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		<title>Un matin bouquin</title>
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		<copyright>Un matin bouquin</copyright>
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		<itunes:author>Un matin bouquin</itunes:author>
		<itunes:subtitle><![CDATA[Journal de lecture, chronique de l'actualité des livres, conseils lecture ]]></itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte.</p><p>Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur. </p><p>Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants.</p><p>Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
		<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans ma bibliothèque ! Je m'appelle Laurence et je partage ici ma passion pour les livres, toutes littératures confondues. Pour moi, peu importent les étiquettes ou les genres : seule la force du récit compte.</p><p>Du classique absolu au roman détente qui fait du bien, de la littérature française aux rivages anglo-saxons et européens, sans oublier quelques précieux détours par la littérature mondiale, je marche au coup de cœur. </p><p>Et j'aime explorer tous azimuts : polars haletants, romans historiques immersifs, escapades dans la science-fiction ou le fantastique, recueils de nouvelles ou essais percutants.</p><p>Au menu ? Mes chroniques spontanées, mes chocs de lecture et mes impressions sur le monde des lettres, au fil de l’eau et des envies. Parce que la lecture est avant tout une fête, je vous propose de la célébrer ensemble. Bonne écoute à tous ! 😄</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
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			<title>Ces autrices méritent-elles leur succès ? </title>
			<itunes:title>Ces autrices méritent-elles leur succès ? </itunes:title>
			<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le calamity club, Kathryn Stockett / Une unique lueur, Fred Vargas </itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux autrices dont le roman paru récemment est un succès :</p><br><p><u>Le Calamity club, Kathryn Stockett</u></p><p>C'est un gros coup de coeur, je découvrais la plume de l'autrice, qui n'avait rien publié depuis plus de 15 ans, sans doute paralysée par le succès de La couleur des sentiments, vendu à des millions d'exemplaires en 2009 partout dans le monde, une véritable success story éditoriale. Elle avait été retoquée par tous les éditeurs avant de finalement parvenir à faire paraître son livre, qui va devenir un best-seller mondial.</p><p>Elle revient ici avec une histoire de sororité très réussie. Ici les femmes sont fortes, libres et courageuses, et prennent leur destin en main, d'une façon qui est pour le moins originale. Meg et Birdie parlent, en une alternance de chapitres, à la première personne, ce sont elles les narratrices, et impriment leur forte personnalité à chaque page.</p><p>Au tout début du roman (nous sommes comme dans La couleur des sentiments dans l'état du Mississipi, en 1933, la Grande Dépression est passée par là) Birdie est dépêchée par sa mère pour aller demander de l'aide à sa soeur qui a fait un beau mariage. Meg, elle, devient orpheline (sa mère est partie un matin et n'est jamais revenue) et est envoyée dans un pensionnat avec une directrice sadique.</p><p>Nous découvrons l'intrigue au fur et à mesure, avec elles, à espérer que leur situation s'améliore.</p><p>Rien ne les relie au début, mais leur trajectoire va finalement se rejoindre au cours du récit. Ce sont deux héroïnes très attachantes, qui ont un regard tout à la fois acéré et empathique. Il y a beaucoup d'humour aussi, ce qui n'empêche pas l'émotion et de la mélancolie. Un bonheur de lecture, un excellent roman détente !</p><br><p><u>Une unique lueur, Fred Vargas</u></p><p>Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans de Fred Vargas, les derniers en date (Quand sort la recluse, Sur la dalle) n'avaient pas reçu un bon accueil critique, qui parlaient d'ennui et de confusion, ce qui m'avait un peu découragée. Cet opus, 13ème aventure du commissaire Adamsberg, marquait, parait-il, un regain de vitalité.</p><p>Je ne suis malheureusement pas d'accord, je n'ai pas trouvé qu'il était du niveau des premiers Vargas, comme Pars vite et reviens tard, qui avaient fait sa réputation d'autrice.</p><p>Ce que j'ai eu plaisir à retrouver, c'est la façon toujours aussi unique et ésotérique qu'a Adamsberg de résoudre ses enquêtes. Ici, des jeunes femmes incroyablement belles sont retrouvées mortes, dans une mise en scène travaillée. Et pour démasquer le tueur, il faudra cette fois réviser ses classiques, de Nerval le poète maudit aux vieux films hollywoodiens. Son enquête tordue et érudite, comme habituellement, m'a poussé à tourner les pages et à aller au bout du livre.</p><p>Ce qui m'a déçu est tout ce qui n'est pas Adamsberg. Il est entouré d'une équipe aux petits oignons, qui cette fois-ci n'a pas été mise en valeur. J'avais aussi le souvenir dans les premiers romans de dialogues amusants entre eux, que je n'ai pas retrouvés ici.</p><p>Bref, un roman policier que j'ai quand même trouvé relativement agréable, sans plus.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux autrices dont le roman paru récemment est un succès :</p><br><p><u>Le Calamity club, Kathryn Stockett</u></p><p>C'est un gros coup de coeur, je découvrais la plume de l'autrice, qui n'avait rien publié depuis plus de 15 ans, sans doute paralysée par le succès de La couleur des sentiments, vendu à des millions d'exemplaires en 2009 partout dans le monde, une véritable success story éditoriale. Elle avait été retoquée par tous les éditeurs avant de finalement parvenir à faire paraître son livre, qui va devenir un best-seller mondial.</p><p>Elle revient ici avec une histoire de sororité très réussie. Ici les femmes sont fortes, libres et courageuses, et prennent leur destin en main, d'une façon qui est pour le moins originale. Meg et Birdie parlent, en une alternance de chapitres, à la première personne, ce sont elles les narratrices, et impriment leur forte personnalité à chaque page.</p><p>Au tout début du roman (nous sommes comme dans La couleur des sentiments dans l'état du Mississipi, en 1933, la Grande Dépression est passée par là) Birdie est dépêchée par sa mère pour aller demander de l'aide à sa soeur qui a fait un beau mariage. Meg, elle, devient orpheline (sa mère est partie un matin et n'est jamais revenue) et est envoyée dans un pensionnat avec une directrice sadique.</p><p>Nous découvrons l'intrigue au fur et à mesure, avec elles, à espérer que leur situation s'améliore.</p><p>Rien ne les relie au début, mais leur trajectoire va finalement se rejoindre au cours du récit. Ce sont deux héroïnes très attachantes, qui ont un regard tout à la fois acéré et empathique. Il y a beaucoup d'humour aussi, ce qui n'empêche pas l'émotion et de la mélancolie. Un bonheur de lecture, un excellent roman détente !</p><br><p><u>Une unique lueur, Fred Vargas</u></p><p>Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de romans de Fred Vargas, les derniers en date (Quand sort la recluse, Sur la dalle) n'avaient pas reçu un bon accueil critique, qui parlaient d'ennui et de confusion, ce qui m'avait un peu découragée. Cet opus, 13ème aventure du commissaire Adamsberg, marquait, parait-il, un regain de vitalité.</p><p>Je ne suis malheureusement pas d'accord, je n'ai pas trouvé qu'il était du niveau des premiers Vargas, comme Pars vite et reviens tard, qui avaient fait sa réputation d'autrice.</p><p>Ce que j'ai eu plaisir à retrouver, c'est la façon toujours aussi unique et ésotérique qu'a Adamsberg de résoudre ses enquêtes. Ici, des jeunes femmes incroyablement belles sont retrouvées mortes, dans une mise en scène travaillée. Et pour démasquer le tueur, il faudra cette fois réviser ses classiques, de Nerval le poète maudit aux vieux films hollywoodiens. Son enquête tordue et érudite, comme habituellement, m'a poussé à tourner les pages et à aller au bout du livre.</p><p>Ce qui m'a déçu est tout ce qui n'est pas Adamsberg. Il est entouré d'une équipe aux petits oignons, qui cette fois-ci n'a pas été mise en valeur. J'avais aussi le souvenir dans les premiers romans de dialogues amusants entre eux, que je n'ai pas retrouvés ici.</p><p>Bref, un roman policier que j'ai quand même trouvé relativement agréable, sans plus.</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Deux romans français parus ce début d'année]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Deux romans français parus ce début d'année]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 09:25:29 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari / Première amoure, Emmanuelle Richard]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux romans qui ont fait l'actualité de la rentrée littéraire d'hiver 2026 : </p><br><p>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p>C'est un roman qui met en perspective la vie d'immigrés et d'expatriés, et leurs difficultés rencontrées sur place. Il est librement inspiré des années d'enseignement de l'auteur dans le lycée français d'Abu Dhabi.</p><p>Le narrateur vit donc à Abu Dhabi, avec sa femme et sa fille, pour laquelle il engage une nounou srilankaise. La situation entre eux est de fait inégalitaire, malgré leur bonne volonté à tous, générant de la culpabilité chez lui pour qui l'expatriation est un choix, et leur nounou, qui elle subit son immigration, laissant derrière elle sa famille .</p><p>On retrouve la qualité d'écriture habituelle de Jérôme Ferrari, parfois ironique, parfois moraliste, toujours incisive.