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		<title>Sans déconner ?!</title>
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		<copyright>Hugo Noirtault</copyright>
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		<itunes:author>Sans déconner</itunes:author>
		<itunes:subtitle><![CDATA[Ces histoires dont on n'avait jamais entendu parler]]></itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[<p>Tout est vrai ! Ces récits incroyables dont on n’avait jamais entendu parler !</p><p>Trois fois par semaines, une histoire méconnue, un événement oublié, un parcours hors du commun, narré en moins de 10 minutes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		<description><![CDATA[<p>Tout est vrai ! Ces récits incroyables dont on n’avait jamais entendu parler !</p><p>Trois fois par semaines, une histoire méconnue, un événement oublié, un parcours hors du commun, narré en moins de 10 minutes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
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			<title>Jack Sheppard, le voleur le plus célèbre de Londres</title>
			<itunes:title>Jack Sheppard, le voleur le plus célèbre de Londres</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 17:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Il est devenu un véritable héro du peuple au XVIIIe siècle.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Le 16 novembre 1724, Londres retient son souffle. À Tyburn, le grand lieu d’exécution publique de la capitale, une foule immense — on parle de 200 000 personnes — se presse pour assister à la pendaison d’un jeune homme de 21 ans. Son nom : John Sheppard, mais tout le monde l’appelle Jack. À première vue, ce n’est qu’un voleur de plus dans une ville qui en compte beaucoup. Mais dans l’Angleterre du XVIIIᵉ&nbsp;siècle, Jack Sheppard est déjà une célébrité. Non pas tant pour ses larcins que pour ce qui a fait sa légende : ses évasions spectaculaires, répétées, humiliantes pour les geôliers, fascinantes pour le peuple. </p><br><p>Jack naît en 1702 à Spitalfields, dans l’est de Londres, dans une famille modeste de charpentiers. Son père meurt alors qu’il n’a que quatre ans. Sa mère élève seule ses enfants. En grandissant, Jack suit la voie familiale et devient apprenti charpentier. Il est petit, mais puissant, agile, habile de ses mains — notamment avec les boulons, les verrous, les serrures. Et cela compte. Car dans le Londres de l’époque, la frontière entre travail honnête et délinquance est parfois mince. La Grande-Bretagne s’enrichit grâce au commerce et à l’expansion coloniale, mais une partie de la classe ouvrière est laissée de côté. Beaucoup basculent vers le vol, le marché noir, les combines. Jack aime les beaux habits, le luxe, les tavernes, les prostituées. Il partage un temps sa vie avec Elizabeth Lyon, surnommée Edgeworth Bess. Plus tard, la littérature populaire fera d’elle la femme fatale qui l’aurait entraîné au crime. C’est un cliché très répandu au XVIIIᵉ&nbsp;siècle : faire porter à une femme la chute morale d’un homme. En réalité, Jack avait déjà commencé à voler avant de la rencontrer.</p><br><p>Beaucoup le voient moins comme un monstre que comme un gamin débrouillard qui s’en prend aux riches dans un système profondément inégal. Car à cette époque, la justice anglaise est d’une extrême sévérité. Les crimes contre les biens sont parfois plus lourdement punis que les violences contre les personnes. Dans cette société où la propriété est devenue sacrée, on peut être condamné à mort pour un simple vol. Jack Sheppard finit par être arrêté. Pas grâce à une enquête brillante, mais parce qu’il est trahi. En 1724, Jack est arrêté cinq fois. Et il s’évade quatre fois. C’est là que naît la légende.</p><br><p>Le 19 mai 1724, il est enfermé à la prison de Clerkenwell, pieds et poings liés, avec Elizabeth Lyon. Mais les mesures de sécurité sont insuffisantes, et des amis réussissent à faire passer des outils dans la cellule. Le 25 mai, Jack se libère de ses menottes, scie les barreaux de la fenêtre, descend dans la cour avec Elizabeth, puis fabrique des marches improvisées à l’aide d’un burin. Les journaux s’emparent de l’affaire. Ils suivent ses exploits avec enthousiasme. Une récompense est promise pour sa capture. Plus il fuit, plus il devient célèbre. Puis vient l’épisode décisif.</p><br><p>Renvoyé à Newgate, Jack est enfermé dans la pièce la plus sûre de la prison, surnommée “le Château”. Le 15 octobre 1724, il accomplit l’impossible. Enchaîné au sol, il parvient à se libérer. Avec un maillon brisé de ses fers, il fracasse une partie de la cheminée, grimpe à l’intérieur, débouche dans une pièce murée depuis sept ans, puis franchit six portes successives, qu’il force, démonte ou déverrouille une à une. Quand il retrouve la liberté, Londres est stupéfaite. Mais Jack ne sait pas disparaître. Il recommence à voler, parade en ville vêtu de ses plus beaux habits, se fait reconnaître… et arrêter presque aussitôt. Cette fois, les autorités ne prennent plus aucun risque. Il est enchaîné au sol, surveillé jour et nuit jusqu’à son exécution. Et même là, il garde son aplomb.</p><br><p>À Tyburn, devant cette foule immense, Jack Sheppard plaisante encore pendant qu’on lui passe la corde au cou. Ce mélange de charme, d’insolence, de défi au pouvoir judiciaire transforme définitivement le voleur en héros populaire.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Le 16 novembre 1724, Londres retient son souffle. À Tyburn, le grand lieu d’exécution publique de la capitale, une foule immense — on parle de 200 000 personnes — se presse pour assister à la pendaison d’un jeune homme de 21 ans. Son nom : John Sheppard, mais tout le monde l’appelle Jack. À première vue, ce n’est qu’un voleur de plus dans une ville qui en compte beaucoup. Mais dans l’Angleterre du XVIIIᵉ&nbsp;siècle, Jack Sheppard est déjà une célébrité. Non pas tant pour ses larcins que pour ce qui a fait sa légende : ses évasions spectaculaires, répétées, humiliantes pour les geôliers, fascinantes pour le peuple. </p><br><p>Jack naît en 1702 à Spitalfields, dans l’est de Londres, dans une famille modeste de charpentiers. Son père meurt alors qu’il n’a que quatre ans. Sa mère élève seule ses enfants. En grandissant, Jack suit la voie familiale et devient apprenti charpentier. Il est petit, mais puissant, agile, habile de ses mains — notamment avec les boulons, les verrous, les serrures. Et cela compte. Car dans le Londres de l’époque, la frontière entre travail honnête et délinquance est parfois mince. La Grande-Bretagne s’enrichit grâce au commerce et à l’expansion coloniale, mais une partie de la classe ouvrière est laissée de côté. Beaucoup basculent vers le vol, le marché noir, les combines. Jack aime les beaux habits, le luxe, les tavernes, les prostituées. Il partage un temps sa vie avec Elizabeth Lyon, surnommée Edgeworth Bess. Plus tard, la littérature populaire fera d’elle la femme fatale qui l’aurait entraîné au crime. C’est un cliché très répandu au XVIIIᵉ&nbsp;siècle : faire porter à une femme la chute morale d’un homme. En réalité, Jack avait déjà commencé à voler avant de la rencontrer.</p><br><p>Beaucoup le voient moins comme un monstre que comme un gamin débrouillard qui s’en prend aux riches dans un système profondément inégal. Car à cette époque, la justice anglaise est d’une extrême sévérité. Les crimes contre les biens sont parfois plus lourdement punis que les violences contre les personnes. Dans cette société où la propriété est devenue sacrée, on peut être condamné à mort pour un simple vol. Jack Sheppard finit par être arrêté. Pas grâce à une enquête brillante, mais parce qu’il est trahi. En 1724, Jack est arrêté cinq fois. Et il s’évade quatre fois. C’est là que naît la légende.</p><br><p>Le 19 mai 1724, il est enfermé à la prison de Clerkenwell, pieds et poings liés, avec Elizabeth Lyon. Mais les mesures de sécurité sont insuffisantes, et des amis réussissent à faire passer des outils dans la cellule. Le 25 mai, Jack se libère de ses menottes, scie les barreaux de la fenêtre, descend dans la cour avec Elizabeth, puis fabrique des marches improvisées à l’aide d’un burin. Les journaux s’emparent de l’affaire. Ils suivent ses exploits avec enthousiasme. Une récompense est promise pour sa capture. Plus il fuit, plus il devient célèbre. Puis vient l’épisode décisif.</p><br><p>Renvoyé à Newgate, Jack est enfermé dans la pièce la plus sûre de la prison, surnommée “le Château”. Le 15 octobre 1724, il accomplit l’impossible. Enchaîné au sol, il parvient à se libérer. Avec un maillon brisé de ses fers, il fracasse une partie de la cheminée, grimpe à l’intérieur, débouche dans une pièce murée depuis sept ans, puis franchit six portes successives, qu’il force, démonte ou déverrouille une à une. Quand il retrouve la liberté, Londres est stupéfaite. Mais Jack ne sait pas disparaître. Il recommence à voler, parade en ville vêtu de ses plus beaux habits, se fait reconnaître… et arrêter presque aussitôt. Cette fois, les autorités ne prennent plus aucun risque. Il est enchaîné au sol, surveillé jour et nuit jusqu’à son exécution. Et même là, il garde son aplomb.</p><br><p>À Tyburn, devant cette foule immense, Jack Sheppard plaisante encore pendant qu’on lui passe la corde au cou. Ce mélange de charme, d’insolence, de défi au pouvoir judiciaire transforme définitivement le voleur en héros populaire.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>1945 : les USA prévoient une 3e bombe atomique sur le Japon ?</title>
			<itunes:title>1945 : les USA prévoient une 3e bombe atomique sur le Japon ?</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[L'attaque sur Tokyo a été évitée à 48h prêt.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>À l’été 1945, les États-Unis viennent d’ouvrir une ère nouvelle et terrifiante : celle de l’arme atomique. Le 16 juillet, un premier essai a lieu dans le désert du Nouveau-Mexique. Puis viennent Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9 août. Deux villes japonaises anéanties. Deux bombardements qui ont figé le monde.</p><p>Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’après Nagasaki, l’histoire aurait pu continuer.</p><br><p>En juillet 1945, les Américains disposent de suffisamment de matière pour trois bombes complètes : Gadget, utilisée pour l’essai Trinity ; Little Boy, larguée sur Hiroshima ; et Fat Man, utilisée à Nagasaki. Il leur reste même presque assez de plutonium pour une quatrième arme. Autrement dit : le processus ne s’arrêtait pas à deux bombes. Il était en marche.</p><br><p>Au lendemain de l’essai Trinity, le général Leslie Groves, directeur militaire du projet Manhattan, estime déjà qu’il faudra probablement trois bombes, peut-être quatre. Cette idée n’a rien d’extravagant à l’époque. Les dirigeants américains n’imaginent pas forcément que deux frappes suffiront à forcer le Japon à se rendre. Ils pensent que la bombe atomique est une arme nouvelle, puissante, mais ils ignorent encore si elle sera décisive à elle seule. D’autant que le Japon n’a pas cédé malgré des mois de bombardements conventionnels. Depuis mars 1945, les raids incendiaires américains ravagent les villes japonaises. Tokyo, notamment, a déjà connu une nuit de feu qui a fait plus de 100 000 morts. Plus de soixante autres villes ont subi des destructions massives. Et pourtant, le pouvoir japonais tient encore.</p><br><p>Côté américain, les choses sont claires : l’ordre du 25 juillet 1945 n’autorise pas une seule attaque atomique, mais prévoit que des bombes supplémentaires seront larguées dès qu’elles seront prêtes. C’est un point essentiel. L’ordre ne porte pas seulement sur Hiroshima. Il ouvre la voie à une série de frappes nucléaires. Et après Hiroshima, on n’attend pas longtemps : la météo annoncée comme défavorable pour le 10 août pousse les responsables sur place à avancer la mission. Sans consulter Truman, ni même le secrétaire à la Guerre Henry Stimson, ils décident d’utiliser Fat Man dès le 9 août. Ce sera Nagasaki. Ce détail compte énormément : Truman avait été informé de la première attaque, mais pas de la seconde. Il découvre que les militaires se considèrent, en pratique, autorisés à poursuivre dès qu’une bombe est disponible. Or, au même moment, la suivante approche.</p><br><p>Le 10 août,Truman réagit. Il fait transmettre une instruction ferme : aucune nouvelle bombe ne doit être utilisée sans son autorisation expresse. Pourquoi ce changement ? Les historiens débattent encore. Certains estiment qu’il veut reprendre le contrôle politique d’un processus qui lui échappe. D’autres pensent qu’il est horrifié par l’idée d’un nouveau massacre. Selon le journal de son secrétaire au Commerce Henry Wallace, Truman aurait dit qu’il trouvait trop horrible l’idée de tuer 100 000 personnes de plus, parlant même de “tous ces enfants”. Mais il ne renonce pas pour autant à l’option nucléaire.</p><br><p>Pendant que les discussions traînent entre le 10 et le 14 août, les chefs militaires continuent à raisonner comme si une troisième attaque allait devoir avoir lieu. Quelques heures seulement avant la capitulation japonaise, Truman confie même à l’ambassadeur britannique qu’il n’a désormais “pas d’autre choix” que d’ordonner une nouvelle attaque atomique si le Japon persiste. Puis, finalement, le Japon accepte de capituler. C’est ce qui empêche la troisième bombe de tomber.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>À l’été 1945, les États-Unis viennent d’ouvrir une ère nouvelle et terrifiante : celle de l’arme atomique. Le 16 juillet, un premier essai a lieu dans le désert du Nouveau-Mexique. Puis viennent Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9 août. Deux villes japonaises anéanties. Deux bombardements qui ont figé le monde.</p><p>Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’après Nagasaki, l’histoire aurait pu continuer.</p><br><p>En juillet 1945, les Américains disposent de suffisamment de matière pour trois bombes complètes : Gadget, utilisée pour l’essai Trinity ; Little Boy, larguée sur Hiroshima ; et Fat Man, utilisée à Nagasaki. Il leur reste même presque assez de plutonium pour une quatrième arme. Autrement dit : le processus ne s’arrêtait pas à deux bombes. Il était en marche.</p><br><p>Au lendemain de l’essai Trinity, le général Leslie Groves, directeur militaire du projet Manhattan, estime déjà qu’il faudra probablement trois bombes, peut-être quatre. Cette idée n’a rien d’extravagant à l’époque. Les dirigeants américains n’imaginent pas forcément que deux frappes suffiront à forcer le Japon à se rendre. Ils pensent que la bombe atomique est une arme nouvelle, puissante, mais ils ignorent encore si elle sera décisive à elle seule. D’autant que le Japon n’a pas cédé malgré des mois de bombardements conventionnels. Depuis mars 1945, les raids incendiaires américains ravagent les villes japonaises. Tokyo, notamment, a déjà connu une nuit de feu qui a fait plus de 100 000 morts. Plus de soixante autres villes ont subi des destructions massives. Et pourtant, le pouvoir japonais tient encore.</p><br><p>Côté américain, les choses sont claires : l’ordre du 25 juillet 1945 n’autorise pas une seule attaque atomique, mais prévoit que des bombes supplémentaires seront larguées dès qu’elles seront prêtes. C’est un point essentiel. L’ordre ne porte pas seulement sur Hiroshima. Il ouvre la voie à une série de frappes nucléaires. Et après Hiroshima, on n’attend pas longtemps : la météo annoncée comme défavorable pour le 10 août pousse les responsables sur place à avancer la mission. Sans consulter Truman, ni même le secrétaire à la Guerre Henry Stimson, ils décident d’utiliser Fat Man dès le 9 août. Ce sera Nagasaki. Ce détail compte énormément : Truman avait été informé de la première attaque, mais pas de la seconde. Il découvre que les militaires se considèrent, en pratique, autorisés à poursuivre dès qu’une bombe est disponible. Or, au même moment, la suivante approche.</p><br><p>Le 10 août,Truman réagit. Il fait transmettre une instruction ferme : aucune nouvelle bombe ne doit être utilisée sans son autorisation expresse. Pourquoi ce changement ? Les historiens débattent encore. Certains estiment qu’il veut reprendre le contrôle politique d’un processus qui lui échappe. D’autres pensent qu’il est horrifié par l’idée d’un nouveau massacre. Selon le journal de son secrétaire au Commerce Henry Wallace, Truman aurait dit qu’il trouvait trop horrible l’idée de tuer 100 000 personnes de plus, parlant même de “tous ces enfants”. Mais il ne renonce pas pour autant à l’option nucléaire.</p><br><p>Pendant que les discussions traînent entre le 10 et le 14 août, les chefs militaires continuent à raisonner comme si une troisième attaque allait devoir avoir lieu. Quelques heures seulement avant la capitulation japonaise, Truman confie même à l’ambassadeur britannique qu’il n’a désormais “pas d’autre choix” que d’ordonner une nouvelle attaque atomique si le Japon persiste. Puis, finalement, le Japon accepte de capituler. C’est ce qui empêche la troisième bombe de tomber.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[1932 : l'Australie perd une guerre contre des oiseaux]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[1932 : l'Australie perd une guerre contre des oiseaux]]></itunes:title>
			<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>C’est une guerre dont le nom fait sourire aujourd’hui. Une guerre sans tranchées, sans généraux célèbres, sans victoire humaine. Une guerre improbable, presque absurde. Et pourtant, elle a bien eu lieu. Nous sommes en Australie, en 1932. Et face à l’armée… se dressent des émeus. L’histoire commence quelques années plus tôt, à la sortie de la Première Guerre mondiale. Le gouvernement australien encourage alors des milliers de vétérans, plus de 5 000 anciens soldats, à s’installer en Australie-Occidentale. L’objectif est clair : mettre en valeur des terres agricoles et relancer l’économie. Mais la réalité est plus rude. Les sols sont pauvres, les pluies irrégulières. Et en 1932, une sécheresse sévère aggrave encore la situation. C’est alors qu’un nouvel adversaire apparaît.</p><br><p>Près de 20 000 émeus, de grands oiseaux incapables de voler mais parfaitement adaptés à la course, migrent vers ces zones agricoles à la recherche de nourriture. Leur passage est dévastateur : ils piétinent les cultures, détruisent les récoltes et brisent les clôtures, ouvrant la voie à d’autres nuisibles comme les lapins. Pour les agriculteurs déjà fragilisés, c’est un désastre. Face à l’ampleur du problème, ils demandent l’aide du gouvernement. Et la réponse est… militaire. </p><br><p>Le 2 novembre 1932, trois soldats du Royal Australian Artillery sont envoyés sur place. Ils sont équipés de deux mitrailleuses. Leur mission : éliminer les émeus et protéger les exploitations. Sur le papier, l’opération semble simple. Dans les faits, elle va tourner au fiasco. Dès les premiers jours, les soldats découvrent un ennemi inattendu. Les émeus ne se comportent pas comme un troupeau docile. Au lieu de rester groupés, ils se dispersent rapidement, rendant toute cible difficile à atteindre.</p><p>En trois jours, seuls 30 oiseaux sont abattus. Les soldats tentent alors une embuscade près d’un point d’eau. Cette fois, des milliers d’émeus sont rassemblés. La situation semble idéale. Mais au moment crucial… l’une des mitrailleuses s’enraye. Nouvel échec.</p><br><p>Peu à peu, l’opération devient presque ridicule aux yeux du public. Les témoignages s’accumulent et décrivent des scènes étonnantes. Certains observateurs affirment que les émeus semblent s’organiser en groupes, avec des individus jouant le rôle de guetteurs pour alerter les autres de la présence humaine. Des chauffeurs de camion, mobilisés pour rabattre les oiseaux vers les tireurs, racontent avoir vu des émeus courir à plus de 55 km/h, même sur un terrain accidenté. L’un de ces camions finit même par s’écraser en tentant de les poursuivre. Plus surprenant encore : la résistance des animaux. Le commandant de l’opération, Gwynydd Purves Wynne-Aubrey Meredith, déclare que les émeus semblent faire face aux tirs « avec une invulnérabilité comparable à celle des chars d’assaut ».  Après 45 jours d’opération, le bilan est sans appel. Environ 2 500 émeus ont été abattus, une fraction seulement de la population. Et les dégâts agricoles, eux, continuent.</p><p>Face à cet échec, le gouvernement met fin à l’intervention. Dans cette guerre improbable, ce sont les émeus qui l’emportent. Mais au-delà de l’anecdote, cet épisode révèle quelque chose de plus profond. