injustice, où chacun·e mène une vie digne. Un projet peut-être infini, mais qui commence par une question simple et exigeante : qui n’est pas encore entendu, et comment recentrer les marges ?</p><br><p>Elle cite souvent Angela Davis comme ancrage politique et intellectuel : une pensée enracinée dans la communauté, capable de transformer la colère en action durable.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA["Je mets des chiffres sur les maux des femmes"]]></title>
			<itunes:title><![CDATA["Je mets des chiffres sur les maux des femmes"]]></itunes:title>
			<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>44:25</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69abf4c6e2ffe1fef6770537/media.mp3" length="31982816" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69abf4c6e2ffe1fef6770537</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69abf4c6e2ffe1fef6770537</link>
			<acast:episodeId>69abf4c6e2ffe1fef6770537</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fxYB3bYOGreKUbz4IZi7qNEwHLj77Sq4EgxdzsJYWyGOzl4OeIciwQHjzEdf/61SMQL6I+PxaZ+7UsEOT7p6Mrp]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>APATA Sylvia</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>2</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1773352779383-0b490999-23a2-42fb-a31f-a7370ae6b3f9.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Mettre des chiffres sur les violences : Sylvia Apata raconte comment le droit, la recherche et les données peuvent devenir des armes politiques contre les violences faites aux femmes.</p><p>Militante féministe ivoirienne et juriste engagée depuis une dizaine d’années, Sylvia Apata agit à la croisée du terrain, de la recherche-action et de la stratégie juridique. Son moteur puise dans l’exemple d’une mère célibataire combative et dans un refus profond de l’hypocrisie sociale qui condamne les femmes tout en leur dictant la douceur et la soumission.</p><br><p>Son approche est frontale : rendre l’injustice impossible à nier. Elle raconte comment ses enquêtes ont permis de mettre des chiffres sur les violences, de documenter les violences conjugales, de faire reconnaître les féminicides comme un phénomène spécifique et de pousser des avancées juridiques et politiques.</p><br><p>Elle parle aussi de l’envers du combat : l’épuisement financier et émotionnel, la caricature des féministes comme « rebelles, l’isolement des défenseuses des droits. Pour elle, le problème n’est pas la radicalité des militantes, mais l’absence d’indignation face aux violences.</p><p>Son horizon : une société où les femmes sont pleinement considérées, protégées et égales en droits , et où celles qui se battent ne sont plus laissées seules.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Mettre des chiffres sur les violences : Sylvia Apata raconte comment le droit, la recherche et les données peuvent devenir des armes politiques contre les violences faites aux femmes.</p><p>Militante féministe ivoirienne et juriste engagée depuis une dizaine d’années, Sylvia Apata agit à la croisée du terrain, de la recherche-action et de la stratégie juridique. Son moteur puise dans l’exemple d’une mère célibataire combative et dans un refus profond de l’hypocrisie sociale qui condamne les femmes tout en leur dictant la douceur et la soumission.</p><br><p>Son approche est frontale : rendre l’injustice impossible à nier. Elle raconte comment ses enquêtes ont permis de mettre des chiffres sur les violences, de documenter les violences conjugales, de faire reconnaître les féminicides comme un phénomène spécifique et de pousser des avancées juridiques et politiques.</p><br><p>Elle parle aussi de l’envers du combat : l’épuisement financier et émotionnel, la caricature des féministes comme « rebelles, l’isolement des défenseuses des droits. Pour elle, le problème n’est pas la radicalité des militantes, mais l’absence d’indignation face aux violences.</p><p>Son horizon : une société où les femmes sont pleinement considérées, protégées et égales en droits , et où celles qui se battent ne sont plus laissées seules.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<item>
			<title>“Je rêve du jour où ma ville de Goma sera appelée capitale de la résilience”</title>
			<itunes:title>“Je rêve du jour où ma ville de Goma sera appelée capitale de la résilience”</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:29:10 GMT</pubDate>
			<itunes:duration>24:40</itunes:duration>
			<enclosure url="https://sphinx.acast.com/p/open/s/69a76e30ddf4d3439a54b232/e/69ac02d9e2ffe1fef679674f/media.mp3" length="17771312" type="audio/mpeg"/>
			<guid isPermaLink="false">69ac02d9e2ffe1fef679674f</guid>
			<itunes:explicit>false</itunes:explicit>
			<link>https://shows.acast.com/podcast-celles-qui-portent-lafrique/episodes/69ac02d9e2ffe1fef679674f</link>
			<acast:episodeId>69ac02d9e2ffe1fef679674f</acast:episodeId>
			<acast:showId>69a76e30ddf4d3439a54b232</acast:showId>