</p><p>Le talent est évident, repéré depuis des dizaines d'années en France, il est même considéré par un des critiques du Masque et la plume comme un de nos auteurs potentiellement nobélisable, c'est dire ! (même si cela ne risque pas d'arriver, avec Le Clezio, Modiano et Ernaux déjà consacrés). Il a un style assez unique effectivement, qui est à la fois lyrique, et très précis. Et c'est un ancien professeur de philosophie, et cela se ressent aussidans son écriture. </p><p>Le début est très réussi, avec cet homme (lui), perdu au milieu des buildings, par une chaleur accablante. </p><p>Par contre, j'ai eu une sensation désagréable plusieurs fois à la lecture du roman, comme s'il avait écrit ce roman pour faire passer des messages à quelqu'un, ou se dédouaner, d'habitude je n'ai aucun souci quand un auteur mélange vraie vie et fiction, je trouve même cela plutôt ludique, mais ici cela n'a pas été le cas. </p><br><p>Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>Tout d'abord, le titre féminise le mot amour, sans que que je trouve pourquoi : j'ai supposé que l'autrice appelant de se voeux un amour décpnstruit, elle a décidé d'exploser les genres, au moins dans le titre de son roman</p><p>Il ne faut pas aller vers ce roman si on cherche une histoire d'amour classique, ici nous sommes dans l'analyse du sentiment amoureux, son récit est à moitié une autofiction, à moitié un essai, très ancré dans l'époque (elle aussi intègre les messages numériques), c'est très cérébral, y compris quand elle parle de désir. Elle interroge aussi les attentes, les rapports de pouvoir, la possibilité d'un amour égalitaire. </p><p>C'est très cérébral, et pour ma part, j'ai lu le roman "de loin", je n'ai pas réussi à y entrer pleinement, malgré (ou à cause de?) l'analyste intellectuelle aiguisée. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux romans qui ont fait l'actualité de la rentrée littéraire d'hiver 2026 : </p><br><p>Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p>C'est un roman qui met en perspective la vie d'immigrés et d'expatriés, et leurs difficultés rencontrées sur place. Il est librement inspiré des années d'enseignement de l'auteur dans le lycée français d'Abu Dhabi.</p><p>Le narrateur vit donc à Abu Dhabi, avec sa femme et sa fille, pour laquelle il engage une nounou srilankaise. La situation entre eux est de fait inégalitaire, malgré leur bonne volonté à tous, générant de la culpabilité chez lui pour qui l'expatriation est un choix, et leur nounou, qui elle subit son immigration, laissant derrière elle sa famille .</p><p>On retrouve la qualité d'écriture habituelle de Jérôme Ferrari, parfois ironique, parfois moraliste, toujours incisive.</p><p>Le talent est évident, repéré depuis des dizaines d'années en France, il est même considéré par un des critiques du Masque et la plume comme un de nos auteurs potentiellement nobélisable, c'est dire ! (même si cela ne risque pas d'arriver, avec Le Clezio, Modiano et Ernaux déjà consacrés). Il a un style assez unique effectivement, qui est à la fois lyrique, et très précis. Et c'est un ancien professeur de philosophie, et cela se ressent aussidans son écriture. </p><p>Le début est très réussi, avec cet homme (lui), perdu au milieu des buildings, par une chaleur accablante. </p><p>Par contre, j'ai eu une sensation désagréable plusieurs fois à la lecture du roman, comme s'il avait écrit ce roman pour faire passer des messages à quelqu'un, ou se dédouaner, d'habitude je n'ai aucun souci quand un auteur mélange vraie vie et fiction, je trouve même cela plutôt ludique, mais ici cela n'a pas été le cas. </p><br><p>Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>Tout d'abord, le titre féminise le mot amour, sans que que je trouve pourquoi : j'ai supposé que l'autrice appelant de se voeux un amour décpnstruit, elle a décidé d'exploser les genres, au moins dans le titre de son roman</p><p>Il ne faut pas aller vers ce roman si on cherche une histoire d'amour classique, ici nous sommes dans l'analyse du sentiment amoureux, son récit est à moitié une autofiction, à moitié un essai, très ancré dans l'époque (elle aussi intègre les messages numériques), c'est très cérébral, y compris quand elle parle de désir. Elle interroge aussi les attentes, les rapports de pouvoir, la possibilité d'un amour égalitaire. </p><p>C'est très cérébral, et pour ma part, j'ai lu le roman "de loin", je n'ai pas réussi à y entrer pleinement, malgré (ou à cause de?) l'analyste intellectuelle aiguisée. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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		<item>
			<title><![CDATA[Deux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Deux auteurs classiques : l'un du 19ème, l'autre contemporain]]></itunes:title>
			<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 22:00:00 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle><![CDATA[L'idiot, Fedor Dostoïevski / La horde du contrevent, Alain Damasio]]></itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>L'idiot, Fedor Dostoïevski</p><p>C'est malheureusement une lecture mitigée, alors que j'y allais persuadée d adorer (comme cela avait été le cas dans mes jeunes années pour Les frères Karamazov). Tant pis ! J'ai ressenti ma lecture comme un torrent de mots, de personnages, de situations, de noms russes à rallonge (j'y ai remédié en donnant à chacun un surnom), qui parfois ont pu me faire suffoquer, avec des personnages que j'ai jugé outrés. J'ai eu l'impression de me retrouver face à une pièce de théâtre grand-guignolesque. La fin est à l'image de tout le roman : on avance  vers une tragédie grecque, les passions s'intensifient, les choix deviennent impossibles, et on s'achemine intranquillement vers le pire. </p><p>Dostoïevski décrit en détail le physique des personnages, leurs attitudes, tout cela en lien avec leur caractère, leur conscience, qu'il met à nu. </p><p>Par contre le prince Mychkine, l'"idiot" du roman, m'a émue : au début du roman, il revient en Russie après des années passées dans un sanatorium en Suisse, il est pauvre, fragile, sans défense, et surtout d'une innocence radicale, avec une capacité à voir la beauté et la souffrance là où les autres ne voient que le calcul et la honte.</p><p>Psychologiquement, il est un paradoxe : il est à la fois très naïf et en même temps d'une lucidité bouleversante. Et surtout d'une franchise désarmante, qui ne juge jamais, même si les autres la trouvent suspecte. Deux autres personnages sont très présents : Rogojine, qui estun epu comme le frère sombre du prince Mychkine, et Nastasia Filippovna, qui est le centre de gravité du roman. Mychkine essaie de sauver tout le monde, mais sa bonté est dangereuse, dans ce monde corrompu, et la fin tragique. </p><p>Bizarrement, ce qui est souvent reproché à ce roman, ce sont les digressions philosophiques, et personnellement c'est ce que j'ai le plus goûté, m'offrant une respiration bienvenue face à l'intrigue torrentielle, à laquelle, sinon, on n'échappe pas. </p><br><p>La horde du contrevent (2004), Alain Damasio</p><p>Une autre lecture de classique (ou en passe de le devenir, grâce à la secte des "adorateurs" de Damasio, qui ne cesse de grandir chaque année), cette fois-ci de science-fiction, et au-delà ! Il le mérite, ses qualités sont évidentes, le fait que j'aie abandonné passées les 150 pages s'explique plus par mes limites personnelles que par la très grande qualité du roman, bien réelle. </p><p>La forme de narration est très originale, polyphonique : paragraphe après paragraphe, l'histoire est racontée tour à tour par tous les membres de la horde, et chacun des paragraphes commence par un signe typographique qui indique immédiatement qui parle. Chacun possède son propre vocabulaire, son rythme, sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde, et c'est un véritable tour de force littéraire. Le lecteur n'a jamais une vision objective de la réalité (si tant est que cela soit possible), il doit reconstituer la réalité du récit à partir des témoignages parfois complémentaires, parfois contradictoires. </p><p>L'histoire aussi est assez démente : c'est un monde dans lequel le vent, permanent, souffle à une puissance extraordinaire. Depuis des siècles, des expéditions appelées des hordes sont entraînées pour accomplir une mission impossible : remonter le vent à la source, l'Extrême-Amont, afin de découvrir l'origine de ce phénomène. Nous en sommes à la 34ème expédition, les autres ayant toutes échoué. </p><p>Ma difficulté personnelle face à cette lecture a été mon manque de sens pratique, je ne comprenais absolument rien des stratégies et formations mises en place par la horde pour lutter et avancer contre le vent, et cela m'a fatiguée, et fait me sentir bête, aussi j'ai abandonné aux alentours de la 150ème page, considérant que la littérature, c'est avant tout du plaisir ! Mais rien à voir avec la grande qualité intrinsèque du roman, évidente. </p><p>Je compte bien continuer avec La zone du dehors, ayant déjà lu Les furtifs, paru à la fin de années 2000 et que j'avais a-do-ré ! </p><br><p><br></p><br><p><br></p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>L'idiot, Fedor Dostoïevski</p><p>C'est malheureusement une lecture mitigée, alors que j'y allais persuadée d adorer (comme cela avait été le cas dans mes jeunes années pour Les frères Karamazov). Tant pis ! J'ai ressenti ma lecture comme un torrent de mots, de personnages, de situations, de noms russes à rallonge (j'y ai remédié en donnant à chacun un surnom), qui parfois ont pu me faire suffoquer, avec des personnages que j'ai jugé outrés. J'ai eu l'impression de me retrouver face à une pièce de théâtre grand-guignolesque. La fin est à l'image de tout le roman : on avance  vers une tragédie grecque, les passions s'intensifient, les choix deviennent impossibles, et on s'achemine intranquillement vers le pire. </p><p>Dostoïevski décrit en détail le physique des personnages, leurs attitudes, tout cela en lien avec leur caractère, leur conscience, qu'il met à nu. </p><p>Par contre le prince Mychkine, l'"idiot" du roman, m'a émue : au début du roman, il revient en Russie après des années passées dans un sanatorium en Suisse, il est pauvre, fragile, sans défense, et surtout d'une innocence radicale, avec une capacité à voir la beauté et la souffrance là où les autres ne voient que le calcul et la honte.