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>C’est une guerre dont le nom fait sourire aujourd’hui. Une guerre sans tranchées, sans généraux célèbres, sans victoire humaine. Une guerre improbable, presque absurde. Et pourtant, elle a bien eu lieu. Nous sommes en Australie, en 1932. Et face à l’armée… se dressent des émeus. L’histoire commence quelques années plus tôt, à la sortie de la Première Guerre mondiale. Le gouvernement australien encourage alors des milliers de vétérans, plus de 5 000 anciens soldats, à s’installer en Australie-Occidentale. L’objectif est clair : mettre en valeur des terres agricoles et relancer l’économie. Mais la réalité est plus rude. Les sols sont pauvres, les pluies irrégulières. Et en 1932, une sécheresse sévère aggrave encore la situation. C’est alors qu’un nouvel adversaire apparaît.</p><br><p>Près de 20 000 émeus, de grands oiseaux incapables de voler mais parfaitement adaptés à la course, migrent vers ces zones agricoles à la recherche de nourriture. Leur passage est dévastateur : ils piétinent les cultures, détruisent les récoltes et brisent les clôtures, ouvrant la voie à d’autres nuisibles comme les lapins. Pour les agriculteurs déjà fragilisés, c’est un désastre. Face à l’ampleur du problème, ils demandent l’aide du gouvernement. Et la réponse est… militaire. </p><br><p>Le 2 novembre 1932, trois soldats du Royal Australian Artillery sont envoyés sur place. Ils sont équipés de deux mitrailleuses. Leur mission : éliminer les émeus et protéger les exploitations. Sur le papier, l’opération semble simple. Dans les faits, elle va tourner au fiasco. Dès les premiers jours, les soldats découvrent un ennemi inattendu. Les émeus ne se comportent pas comme un troupeau docile. Au lieu de rester groupés, ils se dispersent rapidement, rendant toute cible difficile à atteindre.</p><p>En trois jours, seuls 30 oiseaux sont abattus. Les soldats tentent alors une embuscade près d’un point d’eau. Cette fois, des milliers d’émeus sont rassemblés. La situation semble idéale. Mais au moment crucial… l’une des mitrailleuses s’enraye. Nouvel échec.</p><br><p>Peu à peu, l’opération devient presque ridicule aux yeux du public. Les témoignages s’accumulent et décrivent des scènes étonnantes. Certains observateurs affirment que les émeus semblent s’organiser en groupes, avec des individus jouant le rôle de guetteurs pour alerter les autres de la présence humaine. Des chauffeurs de camion, mobilisés pour rabattre les oiseaux vers les tireurs, racontent avoir vu des émeus courir à plus de 55 km/h, même sur un terrain accidenté. L’un de ces camions finit même par s’écraser en tentant de les poursuivre. Plus surprenant encore : la résistance des animaux. Le commandant de l’opération, Gwynydd Purves Wynne-Aubrey Meredith, déclare que les émeus semblent faire face aux tirs « avec une invulnérabilité comparable à celle des chars d’assaut ».  Après 45 jours d’opération, le bilan est sans appel. Environ 2 500 émeus ont été abattus, une fraction seulement de la population. Et les dégâts agricoles, eux, continuent.</p><p>Face à cet échec, le gouvernement met fin à l’intervention. Dans cette guerre improbable, ce sont les émeus qui l’emportent. Mais au-delà de l’anecdote, cet épisode révèle quelque chose de plus profond. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>James Sligo Jameson, l’explorateur de l’horreur</title>
			<itunes:title>James Sligo Jameson, l’explorateur de l’horreur</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Une expédition en Afrique lui a façonné une réputation détestable.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Il s’appelait James Sligo Jameson. Voyageur passionné, naturaliste reconnu, héritier d’une célèbre dynastie du whisky irlandais. Au XIXᵉ siècle, il parcourait le monde pour étudier les oiseaux et les insectes. Mais aujourd’hui, son nom reste surtout associé à l’un des épisodes les plus troublants de l’histoire des explorations africaines.</p><p>Une affaire qui s’est déroulée au cœur du bassin du Congo dans les années 1880.</p><br><p>James Sligo Jameson naît le 17 août 1856 à Alloa, en Écosse. Il est le petit-fils de John Jameson, l’un des fondateurs du célèbre whisky Jameson. Dans sa famille, les figures marquantes ne manquent pas : il est aussi l’oncle du futur inventeur de la radio, Guglielmo Marconi. Très tôt, Jameson développe un goût prononcé pour les voyages et l’histoire naturelle. Après ses études, il part explorer l’Asie du Sud-Est. En 1877, il visite Ceylan (l’actuel Sri Lanka) puis Singapour et Bornéo. Là, il devient le premier scientifique à décrire une espèce d’oiseau : le bondrée noire, un rapace d’Asie.</p><br><p>L’année suivante, il part pour l’Afrique. Il chasse le gros gibier en Afrique du Sud, remonte vers l’actuel Zimbabwe et rapporte en Europe de nombreux spécimens d’animaux. Il effectue également des voyages en Amérique du Nord, notamment dans les montagnes Rocheuses. Mais l’appel de l’aventure ne le quitte jamais.</p><p>En 1887, il rejoint une expédition qui doit traverser l’Afrique centrale : la Emin Pasha Relief Expedition.</p><br><p>En mars 1887, près de 700 hommes quittent le port africain de Banana, à l’embouchure du fleuve Congo, pour s’enfoncer dans l’intérieur du continent.</p><p>Très vite, les membres de l’expédition remarquent quelque chose d’étrange chez Jameson : une fascination particulière pour le cannibalisme, sujet qui alimente alors de nombreux récits d’explorateurs européens. Pendant plus d’un an, l’expédition remonte le fleuve Congo. Elle entre en contact avec Tippu Tip, célèbre marchand d’esclaves d’Afrique orientale, qui fournit des porteurs aux Européens. Mais cette alliance a un prix. Les villages de la région, traumatisés par les raids esclavagistes de Tippu Tip, refusent désormais de commercer avec l’expédition. Les Européens manquent de nourriture.</p><br><p>En mai 1888, près du village de Yambuya, dans l’actuelle République démocratique du Congo, l’expédition est témoin d’un épisode qui marquera durablement la réputation du naturaliste. Jameson assiste à une fête organisée par des habitants. Tippu Tip lui explique que ce type de célébration se termine parfois par un acte de cannibalisme. Jameson répond qu’en Europe, beaucoup pensent que ces récits ne sont que des histoires inventées par les voyageurs. Tippu Tip aurait alors lancé un défi. Selon le récit de Jameson dans son journal, un homme lui demande un morceau de tissu. Pensant à une plaisanterie, il remet six mouchoirs. Peu après, un homme arrive en tenant par la main une fillette d’environ dix ans, capturée lors d’un raid esclavagiste. Ce qui suit est décrit par Jameson lui-même comme « l’un des spectacles les plus horriblement écœurants » qu’il ait jamais vus.</p><br><p>Selon des témoignages, la fillette aurait été attachée à un arbre avant d’être tuée. Pendant la scène, Jameson réalise des croquis. Certains témoins affirment qu’il a commencé à dessiner alors même que les événements se déroulaient. Il terminera ensuite les illustrations à l’aquarelle dans sa tente. Ces dessins, qu’il montre ensuite à d’autres membres de l’expédition, alimenteront durablement la controverse. Jameson ne pourra jamais répondre pleinement aux accusations. Quelques mois plus tard, il tombe gravement malade. Une forte fièvre l’emporte le 17 août 1888, jour de ses 32 ans. Il est enterré sur une île du fleuve Congo.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Il s’appelait James Sligo Jameson. Voyageur passionné, naturaliste reconnu, héritier d’une célèbre dynastie du whisky irlandais. Au XIXᵉ siècle, il parcourait le monde pour étudier les oiseaux et les insectes. Mais aujourd’hui, son nom reste surtout associé à l’un des épisodes les plus troublants de l’histoire des explorations africaines.</p><p>Une affaire qui s’est déroulée au cœur du bassin du Congo dans les années 1880.</p><br><p>James Sligo Jameson naît le 17 août 1856 à Alloa, en Écosse. Il est le petit-fils de John Jameson, l’un des fondateurs du célèbre whisky Jameson. Dans sa famille, les figures marquantes ne manquent pas : il est aussi l’oncle du futur inventeur de la radio, Guglielmo Marconi. Très tôt, Jameson développe un goût prononcé pour les voyages et l’histoire naturelle. Après ses études, il part explorer l’Asie du Sud-Est. En 1877, il visite Ceylan (l’actuel Sri Lanka) puis Singapour et Bornéo. Là, il devient le premier scientifique à décrire une espèce d’oiseau : le bondrée noire, un rapace d’Asie.</p><br><p>L’année suivante, il part pour l’Afrique. Il chasse le gros gibier en Afrique du Sud, remonte vers l’actuel Zimbabwe et rapporte en Europe de nombreux spécimens d’animaux. Il effectue également des voyages en Amérique du Nord, notamment dans les montagnes Rocheuses. Mais l’appel de l’aventure ne le quitte jamais.</p><p>En 1887, il rejoint une expédition qui doit traverser l’Afrique centrale : la Emin Pasha Relief Expedition.</p><br><p>En mars 1887, près de 700 hommes quittent le port africain de Banana, à l’embouchure du fleuve Congo, pour s’enfoncer dans l’intérieur du continent.</p><p>Très vite, les membres de l’expédition remarquent quelque chose d’étrange chez Jameson : une fascination particulière pour le cannibalisme, sujet qui alimente alors de nombreux récits d’explorateurs européens. Pendant plus d’un an, l’expédition remonte le fleuve Congo. Elle entre en contact avec Tippu Tip, célèbre marchand d’esclaves d’Afrique orientale, qui fournit des porteurs aux Européens. Mais cette alliance a un prix. Les villages de la région, traumatisés par les raids esclavagistes de Tippu Tip, refusent désormais de commercer avec l’expédition. Les Européens manquent de nourriture.</p><br><p>En mai 1888, près du village de Yambuya, dans l’actuelle République démocratique du Congo, l’expédition est témoin d’un épisode qui marquera durablement la réputation du naturaliste. Jameson assiste à une fête organisée par des habitants. Tippu Tip lui explique que ce type de célébration se termine parfois par un acte de cannibalisme. Jameson répond qu’en Europe, beaucoup pensent que ces récits ne sont que des histoires inventées par les voyageurs. Tippu Tip aurait alors lancé un défi. Selon le récit de Jameson dans son journal, un homme lui demande un morceau de tissu. Pensant à une plaisanterie, il remet six mouchoirs. Peu après, un homme arrive en tenant par la main une fillette d’environ dix ans, capturée lors d’un raid esclavagiste. Ce qui suit est décrit par Jameson lui-même comme « l’un des spectacles les plus horriblement écœurants » qu’il ait jamais vus.</p><br><p>Selon des témoignages, la fillette aurait été attachée à un arbre avant d’être tuée. Pendant la scène, Jameson réalise des croquis. Certains témoins affirment qu’il a commencé à dessiner alors même que les événements se déroulaient. Il terminera ensuite les illustrations à l’aquarelle dans sa tente. Ces dessins, qu’il montre ensuite à d’autres membres de l’expédition, alimenteront durablement la controverse. Jameson ne pourra jamais répondre pleinement aux accusations. Quelques mois plus tard, il tombe gravement malade. Une forte fièvre l’emporte le 17 août 1888, jour de ses 32 ans. Il est enterré sur une île du fleuve Congo.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Tarrare, l’homme qui ne pouvait jamais cesser de manger</title>
			<itunes:title>Tarrare, l’homme qui ne pouvait jamais cesser de manger</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Il engloutissait littéralement tout, de la nourriture aux animaux vivant.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Dans l’histoire de la médecine, certains cas défient toute logique. Des corps qui semblent fonctionner selon des règles inconnues. Parmi eux, celui d’un homme dont le nom n’a jamais été un véritable patronyme, mais un surnom resté dans les archives : Tarrare.</p><br><p>Nous sommes dans la France révolutionnaire, à la fin du XVIIIᵉ siècle. Tarrare serait né vers 1772. On sait peu de choses de son enfance, sinon un détail stupéfiant : il souffre d’un appétit absolument insatiable.</p><br><p>Adolescent, il mange des quantités de nourriture si gigantesques que sa famille finit par ne plus pouvoir le nourrir. Ses parents le mettent à la porte. Livré à lui-même, Tarrare rejoint une troupe de marginaux — voleurs et prostituées — qui parcourent la France en proposant des spectacles de rue tout en détroussant le public. Et Tarrare devient leur attraction principale : l’homme capable de manger n’importe quoi. Son numéro est à la fois fascinant et répugnant. Il peut engloutir des paniers entiers de pommes, les joues gonflées comme celles d’un hamster. Il avale des pierres, des bouchons, et même des animaux vivants. Certains témoins racontent qu’il saisissait un chat avec les dents, l’éventrait, en buvait le sang puis dévorait le corps, ne laissant que le squelette. On dit aussi qu’il avalait des chiens et qu’une fois, il aurait englouti une anguille vivante sans la mâcher. Même les animaux semblent comprendre le danger. Un chirurgien militaire qui l’étudiera plus tard écrira que chiens et chats fuyaient à sa vue, « comme s’ils pressentaient le sort qui les attendait ».</p><br><p>Malgré cet appétit monstrueux, Tarrare a l’apparence d’un homme affamé. À 17 ans, il pèse à peine 45 kilos. Il est constamment fatigué, distrait, et présente tous les signes de la malnutrition… sauf un : il mange assez pour nourrir plusieurs hommes. Son corps intrigue les médecins. Lorsque Tarrare mange, son ventre se gonfle comme un ballon. Sa peau, extrêmement distendue, peut s’étirer pour contenir des quantités de nourriture stupéfiantes. Mais peu après, il évacue presque tout, laissant derrière lui une odeur que les médecins décrivent comme « fétide au-delà de toute imagination ».Lorsqu’il est à jeun, sa peau retombe en plis pendants. Les chirurgiens affirment qu’on pourrait presque nouer les replis de sa taille comme une ceinture. Ses joues tombent comme des oreilles d’éléphant. Et puis il y a l’odeur. Un rapport médical explique que son corps dégage une puanteur si intense qu’on ne peut rester à moins de vingt pas de lui. Sa peau est chaude, couverte de sueur, et une vapeur nauséabonde semble parfois flotter autour de lui. </p><br><p>De retour en France, Tarrare supplie l’armée de ne plus l’utiliser comme messager. Il demande même au baron Percy de le guérir. Le médecin tente tout : vinaigre, tabac, laudanum — un opiacé très utilisé à l’époque — et divers remèdes. Rien n’y fait. La faim de Tarrare ne disparaît jamais. Pire encore, elle semble empirer. À l’hôpital, il est surpris en train de boire le sang retiré aux patients et de manger des corps à la morgue. Lorsque la disparition d’un bébé de 14 mois fait naître des soupçons contre lui, le baron Percy décide de l’expulser. Pendant plusieurs années, Tarrare disparaît. Puis en 1798, Percy apprend qu’il agonise dans un hôpital de Versailles. Tarrare meurt de tuberculose, à seulement 26 ans. Même après sa mort, le mystère persiste. L’autopsie révèle un corps ravagé : un foie gigantesque, un estomac immense occupant presque toute la cavité abdominale, un œsophage anormalement large. Son estomac est si distendu qu’il couvre presque tout l’abdomen. Les médecins veulent poursuivre l’examen, mais l’odeur est insupportable. Ils abandonnent l’autopsie.&nbsp;</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Dans l’histoire de la médecine, certains cas défient toute logique. Des corps qui semblent fonctionner selon des règles inconnues. Parmi eux, celui d’un homme dont le nom n’a jamais été un véritable patronyme, mais un surnom resté dans les archives : Tarrare.</p><br><p>Nous sommes dans la France révolutionnaire, à la fin du XVIIIᵉ siècle. Tarrare serait né vers 1772. On sait peu de choses de son enfance, sinon un détail stupéfiant : il souffre d’un appétit absolument insatiable.</p><br><p>Adolescent, il mange des quantités de nourriture si gigantesques que sa famille finit par ne plus pouvoir le nourrir. Ses parents le mettent à la porte. Livré à lui-même, Tarrare rejoint une troupe de marginaux — voleurs et prostituées — qui parcourent la France en proposant des spectacles de rue tout en détroussant le public. Et Tarrare devient leur attraction principale : l’homme capable de manger n’importe quoi. Son numéro est à la fois fascinant et répugnant. Il peut engloutir des paniers entiers de pommes, les joues gonflées comme celles d’un hamster. Il avale des pierres, des bouchons, et même des animaux vivants. Certains témoins racontent qu’il saisissait un chat avec les dents, l’éventrait, en buvait le sang puis dévorait le corps, ne laissant que le squelette. On dit aussi qu’il avalait des chiens et qu’une fois, il aurait englouti une anguille vivante sans la mâcher. Même les animaux semblent comprendre le danger. Un chirurgien militaire qui l’étudiera plus tard écrira que chiens et chats fuyaient à sa vue, « comme s’ils pressentaient le sort qui les attendait ».</p><br><p>Malgré cet appétit monstrueux, Tarrare a l’apparence d’un homme affamé. À 17 ans, il pèse à peine 45 kilos. Il est constamment fatigué, distrait, et présente tous les signes de la malnutrition… sauf un : il mange assez pour nourrir plusieurs hommes. Son corps intrigue les médecins. Lorsque Tarrare mange, son ventre se gonfle comme un ballon. Sa peau, extrêmement distendue, peut s’étirer pour contenir des quantités de nourriture stupéfiantes. Mais peu après, il évacue presque tout, laissant derrière lui une odeur que les médecins décrivent comme « fétide au-delà de toute imagination ».Lorsqu’il est à jeun, sa peau retombe en plis pendants. Les chirurgiens affirment qu’on pourrait presque nouer les replis de sa taille comme une ceinture. Ses joues tombent comme des oreilles d’éléphant. Et puis il y a l’odeur. Un rapport médical explique que son corps dégage une puanteur si intense qu’on ne peut rester à moins de vingt pas de lui. Sa peau est chaude, couverte de sueur, et une vapeur nauséabonde semble parfois flotter autour de lui. </p><br><p>De retour en France, Tarrare supplie l’armée de ne plus l’utiliser comme messager. Il demande même au baron Percy de le guérir. Le médecin tente tout : vinaigre, tabac, laudanum — un opiacé très utilisé à l’époque — et divers remèdes. Rien n’y fait. La faim de Tarrare ne disparaît jamais. Pire encore, elle semble empirer. À l’hôpital, il est surpris en train de boire le sang retiré aux patients et de manger des corps à la morgue. Lorsque la disparition d’un bébé de 14 mois fait naître des soupçons contre lui, le baron Percy décide de l’expulser. Pendant plusieurs années, Tarrare disparaît. Puis en 1798, Percy apprend qu’il agonise dans un hôpital de Versailles. Tarrare meurt de tuberculose, à seulement 26 ans. Même après sa mort, le mystère persiste. L’autopsie révèle un corps ravagé : un foie gigantesque, un estomac immense occupant presque toute la cavité abdominale, un œsophage anormalement large. Son estomac est si distendu qu’il couvre presque tout l’abdomen. Les médecins veulent poursuivre l’examen, mais l’odeur est insupportable. Ils abandonnent l’autopsie.&nbsp;</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Peshtigo, l’enfer de feu oublié des USA</title>