			<acast:settings><![CDATA[FYjHyZbXWHZ7gmX8Pp1rmbKbhgrQiwYShz70Q9/ffXZMTtedvdcRQbP4eiLMjXzCKLPjEYLpGj+NMVKa+5C8pL4u/EOj1Vw4h5MMJYp0lCcFAe0fnxBJy/1ju4Qxy1fh8gO4DvlGA40yms2g0/hOkcrfHIopjTygHFqGwwOPKFIai4SuTvs86Lx3UYCyl6ZspeUB3HbF9BCb2XBB3X6sTispMS7g5vPEGUcjxjT75fxCb1U9AscutR3s6sK1xb+TmejKU8xzEdtEobOuPxJq4UchjN/7GcY4sb31rrK9EgiDWiHMFe2CAuoiFIhGk7fU]]></acast:settings>
			<itunes:subtitle>BAUMA Linda Joelle</itunes:subtitle>
			<itunes:episodeType>full</itunes:episodeType>
			<itunes:episode>1</itunes:episode>
			<itunes:image href="https://assets.pippa.io/shows/69a76e30ddf4d3439a54b232/1773160095388-f0bd3024-dbcd-4322-9acc-1b834ac5ce3f.jpeg"/>
			<description><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Porter les voix, nommer les vies — avec Linda Joelle Bauma</p><br><p>Avocate au barreau du Nord-Kivu et activiste pour les droits des femmes, Linda Joelle Bauma ancre son engagement dans une double histoire. Celle d’une enfance auprès d’un père chef coutumier, figure de justice au cœur de la communauté. Et celle d’une région, l’Est de la RDC, où la guerre dure depuis plus de trente ans.</p><br><p>Dans cet épisode, elle raconte les rencontres avec les femmes des camps de déplacés. Des mères contraintes de quitter les zones dites “sécurisées” pour chercher de quoi nourrir leurs enfants, au risque du viol. Des femmes réduites à des chiffres alors que chacune porte une histoire, une maison perdue, des champs abandonnés, une identité arrachée. Pour Linda, le combat commence là : sortir des statistiques, remettre des visages et des noms sur les vies brisées.</p><br><p>À travers son engagement au sein de collectifs comme Goma Actif et BOLD, elle crée des cercles de confiance pour les jeunes filles, développe des portraits, des documentaires, des espaces de parole et de plaidoyer. Son objectif n’est pas de parler à la place des femmes, mais de leur permettre d’être entendues.</p><br><p>Elle rêve d’un autre récit pour sa ville. Que Goma ne soit plus appelée “capitale mondiale du viol”, mais capitale mondiale de la résilience. Elle croit profondément en la jeunesse, en sa capacité à transformer la colère en action.</p><br><p>Et quand elle parle de justice et de pardon, elle évoque son frère, Fred Bauma, emprisonné 18 mois pour ses engagements, devenu pour elle une étoile polaire. Une boussole intérieure qui lui rappelle qu’au-delà de la colère, il faut continuer à construire.</p><br><p>Un épisode puissant sur la mémoire, la dignité et cette question qu’elle pose sans cesse : qu’est-ce que la paix, quand on ne l’a jamais vraiment connue ?</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p><em>« Celles qui portent l’Afrique » est un podcast de la Fondation de l’innovation pour la démocratie qui donne à entendre des récits de vie de féministes africaines. Au micro : Achille Mbembe et Sarah Marniesse, avec l’appui de Martin Serralta. Musique de Blick Bassy.</em></p><br><p>Porter les voix, nommer les vies — avec Linda Joelle Bauma</p><br><p>Avocate au barreau du Nord-Kivu et activiste pour les droits des femmes, Linda Joelle Bauma ancre son engagement dans une double histoire. Celle d’une enfance auprès d’un père chef coutumier, figure de justice au cœur de la communauté. Et celle d’une région, l’Est de la RDC, où la guerre dure depuis plus de trente ans.</p><br><p>Dans cet épisode, elle raconte les rencontres avec les femmes des camps de déplacés. Des mères contraintes de quitter les zones dites “sécurisées” pour chercher de quoi nourrir leurs enfants, au risque du viol. Des femmes réduites à des chiffres alors que chacune porte une histoire, une maison perdue, des champs abandonnés, une identité arrachée. Pour Linda, le combat commence là : sortir des statistiques, remettre des visages et des noms sur les vies brisées.</p><br><p>À travers son engagement au sein de collectifs comme Goma Actif et BOLD, elle crée des cercles de confiance pour les jeunes filles, développe des portraits, des documentaires, des espaces de parole et de plaidoyer. Son objectif n’est pas de parler à la place des femmes, mais de leur permettre d’être entendues.</p><br><p>Elle rêve d’un autre récit pour sa ville. Que Goma ne soit plus appelée “capitale mondiale du viol”, mais capitale mondiale de la résilience. Elle croit profondément en la jeunesse, en sa capacité à transformer la colère en action.</p><br><p>Et quand elle parle de justice et de pardon, elle évoque son frère, Fred Bauma, emprisonné 18 mois pour ses engagements, devenu pour elle une étoile polaire. Une boussole intérieure qui lui rappelle qu’au-delà de la colère, il faut continuer à construire.</p><br><p>Un épisode puissant sur la mémoire, la dignité et cette question qu’elle pose sans cesse : qu’est-ce que la paix, quand on ne l’a jamais vraiment connue ?</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		</item>
		<itunes:category text="Society &amp; Culture">
			<itunes:category text="Documentary"/>
		</itunes:category>
		<itunes:category text="Society &amp; Culture">
			<itunes:category text="Philosophy"/>
		</itunes:category>
		<itunes:category text="Society &amp; Culture">
			<itunes:category text="Relationships"/>
		</itunes:category>
    </channel>
</rss>