</p><p>Psychologiquement, il est un paradoxe : il est à la fois très naïf et en même temps d'une lucidité bouleversante. Et surtout d'une franchise désarmante, qui ne juge jamais, même si les autres la trouvent suspecte. Deux autres personnages sont très présents : Rogojine, qui estun epu comme le frère sombre du prince Mychkine, et Nastasia Filippovna, qui est le centre de gravité du roman. Mychkine essaie de sauver tout le monde, mais sa bonté est dangereuse, dans ce monde corrompu, et la fin tragique. </p><p>Bizarrement, ce qui est souvent reproché à ce roman, ce sont les digressions philosophiques, et personnellement c'est ce que j'ai le plus goûté, m'offrant une respiration bienvenue face à l'intrigue torrentielle, à laquelle, sinon, on n'échappe pas. </p><br><p>La horde du contrevent (2004), Alain Damasio</p><p>Une autre lecture de classique (ou en passe de le devenir, grâce à la secte des "adorateurs" de Damasio, qui ne cesse de grandir chaque année), cette fois-ci de science-fiction, et au-delà ! Il le mérite, ses qualités sont évidentes, le fait que j'aie abandonné passées les 150 pages s'explique plus par mes limites personnelles que par la très grande qualité du roman, bien réelle. </p><p>La forme de narration est très originale, polyphonique : paragraphe après paragraphe, l'histoire est racontée tour à tour par tous les membres de la horde, et chacun des paragraphes commence par un signe typographique qui indique immédiatement qui parle. Chacun possède son propre vocabulaire, son rythme, sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde, et c'est un véritable tour de force littéraire. Le lecteur n'a jamais une vision objective de la réalité (si tant est que cela soit possible), il doit reconstituer la réalité du récit à partir des témoignages parfois complémentaires, parfois contradictoires. </p><p>L'histoire aussi est assez démente : c'est un monde dans lequel le vent, permanent, souffle à une puissance extraordinaire. Depuis des siècles, des expéditions appelées des hordes sont entraînées pour accomplir une mission impossible : remonter le vent à la source, l'Extrême-Amont, afin de découvrir l'origine de ce phénomène. Nous en sommes à la 34ème expédition, les autres ayant toutes échoué. </p><p>Ma difficulté personnelle face à cette lecture a été mon manque de sens pratique, je ne comprenais absolument rien des stratégies et formations mises en place par la horde pour lutter et avancer contre le vent, et cela m'a fatiguée, et fait me sentir bête, aussi j'ai abandonné aux alentours de la 150ème page, considérant que la littérature, c'est avant tout du plaisir ! Mais rien à voir avec la grande qualité intrinsèque du roman, évidente. </p><p>Je compte bien continuer avec La zone du dehors, ayant déjà lu Les furtifs, paru à la fin de années 2000 et que j'avais a-do-ré ! </p><br><p><br></p><br><p><br></p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>La vie de Dostoïevski, une succession d’épreuves en tous genres 2</title>
			<itunes:title>La vie de Dostoïevski, une succession d’épreuves en tous genres 2</itunes:title>
			<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 08:00:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Nous avons laissé Dostoïevski en plus que fâcheuse position, mis en joue, prêt à être exécuté. Alors arrive en urgence un coursier, délivrant un message : la peine est commuée en années de bagne. C'est en fait un simulacre d'exécution imaginé par le tsar, destiné à dissuader à l'avenir les apprentis révolutionnaires de recommencer. </p><p>On peut imaginer à ce moment là qu'il va éprouver une pulsion de vie incroyable, et qu'il a dû encore plus plonger dans la spiritualité.</p><p>Il va ensuite passer 4 ans au bagne, en Sibérie, il y sera un tout petit peu préservé par rapport aux autres condamnés, en tant qu'écrivain reconnu. Il va y fréquenter des criminels, et va pouvoir y parfaire sa déjà excellente connaissance de l'âme humaine. </p><p>En 1854 enfin, sa situation s'adoucit, il est affecté à une caserne, et il a le droit de vivre en ville. </p><p>Et enfin, à l'issue de ces années éprouvantes, il retrouve ses privilèges liés à sa noblesse, et le droit de publier librement. Il peut aussi commencer à envisager une vie de famille. Il tombe amoureux de Maria Dimitrievna, mais elle va beaucoup hésiter avant de dire oui à sa demande en mariage, ayant beaucoup de prétendants. Ils se marient finalement en 1857. </p><p>Il va une dernière fois passer quelques jours en prison en 1859, en tant que rédacteur en chef d'un journal, suite à un article publié mentionnant une anecdote diplomatique sans l'aval du tsar. Mais ce sera sans commune mesure avec les emprisonnements passés, il a le choix de la période, et la prison est proche de son domicile. </p><p>C'est dans ces années-là (1862) qu'il entreprend un voyage en Europe, et qu'il va contracter le démon du jeu. A partir de ce moment, il va constamment vivre criblé de dettes. </p><p>Même s'ils s'aiment, la relation entre Fedor et Maria est conflictuelle, elle découvre notamment la violence des crises épileptiques de son mari.</p><p>Pour ce qui est de leur situation financière, il brade ses écrits car il est acculé financièrement, et les publie plutôt en feuilletons dans des journaux, plutôt que d'un seul tenant, car cela lui assure un revenu régulier. </p><p>En 1866, il en est à un stade où il est menacé de prison pour dettes, il joue alors son va-tout, et s'engage auprès de ses éditeurs à produire un roman en un mois, sans quoi il perdra tous les droits d'auteur de ses précédents romans. Sur les conseils d'un ami, il va embaucher une sténographe de 20 ans, Anna Snitkina, et à deux deux, ils vont respecter les délais : Le joueur est livré à temps. </p><p>Maria étant morte, et les deux amoureux, ils vont se marier en 1967, et elle sera toute sa vie un soutien pour son génie de mari. Cela n'empêche pas les épreuves, terribles, ils vont avoir 4 enfants, et ils vont perdre Sofia, décédée quelques mois après sa naissance, et Alexeï, suite à une crise d'épilepsie de 13h. </p><p>Les soucis financiers perdurent, du fait de sa toujours très problématique addition au jeu. Cela continuera jusqu'au jour où il se voit miser y compris l'argent du train que Anna lui avait envoyé pour rentrer. A compter de ce jour, il sera calmé. </p><p>Anna de son côté gère drastiquement l'argent du ménage, les sauve de la faillite de nombreuses fois, et elle lui suggère de s'auto-publier, plutôt que de se contenter des sommes ridicules consenties par les éditeurs. C'est elle qui va acheter le papier, contacter les éditeurs, s'occuper de reliure, etc. C'est un pari risqué, qu'ils réussissent là encore. </p><p>Dostoïevski va connaître alors (et enfin!) une vie plus douce, il est un écrivain désormais plus que connu, participe pleinement à la vie intellectuelle de son pays, compte de nombreux admirateurs. </p><p>Il meurt à 59 ans le 9 février 1881, un deuil national est décrété. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Nous avons laissé Dostoïevski en plus que fâcheuse position, mis en joue, prêt à être exécuté. Alors arrive en urgence un coursier, délivrant un message : la peine est commuée en années de bagne. C'est en fait un simulacre d'exécution imaginé par le tsar, destiné à dissuader à l'avenir les apprentis révolutionnaires de recommencer. </p><p>On peut imaginer à ce moment là qu'il va éprouver une pulsion de vie incroyable, et qu'il a dû encore plus plonger dans la spiritualité.</p><p>Il va ensuite passer 4 ans au bagne, en Sibérie, il y sera un tout petit peu préservé par rapport aux autres condamnés, en tant qu'écrivain reconnu. Il va y fréquenter des criminels, et va pouvoir y parfaire sa déjà excellente connaissance de l'âme humaine. </p><p>En 1854 enfin, sa situation s'adoucit, il est affecté à une caserne, et il a le droit de vivre en ville. </p><p>Et enfin, à l'issue de ces années éprouvantes, il retrouve ses privilèges liés à sa noblesse, et le droit de publier librement. Il peut aussi commencer à envisager une vie de famille. Il tombe amoureux de Maria Dimitrievna, mais elle va beaucoup hésiter avant de dire oui à sa demande en mariage, ayant beaucoup de prétendants. Ils se marient finalement en 1857. </p><p>Il va une dernière fois passer quelques jours en prison en 1859, en tant que rédacteur en chef d'un journal, suite à un article publié mentionnant une anecdote diplomatique sans l'aval du tsar. Mais ce sera sans commune mesure avec les emprisonnements passés, il a le choix de la période, et la prison est proche de son domicile. </p><p>C'est dans ces années-là (1862) qu'il entreprend un voyage en Europe, et qu'il va contracter le démon du jeu. A partir de ce moment, il va constamment vivre criblé de dettes. </p><p>Même s'ils s'aiment, la relation entre Fedor et Maria est conflictuelle, elle découvre notamment la violence des crises épileptiques de son mari.</p><p>Pour ce qui est de leur situation financière, il brade ses écrits car il est acculé financièrement, et les publie plutôt en feuilletons dans des journaux, plutôt que d'un seul tenant, car cela lui assure un revenu régulier. </p><p>En 1866, il en est à un stade où il est menacé de prison pour dettes, il joue alors son va-tout, et s'engage auprès de ses éditeurs à produire un roman en un mois, sans quoi il perdra tous les droits d'auteur de ses précédents romans. Sur les conseils d'un ami, il va embaucher une sténographe de 20 ans, Anna Snitkina, et à deux deux, ils vont respecter les délais : Le joueur est livré à temps. </p><p>Maria étant morte, et les deux amoureux, ils vont se marier en 1967, et elle sera toute sa vie un soutien pour son génie de mari. Cela n'empêche pas les épreuves, terribles, ils vont avoir 4 enfants, et ils vont perdre Sofia, décédée quelques mois après sa naissance, et Alexeï, suite à une crise d'épilepsie de 13h. </p><p>Les soucis financiers perdurent, du fait de sa toujours très problématique addition au jeu. Cela continuera jusqu'au jour où il se voit miser y compris l'argent du train que Anna lui avait envoyé pour rentrer. A compter de ce jour, il sera calmé. </p><p>Anna de son côté gère drastiquement l'argent du ménage, les sauve de la faillite de nombreuses fois, et elle lui suggère de s'auto-publier, plutôt que de se contenter des sommes ridicules consenties par les éditeurs. C'est elle qui va acheter le papier, contacter les éditeurs, s'occuper de reliure, etc. C'est un pari risqué, qu'ils réussissent là encore. </p><p>Dostoïevski va connaître alors (et enfin!) une vie plus douce, il est un écrivain désormais plus que connu, participe pleinement à la vie intellectuelle de son pays, compte de nombreux admirateurs. </p><p>Il meurt à 59 ans le 9 février 1881, un deuil national est décrété. </p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>La vie de DostoÏevski, une succession d’épreuves en tous genres 1</title>
			<itunes:title>La vie de DostoÏevski, une succession d’épreuves en tous genres 1</itunes:title>