			<itunes:title>Peshtigo, l’enfer de feu oublié des USA</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Le 8 octobre 1871, un gigantesque incendie ravage la ville de Chicago. Près de 300 personnes meurent et environ 17 000 bâtiments sont détruits. L’événement est resté célèbre dans l’histoire américaine, notamment à cause d’une anecdote devenue presque légendaire : celle de la vache de Mrs. O’Leary, accusée d’avoir renversé une lanterne et déclenché l’incendie. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que cette même nuit, à environ 400 kilomètres au nord, un autre feu éclate. Un feu bien plus meurtrier. Un feu qui détruira entièrement une ville et fera jusqu’à 2 500 victimes. C’est l’incendie de Peshtigo, dans le Wisconsin. Et malgré son ampleur, il est aujourd’hui largement oublié.</p><br><p>Pour comprendre ce drame, il faut revenir quelques décennies en arrière. La ville de Peshtigo est fondée dans les années 1830, sur les rives de la rivière du même nom. Dès 1838, on y construit une scierie. La ville devient rapidement un centre majeur de l’industrie du bois dans le Midwest américain. Les immenses forêts de pins blancs sont exploitées puis acheminées par rivière jusqu’au lac Michigan, avant d’être distribuées dans toute la région. Mais cette prospérité industrielle crée aussi un danger invisible.</p><br><p>Peshtigo est presque entièrement construite en bois : les maisons, les trottoirs, et même certaines routes, recouvertes de copeaux. Les scieries laissent derrière elles des montagnes de sciure et de planches inutilisées. Dans les forêts, les bûcherons abandonnent des tas de branches sèches. À cela s’ajoute une pratique courante à l’époque : le brûlage des terres. Les agriculteurs et les compagnies ferroviaires utilisent le feu pour défricher les terrains. L’année 1871 est particulièrement sèche. L’été est l’un des plus arides jamais enregistrés dans la région. Pourtant, les habitants continuent d’allumer des feux.</p><br><p>Tout bascule le 8 octobre 1871. Ce jour-là, un front froid traverse le Midwest américain, apportant avec lui des vents extrêmement violents. Ces rafales attisent les nombreux feux qui couvent dans les forêts et les champs. Vers 22 heures, les habitants de Peshtigo entendent un grondement. Le révérend Peter Pernin, témoin direct, racontera plus tard avoir vu une lueur rouge gigantesque au-dessus de l’horizon. Dans le silence étrange de la nuit, il entend un bruit lointain — un rugissement étouffé, semblable à un tonnerre. Puis le feu arrive. En quelques instants, les multiples incendies qui brûlaient dans la région se combinent en une tempête de feu, un phénomène rare et terrifiant.</p><br><p>Ceux qui tentent de fuir courent vers la rivière Peshtigo.Mais même là, ils ne sont pas en sécurité. Le révérend Pernin raconte que, malgré l’eau jusqu’au cou, les flammes continuent de les atteindre. Le feu traverse la rivière, porté par le vent. L’air lui-même semble brûler. Pour survivre, certains doivent se jeter de l’eau sur la tête en permanence afin d’éviter que leurs cheveux ne prennent feu. Partout autour d’eux, le ciel est rempli de flammes, roulant comme des nuages d’orage. Au matin, la ville a disparu. Peshtigo est totalement détruite. Sur les 2 000 habitants que comptait la ville, entre 500 et 800 ont péri. Mais l’incendie s’est propagé bien au-delà de la ville, ravageant environ 1,2 million d’hectares.</p><br><p>Dans les villages environnants, des centaines d’autres personnes meurent également. Les historiens estiment aujourd’hui que le bilan total pourrait atteindre 2 500 morts, ce qui en fait l’incendie le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis. Et pourtant, ce drame reste presque absent de la mémoire collective.</p><p>Pourquoi ? D’abord parce que le feu de Chicago s’est produit la même nuit. La destruction d’une grande ville a naturellement attiré davantage l’attention des journaux.</p><p>Mais il y a aussi une raison technique : à Peshtigo, la seule ligne télégraphique de la ville est détruite par l’incendie. L’information ne peut donc pas être transmise immédiatement au reste du pays.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Le 8 octobre 1871, un gigantesque incendie ravage la ville de Chicago. Près de 300 personnes meurent et environ 17 000 bâtiments sont détruits. L’événement est resté célèbre dans l’histoire américaine, notamment à cause d’une anecdote devenue presque légendaire : celle de la vache de Mrs. O’Leary, accusée d’avoir renversé une lanterne et déclenché l’incendie. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que cette même nuit, à environ 400 kilomètres au nord, un autre feu éclate. Un feu bien plus meurtrier. Un feu qui détruira entièrement une ville et fera jusqu’à 2 500 victimes. C’est l’incendie de Peshtigo, dans le Wisconsin. Et malgré son ampleur, il est aujourd’hui largement oublié.</p><br><p>Pour comprendre ce drame, il faut revenir quelques décennies en arrière. La ville de Peshtigo est fondée dans les années 1830, sur les rives de la rivière du même nom. Dès 1838, on y construit une scierie. La ville devient rapidement un centre majeur de l’industrie du bois dans le Midwest américain. Les immenses forêts de pins blancs sont exploitées puis acheminées par rivière jusqu’au lac Michigan, avant d’être distribuées dans toute la région. Mais cette prospérité industrielle crée aussi un danger invisible.</p><br><p>Peshtigo est presque entièrement construite en bois : les maisons, les trottoirs, et même certaines routes, recouvertes de copeaux. Les scieries laissent derrière elles des montagnes de sciure et de planches inutilisées. Dans les forêts, les bûcherons abandonnent des tas de branches sèches. À cela s’ajoute une pratique courante à l’époque : le brûlage des terres. Les agriculteurs et les compagnies ferroviaires utilisent le feu pour défricher les terrains. L’année 1871 est particulièrement sèche. L’été est l’un des plus arides jamais enregistrés dans la région. Pourtant, les habitants continuent d’allumer des feux.</p><br><p>Tout bascule le 8 octobre 1871. Ce jour-là, un front froid traverse le Midwest américain, apportant avec lui des vents extrêmement violents. Ces rafales attisent les nombreux feux qui couvent dans les forêts et les champs. Vers 22 heures, les habitants de Peshtigo entendent un grondement. Le révérend Peter Pernin, témoin direct, racontera plus tard avoir vu une lueur rouge gigantesque au-dessus de l’horizon. Dans le silence étrange de la nuit, il entend un bruit lointain — un rugissement étouffé, semblable à un tonnerre. Puis le feu arrive. En quelques instants, les multiples incendies qui brûlaient dans la région se combinent en une tempête de feu, un phénomène rare et terrifiant.</p><br><p>Ceux qui tentent de fuir courent vers la rivière Peshtigo.Mais même là, ils ne sont pas en sécurité. Le révérend Pernin raconte que, malgré l’eau jusqu’au cou, les flammes continuent de les atteindre. Le feu traverse la rivière, porté par le vent. L’air lui-même semble brûler. Pour survivre, certains doivent se jeter de l’eau sur la tête en permanence afin d’éviter que leurs cheveux ne prennent feu. Partout autour d’eux, le ciel est rempli de flammes, roulant comme des nuages d’orage. Au matin, la ville a disparu. Peshtigo est totalement détruite. Sur les 2 000 habitants que comptait la ville, entre 500 et 800 ont péri. Mais l’incendie s’est propagé bien au-delà de la ville, ravageant environ 1,2 million d’hectares.</p><br><p>Dans les villages environnants, des centaines d’autres personnes meurent également. Les historiens estiment aujourd’hui que le bilan total pourrait atteindre 2 500 morts, ce qui en fait l’incendie le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis. Et pourtant, ce drame reste presque absent de la mémoire collective.</p><p>Pourquoi ? D’abord parce que le feu de Chicago s’est produit la même nuit. La destruction d’une grande ville a naturellement attiré davantage l’attention des journaux.</p><p>Mais il y a aussi une raison technique : à Peshtigo, la seule ligne télégraphique de la ville est détruite par l’incendie. L’information ne peut donc pas être transmise immédiatement au reste du pays.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Ils ont trompé la mort contre toute attente (1/4)</title>
			<itunes:title>Ils ont trompé la mort contre toute attente (1/4)</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Aujourd'hui, un aventurier, un ours, une navigatrice et une tempête.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Hugh Glass, l’homme que le grizzly n’a pas tué. Son nom est entré dans la légende américaine. Hugh Glass, trappeur et commerçant de fourrures irlando-américain, participe en 1822 à une expédition de cent volontaires chargés de remonter le Missouri pour commercer avec les peuples autochtones. Le groupe est connu sous le nom d’“Ashley’s Hundred”, en référence à son commandant, le général William Henry Ashley.</p><br><p>Arrivés à Fort Kiowa, dans l’actuel Dakota du Sud, les hommes se séparent. Glass et quelques compagnons prennent la direction de la rivière Yellowstone. Lors d’une expédition de chasse, il se retrouve isolé. C’est là qu’il croise une ourse grizzly accompagnée de ses deux petits, près des confluents de la Grand River. L’attaque est immédiate. L’animal lui brise une jambe, lui arrache le cuir chevelu, lui transperce la gorge.</p><br><p>Contre toute attente, grâce à ses armes et à l’aide de membres de son groupe alertés par le bruit, Glass parvient à tuer l’ourse. Mais ses blessures sont terribles. Ses compagnons sont convaincus qu’il ne survivra pas. Deux hommes acceptent, contre 80 dollars, de rester à ses côtés jusqu’à sa mort pendant que le reste de l’expédition poursuit sa route. Ils s’attendent à ce qu’il rende son dernier souffle en quelques heures. Cinq jours plus tard, il est toujours vivant.</p><p>&nbsp;</p><p>Craignant une attaque des Arikara — un peuple autochtone déjà en conflit avec les trappeurs — les deux hommes décident de l’abandonner. Ils le laissent enveloppé dans une peau d’ours, persuadés qu’il est à l’agonie. Mais Hugh Glass refuse de mourir. Il nettoie ses plaies comme il peut, se nourrit de baies, de racines, d’insectes. Et entreprend un périple de près de 200 miles — environ 320 kilomètres — pour rejoindre le camp. En chemin, il reçoit l’aide de la tribu Lakota et parvient même à embarquer sur une embarcation de peaux tendues, ce qui facilite une partie de son trajet. Son histoire inspirera, bien plus tard, le film The Revenant en 2015, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Glass — performance qui lui vaudra son premier Oscar. Un monument commémore aujourd’hui son combat contre l’ours, au sud de la Grand River.</p><p>&nbsp;</p><p>Changement d’époque. 1983. Tami Oldham Ashcraft est une navigatrice expérimentée. Avec son fiancé, Richard Sharp, elle sillonne les océans à bord d’un voilier de 11 mètres. Quand un ami leur propose de convoyer un yacht de 13 mètres de Tahiti à San Diego — un trajet de 4 000 miles, soit environ 6 400 kilomètres — ils acceptent. Ils prennent la mer en septembre à bord du Hazana. En octobre, un ouragan de catégorie 4 les frappe de plein fouet. Des vents à plus de 220 km/h, des vagues de plus de 12 mètres. Sharp demande à Tami de descendre sous le pont. Elle l’entend crier. Puis elle est projetée contre la paroi de la cabine et perd connaissance.</p><p>À son réveil, le bateau est dévasté. Les mâts sont brisés, les voiles traînent dans l’eau, le moteur et le système de navigation sont hors d’usage. La cabine prend l’eau. Le harnais de sécurité de Richard pend au-dessus du vide : il a été emporté par la mer. Blessée à la tête, seule, en état de choc, Tami doit pourtant agir.</p><p>Elle improvise une voile de fortune avec un mât brisé et un foc de tempête. Elle pompe l’eau. Elle retrouve un sextant — instrument de navigation astronomique — et une montre, seuls outils fonctionnels à bord. Elle vise Hilo, à Hawaï, à 1 500 miles de là. Pendant 41 jours, elle dérive. Elle se nourrit de conserves de salade de fruits et de sardines. Elle s’accroche à l’idée que les courants la porteront vers la terre. Un navire de recherche japonais la repère finalement près des côtes d’Hawaï</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Hugh Glass, l’homme que le grizzly n’a pas tué. Son nom est entré dans la légende américaine. Hugh Glass, trappeur et commerçant de fourrures irlando-américain, participe en 1822 à une expédition de cent volontaires chargés de remonter le Missouri pour commercer avec les peuples autochtones. Le groupe est connu sous le nom d’“Ashley’s Hundred”, en référence à son commandant, le général William Henry Ashley.</p><br><p>Arrivés à Fort Kiowa, dans l’actuel Dakota du Sud, les hommes se séparent. Glass et quelques compagnons prennent la direction de la rivière Yellowstone. Lors d’une expédition de chasse, il se retrouve isolé. C’est là qu’il croise une ourse grizzly accompagnée de ses deux petits, près des confluents de la Grand River. L’attaque est immédiate. L’animal lui brise une jambe, lui arrache le cuir chevelu, lui transperce la gorge.</p><br><p>Contre toute attente, grâce à ses armes et à l’aide de membres de son groupe alertés par le bruit, Glass parvient à tuer l’ourse. Mais ses blessures sont terribles. Ses compagnons sont convaincus qu’il ne survivra pas. Deux hommes acceptent, contre 80 dollars, de rester à ses côtés jusqu’à sa mort pendant que le reste de l’expédition poursuit sa route. Ils s’attendent à ce qu’il rende son dernier souffle en quelques heures. Cinq jours plus tard, il est toujours vivant.</p><p>&nbsp;</p><p>Craignant une attaque des Arikara — un peuple autochtone déjà en conflit avec les trappeurs — les deux hommes décident de l’abandonner. Ils le laissent enveloppé dans une peau d’ours, persuadés qu’il est à l’agonie. Mais Hugh Glass refuse de mourir. Il nettoie ses plaies comme il peut, se nourrit de baies, de racines, d’insectes. Et entreprend un périple de près de 200 miles — environ 320 kilomètres — pour rejoindre le camp. En chemin, il reçoit l’aide de la tribu Lakota et parvient même à embarquer sur une embarcation de peaux tendues, ce qui facilite une partie de son trajet. Son histoire inspirera, bien plus tard, le film The Revenant en 2015, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Glass — performance qui lui vaudra son premier Oscar. Un monument commémore aujourd’hui son combat contre l’ours, au sud de la Grand River.</p><p>&nbsp;</p><p>Changement d’époque. 1983. Tami Oldham Ashcraft est une navigatrice expérimentée. Avec son fiancé, Richard Sharp, elle sillonne les océans à bord d’un voilier de 11 mètres. Quand un ami leur propose de convoyer un yacht de 13 mètres de Tahiti à San Diego — un trajet de 4 000 miles, soit environ 6 400 kilomètres — ils acceptent. Ils prennent la mer en septembre à bord du Hazana. En octobre, un ouragan de catégorie 4 les frappe de plein fouet. Des vents à plus de 220 km/h, des vagues de plus de 12 mètres. Sharp demande à Tami de descendre sous le pont. Elle l’entend crier. Puis elle est projetée contre la paroi de la cabine et perd connaissance.</p><p>À son réveil, le bateau est dévasté. Les mâts sont brisés, les voiles traînent dans l’eau, le moteur et le système de navigation sont hors d’usage. La cabine prend l’eau. Le harnais de sécurité de Richard pend au-dessus du vide : il a été emporté par la mer. Blessée à la tête, seule, en état de choc, Tami doit pourtant agir.</p><p>Elle improvise une voile de fortune avec un mât brisé et un foc de tempête. Elle pompe l’eau. Elle retrouve un sextant — instrument de navigation astronomique — et une montre, seuls outils fonctionnels à bord. Elle vise Hilo, à Hawaï, à 1 500 miles de là. Pendant 41 jours, elle dérive. Elle se nourrit de conserves de salade de fruits et de sardines. Elle s’accroche à l’idée que les courants la porteront vers la terre. Un navire de recherche japonais la repère finalement près des côtes d’Hawaï</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>1876 : le Kentucky subit… une pluie de viande tombée du ciel</title>
			<itunes:title>1876 : le Kentucky subit… une pluie de viande tombée du ciel</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Un phénomène qui n'a toujours pas d'explication officielle aujourd'hui.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Le 3 mars 1876 s’annonçait comme une matinée claire et fraîche dans le comté de Bath, dans le Kentucky, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lexington. Rien ne laissait présager que cette journée entrerait dans l’histoire comme l’un des épisodes les plus étranges jamais rapportés aux États-Unis : la fameuse “Kentucky Meat Shower”, littéralement, la “pluie de viande”. Peu avant midi, des morceaux de chair commencent à tomber du ciel.</p><br><p>L’événement ne dure que quelques secondes — à peine deux minutes selon les témoignages — mais il laisse derrière lui un spectacle surréaliste : une zone de la taille d’un terrain de football couverte de fragments de viande fraîche et sanglante. Au centre de cette scène improbable : Rebecca Crouch, occupée à fabriquer du savon dans la cour de sa ferme. Quelques semaines plus tard, elle raconte la scène à un journaliste du New York Herald : Le ciel est dégagé, le soleil brille, une légère brise souffle de l’ouest. Et sans le moindre avertissement, la “pluie” commence. Son petit-fils, présent à ses côtés, s’écrie d’abord : « Grand-mère, il neige ! ». Mais ce ne sont pas des flocons.</p><br><p>Rebecca Crouch voit un morceau s’écraser derrière elle, avec un bruit sec. La plupart des fragments sont de petite taille, comparables à de gros flocons de neige. D’autres sont bien plus grands. Le plus volumineux qu’elle observe mesure la longueur de sa main, pour environ un centimètre d’épaisseur. Elle le décrit comme cartilagineux, “comme s’il avait été arraché à la gorge d’un animal”. Puis, aussi soudainement qu’elle a commencé, la pluie s’arrête. En moins de deux minutes, la cour est maculée de chair. Lorsque son mari rentre, il ramasse plusieurs morceaux. Avant même son retour, raconte-t-elle, les insectes, les poules, le chat et le chien avaient déjà commencé à les manger — et semblaient les apprécier.</p><p>&nbsp;</p><p>Les autorités décident alors de conserver des échantillons et de les envoyer à des scientifiques à travers le pays. Les hypothèses fusent. En juillet 1876, le magazine Scientific American publie l’avis du scientifique Leopold Brandeis. Selon lui, il ne s’agirait pas de viande, mais de Nostoc, une cyanobactérie gélatineuse — un organisme microscopique pouvant former des masses visqueuses. Les spores, transportées par le vent sur de longues distances, pourraient proliférer rapidement dans un environnement humide. Mais cette explication peine à convaincre. Une semaine après l’incident, le New York Times publie une théorie satirique : peut-être que, tout comme il existe des ceintures de météorites tournant autour du Soleil, il existerait une ceinture de mouton et de venaison, dont la Terre aurait croisé la trajectoire… L’humour montre à quel point le mystère intrigue. L’hypothèse qui s’impose progressivement, pourtant, est beaucoup plus terre-à-terre — et avait été évoquée dès le départ par certains habitants. Le docteur A. Mead Edwards, président de la Newark Scientific Association, avance une théorie plus plausible : un groupe de vautours aurait survolé la ferme et régurgité son repas en plein vol.</p><br><p>Les vautours, notamment les urubus, ont en effet pour habitude de vomir lorsqu’ils sont effrayés ou pour alléger leur poids en vol. Si plusieurs oiseaux ont fait de même simultanément, à haute altitude, les morceaux auraient pu être dispersés par le vent et retomber sur la propriété. Le professeur L. D. Kastenbine, chimiste au Louisville College of Pharmacy, soutient cette idée. Selon lui, la régurgitation collective de vautours volant à grande hauteur constitue l’explication la plus crédible. Aujourd’hui encore, cette hypothèse reste la plus largement acceptée par les scientifiques. Mais malgré ces explications, le doute subsiste. Un échantillon subsiste toutefois : conservé dans un flacon d’alcool au Monroe Moosnick Medical and Science Museum, à l’université Transylvania de Lexington. Dernier vestige d’un matin de mars où, dans une ferme du Kentucky, il n’a pas neigé. Il a plu de la viande.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Le 3 mars 1876 s’annonçait comme une matinée claire et fraîche dans le comté de Bath, dans le Kentucky, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lexington. Rien ne laissait présager que cette journée entrerait dans l’histoire comme l’un des épisodes les plus étranges jamais rapportés aux États-Unis : la fameuse “Kentucky Meat Shower”, littéralement, la “pluie de viande”. Peu avant midi, des morceaux de chair commencent à tomber du ciel.</p><br><p>L’événement ne dure que quelques secondes — à peine deux minutes selon les témoignages — mais il laisse derrière lui un spectacle surréaliste : une zone de la taille d’un terrain de football couverte de fragments de viande fraîche et sanglante. Au centre de cette scène improbable : Rebecca Crouch, occupée à fabriquer du savon dans la cour de sa ferme. Quelques semaines plus tard, elle raconte la scène à un journaliste du New York Herald : Le ciel est dégagé, le soleil brille, une légère brise souffle de l’ouest. Et sans le moindre avertissement, la “pluie” commence. Son petit-fils, présent à ses côtés, s’écrie d’abord : « Grand-mère, il neige ! ». Mais ce ne sont pas des flocons.</p><br><p>Rebecca Crouch voit un morceau s’écraser derrière elle, avec un bruit sec. La plupart des fragments sont de petite taille, comparables à de gros flocons de neige. D’autres sont bien plus grands. Le plus volumineux qu’elle observe mesure la longueur de sa main, pour environ un centimètre d’épaisseur. Elle le décrit comme cartilagineux, “comme s’il avait été arraché à la gorge d’un animal”. Puis, aussi soudainement qu’elle a commencé, la pluie s’arrête. En moins de deux minutes, la cour est maculée de chair. Lorsque son mari rentre, il ramasse plusieurs morceaux. Avant même son retour, raconte-t-elle, les insectes, les poules, le chat et le chien avaient déjà commencé à les manger — et semblaient les apprécier.</p><p>&nbsp;</p><p>Les autorités décident alors de conserver des échantillons et de les envoyer à des scientifiques à travers le pays. Les hypothèses fusent. En juillet 1876, le magazine Scientific American publie l’avis du scientifique Leopold Brandeis. Selon lui, il ne s’agirait pas de viande, mais de Nostoc, une cyanobactérie gélatineuse — un organisme microscopique pouvant former des masses visqueuses. Les spores, transportées par le vent sur de longues distances, pourraient proliférer rapidement dans un environnement humide. Mais cette explication peine à convaincre. Une semaine après l’incident, le New York Times publie une théorie satirique : peut-être que, tout comme il existe des ceintures de météorites tournant autour du Soleil, il existerait une ceinture de mouton et de venaison, dont la Terre aurait croisé la trajectoire… L’humour montre à quel point le mystère intrigue. L’hypothèse qui s’impose progressivement, pourtant, est beaucoup plus terre-à-terre — et avait été évoquée dès le départ par certains habitants. Le docteur A. Mead Edwards, président de la Newark Scientific Association, avance une théorie plus plausible : un groupe de vautours aurait survolé la ferme et régurgité son repas en plein vol.</p><br><p>Les vautours, notamment les urubus, ont en effet pour habitude de vomir lorsqu’ils sont effrayés ou pour alléger leur poids en vol. Si plusieurs oiseaux ont fait de même simultanément, à haute altitude, les morceaux auraient pu être dispersés par le vent et retomber sur la propriété. Le professeur L. D. Kastenbine, chimiste au Louisville College of Pharmacy, soutient cette idée. Selon lui, la régurgitation collective de vautours volant à grande hauteur constitue l’explication la plus crédible. Aujourd’hui encore, cette hypothèse reste la plus largement acceptée par les scientifiques. Mais malgré ces explications, le doute subsiste. Un échantillon subsiste toutefois : conservé dans un flacon d’alcool au Monroe Moosnick Medical and Science Museum, à l’université Transylvania de Lexington. Dernier vestige d’un matin de mars où, dans une ferme du Kentucky, il n’a pas neigé. Il a plu de la viande.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>De la mafia à la TV : l’histoire folle de la bague de Lucky Luciano</title>