			<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:23:38 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Dostoïevski est né le 11 novembre 1821 à Moscou, dans une famille de la petite noblesse russe.&nbsp;</p><p>Son père est un médecin militaire, dur et intransigeant, alcoolique, mais très investi dans l’éducation de ses enfants, qu’il envoie dans les meilleures écoles de gémie militaire à Saint-Pétersbourg.</p><p>Sa mère est douce et aimante, très dévote (ce sont des orthodoxes chrétiens), ce qui contrebalance le caractère difficile du père.&nbsp;</p><p>Elle meurt malheureusement à ses 16 ans, et c’est une épreuve très douloureuse pour Dostoïevski qui était dans un lien fort et intime avec elle, ses conversations en attestent.&nbsp;</p><p>C’est ensuite&nbsp; au tour du père de décéder 2 ans plus tard, dans des circonstances très troubles : il se dit que ce serait ses propres moujiks qui l’auraient assassiné, mécontents du traitement qu’il leur réservait. L’Etat n’aurait pas voulu condamner et emprisonner ces paysans, qui n’auraient plus pu entretenir et faire fructifier ces terres dont il est aussi le propriétaire.&nbsp;</p><br><p>&nbsp;Dostoïevski va continuer ses études, mais ses résultats sont assez moyens, sauf pour ce qui concerne les études littéraires. Idéaliste, il peine à s’intégrer, rejetant le matérialisme et le carriérisme&nbsp; de ses camarades.&nbsp;</p><p>Il commence alors à écrire, et son génie est repéré très tôt, quand il écrit son premier roman Les pauvres gens, qui lui ouvre les portes des milieux mondains de la bourgeoisie russe. Il les intègre avec beaucoup de maladresse, et est très vité moqué pour son manque de tenue et son air constamment abattu. A-t-il voulu jouer maladroitement&nbsp; les écrivains maudits ? Toujours est-il que ses prochains romans ne trouvent plus trop de lecteurs.&nbsp;</p><p>Dostoïevski est très susceptible et a été blessé par ce rejet, et la greffe n’ayant pas pris avec le milieu littéraire de l’époque, il se rapproche de cercles intellectuels et révolutionnaires qui vont mettre en question l’autoritarisme du régime tsariste.&nbsp;</p><p>Le tsar va y mettre fin de terrible façon : considérant ces activités comme subversives, il va les emprisonner et condamner Dostoïevski à mort, avec quelques autres membres du cercle.&nbsp;</p><p>Et c'est ainsi que par un petit matin de décembre, dans un froid glacial, sous la neige, ils sont menés sur une place de Saint-Peterbourg pour y être fusillés, devant quelques milliers de curieux. Il sont séparés par groupe de trois, Dostoïevski est dans le premier, on les met devant un poteau, et ils sont mis en joue…</p><br><p>La suite au prochain épisode !</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Dostoïevski est né le 11 novembre 1821 à Moscou, dans une famille de la petite noblesse russe.&nbsp;</p><p>Son père est un médecin militaire, dur et intransigeant, alcoolique, mais très investi dans l’éducation de ses enfants, qu’il envoie dans les meilleures écoles de gémie militaire à Saint-Pétersbourg.</p><p>Sa mère est douce et aimante, très dévote (ce sont des orthodoxes chrétiens), ce qui contrebalance le caractère difficile du père.&nbsp;</p><p>Elle meurt malheureusement à ses 16 ans, et c’est une épreuve très douloureuse pour Dostoïevski qui était dans un lien fort et intime avec elle, ses conversations en attestent.&nbsp;</p><p>C’est ensuite&nbsp; au tour du père de décéder 2 ans plus tard, dans des circonstances très troubles : il se dit que ce serait ses propres moujiks qui l’auraient assassiné, mécontents du traitement qu’il leur réservait. L’Etat n’aurait pas voulu condamner et emprisonner ces paysans, qui n’auraient plus pu entretenir et faire fructifier ces terres dont il est aussi le propriétaire.&nbsp;</p><br><p>&nbsp;Dostoïevski va continuer ses études, mais ses résultats sont assez moyens, sauf pour ce qui concerne les études littéraires. Idéaliste, il peine à s’intégrer, rejetant le matérialisme et le carriérisme&nbsp; de ses camarades.&nbsp;</p><p>Il commence alors à écrire, et son génie est repéré très tôt, quand il écrit son premier roman Les pauvres gens, qui lui ouvre les portes des milieux mondains de la bourgeoisie russe. Il les intègre avec beaucoup de maladresse, et est très vité moqué pour son manque de tenue et son air constamment abattu. A-t-il voulu jouer maladroitement&nbsp; les écrivains maudits ? Toujours est-il que ses prochains romans ne trouvent plus trop de lecteurs.&nbsp;</p><p>Dostoïevski est très susceptible et a été blessé par ce rejet, et la greffe n’ayant pas pris avec le milieu littéraire de l’époque, il se rapproche de cercles intellectuels et révolutionnaires qui vont mettre en question l’autoritarisme du régime tsariste.&nbsp;</p><p>Le tsar va y mettre fin de terrible façon : considérant ces activités comme subversives, il va les emprisonner et condamner Dostoïevski à mort, avec quelques autres membres du cercle.&nbsp;</p><p>Et c'est ainsi que par un petit matin de décembre, dans un froid glacial, sous la neige, ils sont menés sur une place de Saint-Peterbourg pour y être fusillés, devant quelques milliers de curieux. Il sont séparés par groupe de trois, Dostoïevski est dans le premier, on les met devant un poteau, et ils sont mis en joue…</p><br><p>La suite au prochain épisode !</p><br><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[L'un arrive, l'autre s'en va : littérature anglosaxonne, deux recueils maîtrisés]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[L'un arrive, l'autre s'en va : littérature anglosaxonne, deux recueils maîtrisés]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 14:17:38 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Départ(s), Julian Barnes / La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Deux auteurs, l'un anglais, l'autre américain, dans des dynamiques différentes (l'un arrive, l'autre quitte la scène littéraire), mais avec deux points communs : le talent, même si personnellement je suis restée en dehors (tout en admirant le savoir-faire ) et la mélancolie, et là je souscris !</p><br><p>Départ(s), Julian Barnes (Stock, La cosmopolite)</p><p>Julian Barnes vient de fêter ses 80 ans, il est malade (une leucémie gérable mais incurable, c'est à dire qu'il ne mourra pas de son cancer du sang, mais avec), et il veut clore son oeuvre en beauté, et en pleine possession de ses moyens. Départ(s) sera son dernier opus (annoncé du moins), sa 15ème et ultime oeuvre de fiction. </p><p>C'est ma première entrée dans son oeuvre, alléchée par les critiques du Masque et la plume, qui étaient quasi unanimement d'accord pour dire que le récit était intelligent, et émouvant, et l'unanimité au Masque est suffisamment rare pour que cela me mette la puce à l'oreille. </p><p>J'y suis allée, et je me suis trouvée face à un texte pudique et stoïque, sans trop de trame romanesque, hormis celle de son couple d'amis pour lesquels il a joué les entremetteurs. Le texte est avant tout composé de digressions autobiographiques, philosophiques, à l'image du tout début du roman : au petit-déjeuner avec son journal ,il tombe sur un article scientifique : suite à une hémorragie cérébrale, un homme découvre que le goût d'une tarte aux pommes déclenche le(s) souvenir(s) de toutes les tartes aux pommes qu'il a mangées. Ils lui reviennent en tête de façon chronologique et en succession rapide, comme en cascade. A partir de là Julian Barnes fait des digressions autour de la mémoire, de la madeleine de Proust, etc. etc. Et le reste est à l'avenant. </p><p>C'est très stoïque, lui qui a passé toute sa vie à penser à la mort avoue qu'il n'est absolument pas prêt à l'affronter au quasi terme de sa vie, et l'humour british qu'il met en oeuvre n'est qu'une façon d'essayer de l'apprivoiser. La dimension testamentaire est là, dans la fin surtout, très belle et émouvante. </p><p>Les critiques parlent de révérence littéraire magistrale, mêlant gravité, profondeur philosophique et élégance spirituelle. Je souscris de loin, n'ayant pas encore eu le plaisir de lire ses autres romans. </p><br><p>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck (Albin Michel, Terres d'Amérique)</p><p>Nous sommes dans un recueil de 12 nouvelles à la construction très maîtrisée, reliées entre elles selon le principe du hook-and-chain, une forme poétique et musicale où chaque récit fait écho au précédent par un objet, un personnage, un lien ou un souvenir. </p><p>J'ai personnellement capté quelques-unes de ces correspondances, sans doute pas toutes, et ça n'est pas grave. Il est justement beaucoup question de mémoire, de perte, de transmission, d'objets que l'on laisse derrière soi, d'amour bien sûr, des thèmes universels qui nous traversent tous. Il faut une certaine disponibilité intellectuelle pour appréhender au mieux tout cela. </p><p>Il y a une unité de lieu, à savoir la Nouvelle-Angleterre (avec des états comme le Maine, le New-Hampshire, l'île de Nantucket, dans le Massachussets), mais on visite par contre plusieurs époques. Personnellement j'ai parfois, quand possible, appréhendé le livre comme un tableau qui se compose au fil et à mesure, la forme s'y prêtait, mais n'étant pas une grand visuelle, ça ne l'a pas trop fait pour moi. Mais cela ne concerne que moi </p><br><p> C'est surtout la mélancolie surtout qui relie ces deux recueils, et pour le coup j'en ai perçu la beauté ! A conseiller aux amateurs/trices d'une écriture "classique" et pudique.</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Deux auteurs, l'un anglais, l'autre américain, dans des dynamiques différentes (l'un arrive, l'autre quitte la scène littéraire), mais avec deux points communs : le talent, même si personnellement je suis restée en dehors (tout en admirant le savoir-faire ) et la mélancolie, et là je souscris !</p><br><p>Départ(s), Julian Barnes (Stock, La cosmopolite)</p><p>Julian Barnes vient de fêter ses 80 ans, il est malade (une leucémie gérable mais incurable, c'est à dire qu'il ne mourra pas de son cancer du sang, mais avec), et il veut clore son oeuvre en beauté, et en pleine possession de ses moyens. Départ(s) sera son dernier opus (annoncé du moins), sa 15ème et ultime oeuvre de fiction. </p><p>C'est ma première entrée dans son oeuvre, alléchée par les critiques du Masque et la plume, qui étaient quasi unanimement d'accord pour dire que le récit était intelligent, et émouvant, et l'unanimité au Masque est suffisamment rare pour que cela me mette la puce à l'oreille. </p><p>J'y suis allée, et je me suis trouvée face à un texte pudique et stoïque, sans trop de trame romanesque, hormis celle de son couple d'amis pour lesquels il a joué les entremetteurs. Le texte est avant tout composé de digressions autobiographiques, philosophiques, à l'image du tout début du roman : au petit-déjeuner avec son journal ,il tombe sur un article scientifique : suite à une hémorragie cérébrale, un homme découvre que le goût d'une tarte aux pommes déclenche le(s) souvenir(s) de toutes les tartes aux pommes qu'il a mangées. Ils lui reviennent en tête de façon chronologique et en succession rapide, comme en cascade. A partir de là Julian Barnes fait des digressions autour de la mémoire, de la madeleine de Proust, etc. etc. Et le reste est à l'avenant. </p><p>C'est très stoïque, lui qui a passé toute sa vie à penser à la mort avoue qu'il n'est absolument pas prêt à l'affronter au quasi terme de sa vie, et l'humour british qu'il met en oeuvre n'est qu'une façon d'essayer de l'apprivoiser. La dimension testamentaire est là, dans la fin surtout, très belle et émouvante. </p><p>Les critiques parlent de révérence littéraire magistrale, mêlant gravité, profondeur philosophique et élégance spirituelle. Je souscris de loin, n'ayant pas encore eu le plaisir de lire ses autres romans. </p><br><p>La forme et la couleur des sons, Ben Shattuck (Albin Michel, Terres d'Amérique)</p><p>Nous sommes dans un recueil de 12 nouvelles à la construction très maîtrisée, reliées entre elles selon le principe du hook-and-chain, une forme poétique et musicale où chaque récit fait écho au précédent par un objet, un personnage, un lien ou un souvenir. </p><p>J'ai personnellement capté quelques-unes de ces correspondances, sans doute pas toutes, et ça n'est pas grave. Il est justement beaucoup question de mémoire, de perte, de transmission, d'objets que l'on laisse derrière soi, d'amour bien sûr, des thèmes universels qui nous traversent tous. Il faut une certaine disponibilité intellectuelle pour appréhender au mieux tout cela. </p><p>Il y a une unité de lieu, à savoir la Nouvelle-Angleterre (avec des états comme le Maine, le New-Hampshire, l'île de Nantucket, dans le Massachussets), mais on visite par contre plusieurs époques. Personnellement j'ai parfois, quand possible, appréhendé le livre comme un tableau qui se compose au fil et à mesure, la forme s'y prêtait, mais n'étant pas une grand visuelle, ça ne l'a pas trop fait pour moi. Mais cela ne concerne que moi </p><br><p> C'est surtout la mélancolie surtout qui relie ces deux recueils, et pour le coup j'en ai perçu la beauté ! A conseiller aux amateurs/trices d'une écriture "classique" et pudique.</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Pour les amateurs de cosy mystery</title>
			<itunes:title>Pour les amateurs de cosy mystery</itunes:title>
			<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:29:39 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>La librairie des chats noirs, Piergiogio Pulixi / Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi (Gallmeister Toteem, Octobre 2025)</p><p>Piergiorgio Pulixi est une figure récente du roman noir italien, notamment avec Le chant des innocents, considéré comme son chef-d'oeuvre. Mais il s'essaie aussi avec succès au polar un peu plus soft avec cette série dont c'est le premier tome. </p><p>Nous sommes à Cagliari, en Sardaigne, en compagnie de Marzio Montecristo, librairie qui n'aime pas ses clients, mais qui est heureusement épaulé dans la tenue de sa boutique par Patricia, plus avenante que lui. Cette librairie accueille aussi un club de lecture, qui va devenir un vivier d'enquêteurs pour retrouver un tueur sadique qui sévit dans les parages, selon un rituel particulièrement malsain : il réunit trois membres d'une même famille, et l'un deux doit prendre une terrible décision, en une minute, qui survivra, et qui mourra des deux autres. </p><p>C'est donc un récit hybride, en cela qu'il y a un tueur en série, et de la violence, cependant c'est quand même l'esprit "cosy" qui l'emporte : Marzio par exemple a un crush pour la charmante policière qui va lui confier l'enquête, les protagonistes sont sympathiques, il y a des références littéraires (et policières comme de bien entendu) bienvenues, et deux chats, Poirot et Miss Marple, se sont invités dans la librairie et sont les deux stars de la jolie couverture. </p><p>Convenu (comme il se doit dans un cosy mystery), mais malin et nerveux, il m' a donné envie de lire la suite. </p><br><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse (10/18, 2002)</p><p>Wodehouse est un de mes auteurs anglais préférés, qui ne me déçoit jamais ! </p><p>Son humour est raffiné et intemporel, ses dialogues pleins d'esprit. Chez lui, l'intrigue est anecdotique, avec quand même de réjouissants malentendus et quiproquos, les enjeux restent légers et le dénouement toujours heureux. Et c'est cette formule narrative constamment répétée qui fait tout le charme de la série. </p><p>Bertram Wooster est un jeune gentleman anglais absolument sympathique et qui a une capacité à se fourrer dans des imbroglios impossibles, heureusement systématiquement récupéré par son valet Jeeves, brillant et toujours imperturbable. Dans cet opus, le suspense tourne autour du vol (ou pas!) d'un pot à crème ancien, chez des hôtes bien sous tous rapports. C'est tordant, et mine de rien, même si la satire est bienveillante et réconfortante, il critique gentiment l'oisiveté de la haute société anglaise des années 30. De même, Wodehouse est discrètement féministe, les personnages féminins étant chez lui particulièrement décidés, avec beaucoup de caractère. </p><p>Bref, c'est un petit bonheur de lecture, une comédie de moeurs délicieuse à la prose millimétrée, et qui fait toujours mouche ! </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>La librairie des chats noirs, Piergiorgio Pulixi (Gallmeister Toteem, Octobre 2025)</p><p>Piergiorgio Pulixi est une figure récente du roman noir italien, notamment avec Le chant des innocents, considéré comme son chef-d'oeuvre. Mais il s'essaie aussi avec succès au polar un peu plus soft avec cette série dont c'est le premier tome. </p><p>Nous sommes à Cagliari, en Sardaigne, en compagnie de Marzio Montecristo, librairie qui n'aime pas ses clients, mais qui est heureusement épaulé dans la tenue de sa boutique par Patricia, plus avenante que lui. Cette librairie accueille aussi un club de lecture, qui va devenir un vivier d'enquêteurs pour retrouver un tueur sadique qui sévit dans les parages, selon un rituel particulièrement malsain : il réunit trois membres d'une même famille, et l'un deux doit prendre une terrible décision, en une minute, qui survivra, et qui mourra des deux autres. </p><p>C'est donc un récit hybride, en cela qu'il y a un tueur en série, et de la violence, cependant c'est quand même l'esprit "cosy" qui l'emporte : Marzio par exemple a un crush pour la charmante policière qui va lui confier l'enquête, les protagonistes sont sympathiques, il y a des références littéraires (et policières comme de bien entendu) bienvenues, et deux chats, Poirot et Miss Marple, se sont invités dans la librairie et sont les deux stars de la jolie couverture. </p><p>Convenu (comme il se doit dans un cosy mystery), mais malin et nerveux, il m' a donné envie de lire la suite. </p><br><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse (10/18, 2002)</p><p>Wodehouse est un de mes auteurs anglais préférés, qui ne me déçoit jamais ! </p><p>Son humour est raffiné et intemporel, ses dialogues pleins d'esprit. Chez lui, l'intrigue est anecdotique, avec quand même de réjouissants malentendus et quiproquos, les enjeux restent légers et le dénouement toujours heureux. Et c'est cette formule narrative constamment répétée qui fait tout le charme de la série. </p><p>Bertram Wooster est un jeune gentleman anglais absolument sympathique et qui a une capacité à se fourrer dans des imbroglios impossibles, heureusement systématiquement récupéré par son valet Jeeves, brillant et toujours imperturbable. Dans cet opus, le suspense tourne autour du vol (ou pas!) d'un pot à crème ancien, chez des hôtes bien sous tous rapports. C'est tordant, et mine de rien, même si la satire est bienveillante et réconfortante, il critique gentiment l'oisiveté de la haute société anglaise des années 30. De même, Wodehouse est discrètement féministe, les personnages féminins étant chez lui particulièrement décidés, avec beaucoup de caractère. </p><p>Bref, c'est un petit bonheur de lecture, une comédie de moeurs délicieuse à la prose millimétrée, et qui fait toujours mouche ! </p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 6 (fin)]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 6 (fin)]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:41:14 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Présentation des livres de développement perso / pratique, lectures à venir : </p><ul><li>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olaj Schewe</li><li>Boostez votre mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Les quatre saisons de la bonne humeur; Michel Lejoyeux</li></ul><p>Essais : </p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle, Marguerite Duras</li><li>Sortir de la maison hantée, Pauline Chanu</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Présentation des livres de développement perso / pratique, lectures à venir : </p><ul><li>Apprendre vite et bien, Barbara Oakley, Olaj Schewe</li><li>Boostez votre mémoire, Jean-Yves Ponce</li><li>Comment développer une mémoire extraordinaire, Dominic O'Brien</li><li>Votre temps est infini, Fabien Olicard</li><li>Les quatre saisons de la bonne humeur; Michel Lejoyeux</li></ul><p>Essais : </p><ul><li>La simulation, Loïc Hecht</li><li>La littérature sans estomac, Pierre Jourde</li><li>La vie matérielle, Marguerite Duras</li><li>Sortir de la maison hantée, Pauline Chanu</li><li>Les princesses ont toujours raison, Fabrice Midal</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 5]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 5]]></itunes:title>