			<itunes:title>De la mafia à la TV : l’histoire folle de la bague de Lucky Luciano</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Sa réapparition a eu lieu dans l'émission Pawn Stars.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>En 2009, une montre Patek Philippe attribuée à Luciano est vendue aux enchères pour 36 000 dollars, devenant une pièce prisée des collectionneurs de souvenirs liés à la Mafia. Mais en 2012, un autre objet surgit, cette fois dans un simple prêteur sur gages de Las Vegas : une bague en or sertie d’un diamant, ornée d’un démon hurlant.</p><p>Son propriétaire, resté anonyme, affirme qu’il s’agit de la bague-sceau personnelle de Lucky Luciano. Il la conserve, dit-il, depuis quarante ans. Et il va plus loin : si cette pièce était apparue plus tôt, cela aurait provoqué « du sang et une guerre entre les familles ». Il en demande 100 000 dollars. Mais avant d’en arriver là, revenons à l’homme.</p><br><p>Lucky Luciano naît en Sicile le 24 novembre 1897, sous le nom de Salvatore Lucania. Il arrive à New York à l’âge de dix ans avec sa famille immigrée. Cette même année, il est arrêté pour vol à l’étalage. À quatorze ans, il est déjà impliqué dans des activités d’extorsion. En 1925, il est le bras droit du chef mafieux Joe Masseria. Il semble intouchable. Mais en octobre 1929, des rivaux l’enlèvent, lui tranchent la gorge et le poignardent avec un pic à glace. Il survit — et garde une cicatrice qui renforce son aura. La guerre entre Masseria et Salvatore Maranzano éclate en 1930. Luciano choisit de ne pas rester prisonnier d’un système archaïque. Il organise l’assassinat de Masseria : un dîner à Coney Island, une excuse pour aller aux toilettes, et ses hommes exécutent le patron. Il élimine ensuite Maranzano et devient le “boss des boss”.</p><br><p>Mais Luciano veut moderniser la Mafia. Il structure les activités criminelles en groupes distincts, donnant naissance aux célèbres Cinq Familles de New York. Il instaure une règle de silence — l’omertà — et crée une instance dirigeante appelée la Commission, destinée à éviter les guerres internes. Sa puissance semble sans limite. Il fréquente des célébrités comme Frank Sinatra, mène grand train, entretient de nombreuses maîtresses.</p><p>Mais en 1935, le procureur Thomas Dewey le poursuit pour organisation d’un vaste réseau de prostitution. Au procès, Dewey le qualifie de « gangster le plus dangereux du monde ». En 1936, Luciano est condamné. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il apporte une aide aux autorités américaines pour sécuriser les ports. En échange, sa peine est commuée, mais il est expulsé vers l’Italie. Il meurt d’une crise cardiaque le 26 janvier 1962. Et c’est là que la bague entre en scène.</p><br><p>Selon son détenteur, elle aurait été offerte à sa mère par un homme dont il refuse de révéler le nom. Sa mère aurait rendu des « services particuliers » à ces figures du milieu, jouissant de leur confiance. La bague est en or, ornée d’un diamant central et surmontée d’un démon sculpté. Mais une question se pose : Lucky Luciano, catholique pratiquant, aurait-il porté un symbole aussi démoniaque ? Aucune preuve d’authenticité n’accompagne l’objet. Un expert est consulté : Jonathan Ullman, directeur exécutif du Mob Museum de Las Vegas. Son verdict est prudent : rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit bien de la bague de Luciano. Mais, reconnaît-il, « c’est une belle histoire ».</p><br><p>La Mafia et Las Vegas ont effectivement une longue histoire commune. Lorsque le Nevada interdit les jeux d’argent en 1919, le crime organisé investit le secteur clandestin. Quand le jeu est légalisé en 1931, ces réseaux sont déjà solidement implantés.</p><p>Alors, cette bague est-elle un vestige authentique d’un des plus célèbres parrains de l’histoire américaine ? Ou une légende moderne alimentée par le mythe ?</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>En 2009, une montre Patek Philippe attribuée à Luciano est vendue aux enchères pour 36 000 dollars, devenant une pièce prisée des collectionneurs de souvenirs liés à la Mafia. Mais en 2012, un autre objet surgit, cette fois dans un simple prêteur sur gages de Las Vegas : une bague en or sertie d’un diamant, ornée d’un démon hurlant.</p><p>Son propriétaire, resté anonyme, affirme qu’il s’agit de la bague-sceau personnelle de Lucky Luciano. Il la conserve, dit-il, depuis quarante ans. Et il va plus loin : si cette pièce était apparue plus tôt, cela aurait provoqué « du sang et une guerre entre les familles ». Il en demande 100 000 dollars. Mais avant d’en arriver là, revenons à l’homme.</p><br><p>Lucky Luciano naît en Sicile le 24 novembre 1897, sous le nom de Salvatore Lucania. Il arrive à New York à l’âge de dix ans avec sa famille immigrée. Cette même année, il est arrêté pour vol à l’étalage. À quatorze ans, il est déjà impliqué dans des activités d’extorsion. En 1925, il est le bras droit du chef mafieux Joe Masseria. Il semble intouchable. Mais en octobre 1929, des rivaux l’enlèvent, lui tranchent la gorge et le poignardent avec un pic à glace. Il survit — et garde une cicatrice qui renforce son aura. La guerre entre Masseria et Salvatore Maranzano éclate en 1930. Luciano choisit de ne pas rester prisonnier d’un système archaïque. Il organise l’assassinat de Masseria : un dîner à Coney Island, une excuse pour aller aux toilettes, et ses hommes exécutent le patron. Il élimine ensuite Maranzano et devient le “boss des boss”.</p><br><p>Mais Luciano veut moderniser la Mafia. Il structure les activités criminelles en groupes distincts, donnant naissance aux célèbres Cinq Familles de New York. Il instaure une règle de silence — l’omertà — et crée une instance dirigeante appelée la Commission, destinée à éviter les guerres internes. Sa puissance semble sans limite. Il fréquente des célébrités comme Frank Sinatra, mène grand train, entretient de nombreuses maîtresses.</p><p>Mais en 1935, le procureur Thomas Dewey le poursuit pour organisation d’un vaste réseau de prostitution. Au procès, Dewey le qualifie de « gangster le plus dangereux du monde ». En 1936, Luciano est condamné. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il apporte une aide aux autorités américaines pour sécuriser les ports. En échange, sa peine est commuée, mais il est expulsé vers l’Italie. Il meurt d’une crise cardiaque le 26 janvier 1962. Et c’est là que la bague entre en scène.</p><br><p>Selon son détenteur, elle aurait été offerte à sa mère par un homme dont il refuse de révéler le nom. Sa mère aurait rendu des « services particuliers » à ces figures du milieu, jouissant de leur confiance. La bague est en or, ornée d’un diamant central et surmontée d’un démon sculpté. Mais une question se pose : Lucky Luciano, catholique pratiquant, aurait-il porté un symbole aussi démoniaque ? Aucune preuve d’authenticité n’accompagne l’objet. Un expert est consulté : Jonathan Ullman, directeur exécutif du Mob Museum de Las Vegas. Son verdict est prudent : rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit bien de la bague de Luciano. Mais, reconnaît-il, « c’est une belle histoire ».</p><br><p>La Mafia et Las Vegas ont effectivement une longue histoire commune. Lorsque le Nevada interdit les jeux d’argent en 1919, le crime organisé investit le secteur clandestin. Quand le jeu est légalisé en 1931, ces réseaux sont déjà solidement implantés.</p><p>Alors, cette bague est-elle un vestige authentique d’un des plus célèbres parrains de l’histoire américaine ? Ou une légende moderne alimentée par le mythe ?</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Les Nazis avaient une navette spatiale ?</title>
			<itunes:title>Les Nazis avaient une navette spatiale ?</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Une autre arme secrète qui visait à détruire New York.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Le 11 décembre 1941, trois jours après l’attaque de Pearl Harbor, l’Allemagne nazie déclare la guerre aux États-Unis. Une décision lourde de conséquences. Car en entrant dans le conflit, Hitler affronte désormais la plus grande puissance industrielle du monde — un pays protégé par deux océans, pratiquement inaccessible. Sur mer, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boote, infligent d’abord des pertes importantes aux navires alliés. Mais à partir de 1943, l’équilibre bascule. Les États-Unis produisent des cargos à un rythme effréné, tandis que les progrès en détection sonar et en lutte anti-sous-marine réduisent l’efficacité allemande. L’Atlantique devient progressivement un espace dominé par les Alliés.</p><br><p>Pour l’Allemagne, il ne reste qu’une option théorique : frapper l’Amérique… par les airs. Mais aucun avion existant n’a l’autonomie nécessaire pour parcourir les 6 000 kilomètres séparant l’Europe de New York. Alors les ingénieurs allemands imaginent l’impossible. Parmi leurs projets, l’un se distingue. Un appareil si avancé qu’il faudra attendre près de quarante ans pour voir un engin comparable voler réellement. Son nom : Silbervogel, “l’Oiseau d’argent”.</p><p>&nbsp;</p><p>Son concepteur s’appelle Eugen Sänger, un ingénieur né en 1905 dans l’actuelle République tchèque. Étudiant en Autriche, il découvre un livre fondamental : By Rocket to Planetary Space, écrit par le pionnier de la fusée Hermann Oberth. Cette lecture change sa vie. Sänger abandonne l’ingénierie civile pour se consacrer à l’aéronautique. Il rejoint même une société consacrée aux voyages spatiaux, où l’on trouve un autre jeune passionné : Wernher von Braun, futur créateur de la fusée Saturn V qui emmènera les astronautes sur la Lune.</p><br><p>En 1936, Sänger publie un ouvrage visionnaire. Il y décrit un appareil révolutionnaire : un avion-fusée capable de quitter l’atmosphère, puis de “rebondir” sur ses couches supérieures, comme une pierre ricochant sur l’eau. Ce mode de vol, aujourd’hui appelé boost-glide — ou vol plané propulsé — permettrait théoriquement de parcourir des distances intercontinentales à des vitesses hypersoniques, c’est-à-dire supérieures à cinq fois la vitesse du son. Ces idées attirent rapidement l’attention de l’armée allemande.</p><p>&nbsp;</p><p>En 1941, Sänger présente son projet au ministère de l’Air allemand. Le Silbervogel ressemble à un appareil de science-fiction. Il mesure 28 mètres de long, pèse environ 10 tonnes, possède des ailes courtes et un fuselage plat conçu pour interagir avec l’atmosphère. Son lancement est spectaculaire : il doit décoller depuis une piste de 3 kilomètres, propulsé par un traîneau-fusée équipé de six moteurs. En 10 secondes, il atteindrait 2 000 km/h.</p><br><p>Une fois en l’air, son moteur principal fonctionnerait pendant 168 secondes, accélérant l’appareil jusqu’à 21 800 km/h, soit près de 18 fois la vitesse du son. Il atteindrait une altitude de 145 kilomètres — bien au-delà de la limite généralement considérée comme le début de l’espace. Ensuite, le Silbervogel planerait vers l’Atlantique, rebondissant sur les couches supérieures de l’atmosphère. Arrivé au-dessus de New York, le pilote larguerait une bombe de 4 tonnes. À cette vitesse et à cette altitude, aucun avion ennemi ne pourrait l’intercepter. Mais le plan ne s’arrêtait pas là. Le Silbervogel ne pouvait pas revenir en Europe. Sänger proposait qu’il continue son vol jusqu’au Pacifique, pour atterrir sur un territoire contrôlé par le Japon, allié de l’Allemagne. Un trajet total de 24 000 kilomètres.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Le 11 décembre 1941, trois jours après l’attaque de Pearl Harbor, l’Allemagne nazie déclare la guerre aux États-Unis. Une décision lourde de conséquences. Car en entrant dans le conflit, Hitler affronte désormais la plus grande puissance industrielle du monde — un pays protégé par deux océans, pratiquement inaccessible. Sur mer, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boote, infligent d’abord des pertes importantes aux navires alliés. Mais à partir de 1943, l’équilibre bascule. Les États-Unis produisent des cargos à un rythme effréné, tandis que les progrès en détection sonar et en lutte anti-sous-marine réduisent l’efficacité allemande. L’Atlantique devient progressivement un espace dominé par les Alliés.</p><br><p>Pour l’Allemagne, il ne reste qu’une option théorique : frapper l’Amérique… par les airs. Mais aucun avion existant n’a l’autonomie nécessaire pour parcourir les 6 000 kilomètres séparant l’Europe de New York. Alors les ingénieurs allemands imaginent l’impossible. Parmi leurs projets, l’un se distingue. Un appareil si avancé qu’il faudra attendre près de quarante ans pour voir un engin comparable voler réellement. Son nom : Silbervogel, “l’Oiseau d’argent”.</p><p>&nbsp;</p><p>Son concepteur s’appelle Eugen Sänger, un ingénieur né en 1905 dans l’actuelle République tchèque. Étudiant en Autriche, il découvre un livre fondamental : By Rocket to Planetary Space, écrit par le pionnier de la fusée Hermann Oberth. Cette lecture change sa vie. Sänger abandonne l’ingénierie civile pour se consacrer à l’aéronautique. Il rejoint même une société consacrée aux voyages spatiaux, où l’on trouve un autre jeune passionné : Wernher von Braun, futur créateur de la fusée Saturn V qui emmènera les astronautes sur la Lune.</p><br><p>En 1936, Sänger publie un ouvrage visionnaire. Il y décrit un appareil révolutionnaire : un avion-fusée capable de quitter l’atmosphère, puis de “rebondir” sur ses couches supérieures, comme une pierre ricochant sur l’eau. Ce mode de vol, aujourd’hui appelé boost-glide — ou vol plané propulsé — permettrait théoriquement de parcourir des distances intercontinentales à des vitesses hypersoniques, c’est-à-dire supérieures à cinq fois la vitesse du son. Ces idées attirent rapidement l’attention de l’armée allemande.</p><p>&nbsp;</p><p>En 1941, Sänger présente son projet au ministère de l’Air allemand. Le Silbervogel ressemble à un appareil de science-fiction. Il mesure 28 mètres de long, pèse environ 10 tonnes, possède des ailes courtes et un fuselage plat conçu pour interagir avec l’atmosphère. Son lancement est spectaculaire : il doit décoller depuis une piste de 3 kilomètres, propulsé par un traîneau-fusée équipé de six moteurs. En 10 secondes, il atteindrait 2 000 km/h.</p><br><p>Une fois en l’air, son moteur principal fonctionnerait pendant 168 secondes, accélérant l’appareil jusqu’à 21 800 km/h, soit près de 18 fois la vitesse du son. Il atteindrait une altitude de 145 kilomètres — bien au-delà de la limite généralement considérée comme le début de l’espace. Ensuite, le Silbervogel planerait vers l’Atlantique, rebondissant sur les couches supérieures de l’atmosphère. Arrivé au-dessus de New York, le pilote larguerait une bombe de 4 tonnes. À cette vitesse et à cette altitude, aucun avion ennemi ne pourrait l’intercepter. Mais le plan ne s’arrêtait pas là. Le Silbervogel ne pouvait pas revenir en Europe. Sänger proposait qu’il continue son vol jusqu’au Pacifique, pour atterrir sur un territoire contrôlé par le Japon, allié de l’Allemagne. Un trajet total de 24 000 kilomètres.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (4/4)</title>
			<itunes:title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (4/4)</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Avec l'envahissement de la Maison Blanche et un duel de femmes torse nu.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Mars 1829. Washington. Un vent de changement souffle sur les États-Unis. Pour la première fois, un homme que l’on présente comme un président du peuple accède au pouvoir. Son nom : Andrew Jackson. Ancien général, héros de guerre, homme dur, parfois brutal, il incarne une Amérique différente — celle des fermiers, des pionniers, des travailleurs. Pas celle des élites de la côte Est.</p><br><p>Le jour de son investiture, près de 20 000 personnes affluent dans la capitale. Une foule immense pour l’époque. Jackson prononce son discours, puis prend une décision lourde de symbole : il ouvre les portes de la Maison-Blanche à tous. Littéralement, à tous.&nbsp;</p><br><p>Les serveurs distribuent un punch à l’orange fortement alcoolisé. Un détail, en apparence. Mais dans une foule déjà chauffée par l’enthousiasme, l’effet est immédiat. Les invités montent sur les meubles pour apercevoir Jackson. Des bagarres éclatent. De la vaisselle est brisée. Le mobilier est endommagé. Le chaos devient total. La pression humaine devient si forte que le nouveau président lui-même se retrouve coincé contre un mur, incapable de bouger. Selon les témoignages, Andrew Jackson doit s’échapper discrètement par une sortie arrière pour éviter d’être étouffé par la foule. </p><br><p>Les tapis sont trempés. Les meubles brisés. Les dégâts s’élèvent à des milliers de dollars, une fortune pour l’époque. Pour les opposants de Jackson, cette scène est une preuve que la démocratie américaine vient de basculer dans ce qu’ils appellent le “gouvernement de la foule”. Mais pour ses partisans, c’est exactement l’inverse.</p><p>Ce jour-là, disent-ils, le peuple est entré dans la Maison-Blanche. Littéralement. Symboliquement. Comme pour rappeler que ce bâtiment, ce pouvoir… leur appartient aussi. Et si l’alcool a contribué au chaos, il a aussi transformé une cérémonie officielle en moment historique.</p><br><p>Mais cette histoire n’est pas la seule où quelques verres ont fait vaciller les conventions sociales. Direction maintenant l’Europe. Vienne. Août 1892.</p><p>Dans les salons raffinés de la haute société autrichienne, deux femmes s’opposent. D’un côté, la princesse Pauline von Metternich, 56 ans, figure influente de l’aristocratie. De l’autre, la comtesse Anastasia von Kielmannsegg, plus jeune, mais tout aussi déterminée. L’objet du conflit ? Des arrangements floraux. Oui. Des fleurs.</p><br><p>Les deux femmes participent à l’organisation d’une exposition musicale et théâtrale. L’une est présidente d’honneur. L’autre dirige le comité des dames. Toutes deux veulent imposer leur vision esthétique. Leur rivalité, attisée par quelques coupes de champagne, dégénère. Les mots deviennent tranchants. Les egos s’affrontent. Et bientôt, une décision tombe, aussi absurde que réelle : elles vont se battre en duel. L’arbitre du duel est une femme : la baronne Lubinska, médecin polonaise. Elle impose une condition surprenante. Les deux adversaires devront combattre torse nu. Pas par provocation. Mais pour une raison médicale. La baronne craint que les vêtements, s’ils sont perforés par les épées, n’introduisent des fibres contaminées dans les blessures, provoquant une septicémie — une infection potentiellement mortelle.</p><p>&nbsp;</p><p>Les deux femmes acceptent. Les serviteurs masculins sont renvoyés. Le duel commence. Trois rounds. De véritables passes d’armes, à l’épée. La princesse reçoit une entaille au nez. La comtesse est blessée au bras. La baronne intervient. Elle déclare l’honneur satisfait et soigne les blessures. Fin du duel. </p><br><p>Même dans les salons les plus raffinés, même parmi les élites les plus puissantes, l’alcool peut transformer un désaccord banal… en événement historique.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Mars 1829. Washington. Un vent de changement souffle sur les États-Unis. Pour la première fois, un homme que l’on présente comme un président du peuple accède au pouvoir. Son nom : Andrew Jackson. Ancien général, héros de guerre, homme dur, parfois brutal, il incarne une Amérique différente — celle des fermiers, des pionniers, des travailleurs. Pas celle des élites de la côte Est.</p><br><p>Le jour de son investiture, près de 20 000 personnes affluent dans la capitale. Une foule immense pour l’époque. Jackson prononce son discours, puis prend une décision lourde de symbole : il ouvre les portes de la Maison-Blanche à tous. Littéralement, à tous.&nbsp;</p><br><p>Les serveurs distribuent un punch à l’orange fortement alcoolisé. Un détail, en apparence. Mais dans une foule déjà chauffée par l’enthousiasme, l’effet est immédiat. Les invités montent sur les meubles pour apercevoir Jackson. Des bagarres éclatent. De la vaisselle est brisée. Le mobilier est endommagé. Le chaos devient total. La pression humaine devient si forte que le nouveau président lui-même se retrouve coincé contre un mur, incapable de bouger. Selon les témoignages, Andrew Jackson doit s’échapper discrètement par une sortie arrière pour éviter d’être étouffé par la foule. </p><br><p>Les tapis sont trempés. Les meubles brisés. Les dégâts s’élèvent à des milliers de dollars, une fortune pour l’époque. Pour les opposants de Jackson, cette scène est une preuve que la démocratie américaine vient de basculer dans ce qu’ils appellent le “gouvernement de la foule”. Mais pour ses partisans, c’est exactement l’inverse.</p><p>Ce jour-là, disent-ils, le peuple est entré dans la Maison-Blanche. Littéralement. Symboliquement. Comme pour rappeler que ce bâtiment, ce pouvoir… leur appartient aussi. Et si l’alcool a contribué au chaos, il a aussi transformé une cérémonie officielle en moment historique.</p><br><p>Mais cette histoire n’est pas la seule où quelques verres ont fait vaciller les conventions sociales. Direction maintenant l’Europe. Vienne. Août 1892.</p><p>Dans les salons raffinés de la haute société autrichienne, deux femmes s’opposent. D’un côté, la princesse Pauline von Metternich, 56 ans, figure influente de l’aristocratie. De l’autre, la comtesse Anastasia von Kielmannsegg, plus jeune, mais tout aussi déterminée. L’objet du conflit ? Des arrangements floraux. Oui. Des fleurs.</p><br><p>Les deux femmes participent à l’organisation d’une exposition musicale et théâtrale. L’une est présidente d’honneur. L’autre dirige le comité des dames. Toutes deux veulent imposer leur vision esthétique. Leur rivalité, attisée par quelques coupes de champagne, dégénère. Les mots deviennent tranchants. Les egos s’affrontent. Et bientôt, une décision tombe, aussi absurde que réelle : elles vont se battre en duel. L’arbitre du duel est une femme : la baronne Lubinska, médecin polonaise. Elle impose une condition surprenante. Les deux adversaires devront combattre torse nu. Pas par provocation. Mais pour une raison médicale. La baronne craint que les vêtements, s’ils sont perforés par les épées, n’introduisent des fibres contaminées dans les blessures, provoquant une septicémie — une infection potentiellement mortelle.</p><p>&nbsp;</p><p>Les deux femmes acceptent. Les serviteurs masculins sont renvoyés. Le duel commence. Trois rounds. De véritables passes d’armes, à l’épée. La princesse reçoit une entaille au nez. La comtesse est blessée au bras. La baronne intervient. Elle déclare l’honneur satisfait et soigne les blessures. Fin du duel. </p><br><p>Même dans les salons les plus raffinés, même parmi les élites les plus puissantes, l’alcool peut transformer un désaccord banal… en événement historique.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>San José, le naufrage le plus « cher » de l’histoire ?</title>
			<itunes:title>San José, le naufrage le plus « cher » de l’histoire ?</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Le trésor est estimé entre 4 et 20 milliards d'euros actuels.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Sous les eaux sombres des Caraïbes, au large de la Colombie, repose une épave que certains surnomment le Saint Graal des naufrages. Son nom : San José. Un galion espagnol — c’est-à-dire un grand navire de guerre et de transport lourdement armé — qui a sombré en 1708 avec, selon les estimations, l’un des plus grands trésors jamais perdus en mer. Une fortune évaluée aujourd’hui entre 4 et 20 milliards de dollars. Mais cette histoire n’est pas seulement celle d’un trésor. C’est celle d’un navire qui transportait, peut-être, le destin d’un empire. Quand le San José est construit vers 1698, il représente ce que l’Espagne sait faire de mieux. Long d’environ 45 mètres, équipé de 64 canons, avec plusieurs ponts, c’est à la fois une forteresse flottante et un cargo précieux. Il appartient à la Flota de Tierra Firme, la flotte chargée de ramener vers l’Europe les richesses extraites des colonies américaines.</p><p>&nbsp;</p><p>Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Europe est en guerre. C’est la guerre de Succession d’Espagne. Les grandes puissances s’affrontent pour décider qui héritera du trône espagnol. Le roi Philippe V, soutenu par la France, a besoin d’argent pour financer ses armées et sa flotte. Sans cet argent, son pouvoir pourrait s’effondrer.</p><p>Le San José transporte donc bien plus que de l’or. Il transporte la capacité de l’Espagne à continuer la guerre. Mais les ennemis de l’Espagne le savent.</p><p>Le 8 juin 1708, alors que le San José navigue près de Cartagena, sur la côte colombienne actuelle, des vigies aperçoivent des voiles à l’horizon. Une escadre britannique, commandée par le commodore Charles Wager, attend en embuscade.</p><br><p>La Royal Navy espère capturer le navire et son trésor. Le combat commence. Les canons tonnent. La fumée envahit l’air. Et soudain, la catastrophe. La réserve de poudre du San José explose. La déflagration est gigantesque. Des témoins affirment que la boule de feu est visible à des kilomètres. Le navire se brise, sombre en quelques minutes. Sur les environ 600 personnes à bord, seuls 11 survivront. Avec eux disparaît aussi le trésor. Et peut-être, selon certains historiens, une partie de l’avenir de l’empire espagnol.</p><p>&nbsp;</p><p>Pendant plus de 300 ans, le San José reste introuvable. Des chasseurs de trésor fouillent les Caraïbes, scrutent les archives, explorent les fonds marins. Mais les instruments du XVIIIᵉ siècle étaient imprécis. Les courants sont puissants. Et la zone à couvrir immense. Dans les années 1980, une société américaine, Sea Search Armada, affirme avoir localisé l’épave et signe un accord avec la Colombie pour partager le trésor. Mais les désaccords juridiques s’enchaînent. Les procès durent des décennies. Puis, en 2015, coup de théâtre. Le président colombien Juan Manuel Santos annonce que la marine colombienne a trouvé la véritable épave, grâce à un véhicule sous-marin autonome — un robot capable d’explorer les profondeurs sans pilote humain. Pour éviter les pillages, la position exacte reste secrète. Mais les images sont claires : canons en bronze, pièces d’or, porcelaines. En 2025, des chercheurs publient de nouveaux éléments : des pièces irrégulières appelées “cobs” ou “macuquinas”, monnaie utilisée pendant plus de deux siècles dans les Amériques, confirmant qu’il s’agit bien du San José.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Sous les eaux sombres des Caraïbes, au large de la Colombie, repose une épave que certains surnomment le Saint Graal des naufrages. Son nom : San José. Un galion espagnol — c’est-à-dire un grand navire de guerre et de transport lourdement armé — qui a sombré en 1708 avec, selon les estimations, l’un des plus grands trésors jamais perdus en mer. Une fortune évaluée aujourd’hui entre 4 et 20 milliards de dollars. Mais cette histoire n’est pas seulement celle d’un trésor. C’est celle d’un navire qui transportait, peut-être, le destin d’un empire. Quand le San José est construit vers 1698, il représente ce que l’Espagne sait faire de mieux. Long d’environ 45 mètres, équipé de 64 canons, avec plusieurs ponts, c’est à la fois une forteresse flottante et un cargo précieux. Il appartient à la Flota de Tierra Firme, la flotte chargée de ramener vers l’Europe les richesses extraites des colonies américaines.</p><p>&nbsp;</p><p>Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Europe est en guerre. C’est la guerre de Succession d’Espagne. Les grandes puissances s’affrontent pour décider qui héritera du trône espagnol. Le roi Philippe V, soutenu par la France, a besoin d’argent pour financer ses armées et sa flotte. Sans cet argent, son pouvoir pourrait s’effondrer.</p><p>Le San José transporte donc bien plus que de l’or. Il transporte la capacité de l’Espagne à continuer la guerre. Mais les ennemis de l’Espagne le savent.</p><p>Le 8 juin 1708, alors que le San José navigue près de Cartagena, sur la côte colombienne actuelle, des vigies aperçoivent des voiles à l’horizon. Une escadre britannique, commandée par le commodore Charles Wager, attend en embuscade.</p><br><p>La Royal Navy espère capturer le navire et son trésor. Le combat commence. Les canons tonnent. La fumée envahit l’air. Et soudain, la catastrophe. La réserve de poudre du San José explose. La déflagration est gigantesque. Des témoins affirment que la boule de feu est visible à des kilomètres. Le navire se brise, sombre en quelques minutes. Sur les environ 600 personnes à bord, seuls 11 survivront. Avec eux disparaît aussi le trésor. Et peut-être, selon certains historiens, une partie de l’avenir de l’empire espagnol.</p><p>&nbsp;</p><p>Pendant plus de 300 ans, le San José reste introuvable. Des chasseurs de trésor fouillent les Caraïbes, scrutent les archives, explorent les fonds marins. Mais les instruments du XVIIIᵉ siècle étaient imprécis. Les courants sont puissants. Et la zone à couvrir immense. Dans les années 1980, une société américaine, Sea Search Armada, affirme avoir localisé l’épave et signe un accord avec la Colombie pour partager le trésor. Mais les désaccords juridiques s’enchaînent. Les procès durent des décennies. Puis, en 2015, coup de théâtre. Le président colombien Juan Manuel Santos annonce que la marine colombienne a trouvé la véritable épave, grâce à un véhicule sous-marin autonome — un robot capable d’explorer les profondeurs sans pilote humain. Pour éviter les pillages, la position exacte reste secrète. Mais les images sont claires : canons en bronze, pièces d’or, porcelaines. En 2025, des chercheurs publient de nouveaux éléments : des pièces irrégulières appelées “cobs” ou “macuquinas”, monnaie utilisée pendant plus de deux siècles dans les Amériques, confirmant qu’il s’agit bien du San José.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Hy-Brasil, l’île qui n’apparait que tous les 7 ans</title>
			<itunes:title>Hy-Brasil, l’île qui n’apparait que tous les 7 ans</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Elle figure sur les cartes au large de l'Irlande, dans l'Atlantique.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Au large de l’Irlande, côté Atlantique, il y aurait une île qui n’existe… que certains jours. Une terre verte surgissant du brouillard comme une promesse, puis s’effaçant aussitôt, comme si la mer la reprenait.</p><br><p>Pendant des siècles, des récits ont circulé à propos de cette île-là. On l’appelle Hy-Brasil, O’Brasil, “l’Île enchantée”, ou encore “l’Île des Bienheureux”. La légende veut qu’elle porte le nom d’un roi irlandais mythique, Breasal. Et surtout, elle raconte ceci : tous les sept ans, Hy-Brasil apparaîtrait au large de la côte ouest de l’Irlande. Un paradis de forêts, d’or,  et même de fées, selon certaines versions. Elle resterait visible un seul jour, puis disparaîtrait dès qu’on tente de l’atteindre. Le plus troublant, c’est que cette île de brume n’a pas vécu seulement dans les contes. Elle a aussi vécu… sur les cartes.</p><br><p>Dès 1325, un cartographe majorquin, Angelino Dulcert, dessine à l’ouest de l’Irlande une île nommée “Bracile”. Un siècle plus tard, le Vénitien Andrea Bianco place lui aussi, à peu près au même endroit, une “Insula de Brasil”. Pendant des générations, le petit caillou imaginaire reste là : une tache sur le papier, un doute entêtant dans l’Atlantique. Pourquoi ces cartographes l’ont-ils dessinée ? Probablement parce qu’ils ont entendu des rumeurs, des récits, des “on dit” persistants. Et ces récits, justement, vont se multiplier. Certains des témoignages les plus anciens sont attribués à des saints irlandais du Ve siècle, saint Barrind et saint Brendan, qui parlent d’une “Terre promise”. Dans l’histoire, on ne sait jamais où finit la spiritualité et où commence le mythe, mais l’idée est là : quelque chose existerait au large, quelque chose qu’on peut apercevoir sans forcément pouvoir le rejoindre.</p><br><p>Au XVIIᵉ&nbsp;siècle, les histoires prennent un tour plus précis et plus étrange. La Royal Irish Academy rapporte notamment un récit transmis par Roderick O’Flaherty, auteur en 1684 d’un ouvrage sur l’histoire et les légendes du West Connaught. Il y raconte qu’en avril 1668, un homme nommé Murrough O’Ley, après une dispute avec sa femme, part marcher… et se fait enlever par trois hommes. Ses ravisseurs l’emmènent sur une île appelée O’Brazil, qu’il décrit comme ressemblant aux îles d’Aran. Puis on le ramène chez lui, indemne. Mais après cet épisode, O’Ley se découvre, dit-on, un don stupéfiant : des capacités de guérison, sans avoir jamais étudié la médecine. </p><p> Et puis… Hy-Brasil s’efface des cartes. Elle apparaît encore, dit-on, sur une carte de l’Amirauté britannique datée de 1873, avant de disparaître, définitivement, “dans la brume”.</p><br><p>Alors, qu’était Hy-Brasil ? Un mirage ? Une erreur recopiée de carte en carte ? Une île fictive volontaire, un piège pour repérer les plagiaires comme certains cartographes l’ont déjà fait ? Ou, si l’on préfère la légende : une île réellement là, mais cachée, n’ouvrant sa porte qu’un jour tous les sept ans. Quoi qu’il en soit, Hy-Brasil laisse une trace rare : celle d’un mythe assez puissant pour survivre aux siècles… et assez têtu pour avoir été dessiné, noir sur blanc, pendant des siècles.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Au large de l’Irlande, côté Atlantique, il y aurait une île qui n’existe… que certains jours. Une terre verte surgissant du brouillard comme une promesse, puis s’effaçant aussitôt, comme si la mer la reprenait.</p><br><p>Pendant des siècles, des récits ont circulé à propos de cette île-là. On l’appelle Hy-Brasil, O’Brasil, “l’Île enchantée”, ou encore “l’Île des Bienheureux”. La légende veut qu’elle porte le nom d’un roi irlandais mythique, Breasal. Et surtout, elle raconte ceci : tous les sept ans, Hy-Brasil apparaîtrait au large de la côte ouest de l’Irlande. Un paradis de forêts, d’or,  et même de fées, selon certaines versions. Elle resterait visible un seul jour, puis disparaîtrait dès qu’on tente de l’atteindre. Le plus troublant, c’est que cette île de brume n’a pas vécu seulement dans les contes. Elle a aussi vécu… sur les cartes.</p><br><p>Dès 1325, un cartographe majorquin, Angelino Dulcert, dessine à l’ouest de l’Irlande une île nommée “Bracile”. Un siècle plus tard, le Vénitien Andrea Bianco place lui aussi, à peu près au même endroit, une “Insula de Brasil”. Pendant des générations, le petit caillou imaginaire reste là : une tache sur le papier, un doute entêtant dans l’Atlantique. Pourquoi ces cartographes l’ont-ils dessinée ? Probablement parce qu’ils ont entendu des rumeurs, des récits, des “on dit” persistants. Et ces récits, justement, vont se multiplier. Certains des témoignages les plus anciens sont attribués à des saints irlandais du Ve siècle, saint Barrind et saint Brendan, qui parlent d’une “Terre promise”. Dans l’histoire, on ne sait jamais où finit la spiritualité et où commence le mythe, mais l’idée est là : quelque chose existerait au large, quelque chose qu’on peut apercevoir sans forcément pouvoir le rejoindre.</p><br><p>Au XVIIᵉ&nbsp;siècle, les histoires prennent un tour plus précis et plus étrange. La Royal Irish Academy rapporte notamment un récit transmis par Roderick O’Flaherty, auteur en 1684 d’un ouvrage sur l’histoire et les légendes du West Connaught. Il y raconte qu’en avril 1668, un homme nommé Murrough O’Ley, après une dispute avec sa femme, part marcher… et se fait enlever par trois hommes. Ses ravisseurs l’emmènent sur une île appelée O’Brazil, qu’il décrit comme ressemblant aux îles d’Aran. Puis on le ramène chez lui, indemne. Mais après cet épisode, O’Ley se découvre, dit-on, un don stupéfiant : des capacités de guérison, sans avoir jamais étudié la médecine. </p><p> Et puis… Hy-Brasil s’efface des cartes. Elle apparaît encore, dit-on, sur une carte de l’Amirauté britannique datée de 1873, avant de disparaître, définitivement, “dans la brume”.</p><br><p>Alors, qu’était Hy-Brasil ? Un mirage ? Une erreur recopiée de carte en carte ? Une île fictive volontaire, un piège pour repérer les plagiaires comme certains cartographes l’ont déjà fait ? Ou, si l’on préfère la légende : une île réellement là, mais cachée, n’ouvrant sa porte qu’un jour tous les sept ans. Quoi qu’il en soit, Hy-Brasil laisse une trace rare : celle d’un mythe assez puissant pour survivre aux siècles… et assez têtu pour avoir été dessiné, noir sur blanc, pendant des siècles.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Juin 1944 : l'arme secrète oubliée du débarquement (2/2)]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Juin 1944 : l'arme secrète oubliée du débarquement (2/2)]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Quand les Alliés décident de “prendre un port avec eux”, ils ne parlent pas d’une simple jetée. Les exigences sont démentielles. Il faut un ensemble de la taille d’un grand port comme Douvres, avec des quais d’au moins 1,6 km pour accueillir les Liberty Ships, ces cargos standardisés de l’effort de guerre. Le système doit être transportable, monté en moins de trois semaines, durer au moins 90 jours, encaisser les marées normandes — jusqu’à 7 mètres — et décharger chaque jour 12 000 tonnes de matériel et 2 500 véhicules. Et tout doit être prêt… en huit mois.</p><br><p>On met donc en place un comité, on teste en Écosse, à Garlieston, et au laboratoire de Teddington, près de Londres, dans des bassins à vagues. Trois concepts se détachent. Le plus audacieux s’appelle “Swiss Roll” : une chaussée souple, en toile et lattes de bois articulées, qu’on déroule sur l’eau comme un tapis. Son inventeur, Ronald Hamilton, affirme pouvoir faire se comporter l’eau presque comme un sol, grâce à une “portance” créée par le passage des véhicules. Il montre une maquette, puis une moto traversant un prototype au-dessus d’un ruisseau.</p><br><p>Au test grandeur nature, la chaussée s’enfonce, supporte mal les charges lourdes, oblige les véhicules à rouler au pas… et une tempête arrache tout et emporte le prototype au large. Swiss Roll est abandonné. Le second concept, “Hippo”, repose sur des caissons de béton flottants avec une route métallique posée dessus. Problème : l’ensemble ne suit pas correctement la marée, la route se plie, les forces de torsion deviennent ingérables. Hippo est éliminé à son tour. Reste le troisième : le système “Spud and Whale”, des routes articulées, les “Whales”, reposent sur des flotteurs et s’ancrent à des têtes de quai, les “Spuds”, capables de monter et descendre le long de pieux verticaux avec la marée.</p><br><p>Mais aucun port artificiel ne survivra sans brise-lames. Pour le prouver, Bernal organise une démonstration… dans une baignoire, à bord du paquebot Queen Mary. Dans la salle de bain, on fait flotter des bateaux en papier : ils coulent sous les vagues. Puis on place une bouée en forme de ceinture de sauvetage et on remet les bateaux à l’intérieur : ils tiennent. Message reçu. Churchill est convaincu. Le projet prend un nom neutre, choisi pour ne rien révéler : Mulberry. Deux ports seront construits : Mulberry A pour les Américains, Mulberry B pour les Britanniques et Canadiens, surnommé bientôt “Port Winston”.