			<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:46:20 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures littérature étrangère (hors anglo-saxonnes)</p><ul><li>Patria, Fernando Aramburu</li><li>Le fusil de chasse, Yasishi Inoué</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero</li><li>E.E., OLga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li></ul><p>Nouvelles et courts récits : </p><ul><li>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Lettres, Madame de Sévigné</li><li>La bagarre, Lauren Groff</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures littérature étrangère (hors anglo-saxonnes)</p><ul><li>Patria, Fernando Aramburu</li><li>Le fusil de chasse, Yasishi Inoué</li><li>Des animaux difficiles, Rosa Montero</li><li>E.E., OLga Tokarczuk</li><li>Epépé, Ferenc Karinthy</li></ul><p>Nouvelles et courts récits : </p><ul><li>Les guérisons miraculeuses du docteur Aira, Cesar Aira</li><li>Tigre, Janis Jonevs</li><li>Mexico Médée, Dahlia de la Cerda</li><li>Lettres, Madame de Sévigné</li><li>La bagarre, Lauren Groff</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 4]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 4]]></itunes:title>
			<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:37:37 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures anglo-saxonnes, fin :</p><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</p><p>Lectures étrangères :</p><ul><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</li><li>La guerre et la paix, Leon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lucas Barfuss</li><li>Imaginer la pluie, Santiago Pajares</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Suite de la présentation de ma pile à lire estivale</p><p>Lectures anglo-saxonnes, fin :</p><p>Bonjour Jeeves, P.G. Wodehouse</p><p>Lectures étrangères :</p><ul><li>La sorcière à la jambe d'os, Zelimir Peris</li><li>Les grues volent vers le Sud, Lisa Ridzen</li><li>La guerre et la paix, Leon Tolstoï</li><li>Les miettes, Lucas Barfuss</li><li>Imaginer la pluie, Santiago Pajares</li></ul><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 3]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 3]]></itunes:title>
			<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 12:05:37 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Les romans anglo-saxons de ma PAL : </p><ul><li>Retenir les bêtes, Manus Mills</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Silo, 5 tomes, Hugh Howey</li><li>Le calamity club, Kathryn Stockett</li><li>Pirate de lumière, Lily Brook-Dalton</li><li>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</li><li>Hamish Macbeth tome 1 : Qui prend la mouche, MCBeaton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Les romans anglo-saxons de ma PAL : </p><ul><li>Retenir les bêtes, Manus Mills</li><li>Pièce montée, Margaret Kennedy</li><li>La pommeraie, Peter Heller</li><li>Silo, 5 tomes, Hugh Howey</li><li>Le calamity club, Kathryn Stockett</li><li>Pirate de lumière, Lily Brook-Dalton</li><li>Vera dans son monde, Gary Shteyngart</li><li>Hamish Macbeth tome 1 : Qui prend la mouche, MCBeaton</li><li>Mon refuge et mon orage, Arundhati Roy</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 2]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 2]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:08:16 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Je continue la présentation de ma PAL avec les titres français suivants : </p><p>-Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>-D'autres printemps, Virginie Grimaldi</p><p>-Voltiges, Valérie Tong Cuong</p><p>-Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</p><p>-Un unique lueur, Fred Vargas</p><p>-Sicario bébé, Fanny Taillandier</p><p>-Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Je continue la présentation de ma PAL avec les titres français suivants : </p><p>-Première amoure, Emmanuelle Richard</p><p>-D'autres printemps, Virginie Grimaldi</p><p>-Voltiges, Valérie Tong Cuong</p><p>-Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon</p><p>-Un unique lueur, Fred Vargas</p><p>-Sicario bébé, Fanny Taillandier</p><p>-Très brève théorie de l'enfer, Jérôme Ferrari</p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Pile à lire d'été 1]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Pile à lire d'été 1]]></itunes:title>
			<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:55:00 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Présentation des grands principes qui régissent (actuellement!) ma pile à lire, et j'y dévoile quelques titres français que je suis heureuse de découvrir cet été : </p><ul><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio</li><li>Les enténébrés, Sarah Chiche</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Présentation des grands principes qui régissent (actuellement!) ma pile à lire, et j'y dévoile quelques titres français que je suis heureuse de découvrir cet été : </p><ul><li>Laissez-moi, Marcelle Sauvageot</li><li>La horde du contrevent, Alain Damasio</li><li>Les enténébrés, Sarah Chiche</li></ul><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Eric Vuillard, un romancier à part</title>
			<itunes:title>Eric Vuillard, un romancier à part</itunes:title>
			<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 12:37:47 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Les orphelins, une histoire de Billy the Kid</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Découvert avec L'ordre du jour, qui avait eu le Goncourt en 2017. Met à l'ordre du jour la compromission des grands industriels allemands avec le nazisme, qui avaient financé Hitler plutôt qu'avoir la crainte de voir les communistes à leur porte. Le style de Vuillard est assez unique, arrivant à réveiller un nous une colère comme celle qui bruisse de ses pages, avec en même temps une belle empathie pour tous les perdants du système.&nbsp;Le style de Vuillard convoque en nous des émotions très fortes, de la belle colère, une colère empathique, qu'on partage avec lui, tout en étant dans beaucoup de méticulosité dans le choix des mots, dans un registre de vocabulaire assez soutenu, mais qui ne gêne jamais en rien la lecture. Il arrive aussi à nous faire partager les peines des dominés, il est sans conteste du côté des perdants de l'histoire. </p><p>L'arrière-plan politique chez lui est extrêmement cohérent chez lui, certains critiques disent de lui qu'il écrit tout le temps le même roman, sous une forme constamment renouvelée. Il est vrai que le fonds reste souvent le même : il arrive toujours à mettre à jour les mécanismes de domination, il accole tout le temps les idéologies et les intérêts économiques, qui vont de pair, et qui écrivent l'histoire. Son grand ennemi est le Capitalisme avec un grand C. Pour vous dire son parti-pris, son premier roman s'appelle Le chasseur, et était narré du point de vue du gibier. </p><br><p>Ici il parle de Billy the Kid, et c'est une photo qui a réveillé son envie de roman, ce qui donne une idée de sa méthode. Les thématiques sont récurrentes (guerre, prises de territoire, conquêtes, batailles), mais son point de départ ce sont des photos, des faits historiques qui l'intriguent, et sont des impulsions à l'écriture.  Par exemple, il ne cherche jamais à terminer un roman, il brode à partir de ce qui l'a interpelé, il en compose une variation très personnelle, en fouillant les recoins de l'histoire si besoin. Il a donc plein de romans en cours, qu''il ne cherche pas à terminer. </p><p>Pour Les orphelins, il s'est retrouvé un peu embêté, puisqu'il est parti d'une photo (la couverture qui représente un de ses comparses, Jesse Evans - publication Actes Sud), dont l'insolence dans le regard l'a apostrophé, avec cette jeune femme derrière lui qui tient un revolver, ce qui est assez inhabituel. En creusant autour de cette photographie est apparu le mythe de Billy the Kid, mais au final, il s'est rendu compte qu'on ne sait rien de lui, hormis ce qu'en a raconté Pat Garrett, qui est son assassin. Son nom, ses date et lieu de naissance, rien n'est sûr. Eric Vuillard dit qu'il a essayé de débarrasser la fiction de son narrateur encombrant, reprenant les jolis mots de Kafka : "Il faut écrire hors du sang des assassins.", ce qui est très approprié pour parler de sa veine littéraire à lui.</p><p>Mais ce faisant, en voulant alléger les épaules de Billy de cette légende, il a eu l'impression que le livre lui échappait. I l'a laissé reposer un temps, en y revenant parfois, et au fur et à mesure, il s'est rendu compte que c'était ce vide qui le rendait attachant, touchant, en en faisant un jeune homme comme les autres.  Et au final au lieur d'essayer de fictionner, d'en rajouter, pour épaissir la narration, il a finalement énormément élagué, et finalement en a fait un garçon vacher qui était à la solde de patrons bine plus forts que lui. </p><p>Qui étaient les patrons de Billy the Kid ? Des grands propriétaires terriens qui ont participé à la formation  d'immenses territoires monopolisés dans cet Ouest sauvage, à la toute fin de la conquête de l'Ouest, et finalement, c'est aussi là-dessus que s'est fondée la démocratie américaine, qui s'est faite au détriment des Indiens, des Mexicains, donnant presque l'impression que les Etats-Unis avaient délégué la dernière phase de la conquête de l'Ouest à des desperados comme Billy the Kid, qui arrivaient, faisaient le vide, qui permettait aux propriétaires d'asseoir leur domination. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Découvert avec L'ordre du jour, qui avait eu le Goncourt en 2017. Met à l'ordre du jour la compromission des grands industriels allemands avec le nazisme, qui avaient financé Hitler plutôt qu'avoir la crainte de voir les communistes à leur porte. Le style de Vuillard est assez unique, arrivant à réveiller un nous une colère comme celle qui bruisse de ses pages, avec en même temps une belle empathie pour tous les perdants du système.