</p><br><p>Pour casser les vagues, on imagine une double protection : d’abord des barrières flottantes, puis une rangée de vieux navires coulés formant des brise-lames appelés “Gooseberries”. Comme on manque de navires à sacrifier, on complète avec d’immenses caissons de béton armé, les “Phoenix” : des blocs de 60 mètres de long, 20 de large, 20 de haut, pesant 6 000 tonnes. On en construira plus de deux cents, mobilisant 200 000 ouvriers, 200 entreprises, un million de tonnes de béton, 70 000 tonnes d’acier, pour un coût d’environ 25 millions de livres de l’époque.</p><br><p>Dans la nuit du 19 juin 1944, un coup de vent exceptionnel s’abat sur la Manche — le pire depuis 80 ans, écrira un officier. Mulberry A est ravagé : brise-lames détruits, caissons déplacés, quais disloqués. Il est abandonné. Mulberry B, lui, tient. Au prix d’une lutte de quatre jours : ancres doublées, centaines de remorqueurs mobilisés, travail continu. Les dégâts sont lourds, mais réparables, et on récupère même des pièces du port américain détruit pour renforcer “Port Winston”. Sans ce port, la percée aurait pu s’étouffer : au 24 juin, les Américains n’ont plus que trois jours de munitions, les Britanniques manquent de divisions. Mulberry B remplit alors sa mission au-delà de ce qui était prévu : conçu pour trois mois, il fonctionne encore huit mois.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Quand les Alliés décident de “prendre un port avec eux”, ils ne parlent pas d’une simple jetée. Les exigences sont démentielles. Il faut un ensemble de la taille d’un grand port comme Douvres, avec des quais d’au moins 1,6 km pour accueillir les Liberty Ships, ces cargos standardisés de l’effort de guerre. Le système doit être transportable, monté en moins de trois semaines, durer au moins 90 jours, encaisser les marées normandes — jusqu’à 7 mètres — et décharger chaque jour 12 000 tonnes de matériel et 2 500 véhicules. Et tout doit être prêt… en huit mois.</p><br><p>On met donc en place un comité, on teste en Écosse, à Garlieston, et au laboratoire de Teddington, près de Londres, dans des bassins à vagues. Trois concepts se détachent. Le plus audacieux s’appelle “Swiss Roll” : une chaussée souple, en toile et lattes de bois articulées, qu’on déroule sur l’eau comme un tapis. Son inventeur, Ronald Hamilton, affirme pouvoir faire se comporter l’eau presque comme un sol, grâce à une “portance” créée par le passage des véhicules. Il montre une maquette, puis une moto traversant un prototype au-dessus d’un ruisseau.</p><br><p>Au test grandeur nature, la chaussée s’enfonce, supporte mal les charges lourdes, oblige les véhicules à rouler au pas… et une tempête arrache tout et emporte le prototype au large. Swiss Roll est abandonné. Le second concept, “Hippo”, repose sur des caissons de béton flottants avec une route métallique posée dessus. Problème : l’ensemble ne suit pas correctement la marée, la route se plie, les forces de torsion deviennent ingérables. Hippo est éliminé à son tour. Reste le troisième : le système “Spud and Whale”, des routes articulées, les “Whales”, reposent sur des flotteurs et s’ancrent à des têtes de quai, les “Spuds”, capables de monter et descendre le long de pieux verticaux avec la marée.</p><br><p>Mais aucun port artificiel ne survivra sans brise-lames. Pour le prouver, Bernal organise une démonstration… dans une baignoire, à bord du paquebot Queen Mary. Dans la salle de bain, on fait flotter des bateaux en papier : ils coulent sous les vagues. Puis on place une bouée en forme de ceinture de sauvetage et on remet les bateaux à l’intérieur : ils tiennent. Message reçu. Churchill est convaincu. Le projet prend un nom neutre, choisi pour ne rien révéler : Mulberry. Deux ports seront construits : Mulberry A pour les Américains, Mulberry B pour les Britanniques et Canadiens, surnommé bientôt “Port Winston”.</p><br><p>Pour casser les vagues, on imagine une double protection : d’abord des barrières flottantes, puis une rangée de vieux navires coulés formant des brise-lames appelés “Gooseberries”. Comme on manque de navires à sacrifier, on complète avec d’immenses caissons de béton armé, les “Phoenix” : des blocs de 60 mètres de long, 20 de large, 20 de haut, pesant 6 000 tonnes. On en construira plus de deux cents, mobilisant 200 000 ouvriers, 200 entreprises, un million de tonnes de béton, 70 000 tonnes d’acier, pour un coût d’environ 25 millions de livres de l’époque.</p><br><p>Dans la nuit du 19 juin 1944, un coup de vent exceptionnel s’abat sur la Manche — le pire depuis 80 ans, écrira un officier. Mulberry A est ravagé : brise-lames détruits, caissons déplacés, quais disloqués. Il est abandonné. Mulberry B, lui, tient. Au prix d’une lutte de quatre jours : ancres doublées, centaines de remorqueurs mobilisés, travail continu. Les dégâts sont lourds, mais réparables, et on récupère même des pièces du port américain détruit pour renforcer “Port Winston”. Sans ce port, la percée aurait pu s’étouffer : au 24 juin, les Américains n’ont plus que trois jours de munitions, les Britanniques manquent de divisions. Mulberry B remplit alors sa mission au-delà de ce qui était prévu : conçu pour trois mois, il fonctionne encore huit mois.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Juin 1944 : l'arme secrète oubliée du débarquement (1/2)]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Juin 1944 : l'arme secrète oubliée du débarquement (1/2)]]></itunes:title>
			<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Un détail menace de tout faire échouer : comment ravitailler l’invasion ? </itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Tout est préparé au millimètre. Les Alliés ont répété, planifié, inventé des véhicules spécialisés — chars amphibies, lance-flammes, déminage — et monté une gigantesque opération de diversion : chars gonflables, espions retournés, fausses armées entières. Objectif : convaincre l’Allemagne que le débarquement aura lieu ailleurs.</p><br><p>Et pourtant, derrière ce ballet d’acier, une question menace de tout faire échouer : comment ravitailler l’invasion ? Parce qu’un débarquement, ce n’est pas seulement des hommes qui courent sur une plage. C’est, chaque jour, des milliers de tonnes de carburant, de munitions, de nourriture, de véhicules, de pièces détachées. Sans port, une armée peut conquérir une bande de sable… et se retrouver incapable d’avancer. Or en face, les Allemands ont anticipé.</p><br><p>Les portions les plus redoutables du mur de l'Atlantique sont les “forteresses” : les grands ports atlantiques, comme Cherbourg, Brest, Anvers. Et c’est là le piège : pour réussir, les Alliés ont besoin d’un port… mais prendre un port de front, c’est un carnage annoncé. Ils le savent, parce qu’ils l’ont appris dans le sang. Le 19 août 1942, à Dieppe, une opération baptisée Jubilee tente un raid massif sur le port. Environ 5 000 Canadiens de la 2e division d’infanterie, épaulés par des commandos britanniques, attaquent au petit matin. Et tout déraille.</p><br><p>En mer, la force de débarquement croise des vedettes lance-torpilles allemandes : surprise perdue. Sur la côte, les défenseurs, prêts, écrasent les plages sous le feu depuis les falaises en fer à cheval. Les chars patinent sur les galets ronds, incapables de progresser. Un à un, ils sont détruits. L’aviation allemande coule des péniches, découpe la couverture aérienne alliée. Dix heures plus tard, c’est la retraite.</p><br><p>Au retour, un officier de la Royal Navy, John Hughes-Hallett, lâche une phrase qui ressemble d’abord à une boutade… et qui va devenir une idée fixe : « Eh bien, si nous ne pouvons pas capturer un port… il faudra en emporter un avec nous. » Ce n’est pas totalement nouveau. En 1917 déjà, Winston Churchill, alors à la tête de la Marine, avait imaginé un port artificiel : couler des barges pour créer une rade protégée et débarquer hommes et matériels plus efficacement. Churchill savait ce que vaut une logistique ratée : il avait participé à la planification des Dardanelles, à Gallipoli, où l’enlisement avait coûté près de 200 000 victimes sur huit mois. Mais l’idée du port artificiel reste dans les tiroirs. Jusqu’à ce que la guerre impose son urgence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Tout est préparé au millimètre. Les Alliés ont répété, planifié, inventé des véhicules spécialisés — chars amphibies, lance-flammes, déminage — et monté une gigantesque opération de diversion : chars gonflables, espions retournés, fausses armées entières. Objectif : convaincre l’Allemagne que le débarquement aura lieu ailleurs.</p><br><p>Et pourtant, derrière ce ballet d’acier, une question menace de tout faire échouer : comment ravitailler l’invasion ? Parce qu’un débarquement, ce n’est pas seulement des hommes qui courent sur une plage. C’est, chaque jour, des milliers de tonnes de carburant, de munitions, de nourriture, de véhicules, de pièces détachées. Sans port, une armée peut conquérir une bande de sable… et se retrouver incapable d’avancer. Or en face, les Allemands ont anticipé.</p><br><p>Les portions les plus redoutables du mur de l'Atlantique sont les “forteresses” : les grands ports atlantiques, comme Cherbourg, Brest, Anvers. Et c’est là le piège : pour réussir, les Alliés ont besoin d’un port… mais prendre un port de front, c’est un carnage annoncé. Ils le savent, parce qu’ils l’ont appris dans le sang. Le 19 août 1942, à Dieppe, une opération baptisée Jubilee tente un raid massif sur le port. Environ 5 000 Canadiens de la 2e division d’infanterie, épaulés par des commandos britanniques, attaquent au petit matin. Et tout déraille.</p><br><p>En mer, la force de débarquement croise des vedettes lance-torpilles allemandes : surprise perdue. Sur la côte, les défenseurs, prêts, écrasent les plages sous le feu depuis les falaises en fer à cheval. Les chars patinent sur les galets ronds, incapables de progresser. Un à un, ils sont détruits. L’aviation allemande coule des péniches, découpe la couverture aérienne alliée. Dix heures plus tard, c’est la retraite.</p><br><p>Au retour, un officier de la Royal Navy, John Hughes-Hallett, lâche une phrase qui ressemble d’abord à une boutade… et qui va devenir une idée fixe : « Eh bien, si nous ne pouvons pas capturer un port… il faudra en emporter un avec nous. » Ce n’est pas totalement nouveau. En 1917 déjà, Winston Churchill, alors à la tête de la Marine, avait imaginé un port artificiel : couler des barges pour créer une rade protégée et débarquer hommes et matériels plus efficacement. Churchill savait ce que vaut une logistique ratée : il avait participé à la planification des Dardanelles, à Gallipoli, où l’enlisement avait coûté près de 200 000 victimes sur huit mois. Mais l’idée du port artificiel reste dans les tiroirs. Jusqu’à ce que la guerre impose son urgence.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Une entreprise détruit 46 000 ans d'histoire légalement]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Une entreprise détruit 46 000 ans d'histoire légalement]]></itunes:title>
			<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le site a été dynamité pour récupérer du fer... en toute légalité.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Il existe des lieux où le temps semble immobile. Des endroits où chaque pierre, chaque poignée de poussière raconte une histoire plus ancienne que nos villes, plus ancienne que nos langues, plus ancienne même que l’agriculture. Dans l’ouest de l’Australie, au cœur de la région minière du Pilbara, il y avait un de ces lieux. Un simple abri sous roche, niché dans une gorge étroite, presque invisible pour qui ne sait pas le chercher. Et pourtant, c’était l’un des sites culturels les plus anciens du continent. Pendant 46 000 ans, des générations d’êtres humains s’y sont succédé sans interruption. Quarante-six millénaires. Puis, en quelques secondes, tout a disparu. Dynamité. Avec l’autorisation du gouvernement.</p><br><p>Le site s’appelait Juukan Gorge. Pour les peuples aborigènes Puutu Kunti Kurrama et Pinikura, que l’on désigne par l’acronyme PKKP, ce n’était pas seulement un vestige archéologique. C’était un lieu sacré. Un point d’ancrage. Une preuve vivante de leur continuité sur cette terre. « L’un des sites les plus sacrés de toute la région », expliquait Burchell Hayes, directeur de la corporation aborigène qui gère ces terres. « Nous voulions qu’il soit protégé. » Car Juukan Gorge n’était pas seulement important symboliquement. Il était unique scientifiquement.</p><br><p>Les fouilles ont révélé une occupation humaine continue remontant à la dernière période glaciaire — la seule connue à l’intérieur des terres dans tout le Pilbara occidental. Une rareté mondiale. En 2014, une campagne archéologique est lancée pour récupérer des objets avant l’extension d’une mine de fer exploitée par le géant minier Rio Tinto. Les chercheurs pensent alors explorer un site ancien. Ils vont découvrir bien plus. Des milliers d’artefacts émergent de la terre. Plus de 7 000 objets : outils, pierres à broyer vieilles de 40 000 ans, ossements d’animaux qui racontent l’évolution de la faune préhistorique. Et puis une découverte bouleversante : une mèche de cheveux humains tressés, vieille de 4 000 ans. L’ADN parle. Ces cheveux appartiennent aux ancêtres directs des habitants PKKP d’aujourd’hui. Autrement dit : une filiation biologique intacte sur quatre millénaires. Pour Hayes, c’est à la fois une fierté et une blessure. « C’est précieux d’avoir quelque chose comme cette tresse trouvée sur notre terre… mais son lieu de repos depuis 4 000 ans n’existe plus. » Car malgré ces découvertes exceptionnelles, malgré leur valeur patrimoniale évidente, rien ne change sur le plan légal.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Il existe des lieux où le temps semble immobile. Des endroits où chaque pierre, chaque poignée de poussière raconte une histoire plus ancienne que nos villes, plus ancienne que nos langues, plus ancienne même que l’agriculture. Dans l’ouest de l’Australie, au cœur de la région minière du Pilbara, il y avait un de ces lieux. Un simple abri sous roche, niché dans une gorge étroite, presque invisible pour qui ne sait pas le chercher. Et pourtant, c’était l’un des sites culturels les plus anciens du continent. Pendant 46 000 ans, des générations d’êtres humains s’y sont succédé sans interruption. Quarante-six millénaires. Puis, en quelques secondes, tout a disparu. Dynamité. Avec l’autorisation du gouvernement.</p><br><p>Le site s’appelait Juukan Gorge. Pour les peuples aborigènes Puutu Kunti Kurrama et Pinikura, que l’on désigne par l’acronyme PKKP, ce n’était pas seulement un vestige archéologique. C’était un lieu sacré. Un point d’ancrage. Une preuve vivante de leur continuité sur cette terre. « L’un des sites les plus sacrés de toute la région », expliquait Burchell Hayes, directeur de la corporation aborigène qui gère ces terres. « Nous voulions qu’il soit protégé. » Car Juukan Gorge n’était pas seulement important symboliquement. Il était unique scientifiquement.</p><br><p>Les fouilles ont révélé une occupation humaine continue remontant à la dernière période glaciaire — la seule connue à l’intérieur des terres dans tout le Pilbara occidental. Une rareté mondiale. En 2014, une campagne archéologique est lancée pour récupérer des objets avant l’extension d’une mine de fer exploitée par le géant minier Rio Tinto. Les chercheurs pensent alors explorer un site ancien. Ils vont découvrir bien plus. Des milliers d’artefacts émergent de la terre. Plus de 7 000 objets : outils, pierres à broyer vieilles de 40 000 ans, ossements d’animaux qui racontent l’évolution de la faune préhistorique. Et puis une découverte bouleversante : une mèche de cheveux humains tressés, vieille de 4 000 ans. L’ADN parle. Ces cheveux appartiennent aux ancêtres directs des habitants PKKP d’aujourd’hui. Autrement dit : une filiation biologique intacte sur quatre millénaires. Pour Hayes, c’est à la fois une fierté et une blessure. « C’est précieux d’avoir quelque chose comme cette tresse trouvée sur notre terre… mais son lieu de repos depuis 4 000 ans n’existe plus. » Car malgré ces découvertes exceptionnelles, malgré leur valeur patrimoniale évidente, rien ne change sur le plan légal.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (3/4)</title>
			<itunes:title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (3/4)</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Les pères fondateurs et la Russie n'ont pas eu la même expérience.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Il y a des guerres qui se perdent sur le champ de bataille. Et d’autres… qui se perdent au fond d’un verre. Depuis que l’humanité sait faire fermenter des fruits et des céréales — les premières traces remontent à 7000 ans avant notre ère en Chine — l’alcool accompagne nos fêtes, nos traités, nos victoires. Mais parfois, il dérape. Et l’Histoire avec lui. Aujourd’hui, deux scènes. Deux époques. Deux continents. Et le même ingrédient : trop d’alcool.</p><br><p>Septembre 1787. Philadelphie. Depuis des mois, les délégués américains débattent sans relâche. Ils écrivent ligne après ligne le texte qui va donner naissance aux États-Unis modernes : la Constitution. Ce soir-là, les Pères fondateurs consomment :</p><p>54 bouteilles de madère,</p><p>60 bouteilles de claret — un vin rouge bordelais,</p><p>8 bouteilles de whisky,</p><p>22 bouteilles de porter — une bière brune anglaise,</p><p>8 bouteilles de cidre,</p><p>12 bouteilles de bière,</p><p>et 7 grands bols de punch alcoolisé.</p><p>Faites le calcul : cela représente environ deux bouteilles de vin par personne… sans compter la bière et les spiritueux.</p><p>L’addition s’élève à 89 livres, 4 shillings et 2 pence. Aujourd’hui, l’équivalent d’environ 20 000 dollars. Certes, cela inclut le repas, les musiciens, les serveurs… et même les verres cassés. Mais tout de même. On imagine l’ambiance. Les perruques de travers. Les voix qui montent. Les toasts qui s’enchaînent. Et au milieu de la salle, une figure plus silencieuse :&nbsp;George Washington. Lui qui préside la Convention, lui qui incarne l’unité du jeune pays.</p><p><strong>&nbsp;</strong></p><p>Avançons d’un siècle. Direction l’Extrême-Orient. En 1904 éclate la guerre russo-japonaise. La Russie impériale pense l’emporter facilement contre le Japon. Une formalité, croit-on à Saint-Pétersbourg. Sauf qu’un ennemi invisible mine déjà l’armée russe : l’alcool. À presque tous les niveaux de la hiérarchie, soldats comme officiers boivent excessivement. L’ivresse est quotidienne. Certains sont saouls en service. Les conscrits paysans, eux aussi, s’y mettent.</p><p>La discipline s’effondre. Les manœuvres tournent à la pagaille. Parfois à l’émeute. Les journaux de l’époque racontent des scènes humiliantes : des soldats japonais découvrant des Russes « si ivres morts qu’ils pouvaient les achever à la baïonnette comme du bétail ». Un quotidien viennois résume cruellement : « Le Japon n’a pas vaincu. C’est l’alcool qui a triomphé. »</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Il y a des guerres qui se perdent sur le champ de bataille. Et d’autres… qui se perdent au fond d’un verre. Depuis que l’humanité sait faire fermenter des fruits et des céréales — les premières traces remontent à 7000 ans avant notre ère en Chine — l’alcool accompagne nos fêtes, nos traités, nos victoires. Mais parfois, il dérape. Et l’Histoire avec lui. Aujourd’hui, deux scènes. Deux époques. Deux continents. Et le même ingrédient : trop d’alcool.</p><br><p>Septembre 1787. Philadelphie. Depuis des mois, les délégués américains débattent sans relâche. Ils écrivent ligne après ligne le texte qui va donner naissance aux États-Unis modernes : la Constitution. Ce soir-là, les Pères fondateurs consomment :</p><p>54 bouteilles de madère,</p><p>60 bouteilles de claret — un vin rouge bordelais,</p><p>8 bouteilles de whisky,</p><p>22 bouteilles de porter — une bière brune anglaise,</p><p>8 bouteilles de cidre,</p><p>12 bouteilles de bière,</p><p>et 7 grands bols de punch alcoolisé.</p><p>Faites le calcul : cela représente environ deux bouteilles de vin par personne… sans compter la bière et les spiritueux.</p><p>L’addition s’élève à 89 livres, 4 shillings et 2 pence. Aujourd’hui, l’équivalent d’environ 20 000 dollars. Certes, cela inclut le repas, les musiciens, les serveurs… et même les verres cassés. Mais tout de même. On imagine l’ambiance. Les perruques de travers. Les voix qui montent. Les toasts qui s’enchaînent. Et au milieu de la salle, une figure plus silencieuse :&nbsp;George Washington. Lui qui préside la Convention, lui qui incarne l’unité du jeune pays.</p><p><strong>&nbsp;</strong></p><p>Avançons d’un siècle. Direction l’Extrême-Orient. En 1904 éclate la guerre russo-japonaise. La Russie impériale pense l’emporter facilement contre le Japon. Une formalité, croit-on à Saint-Pétersbourg. Sauf qu’un ennemi invisible mine déjà l’armée russe : l’alcool. À presque tous les niveaux de la hiérarchie, soldats comme officiers boivent excessivement. L’ivresse est quotidienne. Certains sont saouls en service. Les conscrits paysans, eux aussi, s’y mettent.</p><p>La discipline s’effondre. Les manœuvres tournent à la pagaille. Parfois à l’émeute. Les journaux de l’époque racontent des scènes humiliantes : des soldats japonais découvrant des Russes « si ivres morts qu’ils pouvaient les achever à la baïonnette comme du bétail ». Un quotidien viennois résume cruellement : « Le Japon n’a pas vaincu. C’est l’alcool qui a triomphé. »</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>1966 : les USA larguent quatre bombes nucléaires sur l’Espagne</title>