&nbsp;Le style de Vuillard convoque en nous des émotions très fortes, de la belle colère, une colère empathique, qu'on partage avec lui, tout en étant dans beaucoup de méticulosité dans le choix des mots, dans un registre de vocabulaire assez soutenu, mais qui ne gêne jamais en rien la lecture. Il arrive aussi à nous faire partager les peines des dominés, il est sans conteste du côté des perdants de l'histoire. </p><p>L'arrière-plan politique chez lui est extrêmement cohérent chez lui, certains critiques disent de lui qu'il écrit tout le temps le même roman, sous une forme constamment renouvelée. Il est vrai que le fonds reste souvent le même : il arrive toujours à mettre à jour les mécanismes de domination, il accole tout le temps les idéologies et les intérêts économiques, qui vont de pair, et qui écrivent l'histoire. Son grand ennemi est le Capitalisme avec un grand C. Pour vous dire son parti-pris, son premier roman s'appelle Le chasseur, et était narré du point de vue du gibier. </p><br><p>Ici il parle de Billy the Kid, et c'est une photo qui a réveillé son envie de roman, ce qui donne une idée de sa méthode. Les thématiques sont récurrentes (guerre, prises de territoire, conquêtes, batailles), mais son point de départ ce sont des photos, des faits historiques qui l'intriguent, et sont des impulsions à l'écriture.  Par exemple, il ne cherche jamais à terminer un roman, il brode à partir de ce qui l'a interpelé, il en compose une variation très personnelle, en fouillant les recoins de l'histoire si besoin. Il a donc plein de romans en cours, qu''il ne cherche pas à terminer. </p><p>Pour Les orphelins, il s'est retrouvé un peu embêté, puisqu'il est parti d'une photo (la couverture qui représente un de ses comparses, Jesse Evans - publication Actes Sud), dont l'insolence dans le regard l'a apostrophé, avec cette jeune femme derrière lui qui tient un revolver, ce qui est assez inhabituel. En creusant autour de cette photographie est apparu le mythe de Billy the Kid, mais au final, il s'est rendu compte qu'on ne sait rien de lui, hormis ce qu'en a raconté Pat Garrett, qui est son assassin. Son nom, ses date et lieu de naissance, rien n'est sûr. Eric Vuillard dit qu'il a essayé de débarrasser la fiction de son narrateur encombrant, reprenant les jolis mots de Kafka : "Il faut écrire hors du sang des assassins.", ce qui est très approprié pour parler de sa veine littéraire à lui.</p><p>Mais ce faisant, en voulant alléger les épaules de Billy de cette légende, il a eu l'impression que le livre lui échappait. I l'a laissé reposer un temps, en y revenant parfois, et au fur et à mesure, il s'est rendu compte que c'était ce vide qui le rendait attachant, touchant, en en faisant un jeune homme comme les autres.  Et au final au lieur d'essayer de fictionner, d'en rajouter, pour épaissir la narration, il a finalement énormément élagué, et finalement en a fait un garçon vacher qui était à la solde de patrons bine plus forts que lui. </p><p>Qui étaient les patrons de Billy the Kid ? Des grands propriétaires terriens qui ont participé à la formation  d'immenses territoires monopolisés dans cet Ouest sauvage, à la toute fin de la conquête de l'Ouest, et finalement, c'est aussi là-dessus que s'est fondée la démocratie américaine, qui s'est faite au détriment des Indiens, des Mexicains, donnant presque l'impression que les Etats-Unis avaient délégué la dernière phase de la conquête de l'Ouest à des desperados comme Billy the Kid, qui arrivaient, faisaient le vide, qui permettait aux propriétaires d'asseoir leur domination. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>De parfaits romans de plage, par trois autrices talentueuses</title>
			<itunes:title>De parfaits romans de plage, par trois autrices talentueuses</itunes:title>
			<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 10:06:10 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Le festin, Margaret Kennedy / La chasse aux trésors, Molly Keane</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>Ces 3 autrices se distinguent par leur ironie, et la finesse de leurs observations psychologiques. Les éditions de la Table Ronde font un merveilleux travail de redécouverte, alors qu'elles ont été jusque là injustement oubliées.</p><br><p>ELIZABETH JANE HOWARD (1923-2014)</p><p>Titres parus</p><p>Une saison à Hydra 2019</p><p>La saga des Cazalet</p><ol><li>Etés anglais 2020</li><li>A rude épreuve 2020</li><li>Confusion 2021</li><li>Nouveau départ 2021</li><li>La fin d'une ère 2022</li></ol><p>La longue vue 2024</p><p>A petit feu 2025</p><p>J'ai lu les deux premiers tomes de la saga des Cazalet et j'ai beaucoup aimé ces chroniques familiales qui nous parlent mariages, deuils, naissances. La vie quotidienne (et les enfants!) sont particulièrement bien croqués. On s'immerge avec bonheur dans cette Angleterre profonde, au charme désuet, rendue avec humour et délicatesse. Cela a été un des succès de l'été 2020, puisque le tirage, prévu initialement à 5000 exemplaires, a finalement dépassé les 160 000 unités vendues, pour le grand format !</p><br><p>MOLLY KEANE (1904-1996)</p><p>Titres parus :</p><p>Un beau mariage 1997</p><p>Et la vague les emporta 1999</p><p>L'amour sans larmes 2013</p><p>Fragiles serments 2013</p><p>La chasse aux trésors 2014</p><p>Les Saint-Charles 2014</p><p>La revenante 2017</p><p>J'ai découvert Molly Keane grâce à La chasse aux trésors, que j'avais trouvé drôle et irrévérencieux au possible. Nous sommes en compagnie de la gentry anglo-irlandaise désargentée du début du 20ème siècle, qui possède de magnifiques domaines mais peine à les entretenir. Il faut dire que Molly Keane est née dans ce milieu, elle a été éduquée principalement par des gouvernantes, et connait intimement ce monde des grandes propriétés rurales, des chasses à courre, des codes sociaux et des hiérarchies de classe, qui sont la matière première de son oeuvre.</p><p>Cette famille qui tire le diable par la queue avec panache développe en son sein une réjouissante guerre des générations, les jeunes soucieux de l'avenir et désireux de renflouer les caisses, et les vieux qui ne veulent rien abdiquer de leur ancien train de vie, façon "après moi le déluge". Elle a aussi la dent dure contre ces nouveaux riches snobs qui jouent aux fermiers le temps de leurs vacances. Cela donne un roman loufoque, une satire sociale aussi tendre que cruelle pour cette vieille noblesse irlandaise sur le déclin.</p><p>J'ai terminé ces derniers jours Et la vague les emporta, dont voici le début de la 4ème de couverture : Lady Charlotte règne en despote sur le domaine de Garonlea. Son mari, ses 4 filles et son fils lui obéissent au doigt et à l'oeil. Quand ce dernier décide de prendre pour épouse la merveilleuse Cynthia, belle, drôle et redoutablement intelligente, Lady Charlotte sent le vent tourner. A juste titre. Ici c'est donc une guerre entre belle-mère et belle-fille, qui parle aussi des ravages du temps (d'où le titre). On y retrouve son mélange unique d'humour noir, de satire sociale, d'observation psychologique, et de mélancolie liée à la disparition d'un monde. La nostalgie est particulièrement prégnante dans cet opus.</p><br><p>MARGARET KENNEDY (1896-1967)</p><p>Le festin 2022</p><p>Divorce à l'anglaise 2023</p><p>Pièce montée 2026</p><p>Je l'ai découverte grâce au Festin, qui est une véritable pépite, j'ai fermé le livre complètement bluffée. Dès le début, on sait qu'un drame va arriver : une falaise s'est écroulée, qui a enseveli un hôtel et ses occupants, et on sait que certains ont pu échapper au désastre. C'est un manoir reconverti en pension de famille, et le roman est un compte à rebours avant l'effondrement 7 jours pour autant de chapitres. On y découvre les personnages, leurs relations, leur passé, leurs rivalités et leurs faiblesses. A l'origine de ce roman il y a un défi amical, selon lequel elle devait écrire une nouvelle où chacun des protagonistes incarnerait un des 7 péchés capitaux, et elle va le façonner, en un roman composé de 7 chapitres, jours, péchés, personnages. En filigrane, tout au long de la lecture, on se demande qui va mourir, et cela fonctionne à plein. Une merveille de lecture que cette comédie de moeurs extrêmement bien construite !</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Ces 3 autrices se distinguent par leur ironie, et la finesse de leurs observations psychologiques. Les éditions de la Table Ronde font un merveilleux travail de redécouverte, alors qu'elles ont été jusque là injustement oubliées.</p><br><p>ELIZABETH JANE HOWARD (1923-2014)</p><p>Titres parus</p><p>Une saison à Hydra 2019</p><p>La saga des Cazalet</p><ol><li>Etés anglais 2020</li><li>A rude épreuve 2020</li><li>Confusion 2021</li><li>Nouveau départ 2021</li><li>La fin d'une ère 2022</li></ol><p>La longue vue 2024</p><p>A petit feu 2025</p><p>J'ai lu les deux premiers tomes de la saga des Cazalet et j'ai beaucoup aimé ces chroniques familiales qui nous parlent mariages, deuils, naissances. La vie quotidienne (et les enfants!) sont particulièrement bien croqués. On s'immerge avec bonheur dans cette Angleterre profonde, au charme désuet, rendue avec humour et délicatesse. Cela a été un des succès de l'été 2020, puisque le tirage, prévu initialement à 5000 exemplaires, a finalement dépassé les 160 000 unités vendues, pour le grand format !</p><br><p>MOLLY KEANE (1904-1996)</p><p>Titres parus :</p><p>Un beau mariage 1997</p><p>Et la vague les emporta 1999</p><p>L'amour sans larmes 2013</p><p>Fragiles serments 2013</p><p>La chasse aux trésors 2014</p><p>Les Saint-Charles 2014</p><p>La revenante 2017</p><p>J'ai découvert Molly Keane grâce à La chasse aux trésors, que j'avais trouvé drôle et irrévérencieux au possible. Nous sommes en compagnie de la gentry anglo-irlandaise désargentée du début du 20ème siècle, qui possède de magnifiques domaines mais peine à les entretenir. Il faut dire que Molly Keane est née dans ce milieu, elle a été éduquée principalement par des gouvernantes, et connait intimement ce monde des grandes propriétés rurales, des chasses à courre, des codes sociaux et des hiérarchies de classe, qui sont la matière première de son oeuvre.</p><p>Cette famille qui tire le diable par la queue avec panache développe en son sein une réjouissante guerre des générations, les jeunes soucieux de l'avenir et désireux de renflouer les caisses, et les vieux qui ne veulent rien abdiquer de leur ancien train de vie, façon "après moi le déluge". Elle a aussi la dent dure contre ces nouveaux riches snobs qui jouent aux fermiers le temps de leurs vacances. Cela donne un roman loufoque, une satire sociale aussi tendre que cruelle pour cette vieille noblesse irlandaise sur le déclin.</p><p>J'ai terminé ces derniers jours Et la vague les emporta, dont voici le début de la 4ème de couverture : Lady Charlotte règne en despote sur le domaine de Garonlea. Son mari, ses 4 filles et son fils lui obéissent au doigt et à l'oeil. Quand ce dernier décide de prendre pour épouse la merveilleuse Cynthia, belle, drôle et redoutablement intelligente, Lady Charlotte sent le vent tourner. A juste titre. Ici c'est donc une guerre entre belle-mère et belle-fille, qui parle aussi des ravages du temps (d'où le titre). On y retrouve son mélange unique d'humour noir, de satire sociale, d'observation psychologique, et de mélancolie liée à la disparition d'un monde. La nostalgie est particulièrement prégnante dans cet opus.</p><br><p>MARGARET KENNEDY (1896-1967)</p><p>Le festin 2022</p><p>Divorce à l'anglaise 2023</p><p>Pièce montée 2026</p><p>Je l'ai découverte grâce au Festin, qui est une véritable pépite, j'ai fermé le livre complètement bluffée. Dès le début, on sait qu'un drame va arriver : une falaise s'est écroulée, qui a enseveli un hôtel et ses occupants, et on sait que certains ont pu échapper au désastre. C'est un manoir reconverti en pension de famille, et le roman est un compte à rebours avant l'effondrement 7 jours pour autant de chapitres. On y découvre les personnages, leurs relations, leur passé, leurs rivalités et leurs faiblesses. A l'origine de ce roman il y a un défi amical, selon lequel elle devait écrire une nouvelle où chacun des protagonistes incarnerait un des 7 péchés capitaux, et elle va le façonner, en un roman composé de 7 chapitres, jours, péchés, personnages. En filigrane, tout au long de la lecture, on se demande qui va mourir, et cela fonctionne à plein. Une merveille de lecture que cette comédie de moeurs extrêmement bien construite !</p><br><p><br></p><p><br></p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title>Des nouvelles tordantes, cocasses... et absolument désespérées</title>
			<itunes:title>Des nouvelles tordantes, cocasses... et absolument désespérées</itunes:title>
			<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 06:37:55 GMT</pubDate>
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			<description><![CDATA[<p>Correction automatique, Etgar Keret - Avril 2025, éditions de l'Olivier (208 p.)</p><p>33 nouvelles parfois courtes (3,4 pages), parfois plus longues mais toujours une histoire est contée, un univers créé, une réflexion lancée. C'est très réussi, caustique et emballant !</p><p>Il dit qu'il écrit pour ne pas devenir fou, et en représailles, il produit des histoires folles.</p><p>Son terreau, ce sont nos préoccupations quotidiennes, nos fantasmes quant aux évolutions technologiques. Il jour de tout cela, le secoue, et le transforme en des situations complètement extravagantes, qui pourraient s'apparenter à de la science-fiction, mais n'est sont, ici la science fiction est un vecteur de l'humour, qui prime.</p><p>On se retrouve donc plongé dans des scenarii parfois futuristes et toujours complètement loufoques, fantaisistes, dont on ne sait pas bien si on doit en rire ou en pleurer.</p><p>Ce qu'il cherche à illustrer, c'est l'ultralibéralisation qui pénètre toutes les fibres de notre être, jusqu'à notre inconscient.</p><p>Voici ce qu'il dit dans une interview au magazine Elle :</p><p>"C'est comme si je prenais la nature humaine, et que je la faisais bouillir, que je l'écrasais, que je lui tapais sur la tête avec un marteau, non pas que quelque chose de meilleur peut en sortir, mais que l'humanité peut subsister."</p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>Correction automatique, Etgar Keret - Avril 2025, éditions de l'Olivier (208 p.)</p><p>33 nouvelles parfois courtes (3,4 pages), parfois plus longues mais toujours une histoire est contée, un univers créé, une réflexion lancée. C'est très réussi, caustique et emballant !</p><p>Il dit qu'il écrit pour ne pas devenir fou, et en représailles, il produit des histoires folles.</p><p>Son terreau, ce sont nos préoccupations quotidiennes, nos fantasmes quant aux évolutions technologiques. Il jour de tout cela, le secoue, et le transforme en des situations complètement extravagantes, qui pourraient s'apparenter à de la science-fiction, mais n'est sont, ici la science fiction est un vecteur de l'humour, qui prime.</p><p>On se retrouve donc plongé dans des scenarii parfois futuristes et toujours complètement loufoques, fantaisistes, dont on ne sait pas bien si on doit en rire ou en pleurer.</p><p>Ce qu'il cherche à illustrer, c'est l'ultralibéralisation qui pénètre toutes les fibres de notre être, jusqu'à notre inconscient.</p><p>Voici ce qu'il dit dans une interview au magazine Elle :</p><p>"C'est comme si je prenais la nature humaine, et que je la faisais bouillir, que je l'écrasais, que je lui tapais sur la tête avec un marteau, non pas que quelque chose de meilleur peut en sortir, mais que l'humanité peut subsister."</p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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			<title><![CDATA[Une très agréable saga historique, en compagnie d'une famille sicilienne légendaire]]></title>
			<itunes:title><![CDATA[Une très agréable saga historique, en compagnie d'une famille sicilienne légendaire]]></itunes:title>
			<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 13:12:15 GMT</pubDate>
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			<itunes:subtitle>Les Florio, Stefania Auci</itunes:subtitle>
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			<description><![CDATA[<p>La saga des Florio, de Stefania Auci - Albin Michel</p><p>Tome 1 : Les lions de Sicile - Avril 2021 (560 p.)</p><p>Tome 2 : Le triomphe des lions - Avril 2022 (432 p.)</p><p>Tome 3 : Les lions en hiver - Novembre 2022 (480 p.)</p><p>En 1799, Paolo et Ignazio quittent leur Calabre natale pour s’installer à Palerme à la suite d’un violent tremblement de terre. Issus d’un milieu très modeste, ces deux frères ambitieux n’ont qu’un seul objectif : gravir l’échelle sociale afin d’échapper au mépris réservé aux étrangers pauvres.</p><p>À leur arrivée, les Palermitains les accueillent avec méfiance et condescendance. Considérés comme des intrus dont « le sang pue la sueur », les Florio doivent lutter contre les préjugés et l’exclusion. Grâce à leur détermination, leur sens des affaires et une capacité constante à se réinventer, ils bâtissent progressivement une véritable fortune. D’abord lancés dans le commerce des épices, ils diversifient leurs activités jusqu’à édifier un empire économique qui fera d’eux l’une des familles les plus puissantes de Sicile.</p><p>Toute la force du roman réside cependant dans ce qui se joue derrière cette réussite éclatante. Stefania Auci nous entraîne dans les coulisses de cette ascension sociale et met en lumière le rôle des femmes de la famille. Reléguées à l’arrière-plan, elles sont contraintes de se conformer aux attentes de leur époque. Qu’elles l’acceptent ou non, elles doivent remplir avec exemplarité leurs fonctions d’épouses et de mères.</p><p>À mesure que les Florio accèdent aux plus hautes sphères de la société sicilienne, en plus de veiller à la bonne marche du foyer, elles doivent maîtriser l’art de recevoir. Les réceptions deviennent alors un instrument de pouvoir : elles permettent d’afficher son rang, son influence et l’étendue de sa richesse.</p><p>C'est la chronique familiale, qui les inclue, avec ses ambitions, ses sacrifices, ses drames intimes, qui fait tout le sel de l'histoire. </p><p>Qualifié de « triomphe mérité » par <em>Le Point</em>, ce roman déploie, selon Vanity Fair, « une famille légendaire, une passionnante mosaïque d’histoires publiques, privées et d’époque ».</p><p>Cette vaste fresque historique, inspirée de faits réels et de personnages ayant véritablement existé, couvre plus d’un siècle et demi d’histoire, de 1799 à 1950. </p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></description>
			<itunes:summary><![CDATA[<p>La saga des Florio, de Stefania Auci - Albin Michel</p><p>Tome 1 : Les lions de Sicile - Avril 2021 (560 p.)</p><p>Tome 2 : Le triomphe des lions - Avril 2022 (432 p.)</p><p>Tome 3 : Les lions en hiver - Novembre 2022 (480 p.)</p><p>En 1799, Paolo et Ignazio quittent leur Calabre natale pour s’installer à Palerme à la suite d’un violent tremblement de terre. Issus d’un milieu très modeste, ces deux frères ambitieux n’ont qu’un seul objectif : gravir l’échelle sociale afin d’échapper au mépris réservé aux étrangers pauvres.</p><p>À leur arrivée, les Palermitains les accueillent avec méfiance et condescendance. Considérés comme des intrus dont « le sang pue la sueur », les Florio doivent lutter contre les préjugés et l’exclusion. Grâce à leur détermination, leur sens des affaires et une capacité constante à se réinventer, ils bâtissent progressivement une véritable fortune. D’abord lancés dans le commerce des épices, ils diversifient leurs activités jusqu’à édifier un empire économique qui fera d’eux l’une des familles les plus puissantes de Sicile.</p><p>Toute la force du roman réside cependant dans ce qui se joue derrière cette réussite éclatante. Stefania Auci nous entraîne dans les coulisses de cette ascension sociale et met en lumière le rôle des femmes de la famille. Reléguées à l’arrière-plan, elles sont contraintes de se conformer aux attentes de leur époque. Qu’elles l’acceptent ou non, elles doivent remplir avec exemplarité leurs fonctions d’épouses et de mères.</p><p>À mesure que les Florio accèdent aux plus hautes sphères de la société sicilienne, en plus de veiller à la bonne marche du foyer, elles doivent maîtriser l’art de recevoir. Les réceptions deviennent alors un instrument de pouvoir : elles permettent d’afficher son rang, son influence et l’étendue de sa richesse.</p><p>C'est la chronique familiale, qui les inclue, avec ses ambitions, ses sacrifices, ses drames intimes, qui fait tout le sel de l'histoire. </p><p>Qualifié de « triomphe mérité » par <em>Le Point</em>, ce roman déploie, selon Vanity Fair, « une famille légendaire, une passionnante mosaïque d’histoires publiques, privées et d’époque ».</p><p>Cette vaste fresque historique, inspirée de faits réels et de personnages ayant véritablement existé, couvre plus d’un siècle et demi d’histoire, de 1799 à 1950. </p><p>Pour me contacter : u8635160323@gmail.com</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>]]></itunes:summary>
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