			<itunes:title>1966 : les USA larguent quatre bombes nucléaires sur l’Espagne</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Au plus fort de la guerre froide, le ciel n’était pas seulement traversé par des avions civils. Il était aussi sillonné, jour et nuit, par des bombardiers américains chargés d’armes nucléaires. Leur mission : dissuader l’Union soviétique de toute attaque et garantir une capacité de riposte immédiate. Mais cette présence constante dans les airs comportait un risque majeur : l’accident. L’un des plus graves se produit le 17 janvier 1966, au-dessus de la côte méditerranéenne espagnole, près du petit village andalou de Palomares.</p><br><p>L’impact est immédiat et catastrophique. Un avion B-52 se disloque. Le carburant du ravitailleur s’embrase. Les quatre membres d’équipage de l'autre avion KC-135 sont tués sur le coup. À bord du bombardier, un seul homme parvient à s’éjecter, mais son parachute ne s’ouvre pas. Dans la chute, quatre bombes nucléaires quittent l’appareil et s’abattent sur la région. Il n’y a pas d’explosion nucléaire : les ogives ne sont pas armées. Mais deux des bombes explosent néanmoins à l’impact, en raison de leurs explosifs conventionnels. Elles creusent de larges cratères et libèrent dans l’environnement une poussière hautement toxique : du plutonium radioactif.</p><br><p>Au sol, les habitants de Palomares assistent, sidérés, à la scène. Señora Flores voit de la fumée envahir l’horizon et croit que sa maison brûle. Le fermier Pedro Alarcón est projeté au sol avec ses petits-enfants dans son champ de tomates, frappé par des pierres et paralysé par la peur. Tous pensent vivre la fin du monde. Et pourtant, contre toute attente, aucun civil ne meurt ce jour-là. Très vite, une autre inquiétude se répand : la contamination. Plus d’un millier de personnes sont contrôlées pour exposition aux radiations. Les autorités affirment ne détecter aucun signe alarmant. Mais les terres agricoles proches du site sont interdites de récolte. Les tomates de Palomares, fierté locale, deviennent invendables bien au-delà de la zone contaminée. L’armée américaine promet des indemnisations, tandis que l’attention se porte sur une urgence supplémentaire : une des bombes a disparu.</p><br><p>Retrouver cette arme devient une obsession. Elle est finalement localisée au fond de la Méditerranée, à près de 870 mètres de profondeur. Il faudra 80 jours pour la récupérer, puis la désamorcer à bord d’un navire américain. Pendant ce temps, Washington et Madrid s’emploient à rassurer l’opinion publique. Sur le terrain pourtant, le nettoyage est colossal. Les équipes raclent les premiers centimètres de sol contaminé, les enferment dans des fûts et les expédient aux États-Unis, notamment en Caroline du Sud.  En 2015, l’Espagne et les États-Unis ont promis de finaliser enfin la dépollution.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Au plus fort de la guerre froide, le ciel n’était pas seulement traversé par des avions civils. Il était aussi sillonné, jour et nuit, par des bombardiers américains chargés d’armes nucléaires. Leur mission : dissuader l’Union soviétique de toute attaque et garantir une capacité de riposte immédiate. Mais cette présence constante dans les airs comportait un risque majeur : l’accident. L’un des plus graves se produit le 17 janvier 1966, au-dessus de la côte méditerranéenne espagnole, près du petit village andalou de Palomares.</p><br><p>L’impact est immédiat et catastrophique. Un avion B-52 se disloque. Le carburant du ravitailleur s’embrase. Les quatre membres d’équipage de l'autre avion KC-135 sont tués sur le coup. À bord du bombardier, un seul homme parvient à s’éjecter, mais son parachute ne s’ouvre pas. Dans la chute, quatre bombes nucléaires quittent l’appareil et s’abattent sur la région. Il n’y a pas d’explosion nucléaire : les ogives ne sont pas armées. Mais deux des bombes explosent néanmoins à l’impact, en raison de leurs explosifs conventionnels. Elles creusent de larges cratères et libèrent dans l’environnement une poussière hautement toxique : du plutonium radioactif.</p><br><p>Au sol, les habitants de Palomares assistent, sidérés, à la scène. Señora Flores voit de la fumée envahir l’horizon et croit que sa maison brûle. Le fermier Pedro Alarcón est projeté au sol avec ses petits-enfants dans son champ de tomates, frappé par des pierres et paralysé par la peur. Tous pensent vivre la fin du monde. Et pourtant, contre toute attente, aucun civil ne meurt ce jour-là. Très vite, une autre inquiétude se répand : la contamination. Plus d’un millier de personnes sont contrôlées pour exposition aux radiations. Les autorités affirment ne détecter aucun signe alarmant. Mais les terres agricoles proches du site sont interdites de récolte. Les tomates de Palomares, fierté locale, deviennent invendables bien au-delà de la zone contaminée. L’armée américaine promet des indemnisations, tandis que l’attention se porte sur une urgence supplémentaire : une des bombes a disparu.</p><br><p>Retrouver cette arme devient une obsession. Elle est finalement localisée au fond de la Méditerranée, à près de 870 mètres de profondeur. Il faudra 80 jours pour la récupérer, puis la désamorcer à bord d’un navire américain. Pendant ce temps, Washington et Madrid s’emploient à rassurer l’opinion publique. Sur le terrain pourtant, le nettoyage est colossal. Les équipes raclent les premiers centimètres de sol contaminé, les enferment dans des fûts et les expédient aux États-Unis, notamment en Caroline du Sud.  En 2015, l’Espagne et les États-Unis ont promis de finaliser enfin la dépollution.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>1617 : la Norvège lance sa pire chasse aux sorcières</title>
			<itunes:title>1617 : la Norvège lance sa pire chasse aux sorcières</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[La psychose des "sorcières" a traversé le pays pendant 50 ans.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Au XVIIᵉ siècle, cette région rude et isolée compte à peine 3 000 habitants disséminés sur un territoire immense de fjords et de côtes battues par les vents. Moins d’un pour cent de la population du pays y vit, mais près de 16 % des procès pour sorcellerie de toute la Norvège s’y déroulent. Entre 1617 et 1692, 135 personnes sont accusées. Quatre-vingt-onze seront exécutées, le plus souvent brûlées vives. Un tiers de toutes les condamnations à mort pour sorcellerie prononcées en Norvège se concentrent ici.</p><br><p>Dans l’Europe moderne, la chasse aux sorcières est un phénomène massif. Entre 1450 et 1750, environ 100 000 personnes sont accusées, 50 000 mises à mort. La Norvège reste en retrait par rapport à l’Allemagne ou à la France. Mais le Finnmark fait exception. Trois grandes vagues de panique secouent la région : 1620-1621, 1652-1653 et 1662-1663. À chaque fois, une mécanique implacable se met en route : un accusé parle, dénonce d’autres noms, et l’engrenage judiciaire s’emballe. À l’époque, le Finnmark est considéré comme l’épicentre du mal. Dans toute l’Europe circule l’idée que le Nord abrite les forces obscures, que les populations y sont familières de la sorcellerie, et que l’enfer lui-même y trouverait une entrée.</p><br><p>Les premières accusations visent surtout les Samis, peuple autochtone du nord de la Scandinavie. On leur prête des pouvoirs chamaniques, la capacité de lever les vents ou de commander à la mer. Sur seize hommes samis poursuivis, treize sont exécutés. Mais à partir des années 1620, la nature des accusations change. On ne parle plus seulement de sortilèges, mais de pactes avec le diable. En 1617, le roi Christian IV, qui règne alors sur le Danemark-Norvège, publie un décret décisif : les “vraies” sorcières sont celles qui se lient au diable et le servent. Ce texte devient une arme judiciaire. Les preuves manquent ? Qu’importe. Les confessions suffisent. Et pour les obtenir, on recourt à la torture, bien qu’elle soit théoriquement interdite avant le verdict.</p><br><p>Peu à peu, les femmes deviennent les principales cibles. Sur 91 exécutés, 77 sont des femmes. Certaines sont célibataires, d’autres mariées. Même des enfants comparaissent : six jeunes filles sont jugées en 1663, avant d’être finalement acquittées. Le Finnmark reflète une tendance européenne : environ 80 % des victimes de la chasse aux sorcières sont des femmes, perçues comme faibles, dangereuses ou moralement suspectes.</p><br><p>La dernière vague, en 1662-1663, est la plus meurtrière. Vingt femmes sont exécutées, deux meurent sous la torture avant même leur mise à mort. Après 1692, les procès cessent. Le siècle des Lumières approche, et la sorcellerie perd peu à peu son statut d’explication officielle des catastrophes. Il faut attendre 2011 pour que la Norvège rende publiquement hommage aux victimes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Au XVIIᵉ siècle, cette région rude et isolée compte à peine 3 000 habitants disséminés sur un territoire immense de fjords et de côtes battues par les vents. Moins d’un pour cent de la population du pays y vit, mais près de 16 % des procès pour sorcellerie de toute la Norvège s’y déroulent. Entre 1617 et 1692, 135 personnes sont accusées. Quatre-vingt-onze seront exécutées, le plus souvent brûlées vives. Un tiers de toutes les condamnations à mort pour sorcellerie prononcées en Norvège se concentrent ici.</p><br><p>Dans l’Europe moderne, la chasse aux sorcières est un phénomène massif. Entre 1450 et 1750, environ 100 000 personnes sont accusées, 50 000 mises à mort. La Norvège reste en retrait par rapport à l’Allemagne ou à la France. Mais le Finnmark fait exception. Trois grandes vagues de panique secouent la région : 1620-1621, 1652-1653 et 1662-1663. À chaque fois, une mécanique implacable se met en route : un accusé parle, dénonce d’autres noms, et l’engrenage judiciaire s’emballe. À l’époque, le Finnmark est considéré comme l’épicentre du mal. Dans toute l’Europe circule l’idée que le Nord abrite les forces obscures, que les populations y sont familières de la sorcellerie, et que l’enfer lui-même y trouverait une entrée.</p><br><p>Les premières accusations visent surtout les Samis, peuple autochtone du nord de la Scandinavie. On leur prête des pouvoirs chamaniques, la capacité de lever les vents ou de commander à la mer. Sur seize hommes samis poursuivis, treize sont exécutés. Mais à partir des années 1620, la nature des accusations change. On ne parle plus seulement de sortilèges, mais de pactes avec le diable. En 1617, le roi Christian IV, qui règne alors sur le Danemark-Norvège, publie un décret décisif : les “vraies” sorcières sont celles qui se lient au diable et le servent. Ce texte devient une arme judiciaire. Les preuves manquent ? Qu’importe. Les confessions suffisent. Et pour les obtenir, on recourt à la torture, bien qu’elle soit théoriquement interdite avant le verdict.</p><br><p>Peu à peu, les femmes deviennent les principales cibles. Sur 91 exécutés, 77 sont des femmes. Certaines sont célibataires, d’autres mariées. Même des enfants comparaissent : six jeunes filles sont jugées en 1663, avant d’être finalement acquittées. Le Finnmark reflète une tendance européenne : environ 80 % des victimes de la chasse aux sorcières sont des femmes, perçues comme faibles, dangereuses ou moralement suspectes.</p><br><p>La dernière vague, en 1662-1663, est la plus meurtrière. Vingt femmes sont exécutées, deux meurent sous la torture avant même leur mise à mort. Après 1692, les procès cessent. Le siècle des Lumières approche, et la sorcellerie perd peu à peu son statut d’explication officielle des catastrophes. Il faut attendre 2011 pour que la Norvège rende publiquement hommage aux victimes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (2/4)</title>
			<itunes:title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (2/4)</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le roi Georges IV en a souffert et le congrès de Vienne en a abusé.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>À la fin du XVIIIᵉ siècle, George IV n’est encore que George, prince de Galles. Il est célèbre, mais pas pour les raisons que l’on attendrait d’un futur souverain. Les contemporains le décrivent comme un homme flamboyant, amateur de femmes, de fêtes… et surtout d’alcool. Ces plaisirs ont un coût : George accumule les dettes, au point de mettre le Parlement britannique dans une position délicate. La solution trouvée est simple et politique : le prince sera renfloué à condition d’épouser une princesse protestante « convenable ». Le choix se porte sur sa cousine germaine, Caroline de Brunswick. Le mariage est fixé au 8 avril 1795.</p><br><p>Les deux futurs époux se rencontrent pour la première fois quelques jours avant la cérémonie. La scène est restée célèbre. Après avoir brièvement enlacé Caroline, George se détourne et demande aussitôt un verre de brandy. Selon les récits de l’époque, il ne se remettra jamais vraiment de cette première impression. Caroline est jugée peu soignée, se lavant rarement, et sa réputation olfactive n’est guère flatteuse. De son côté, elle trouve George « très gros et pas beau ».</p><p>Le jour du mariage, au palais de St James, le futur roi est ivre. Tellement ivre qu’il peine à tenir debout, refuse un temps de poursuivre la cérémonie, et éclate en sanglots jusqu’à ce que son père, George III, l’ordonne de continuer. </p><br><p>Lorsque George devient roi en 1820, il interdit à Caroline, pourtant reine légitime, d’assister à son couronnement. Les tentatives de divorce échouent. La situation se résout brutalement : Caroline meurt moins de trois semaines après le sacre, probablement d’une maladie intestinale ou d’un cancer. Sur sa tombe, une épitaphe cinglante : « Ici repose Caroline, la reine outragée d’Angleterre. »</p><br><p>Vingt ans après 1795, l’alcool et les excès s’invitent à une tout autre échelle. De septembre 1814 à juin 1815 se tient le Congrès de Vienne, chargé de redessiner l’Europe après la chute de Napoléon. Officiellement, il s’agit d’un sommet diplomatique. En réalité, c’est aussi l’une des plus longues fêtes politiques de l’histoire. Près de 200 États y sont représentés. Des empereurs, des rois, un tsar, entourés de milliers de diplomates, de courtisans, de domestiques… et de maîtresses. Les négociations formelles existent, bien sûr, mais une grande partie des décisions se prennent dans les salons, les banquets et les bals.</p><br><p>Le tsar Alexander I of Russia est l’une des figures les plus remarquées. Beau, malheureux en ménage, doté d’un appétit sexuel notoire, il rivalise avec le ministre autrichien es Affaires étrangères, Klemens von Metternich dans une compétition permanente de séduction. Les deux hommes partagent parfois les mêmes amantes, tout en se méprisant cordialement. Malgré cette débauche permanente, le Congrès finit par aboutir. Lentement. Peut-être trop lentement. Car en mars 1815, l’évasion de Napoléon de l’île d’Elbe met brutalement fin aux réjouissances.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>À la fin du XVIIIᵉ siècle, George IV n’est encore que George, prince de Galles. Il est célèbre, mais pas pour les raisons que l’on attendrait d’un futur souverain. Les contemporains le décrivent comme un homme flamboyant, amateur de femmes, de fêtes… et surtout d’alcool. Ces plaisirs ont un coût : George accumule les dettes, au point de mettre le Parlement britannique dans une position délicate. La solution trouvée est simple et politique : le prince sera renfloué à condition d’épouser une princesse protestante « convenable ». Le choix se porte sur sa cousine germaine, Caroline de Brunswick. Le mariage est fixé au 8 avril 1795.</p><br><p>Les deux futurs époux se rencontrent pour la première fois quelques jours avant la cérémonie. La scène est restée célèbre. Après avoir brièvement enlacé Caroline, George se détourne et demande aussitôt un verre de brandy. Selon les récits de l’époque, il ne se remettra jamais vraiment de cette première impression. Caroline est jugée peu soignée, se lavant rarement, et sa réputation olfactive n’est guère flatteuse. De son côté, elle trouve George « très gros et pas beau ».</p><p>Le jour du mariage, au palais de St James, le futur roi est ivre. Tellement ivre qu’il peine à tenir debout, refuse un temps de poursuivre la cérémonie, et éclate en sanglots jusqu’à ce que son père, George III, l’ordonne de continuer. </p><br><p>Lorsque George devient roi en 1820, il interdit à Caroline, pourtant reine légitime, d’assister à son couronnement. Les tentatives de divorce échouent. La situation se résout brutalement : Caroline meurt moins de trois semaines après le sacre, probablement d’une maladie intestinale ou d’un cancer. Sur sa tombe, une épitaphe cinglante : « Ici repose Caroline, la reine outragée d’Angleterre. »</p><br><p>Vingt ans après 1795, l’alcool et les excès s’invitent à une tout autre échelle. De septembre 1814 à juin 1815 se tient le Congrès de Vienne, chargé de redessiner l’Europe après la chute de Napoléon. Officiellement, il s’agit d’un sommet diplomatique. En réalité, c’est aussi l’une des plus longues fêtes politiques de l’histoire. Près de 200 États y sont représentés. Des empereurs, des rois, un tsar, entourés de milliers de diplomates, de courtisans, de domestiques… et de maîtresses. Les négociations formelles existent, bien sûr, mais une grande partie des décisions se prennent dans les salons, les banquets et les bals.</p><br><p>Le tsar Alexander I of Russia est l’une des figures les plus remarquées. Beau, malheureux en ménage, doté d’un appétit sexuel notoire, il rivalise avec le ministre autrichien es Affaires étrangères, Klemens von Metternich dans une compétition permanente de séduction. Les deux hommes partagent parfois les mêmes amantes, tout en se méprisant cordialement. Malgré cette débauche permanente, le Congrès finit par aboutir. Lentement. Peut-être trop lentement. Car en mars 1815, l’évasion de Napoléon de l’île d’Elbe met brutalement fin aux réjouissances.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Le secret d'Abraham Lincoln au Mont Rushmore]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Le secret d'Abraham Lincoln au Mont Rushmore]]></itunes:title>
			<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le visage du président américain dissimule une chambre secrète.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>En 1923, au cœur des Grandes Plaines américaines, un homme se met à rêver de pierre et d’éternité. Doane Robinson, alors responsable de la Société historique du Dakota du Sud, imagine un monument colossal, sculpté à même la roche, capable d’attirer les visiteurs dans cet État encore largement ignoré des circuits touristiques. Son idée est simple et ambitieuse : inscrire l’histoire dans la montagne.</p><br><p>Il finit par convaincre le sénateur Peter Norbeck, qui se met en quête d’un artiste à la hauteur du projet. Cet artiste, c’est Gutzon Borglum. Un sculpteur reconnu, prolifique, mais aussi profondément controversé. Borglum accepte le chantier, à une condition majeure : il ne veut pas de héros locaux. À la place, il propose de graver dans la montagne les visages de présidents des États-Unis, censés incarner les grandes étapes de l’histoire nationale. Le tout sur des terres considérées comme sacrées par les peuples autochtones. La décision fait déjà débat.</p><br><p>Le choix des visages ne surprend guère Borglum. George Washington s’impose comme le père fondateur. Abraham Lincoln incarne l’unité préservée au prix de la guerre civile. Thomas Jefferson symbolise l’expansion du pays, tandis que Theodore Roosevelt représente son affirmation comme puissance moderne, notamment à travers le canal de Panama.</p><br><p>Le chantier débute le 4 octobre 1927. Il durera quatorze ans. Le projet, pourtant, ne cesse d’évoluer. Borglum avait d’abord prévu une immense inscription retraçant neuf événements majeurs de l’histoire américaine. L’idée est abandonnée : le texte serait illisible à distance et l’espace est finalement requis pour le visage de Lincoln. Le sculpteur imagine alors un autre symbole : une salle secrète creusée dans la montagne, dissimulée derrière la tête du président. Il l’appelle le Hall of Records.</p><p>Dans cette chambre monumentale, accessible par un escalier, Borglum rêve d’abriter les fondements de la nation : la Constitution, la Déclaration d’indépendance, et les grandes réalisations américaines en sciences et en arts. Les travaux commencent en 1938. Mais le Congrès refuse de financer ce projet jugé secondaire. Borglum est sommé de se concentrer sur les sculptures.</p><br><p>Il faut attendre 1998 pour que le Hall of Records reçoive enfin un contenu. Un coffre en teck, enfermé dans un écrin de titane et scellé sous une dalle de granit, est installé dans la cavité. À l’intérieur, des documents et un message laissé par Borglum lui-même, destiné à ceux qui, dans des milliers d’années, s’interrogeront sur ces visages gravés dans la roche du mont Mount Rushmore</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>En 1923, au cœur des Grandes Plaines américaines, un homme se met à rêver de pierre et d’éternité. Doane Robinson, alors responsable de la Société historique du Dakota du Sud, imagine un monument colossal, sculpté à même la roche, capable d’attirer les visiteurs dans cet État encore largement ignoré des circuits touristiques. Son idée est simple et ambitieuse : inscrire l’histoire dans la montagne.</p><br><p>Il finit par convaincre le sénateur Peter Norbeck, qui se met en quête d’un artiste à la hauteur du projet. Cet artiste, c’est Gutzon Borglum. Un sculpteur reconnu, prolifique, mais aussi profondément controversé. Borglum accepte le chantier, à une condition majeure : il ne veut pas de héros locaux. À la place, il propose de graver dans la montagne les visages de présidents des États-Unis, censés incarner les grandes étapes de l’histoire nationale. Le tout sur des terres considérées comme sacrées par les peuples autochtones. La décision fait déjà débat.</p><br><p>Le choix des visages ne surprend guère Borglum. George Washington s’impose comme le père fondateur. Abraham Lincoln incarne l’unité préservée au prix de la guerre civile. Thomas Jefferson symbolise l’expansion du pays, tandis que Theodore Roosevelt représente son affirmation comme puissance moderne, notamment à travers le canal de Panama.</p><br><p>Le chantier débute le 4 octobre 1927. Il durera quatorze ans. Le projet, pourtant, ne cesse d’évoluer. Borglum avait d’abord prévu une immense inscription retraçant neuf événements majeurs de l’histoire américaine. L’idée est abandonnée : le texte serait illisible à distance et l’espace est finalement requis pour le visage de Lincoln. Le sculpteur imagine alors un autre symbole : une salle secrète creusée dans la montagne, dissimulée derrière la tête du président. Il l’appelle le Hall of Records.</p><p>Dans cette chambre monumentale, accessible par un escalier, Borglum rêve d’abriter les fondements de la nation : la Constitution, la Déclaration d’indépendance, et les grandes réalisations américaines en sciences et en arts. Les travaux commencent en 1938. Mais le Congrès refuse de financer ce projet jugé secondaire. Borglum est sommé de se concentrer sur les sculptures.</p><br><p>Il faut attendre 1998 pour que le Hall of Records reçoive enfin un contenu. Un coffre en teck, enfermé dans un écrin de titane et scellé sous une dalle de granit, est installé dans la cavité. À l’intérieur, des documents et un message laissé par Borglum lui-même, destiné à ceux qui, dans des milliers d’années, s’interrogeront sur ces visages gravés dans la roche du mont Mount Rushmore</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Blanche Dumas, courtisane aux trois jambes et quatre seins</title>
			<itunes:title>Blanche Dumas, courtisane aux trois jambes et quatre seins</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Elle fut l'une des curiosité préféré des freaks shows du XIXe siècle.]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Au XIXᵉ siècle, l’Europe et l’Amérique se passionnent pour les « freak shows ». On y exhibe des corps jugés hors norme, des anomalies physiques transformées en spectacles. Parmi les figures les plus célèbres de cette époque, un nom revient encore aujourd’hui, auréolé de mystère : Blanche Dumas.</p><br><p>Blanche Dumas serait née en Martinique vers 1860. Même cette information n’est pas certaine. On suppose qu’elle est la fille d’un père français et d’une mère d’origine africaine, dans une île qui compte alors à peine 160 000 habitants. Dès sa naissance, son corps intrigue et déroute. Blanche est atteinte d’une malformation congénitale extrêmement rare appelée dipygus. En clair, son corps se duplique partiellement sous le bassin. Elle possède trois jambes, deux organes génitaux, et, selon certains récits, quatre seins — bien que deux d’entre eux aient peut-être été des appendices imparfaitement développés, retirés durant l’enfance.</p><br><p>Le dipygus reste encore aujourd’hui mal compris. Les médecins pensent qu’il pourrait résulter d’une séparation incomplète de jumeaux au tout début de la grossesse. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que cette condition est exceptionnellement rare. C’est d’ailleurs ce qui rend l’histoire de Blanche Dumas si singulière.</p><br><p>Dans sa vingtaine, elle aurait été approchée par ce qu’on appelait alors un « freak hunter », un recruteur chargé de trouver des corps exceptionnels pour les cirques et les expositions médicales. Blanche aurait accepté d’être montrée, pendant un temps, au regard du public. Mais ce n’est pas cette période qui alimente le plus de fantasmes. À la fin du XIXᵉ siècle, Blanche Dumas serait partie pour Paris. C’est là que naît la légende. Elle aurait exercé le métier de courtisane et se serait fait connaître sous le surnom de « la courtisane à trois jambes ». On raconte qu’elle utilisait ses deux vagins, qu’elle fascinait une clientèle avide de sensations interdites. Mais ces récits reposent presque exclusivement sur des rumeurs. Aucun document officiel, aucun témoignage direct ne permet d’affirmer qu’elle ait réellement été prostituée.</p><br><p>Ce que l’on constate, en revanche, c’est la persistance des récits sexuels autour de Blanche Dumas. Son corps, déjà perçu comme transgressif, a nourri une imagination collective souvent crue, parfois franchement voyeuriste. </p><br><p>Plus d’un siècle après sa disparition, Blanche Dumas continue d’intriguer. Non pas tant pour ce que l’on sait d’elle, mais pour tout ce qui manque.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Au XIXᵉ siècle, l’Europe et l’Amérique se passionnent pour les « freak shows ». On y exhibe des corps jugés hors norme, des anomalies physiques transformées en spectacles. Parmi les figures les plus célèbres de cette époque, un nom revient encore aujourd’hui, auréolé de mystère : Blanche Dumas.</p><br><p>Blanche Dumas serait née en Martinique vers 1860. Même cette information n’est pas certaine. On suppose qu’elle est la fille d’un père français et d’une mère d’origine africaine, dans une île qui compte alors à peine 160 000 habitants. Dès sa naissance, son corps intrigue et déroute. Blanche est atteinte d’une malformation congénitale extrêmement rare appelée dipygus. En clair, son corps se duplique partiellement sous le bassin. Elle possède trois jambes, deux organes génitaux, et, selon certains récits, quatre seins — bien que deux d’entre eux aient peut-être été des appendices imparfaitement développés, retirés durant l’enfance.</p><br><p>Le dipygus reste encore aujourd’hui mal compris. Les médecins pensent qu’il pourrait résulter d’une séparation incomplète de jumeaux au tout début de la grossesse. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que cette condition est exceptionnellement rare. C’est d’ailleurs ce qui rend l’histoire de Blanche Dumas si singulière.</p><br><p>Dans sa vingtaine, elle aurait été approchée par ce qu’on appelait alors un « freak hunter », un recruteur chargé de trouver des corps exceptionnels pour les cirques et les expositions médicales. Blanche aurait accepté d’être montrée, pendant un temps, au regard du public. Mais ce n’est pas cette période qui alimente le plus de fantasmes. À la fin du XIXᵉ siècle, Blanche Dumas serait partie pour Paris. C’est là que naît la légende. Elle aurait exercé le métier de courtisane et se serait fait connaître sous le surnom de « la courtisane à trois jambes ». On raconte qu’elle utilisait ses deux vagins, qu’elle fascinait une clientèle avide de sensations interdites. Mais ces récits reposent presque exclusivement sur des rumeurs. Aucun document officiel, aucun témoignage direct ne permet d’affirmer qu’elle ait réellement été prostituée.</p><br><p>Ce que l’on constate, en revanche, c’est la persistance des récits sexuels autour de Blanche Dumas. Son corps, déjà perçu comme transgressif, a nourri une imagination collective souvent crue, parfois franchement voyeuriste. </p><br><p>Plus d’un siècle après sa disparition, Blanche Dumas continue d’intriguer. Non pas tant pour ce que l’on sait d’elle, mais pour tout ce qui manque.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (1/4)</title>
			<itunes:title>Quand l’alcool fait dérailler l’Histoire (1/4)</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Alexandre le Grand, Henri VIII et François Ier ont été submergé par la boisson.</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux scènes célèbres, séparées par près de deux mille ans. La première se déroule en 330 avant notre ère, au cœur de l’Empire perse. Après une campagne fulgurante, Alexandre le Grand s’empare de la capitale cérémonielle des Achéménides, Persépolis. La ville est somptueuse, symbole d’un empire désormais vaincu. Pour célébrer la victoire, Alexandre organise un banquet fastueux. Les sources antiques sont formelles : le vin coule à flots. Au milieu de cette nuit d’excès se tient Thaïs, une courtisane athénienne qui accompagne l’un des généraux macédoniens. Portée par l’alcool et l’atmosphère de triomphe, elle prend la parole. Selon l’historien grec Diodore de Sicile, elle affirme que ce geste serait le plus grand exploit d’Alexandre en Asie, surtout s’il permettait, par la main des femmes, d’anéantir la gloire perse.</p><br><p>Alexandre, ivre et exalté, aurait alors saisi une torche. Ses compagnons, jeunes et eux aussi grisés par le vin, l’imitent. En quelques instants, les flammes envahissent les palais, dévorent les colonnes, réduisent en cendres des trésors et des bas-reliefs uniques. À l’aube, Persépolis n’est plus qu’un champ de ruines.</p><br><p>Deuxième scène. Nous sommes en juin 1520, près de Calais. Deux jeunes souverains dominent l’Europe de la Renaissance : Henri VIII, roi d’Angleterre, vingt-huit ans, et François Ier, roi de France, vingt-cinq ans. Leur rencontre doit sceller une amitié durable. Elle restera dans l’histoire sous le nom du Camp du Drap d’Or. Officiellement, les règles interdisent aux deux rois de s’affronter physiquement lors des tournois. Mais un jour, peut-être échauffé par l’ambiance et l’alcool, Henri VIII lance un défi à François Ier : un combat de lutte, en public. Le roi de France accepte. En quelques secondes, François projette Henri au sol. La scène est brève, mais humiliante.</p><p>Henri tente de sauver la face en défiant ensuite François au tir à l’arc, discipline dans laquelle l’Anglais excelle. Puis les deux souverains dînent ensemble, comme si de rien n’était. Officiellement, l’amitié tient. Officieusement, la blessure d’orgueil est profonde.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux scènes célèbres, séparées par près de deux mille ans. La première se déroule en 330 avant notre ère, au cœur de l’Empire perse. Après une campagne fulgurante, Alexandre le Grand s’empare de la capitale cérémonielle des Achéménides, Persépolis. La ville est somptueuse, symbole d’un empire désormais vaincu. Pour célébrer la victoire, Alexandre organise un banquet fastueux. Les sources antiques sont formelles : le vin coule à flots. Au milieu de cette nuit d’excès se tient Thaïs, une courtisane athénienne qui accompagne l’un des généraux macédoniens. Portée par l’alcool et l’atmosphère de triomphe, elle prend la parole. Selon l’historien grec Diodore de Sicile, elle affirme que ce geste serait le plus grand exploit d’Alexandre en Asie, surtout s’il permettait, par la main des femmes, d’anéantir la gloire perse.</p><br><p>Alexandre, ivre et exalté, aurait alors saisi une torche. Ses compagnons, jeunes et eux aussi grisés par le vin, l’imitent. En quelques instants, les flammes envahissent les palais, dévorent les colonnes, réduisent en cendres des trésors et des bas-reliefs uniques. À l’aube, Persépolis n’est plus qu’un champ de ruines.</p><br><p>Deuxième scène. Nous sommes en juin 1520, près de Calais. Deux jeunes souverains dominent l’Europe de la Renaissance : Henri VIII, roi d’Angleterre, vingt-huit ans, et François Ier, roi de France, vingt-cinq ans. Leur rencontre doit sceller une amitié durable. Elle restera dans l’histoire sous le nom du Camp du Drap d’Or. Officiellement, les règles interdisent aux deux rois de s’affronter physiquement lors des tournois. Mais un jour, peut-être échauffé par l’ambiance et l’alcool, Henri VIII lance un défi à François Ier : un combat de lutte, en public. Le roi de France accepte. En quelques secondes, François projette Henri au sol. La scène est brève, mais humiliante.</p><p>Henri tente de sauver la face en défiant ensuite François au tir à l’arc, discipline dans laquelle l’Anglais excelle. Puis les deux souverains dînent ensemble, comme si de rien n’était. Officiellement, l’amitié tient. Officieusement, la blessure d’orgueil est profonde.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>1860 : quand New York voulait son indépendance des USA</title>
			<itunes:title>1860 : quand New York voulait son indépendance des USA</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 18:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Hiver 1860. Les États-Unis sont au bord de la rupture. L’élection présidentielle vient d’avoir lieu, et elle a fracturé le pays comme jamais. Abraham Lincoln, farouchement opposé à l’esclavage, triomphe dans le Nord-Est et le Midwest… mais perd chaque comté au sud de la ligne Mason-Dixon. Même l’État de New York se déchire : la campagne vote Lincoln, la ville vote contre lui. À New York, on regarde l’Union vaciller comme un navire qui prend l’eau. Et le maire décide de faire quelque chose d’impensable : quitter le pays. Son nom : Fernando Wood.</p><br><p>Né en 1812, élu à deux reprises maire de la métropole, plusieurs fois député au Congrès, Wood est un démocrate conservateur, hostile à l’abolition de l’esclavage. Pour lui, le vrai danger ne vient pas des États du Sud… mais d’Albany, la capitale de l’État, dominée par des législateurs puritains du Nord de New York. Selon lui, New York n’a rien à voir avec eux. La ville est marchande, cosmopolite, métissée, catholique, tolérante… et vit largement du commerce avec le Sud esclavagiste. Si la guerre éclate, ces échanges s’effondrent. Les négociants paniquent. Alors Wood imagine une solution radicale : transformer New York en cité-État indépendante. Un port libre. Une sorte de Singapour sur l’Hudson. Il lui donne même un nom : Tri-Insula.</p><br><p>Des journaux la soutiennent. Des commerçants l’applaudissent. Des élus fédéraux s’y montrent favorables. Le Daily News parle même d’une sécession « pacifique et légale ». À cet instant précis, le projet semble possible. Pour comprendre, il faut remonter loin en arrière. Car New York est une ville différente depuis sa naissance. Au XVIIᵉ siècle, ce territoire s’appelait la Nouvelle-Néerlande. Une colonie hollandaise fondée comme comptoir commercial. Pas une théocratie, pas une utopie morale. Un port d’affaires. On y parlait néerlandais, français, anglais, allemand. On y croisait Juifs séfarades, catholiques irlandais, luthériens scandinaves, Africains libres ou esclaves.</p><br><p>Pendant ce temps, le nord de l’État était colonisé par des puritains venus de Nouvelle-Angleterre : religieux, rigoristes, obsédés par la morale et les réformes sociales. Deux cultures. Deux visions du monde. La tolérance marchande contre la vertu missionnaire. Au XIXᵉ siècle, ces Yankees du nord deviennent le bastion des grandes causes morales : abolitionnisme, tempérance, réformes religieuses, suffrage féminin. On appelle la région le “Burned-Over District”, tant les réveils spirituels y sont fréquents. À leurs yeux, New York est bruyante, catholique, alcoolisée, incontrôlable. À ceux de New York, l’État est moralisateur, autoritaire, hostile au commerce.</p><p>La tension monte encore quand Albany impose des lois restreignant la vente d’alcool et prend le contrôle de la police métropolitaine. Wood crée alors… sa propre police municipale. Les deux forces en viennent presque aux mains sur les marches de l’Hôtel de Ville. Autrement dit : la rupture couve depuis longtemps. Et puis, tout bascule. Le 12 avril 1861, la Caroline du Sud bombarde Fort Sumter. La guerre civile commence. La sécession ne ressemble plus à une procédure administrative. Elle devient synonyme de guerre. À New York, l’opinion se retourne brutalement.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Hiver 1860. Les États-Unis sont au bord de la rupture. L’élection présidentielle vient d’avoir lieu, et elle a fracturé le pays comme jamais. Abraham Lincoln, farouchement opposé à l’esclavage, triomphe dans le Nord-Est et le Midwest… mais perd chaque comté au sud de la ligne Mason-Dixon. Même l’État de New York se déchire : la campagne vote Lincoln, la ville vote contre lui. À New York, on regarde l’Union vaciller comme un navire qui prend l’eau. Et le maire décide de faire quelque chose d’impensable : quitter le pays. Son nom : Fernando Wood.</p><br><p>Né en 1812, élu à deux reprises maire de la métropole, plusieurs fois député au Congrès, Wood est un démocrate conservateur, hostile à l’abolition de l’esclavage. Pour lui, le vrai danger ne vient pas des États du Sud… mais d’Albany, la capitale de l’État, dominée par des législateurs puritains du Nord de New York. Selon lui, New York n’a rien à voir avec eux. La ville est marchande, cosmopolite, métissée, catholique, tolérante… et vit largement du commerce avec le Sud esclavagiste. Si la guerre éclate, ces échanges s’effondrent. Les négociants paniquent. Alors Wood imagine une solution radicale : transformer New York en cité-État indépendante. Un port libre. Une sorte de Singapour sur l’Hudson. Il lui donne même un nom : Tri-Insula.</p><br><p>Des journaux la soutiennent. Des commerçants l’applaudissent. Des élus fédéraux s’y montrent favorables. Le Daily News parle même d’une sécession « pacifique et légale ». À cet instant précis, le projet semble possible. Pour comprendre, il faut remonter loin en arrière. Car New York est une ville différente depuis sa naissance. Au XVIIᵉ siècle, ce territoire s’appelait la Nouvelle-Néerlande. Une colonie hollandaise fondée comme comptoir commercial. Pas une théocratie, pas une utopie morale. Un port d’affaires. On y parlait néerlandais, français, anglais, allemand. On y croisait Juifs séfarades, catholiques irlandais, luthériens scandinaves, Africains libres ou esclaves.</p><br><p>Pendant ce temps, le nord de l’État était colonisé par des puritains venus de Nouvelle-Angleterre : religieux, rigoristes, obsédés par la morale et les réformes sociales. Deux cultures. Deux visions du monde. La tolérance marchande contre la vertu missionnaire. Au XIXᵉ siècle, ces Yankees du nord deviennent le bastion des grandes causes morales : abolitionnisme, tempérance, réformes religieuses, suffrage féminin. On appelle la région le “Burned-Over District”, tant les réveils spirituels y sont fréquents. À leurs yeux, New York est bruyante, catholique, alcoolisée, incontrôlable. À ceux de New York, l’État est moralisateur, autoritaire, hostile au commerce.</p><p>La tension monte encore quand Albany impose des lois restreignant la vente d’alcool et prend le contrôle de la police métropolitaine. Wood crée alors… sa propre police municipale. Les deux forces en viennent presque aux mains sur les marches de l’Hôtel de Ville. Autrement dit : la rupture couve depuis longtemps. Et puis, tout bascule. Le 12 avril 1861, la Caroline du Sud bombarde Fort Sumter. La guerre civile commence. La sécession ne ressemble plus à une procédure administrative. Elle devient synonyme de guerre. À New York, l’opinion se retourne brutalement.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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